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LES VUVUZELAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du ballon rond et du biniou coz réunis, bonjour !

Si comme moi vous avez jetez un oeil distrait sur cet étrange coutume qui consiste à se mettre à 22 à courir derrière un ballon, alors qu’il serait tellement simple de distribuer 22 ballons, vous n’avez pas été sans remarquer cet étrange bourdonnement qui s’élève des stades d’Afrique du Sud.

Comme moi, vous voilà surpris, étonné, agacé, énervé à la recherche de cet essaim géant qui semble peupler tous les stades… Mais, vous me connaissez, curieux comme une fouine, il y a longtemps que j’ai décidé de ne pas mourir idiot (enfin, un peu moins); je suis donc parti à la recherche d’une explication de cet étrange phénomène. Et, j’ai découvert le VUVUZELA.

Ah, ces Africains et leur folkore, les danses cadencées de Mandela et de Desmond Tutu, les rythmes de Johnny Clegg (asimbonenga…). Et bien, que nenni, l’invention du vuvuzela de stade à proprement parler est revendiquée par un supporter sud-africain de 53 ans, Freddie “Saddam” Maake, que le journal néo-zélandais Mail and Guardian a retrouvé. L’homme prétend avoir conçu l’instrument au milieu des années 60, à partir d’un vieux cadre de bicyclette en aluminium. Il possède plusieurs photos de lui, soufflant dans le tuyau à l’intérieur des stades, dans les années 70 et 80. Il est alors -époque bénie- le seul à utiliser l’appareil.

L’objet est tellement peu commun que les autorités sud-africaines le bannissent des tribunes. Il faut dire que Saddam a parfois la mauvaise habitude de l’utiliser pour frapper les supporters adverses. En 1989, après l’interdiction, il rencontre un industriel, qui l’aide à fabriquer un vuvuzela en plastique. Flairant le bon coup, Saddam essaie de marketer son invention et sort une compil de 10 chansons, Vuvuzela Cellular, bâties autour de l’affreuse trompette. L’instrument se popularise. Et attise les envies. Saddam accuse Neil van Schalkwyk, dirigeant de la société Masincedane Sport, basée au Cap, d’avoir piqué l’idée et récupéré le business en 2001 et déposé la marque vuvuzela en 2004. Ce dont se défend ce dernier, arguant qu’aucun accord assurant des royalties à Saddam n’a été signé. En tout cas, la boîte prospère. Elle prévoit un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pendant la seule Coupe du Monde. Et a promis de commercialiser un modèle moins bruyant dans les prochains jours. (Billet inspiré d’un article paru sur Slate.fr)

Et voilà pourquoi le fouteballe, à l’instar d’une autre activité quelquefois aussi sportive, ça peut rendre sourd.

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