Bon, et bien ça m’apprendra à jouer avec le calendrier. Le billet du 19 est paru le 18…Mais, aujourd’hui, nous sommes bien le 20.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bon, et bien ça m’apprendra à jouer avec le calendrier. Le billet du 19 est paru le 18…Mais, aujourd’hui, nous sommes bien le 20.

Pour nos amis Républicains, nous sommes le 1er de Prairial. Fabre d’Eglantine avait proposé ce nom dans son rapport à la Convention Nationale du 3 Brumaire de l’an II, à cause « de la fécondité riante & de la récolte des prairies de mai en juin ». Quel poète ce Fabre…

Et c’est donc le jour de la luzerne, appelée aussi le sainfoin (celui là n’aura pas sa statue à Carnoët) très appréciée par nos amis les bêtes, il parait que c’est plein de protéine et de carotène. Par ailleurs, un ami écolo me demande de préciser que la luzerne déshydratée remplace avantageusement les tourteaux de soja importés et aux origines douteuses (OGM), voila, j’ai fait ma b.a.

Le 20 mai 1968, en France, Le général de Gaulle fustige la « chienlit« , mais la chienlit compte, en ce jour, plus de six millions de grévistes! Les étudiants des Beaux arts en firent une affiche célèbre.

 Après les usines ce sont les transports publics comme la SNCF et RATP qui ne fonctionnent plus, les magasins sont contraint de fermer leur portes, les poubelles s’amoncellent de façon impressionnante dans les rues, l’essence se fait rare et les gens tentent de retirer leur argent dans les guichets des banques qui ne sont pas encore en grève.
La veille, sur la Croisette, le Festival de Cannes s’est lui-même sabordé, après les interventions des cinéastes Truffaut, Godard et Lelouch qui proposaient d’occuper le Palais du festival pour y instaurer un forum permanent.

 En 2010, Godard est toujours là mais n’a pas fait le déplacement à Cannes pour accompagner la présentation de son dernier opus « Film socialisme ».

Il a fait parvenir un billet aux organisateurs:« Avec le festival, j’irai jusqu’à la mort, mais je ne ferai pas un pas de plus. Chers Thierry Frémaux, Wild Bunch, Vega Film, Alain Sarde : suite à des problèmes de type grec, je ne pourrai être votre obligé à Cannes. Amicalement, Jean-Luc Godard ».

C‘est du Godard craché, non ? Cinquante ans après Fellini pour « la dolce vita », à qui ira la palme ?

Tout à fait autre chose.
Comme de coutume les médias ont déjà oublié la terrible catastrophe qui a touché Haïti. Et bien rendons hommage à une grande figure de la révolution Haïtienne. C’est un 20 mai en 1746 que naît Toussaint Louverture.

En août 1791, les esclaves de la plaine du Nord se révoltent suite à la cérémonie de Bois-Caïman (voir les dernières BD de Bourgeon). Toussaint Bréda devient aide-de-camp de Georges Biassou, commandant des esclaves qui, réfugiés dans la partie orientale de l’île, s’allient aux Espagnols qui l’occupent pour renverser les Français esclavagistes. Toussaint est initié à l’art de la guerre par les militaires espagnols. À la tête d’une troupe de plus de trois mille hommes, il remporte en quelques mois plusieurs victoires. On le surnomme dès lors « louverture ».

Le 29 août 1793, Toussaint lance sa proclamation où il se présente comme le leader noir :

« Frères et amis. Je suis Toussaint Louverture ; mon nom s’est peut-être fait connaître jusqu’à vous. J’ai entrepris la vengeance de ma race. je veux que la liberté et l’égalité règnent à Saint-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l’arbre de l’esclavage. »

Toussaint Louverture est souvent présenté comme le créateur de la première République noire au monde. C’était néanmoins un furieux opportuniste qui s’allia dans un premier temps avec les Espagnols puis avec les Français, dénonçant l’esclavage puis, en 1800, reconduisant le travail forcé des noirs sur les plantations. Deux années plus tard, Bonaparte organise l’expédition de Saint Domingue, 20 000 hommes sont envoyés dans les iles, l’ordre est rétabli et…L’esclavage aussi !

Toussaint Louverture est emprisonné au fort de Joux dans le Doubs ou il mourra en avril 1803.

Allez, que la force soit avec vous, je vous salue et vous remercie de votre visite. Portez vous bien et, à demain peut-être.

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