La nuit des barricades.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La
nuit des barricades.

Durant
la nuit du 10 au 11 mai
1968,
au quartier latin à Paris, de nouveaux affrontements vont se
dérouler, c’est la « 
Nuit
des barricades
« .

Dès le début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le
quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se
couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres. Ici à droite, c’est la rue Gay-Lussac.

La
population sympathise avec les émeutiers. Après l’échec des
négociations, à 2 heures 15, les CRS se lancent à l’assaut des
premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la
dernière que trois heures plus tard, après de très violents
affrontements qui feront plus de 350 blessés (dont 251 chez les
policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules
seront incendiés ou endommagés.


La
contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et
les partis politiques, la grève générale sera effective à partir
du 13 mai. A la fin du mois de mai, les accords de Grenelle aboutissaient à une augmentation du SMIG de 25%, une hausse des salaires, une diminution du temps de travail… Sur les murs, les graffitis chantaient l’avènement d’un nouveau monde: « Il est interdit d’interdire » – « Sous les pavés, la plage » – « L’imagination au pouvoir« … Plus de quarante années se sont écoulées, l’heure est peut-être venue d’en remettre une couche !


Et oui
parce que, aujourd’ui, les grands méchants loups relèvent la tête,
montrent leurs crocs acérés,  dévoilent leur appétit féroce et
veulent à toutes forces revenir sur les malheureux acquis conquis au
cours d’un siècle de lutte par les masses laborieuses… (on dirait
du Georges Marchais dans le texte). Au motif que « tout va
mal », il faut, enfin il faudra, repousser l’age de départ à
la retraite, allonger le temps de cotisation, diminuer les salaires,
abandonner les 35 heures, bref, travailler plus pour gagner moins,
c’est à dire, en arrière toute comme on dit dans la marine. Les
caisses sont vides ! Telle est l’antienne qui nous est servie matin
et soir par tous les commentateurs de tous les médias appuyés par
les experts de l’expertise et les professionnels de la profession. Et
pourtant, les responsables (pas encore coupables) Européens viennent
de trouver 750 milliards d’euros pour sauver la Grèce, la zone euro,
et surtout, pour sauver les apparences. 750 OOO OOO OOO d’euros,
ahurissant non ?

Pas
pour réduire la fracture sociale, pas non plus pour un gigantesque
plan contre les maladies génétiques, le cancer ou Alzheimer, ni
encore moins contre la faim dans le monde, et surtout pas pour
relancer une économie durable et verte non, simplement « pour
ne pas décevoir le marché
» comme le déclare le ministre
Suédois des finances… Pour renflouer les caisses vidées par des
incompétents, des corrompus, quand ce ne sont pas des politiciens
véreux et/ou des financiers abjects…Jean Ziegler, revient, ils
sont devenus fous !

En vérité, je vous le dis, il y aura d’autres barricades et oui, ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront comme le chantaient les communards…En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

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