IL JOUAIT DU PIANO DEBOUT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des pianos z-a-queue et du boudin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 août, 28è jour de thermidor consacré au Lupin dans notre calendrier Républicain. Vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur et sur le site des « cénobites tranquilles », le blogue qu’il faut avoir parmi ses favoris.

Entre les expulsions des Rroms et les accointances des politiques avec les milieux financiers, la solution c’est de fermer son poste, de choisir un vieux 33 t, de se servir une boisson hors d’âge, de s’allumer une pipe et de se laisser bercer… Tiens, voici Oscar Peterson.

Il est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va y grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Il va se joindre à la formation du Johnny Holmes Orchestra et sera soliste jusqu’en 1947.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon.

Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Bon, et bien, on va s’arrêter là pour ce dimanche de la mi-août. C’est très sympa d’être passé. Portez vous bien et à demain peut-être.

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