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NEE UN 31 JUILLET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies,
bonjour !

J’essaye
souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant
eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un
chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en
son domaine.

Anna
MAHE
est née à
Bourgneuf en Retz (limite Bretagne et Vendée, le pays de Retz est
célèbre pour son Grolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque,
la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet 1881. Longtemps
institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom
Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa soeur Armandine.
Elle assure avec lui la direction de l’anarchie

tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la
trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont
elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans
des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles,
vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat
qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid
rouge » par la police et les journalistes. Le groupe invente
les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est
l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie

ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques
brochures. Elle écrit en « ortografe simplifiée »,
estimant que les « préjugés grammaticaux et orthographiques »
constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la
langue écrite et sont au service d’une entreprise de
« distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces
absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de
casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et
d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop
précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ;
l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation
et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il
pourrait être un puissant stimulant pour le développement
intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues
libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des
méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils
ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un
externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du
quartier, mais la réalisation de ce projet, longtemps différée
pour des raisons financières, ne verra jamais le jour. Les rapports
de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un
fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison.
Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de
ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres
militants.

Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un oeil. En attendant portez vous bien !

CA VIENT DE LA, CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’anticléricalisme respectueux et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour !

Nous sommes le 30 juillet et c’est toujours thermidor. Aujourd’hui est dédié à la Salicorne. Cela m’évoque la mer et, pour moi la mer, c’est quelque part entre Le Flimiou et la baie des trépassés en passant par Beuzec-conq, Brézellec et la roche jaune…Pour les non-initiés, cela se situe entre Douarnenez et la pointe du Raz. En tous cas, c’est là que nous allions « cueillir » plutôt que pêcher, les fameux pouces-pieds qui aujourd’hui ont quasiment disparus de nos assiettes sauf pour quelques espagnols chanceux et/ou roublards…

Coup de chapeau à BUDDY GUY.

Bluesman né un 30 juillet en Louisianne. Pour les plus jeunes, il est le père de la rappeuse Shawnna, très connue dans son immeuble. Dès son plus jeune age il est influencé par John Lee Hooker et donne son premier concert à Bâton-Rouge avec des bluesmen locaux comme Lightin’Slim dont je vous parlerai un de ces jours.

En 1957 il débarque à Chicago la ville de ses idoles. La légende veut qu’il rencontre un inconnu qui lui demande s’il veut jouer de la guitare en échange d’un whisky. Il est aussitôt engager et joue avec Otis Rush. Et puis, c’est la rencontre avec sa première source d’inspiration, B.B. KING (voir la vidéo).

Plus tard, il va enregistrer avec Ike Turner, Muddy Waters et Willie Dixon. Le véritable succès arrive au milieu des années 60 où il va enregistrer A man and the blues, this is Buddy Guy (avec Clapton) et surtout, Stone grazy. En 65 il entame une grande tournée européenne et fera en 70 la première partie de la tournée des Stones.C’est en 1989 qu’il ouvre son propre club à Chicago, Legend. En 90, grâce à un renouveau du Blues aux Etats-Unis et en Europe, il sort un nouveau disque qui relance sa carrière. Je vous conseille Sweet Tea, du blues lancinant dans la plus pure tradition.

Il est aujourd’hui considéré comme une légende au même titre que BB King, John Lee Kooker, Muddy Waters ou Albert King.

Allez voila pour le portrait du jour. C’était le 325ème billet de votre blogue favori et, ça parle pas de s’arrêter ! Portez vous bien et à demain peut-être.


PAS D’PANIQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’agriculture biologique et du canard laqué réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 juillet, autant dire, le 11ème jour de thermidor et, surprise, c’est le jour de la panic…Pas de quoi s’inquièter outre mesure, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées comme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste…Et pourtant, cette plante pourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant;grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il
produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le
produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles » votre blog préféré; celui pour lequel vous pouvez voter – colonne de droite en bas – et qui reste ouvert tout l’été.

L’environnement est chose sérieuse pourtant je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette pensée que l’on doit à Geluck, le dessinateur du chat: « en Amazonie on détruit chaque jour l’équivalent de 60 terrains de foot de forêt…C’est pas sérieux, y-aura jamais assez de joueurs!« 

Tout à fait autre chose…
La politique du « bouc émissaire » est vieille comme le monde, enfin, comme la bible. Pourtant, cela n’empêche pas nos gouvernants d’en user pour ne pas dire, en abuser. Aujourd’hui, les gagnants sont les gens du voyage. Après avoir été longtemps catalogués de voleurs de poules, les voici désignés à la vindicte populaire comme les responsables de tous nos malheurs. Roms, Gitans, Tsiganes, Manouches et autres « fils du vent » comme disait, avec un peu d’angélisme, un pasteur de ma connaissance, vont servir de boucs émissaires à une politique de sécurité que le gouvernement a décidé de développer en vue des prochaines échéances électorales.

La France a peur aurait dit Gicquel du haut de son journal télévisé ! Et bien elle n’a pas fini de trembler…

Mais je vois que l’heure avance et aujourd’hui, corvée de pelouse…La vie de retraité n’est pas forcément un long fleuve tranquille. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ADIEU L’EMILE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la raison pure et des causes perdues réunies, bonjour !

En ce mercredi 28 juillet, je voulais vous entretenir d’un brestois, disparu lui aussi dans les oubliettes de l’histoire: Emile MASSON, né un 28 juillet en 1869.
Né à Brest, il n’est pas élevé en breton et n’apprendra la langue que plus tard non sans avoir obtenu deux licences, en philosophie et en anglais.
A Paris il fréquente les mouvements dreyfusard, anarchistes, antimilitaristes et se lie d’amitié avec Elisée Reclus, Kropotkine et Romain Rolland. Il deviendra professeur d’anglais au lycée de Pontivy entre 1904 et 1921. On lui doit la création de la revue « Brug » (bruyère), revue anarchiste en langue bretonne.Il a traduit une brochure d’Elisée Reclus « à mon frère paysan » en dialectes Léonard et Vannetais.
Son oeuvre est toute axée sur la libération de l’homme, il accorde une place essentielle à l’éducation et se réfère sans cesse aux concepts de pédagogie, humanisme, tolérance, non violence…Il y a du Gandhi chez Emile Masson. On peut se demander pourquoi cet écologiste avant l’heure, antimilitariste en pleine boucherie de 14/18, féministe déclaré, socialiste ET breton, intellectuel original et prolixe (il faut lire « l’utopie des iles bienheureuses dans le Pacifique ») a disparu des mémoires.
Plus qu’oublié, il semble avoir été refoulé de la mémoire collective des uns et des autres tant ses idées refusaient la simplicité et le manichéisme, le bien et le mal. Parce que il était athée ET tolérant, parce que son nationalisme breton était la voie vers l’internationalisme, parce que ses idées anarchistes étaient faites d’amour et de fraternité;
Bref, Emile Masson emmerdait tout le monde et particulièrement le petit monde de gauche franchouillard et Jacobin. Dans « Brug » en 1914, il écrit ceci: « …Les ouvriers manifestent pour leur langue un mépris de civilisés et les intellectuels bretons, nourris aux lettres françaises et latines, considèrent qu’un honnête homme (un bon français) commence par cesser d’être breton.« 
Il va mourir à Paris le 9 février 1923. Son fils Michel Masson a été maire de Pontivy. Il est intéressant de relire « Les bretons et le socialisme » paru aux éditions Maspero accompagné d’une présentation de Jean-Yves Guiomar. Un recueil de textes et de lettres où la question nationale bretonne se mêle au socialisme libertaire.

Tout à fait autre chose…

Message personnel pour Stéphanie et sa machine à pâtes. Vous savez la dame dont on cause dans les magazines et qui est directrice générale du site « dans ma cuizine », vous trouverez le lien colonne de droite. Donc, hier soir, réalisation de fettucini all’Arancio. Un peu de beurre dans une sauteuse, y verser les zestes d’oranges et la menthe émincée, sel et poivre…Rajouter le jus d’orange, laisser réduire. Une fois les pâtes al dente, on mélange le tout et on saupoudre de parmigiano-reggiano…C’est un vrai régal.

Bon et bien, je vous abandonne à vos méditations, mes tomates réclament leurs soins quotidiens et Dieu sait qu’il n’y a pas plus susceptible que la tomate…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la Maçonnerie spéculative et du Homard Thermidor réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Maçonnerie spéculative et du Homard Thermidor réunis, bonjour !

Puisque le 27 juillet correspond au 9ème jour de thermidor, consacré à la mûre et non pas au homard…A vos confitures ! Rappelons nous que ce 9 thermidor a vu la chute de Robespierre…

Le 27 juillet 1949, mort de Jean ROUMILHAC dans un accident de voiture   à Aix-en-Provence. Militant libertaire français, Il naît le 2 novembre 1892, à Compreignac (Haute-Vienne), dans une famille de paysans limousins. J’ai beaucoup de sympathie et même d’admiration pour ce libertaire éloigné des clichés de l’anarchiste poseur de bombes. Très jeune, il fréquente les libertaires de Limoges puis part à Paris faire des études commerciales. Il séjourne ensuite en Angleterre où il s’initie à la technique des filatures. De retour en France au moment de la guerre, il est alors réformé et profite de ses activités commerciales pour voyager en Espagne où il entre en contact avec les groupes anarchistes de Bilbao et de Barcelone. Après la première guerre mondiale, il crée à Marseille sa propre filature « La Compagnie du Fil de Lin », les 250 employés qui la composent bénéficient alors de nombreuses mesures sociales. Il reste fidèle malgré ses responsabilités patronales à ses amitiés libertaires, et c’est tout naturellement qu’il apporte son aide aux anarchistes espagnols après le déclenchement de la révolution en Espagne le 19 juillet 1936, effectuant de nombreux voyages à Barcelone. Il est le premier président de S.I.A. (Solidarité Internationale Antifasciste) fondée par Louis Lecoin. En 1939, après la défaite du camp républicain, il se dépense sans compter pour faire libérer le plus grand nombre possible de réfugiés espagnols des camps de concentrations français, et embauche plusieurs libertaires espagnols dans sa filature. En 1940, il crée « la Fraternelle agricole provençale », et poursuit sa solidarité en hébergeant de nombreux républicains espagnols et en créant des colonies d’accueil pour les enfants. Parallèlement à ses activités, il prend part au mouvement de résistance « Combat ».
Arrêté en novembre 1941, et emprisonné durant l’hiver 41-42, il parvient à s’enfuir et à poursuivre des actions de résistance dans les Alpes. A la Libération, il reprend la direction de sa filature tout en continuant à apporter son aide aux réfugiés. Il était également un membre actif de la Franc-maçonnerie depuis 1920. Jean Roumilhac, fut initié à l’âge de 28 ans après une entrée atypique, ayant connu la Maçonnerie par la Grande-Bretagne. Il travailla dans la Loge
La Parfaite Union du Grand Orient de France à Marseille, dont il fut vénérable en 1935. Il fut élu au conseil de l’ordre en 1937 puis en 1946, élu enfin grand maître adjoint de l’ordre en novembre 1948.

Voila un personnage qui a toute sa place dans notre galerie. Allez, n’hésitez pas à repasser, c’est ouvert tout l’été. Portez vous bien et à demain peut-être.

POURQUOI N’ALLEZ-VOUS PAS A PARIS ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la révolution tranquille et de la peinture à l’eau réunies, bonjour !

Juillet tire à sa fin, les agités de la seringue arrivent à Paris et du coup, ma fiancée et moi même avons reporté notre visite à la capitale pourtant programmée de longue date. N’y voyez pas une relation de cause à effet mais, mauvais temps, chassé croisé des vacanciers sur les routes, impératifs professionnels, bref, les conditions n’étaient pas réunies pour une ballade des plus tranquilles.

J‘emprunte le titre de ce billet à René-Guy Cadou, vous savez…L’odeur des lys.

Pour compenser, on est allé visiter une table locale qui nous tentait depuis un certain temps: L’hôtel restaurant « La butte » à Plouider. Accueil sympathique, service impeccable et, en entrée une terrine de foie gras fondante après une coupette d’un champagne « maison » (ils ont leur propre cru – veuve Becam), suivi d’un lieu jaune relevé à l’anis étoilé accompagné d’un Rully blanc de chez Jadot. Je passe sur la petite coquille au gingembre avec l’apéro et la mise en bouche du meilleur effet quoique un peu trop axé sur le poivron à mon goût. Une table tout à fait recommandable et qui se trouve à proximité des dunes de Keremma dont je vous ai déjà parlé à propos d’une tentative de phalanstère au début du siècle dernier.
Et puis tiens, puisque j’en parle, voici un conseil de lecture pour l’été: KEREMMA de François Lunel aux éditions Riveneuve.
Roman, poème d’amour, chacun se fera son op
inion. Ca se lit d’une traite et on se laisse prendre par ce tête à tête singulier, corps à corps éperdu entre un homme et une femme dans la solitude des dunes de Keremma.

A Douarnenez, le rassemblement de bateaux a permis de découvrir la mascotte « Poru » ! C’est à n’y pas croire, il s’agit d’un lapin…Quand on sait à quel point la bête est interdite de séjour sur les navires, c’est assez rigolo.
Le clou du spectacle restera sans aucun doute les tentatives pour faire entrer le Bélem dans la ria du Port-Rhu. Et pourquoi pas dans une bouteille pendant qu’on y est…

Pour ce qui me concerne, je préfère de Port-Rhu ce cimetière marin, théâtre de nos jeux d’enfant avant que les rond-de-cuir n’inventent le principe de précaution qui empêche aujourd’hui les gosses de grimper aux arbres.

Allez, vivement l’hiver, portez vous bien et à demain peut-être.

LA RENOMMEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis,
bonjour !


Alors
que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte
à la mémoire ce texte de Stendhal:

« Pourvu
qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des
gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce
qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni
des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de
tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne
parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout
»

(Stendhal
).

En
cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais:

« Pourvu
que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni
de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps
en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de
personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement
sous l’inspection de deux ou trois censeurs
»
 

Force
est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés
savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros
tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, surtout de
rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des
footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et
de l’ascension dantesque du col du Tourmalet…

Ainsi
un blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme,
des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale
et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net
et à se retrouver dans le top 10.

Mon
adorable filleule, adolescente dans la fleur de l’âge, me disait
l’autre jour, en essayant de ne pas trop me vexer que: « Oui,
si, c’est bien mais…Je comprends rien !
». La vérité
sors de la bouche des enfants…

Voici
donc bientôt un an que je me suis lancé dans l’aventure et que
j’essaye vaille que vaille, jour après jour, avec humeur souvent,
avec humour quelquefois, de parfaire une galerie de portraits de ceux
qui ont lutté avant nous pour qu’aujourd’hui nous puissions
continuer à espérer en des jours meilleurs. Ces rêveurs
magnifiques qui ont inventé le concept de la chose publique et des
droits de l’homme.

Voilà
pourquoi, chers lecteurs, votre fidélité m’est chère et vos
commentaires toujours appréciés.

Laissons
à Brassens le soin de conclure:

Après
c’tour d’horizon des mille et un’ recettes
Qui vous val’nt à
coup sûr les honneurs des gazettes,
J’aime mieux m’en tenir à
ma premièr’ façon
Et me gratter le ventre en chantant des
chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S’il
n’en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d’acquitter
la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je m’endors
comme un loir.


Allez,
merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain
peut-être.

COMME A OSTENDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la poésie engagée et du boeuf miroton réunis, bonjour !

Un coup de chapeau en passant à Jean Roger CAUSSIMON né un 24 juillet en 1918.

Comédien, acteur, poète, et chanteur compositeur libertaire. Après des études secondaires à Bordeaux et une formation de comédien (premier prix de comédie à 17 ans ), il « monte à Paris » où il est admis au conservatoire. Mais la guerre éclate et, mobilisé, il se retrouve en captivité. Libéré fin 1944, il peut enfin faire du théâtre, et tourner dans des films (une centaine). Il donne également des récitals de poésie et de chansons (de sa composition) dans divers cabarets de la capitale. Au « Lapin Agile », sa rencontre avec Léo Ferré (qui débute aussi), marquera sa carrière de chanteur engagé. En 1970, il enregistre son premier disque qui sera suivi par plusieurs autres, couronnés par de nombreux prix. Très loin de la variété commerciale, il saura enthousiasmer les gens, lors des 250 récitals donnés en France et à l’étranger. Impossible de citer les titres de toutes ses chansons pleines de poésie et de révolte : « La Commune est en lutte », « Les Coeurs purs »,  » Si vis pacem », etc.

« Si vis pacem… pars à vélo!(…)

Parcours ton pays et la terre

A pied, à la nage, en ballon…

C’n'est pas partout paradisiaque

Mon fils, mais retiens la leçon :

Méfie-toi des paranoïaques

Surtout s’ils portent des galons! (bis)

« La grand’rue de la Liberté

Pour qu’elle reste magnifique

Faut pas la mettre à sens unique

Ou qu’on en fasse un’ rue barrée…

Et tout ce que l’on peut souhaiter

Etant donné qu’la Terre est ronde

C’est qu’elle fass’ le tour du monde…

La grand’rue de la Liberté! « 

Voila pour ce samedi, ça sera suffisant pour aujourd’hui, après tout, c’est les vacances ! J’espère que les votres se passent bien; c’est tout le mal que je vous souhaite…Portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la lutte finale et de l’onglet échalottes réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et de l’onglet échalottes réunis, bonjour !

Le 21 novembre 1897, naissance de Mollie STEIMER, en Ukraine.
Militante et propagandiste anarchiste
Elle émigre aux Etats-Unis en 1913, et devient anarchiste. Elle publie un journal anarchiste clandestin en yiddish (Der Sturm : la tempête – En Breton, stourm évoque la lutte, le combat).

Arrêtée avec d’autres militants suite à la parution d’un tract appelant à la grève générale (en soutien à la révolution russe), elle est condamnée à 15 ans de prison. Libérée suite aux protestations, puis à nouveau emprisonnée et finalement expulsée le 24 novembre 1921 vers la Russie. Extradée d’Union Soviétique le 23 septembre 1923, elle part à Berlin, puis Paris, où elle vit dans un appartement avec Senya FLECHINE et la famille Voline (voir la photo)

En 1918, elle a été arrêtée avec ses camarades pour avoir distribué des tracts contre l’intervention américaine en Russie. Un des jeunes anarchistes fut battu à mort par la police. Mollie et les autres furent accusés d’espionnage. À son procès, elle s’est chargée de sa défense.

Elle a déclaré : “La liberté individuelle doit être appliquée dans tous les sens du terme. Pour défendre cette idée, je consacrerai toute mon énergie et, si nécessaire, je donnerai ma vie.”

Elle fut condamnée à 15 ans de réclusion au pénitencier fédéral de Jefferson City, dans le Missouri. Mais elle ne purgera qu’une partie de la peine.

En 1923, elle fut finalement convoquée au bureau de la prison pour recevoir l’annonce de la décision de sa déportation. Elle devait signer des papiers, elle refusa et déclara : “Je ne veux pas être déportée. Je ne veux pas être graciée. Vous m’avez condamnée. Quand tous les prisonniers politiques seront libérés, alors que je sois libérée.

Arrêtée le 18 mai 1940 comme juive anarchiste, elle s’évade, rejoint Marseille, puis part au Mexique, où elle mourra, le 23 juillet 1980.

Tout à fait autre chose…

Le 23 juillet 1888 voit la naissance de Raymond Thornton Chandler qui plus tard allait créer le personnage de Philippe Marlowe immortalisé par Humphrey Bogart.

Raymond Chandler est né à Chicago mais a émigré en Angleterre après la séparation de ses parents. Il revint aux Etats Unis en 1912 et s’engagea quelques temps plus tard dans l’armée Canadienne qui l’envoya combattre en France.

Dans les années 40 il travailla comme scénariste pour Hollywood notamment avec Billy Wilder. Dans les années 50, à la mort de sa femme Cissy, il se remit à boire. Victime d’une pneumonie en 1955, son état de santé se dégrade et il tente de se suicider. Il mourra en 1959. Son influence sur le roman noir moderne est indéniable. Il a souvent été imité mais, rarement égalé !


Voila deux portraits très rapidement brossés et qui vont rejoindre notre galerie. L’été est là, ça commence à sentir les vacances, les moules frites, le pastis et le charbon de bois. En tous cas je constate que vous êtes fidèles au poste et je vous en remercie. Portez vous bien et à demain peut-être.


MERCI PATRON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de mes amis et du petit salé aux lentilles réunis, bonjour !


Le
22 juillet correspond au 4 thermidor c’est à dire au jour consacré
par le calendrier Républicain à l’ivraie.

Séparer
le bon grain de l’ivraie…C’est quelque part dans les évangiles
mais j’avoue que je ne m’en souviens pas, le nouveau testament
peut-être. L’ivraie est une plante très commune de la famille des
graminées, utilisée comme fourrage et autrement nommée
« Ray-grass ». L’ivraie enivrante, Lolium temulentum,
est la seule graminée dont les graines sont toxiques pour l’homme.
Consommées en petite quantité, elles induisent des effets
comparables à l’ivresse, d’où son nom populaire.


La
mort elle, a sa façon bien particulière de séparer le bon grain de
l’ivraie…Je la soupçonne de se mélanger un peu les pinceaux.
Lundi j’évoquais ici même la disparition de Arthur, éditorialiste
dont j’appréciais le trait de plume, de plus c’était un voisin qui habitait Plougasnou. SINE a eu la bonne idée de
publier sur son blogue un texte de Arthur que ce dernier avait écrit
en apprenant sa maladie. Je ne résiste pas au plaisir de vous le
faire partager:

« J’aurais
pu mourir à cinq ans dans les brouillards soufrés des Dombes

j’aurais
pu mourir à dix ans dans les geoles des curés jésuites

j’aurais
pu mourir à vingt ans dans les djebels de l’Algérie

j’aurais
pu mourir à trente ans dans une tire vraiment pourrie

j’aurais
pu mourir à quarante sous les grenades des CRS

j’aurais
pu mourir à cinquante carbonisé par le travail

j’aurais
pu mourir à soixante liquéfié par un amour fou

mais
je vais mourir à septante d’un cancer placé au rectum !

Se
faire sodomiser par la dame à la faux

quel
calvaire inhumain pour un vieil hétéro !
»


Et
puis hier j’évoquais, à propos de Emile Pouget, le chantage exercé
par la direction de Général Motors pour reprendre l’usine de
Strasbourg. Ca n’a pas manqué et, à près de 70% la masse
laborieuse a dit OUI… Comme le disait ce cher Machiavel: « La
meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples.
»

Et
GM, devant l’approbation des salariés en remet une couche. Non
seulement il y aura gel des salaires, supression d’un tiers de RTT
mais maintenant ils exigent l’annualisation du temps de travail. Et
alors, que croyez vous que déclare le délégué CFDT ? Un appel à
la grève générale !!! Pas du tout, il dit: « je suis très
déçu, on nous prend pour des gogos…
» Allez, rendez
vous dans un an quand l’annonce de la délocalisation surviendra. Le
gogo en question sera toujours délégué; il pourra toujours nous
parler de l’eau ferrugineuse.



Merci
encore de votre visite et de votre fidélité, portez vous bien et à
demain peut-être.