LE CERCLE DES POETES DISPARUS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du cercle des poètes disparus et de la « Guiness is good for you », bonjour !

Il y a un an disparaissait Yan Balinec à l’âge de 81 ans. Mais, disparaître n’est pas le terme approprié. Il faisait partie de ces gens qui restent présents longtemps, longtemps après que leurs chansons aient disparues. Qui se souvient de cette silhouette traversant les rues de Douarnenez juchée sur son vieux vélo ? L’oeil clair, la tignasse ébouriffée, d’une élégance un peu vieille France, il était né dans la Sarthe et exerçait le métier de prothésiste dentaire. Sa première oeuvre, le faux pli du drapeau. Journal d’un objecteur, en dit long sur le personnage.

Je me souviens de ces longues discussions sur une table du rosmeur? Etait-ce chez Marie-Rose ou chez Micheline ? Georges Perros n’était pas loin et René Quéré tout à côté. On refaisait le monde en s’interrogeant sur les choses de la vie. Yan Balinec n’était pas homme de concession. « Les mots peuvent changer l’avenir de l’humanité » se plaisait-il à dire. Il pensait que l’on pouvait relier l’esprit et la matière et son recueil « Chair, âme » résume bien cette posture. Solitaire et néanmoins fraternel il était un être complexe, à la fois véliplanchiste, cycliste et poète. « Mes certitudes d’aujourd’hui me donnent le vertige en débouchant partiellement sur le néant » disait-il.

En dehors des dogmes, en dehors des modes, Yan était un homme comme je les aime: Libre !

Son oeuvre est restée confidentielle à tel point qu’il créa sa propre maison d’édition « Remuage ». Humaniste, libertaire,écologiste, non-violent, il était tout cela et plus encore. Que les dieux de la poésie t’accompagnent en ta dernière demeure et, j’adresse une supplique pour que ce soit au cimetière marin de St Jean à Tréboul.


Bon et bien voila, Keramoal à retrouvé son calme, les lapins peuvent reprendre leurs activités sur leur pelouse. La mi-août s’approche et, on entame notre marche vers l’hiver au rythme des jours qui raccourcissent. Mais je vois que votre fidélité ne faiblit pas alors, un grand merci à vous, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. AKI

    J’aimerais bien que l’hiver n’arrive pas trop vite car je n’ai pas encore pris mes vacances d’été. Mais c’est vrai que ce matin, avec la pluie qui tombait et la lumière allumée dans la cuisine, cela avait un petit air de rentrée. Judith, ma jeune nièce, m’a illustré, l’an passé un poème de Victor Hugo que j’ai affiché dans mon bureau. Cela va bien avec le temps : « L’aube est moins claire, l’air moins chaud, le ciel moins pur (…) et l’été qui s’enfuit est un ami qui part (…) Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux ! Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?. »

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