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ANGELA DAVIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’idéologie Black panther et de la raboteuse Black & Decker réunies, bonjour !

Maintenant que nous sommes intimes, je peux bien vous faire une confidence, ma fiancée est fan de Yannick Noah. Résultat, Keramoal résonne de son dernier opus et même les lapins ont l’air d’apprécier. Pour ma part, je vous avoue que c’est pas trop mon trip mais bon…

Or donc, notre chouchou de la France qui se lève tôt s’est mis en tête de nous rappeler la figure, oh combien emblématique, de Angela DAVIS. Ah Angela, et sa coiffure afro ! A cette époque là on passait beaucoup de temps dans les rues, contre la guerre au Viet-Nam, contre la ségrégation, contre l’apartheid, pour l’émancipation féminine…Les murs de nos chambres étaient davantage tapissés de posters du Ché, d’Angela, ou de Sacco et Vanzetti que du p’tit dernier de la star’ac. Je me souviens encore de ce petit macaron que l’on accrochait à notre besace « Free Angela ».


Angela
Yvonne Davis
est né le 26 janvier 1944 à Birmingham, Alabama, dans
une famille afro-américaine alors que la ségrégation raciale était
toujours de mise dans cette partie des Etats-Unis (loi Jim Crow).


En
1962, elle obtient une bourse pour étudier à l’université de 
Brandeis.
Elle est l’une des trois étudiantes noires de première année.

Lors
de sa deuxième année à Brandeis, elle étudie la littérature et
la philosophie française contemporaine ; Sartre en particulier
continue de susciter son intérêt. Elle voit Malcolm X haranguer un
amphithéâtre composé quasi exclusivement d’étudiants blancs, en
leur annonçant la prochaine punition divine de leurs pêchés envers
les Noirs.


 

Pendant
son séjour en Allemagne, le mouvement de libération des Noirs
connaît de profondes évolutions et tend à se radicaliser dans le
sillage du slogan Black power.


Frustrée
de ne pouvoir participer à l’effervescence militante qui semble
régner dans son pays, elle décide de rentrer aux États-Unis à
l’issue de sa deuxième année en Allemagne. Marcuse, désormais en
poste à l’université de San Diego, accepte de reprendre la
direction de sa thèse.

Elle
finit par adhérer en 1968 au Che-Lumumba Club, une section du parti
communiste américain réservée aux Noirs. Elle rejoindra aussi le
Black Panthers Party dont la position révolutionnaire se caractérise
par un égal refus de l’intégrationnisme et du séparatisme. Une
autre composante de son identité militante est son féminisme,
nourri par son parcours militant au cours duquel elle se heurte au
sexisme d’une partie du mouvement nationaliste noir voire d’une
partie des organisations auxquelles elle appartient.


Elle
enseigne en 1969 à l’UCLA mais en est renvoyée à cause de son
activisme politique. Elle s’investit dans le comité de soutien aux
Frères de Soledad, trois prisonniers noirs américains accusés
d’avoir assassiné un gardien en représailles de l’assassinat d’un
de leur codétenu. Elle est accusée d’avoir organisé une prise
d’otages dans un tribunal dont l’issue a été meurtrière : Jonathan
Jackson, le juge et deux autres prisonniers sont tués après que la
police a ouvert le feu sur leur véhicule. Commence alors une cavale
à travers les États-Unis. Après deux semaines de cavale, elle est
arrêtée dans un hôtel, puis emprisonnée pendant seize mois avant
d’être jugée et acquittée. Cette affaire connaît un
retentissement international, des milliers de manifestants la
soutiennent avec la campagne « Free Angela Davis » !


Son
dernier ouvrage en date est un pamphlet sur le système
carcéral
et
militaire :
Les
Goulags de la démocratie.
(2006)

Sacré Yannick, il faut reconnaître que c’est un joli coup de revers. Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.