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ENTREE DES ARLTISTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des rentrées chaudes et des sorties tardives réunies, bonjour !

Pour ce vendredi qui sent la fin de semaine, je vous ai dégotté une perle de culture. Le duo se fait appeler ARTL et le disque; La langue. Dans la vidéo, la chanson s’appelle « La rouille ». Je ne peux m’empêcher de penser à Fontaine et Areski, c’était en…Ah oui, quand même !

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Voix d’eau, voix de terre, Eloïse Decazes et Sing Sing forment un duo mariant folk sombre et blues psychédélique, litanies sans liturgie et berceuses pour enfants définitifs. La Langue est leur premier album disponible – en novembre dans les bacs. Un titre polysémique qui annonce un goût certain pour le maniement des mots et des lèvres. D’où la tentation d’en savoir plus sur les rapports d’Arlt à la langue et particulièrement à la littérature. Car voici un album qui sonde dans le meilleur de l’art mineur (Serge Gainsbourg période Confidentiel, Brigitte Fontaine au temps qu’elle était vraiment … folle !, Philippe Clay quand il chantait Vian et nous faisait visiter la rue Watt en compagnie de Raymond Queneau) et fait vibrer des échos où l’on entend Robert Wyatt et Moondog, Karen Dalton et The Holy Modal Rounders. La Langue est un album qui fond lentement en bouche en dégageant un érugineux parfum de mélancolie. Il fallait prendre le temps de découvrir ses Arltistes. » (j’ai piqué cet article sur « la revue des ressources« ).
En novembre dans les kiosques…Précipitez vous.
En vente par correspondance sur

http://www.myspace.com/arltmusic

En ces temps d’expulsions tous azymuts je soumets à votre sagacité légendaire ce petit texte extrait des correspondances de Gustave Flaubert, une lettre adressée à son amie George Sand: « je me suis pamé il y a huit jours devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen…L’admirable c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols…Cette haine là tient à quelque chose de très profond et de complexe.  On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. »

Sans commentaires ! Sur cette réflexion, portez vous bien et à demain peut-être.