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Tiens, puisque Isabelle Alonso n’est plus là dans Siné-Hebdo pour jouer les chiennes de garde, je vais vous parler d’une femme injustement oubliée qui a beaucoup fait dans le milieu de la presse et de l’édition.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Tiens, puisque Isabelle Alonso n’est plus là dans Siné-Hebdo pour jouer les chiennes de garde, je vais vous parler d’une femme injustement oubliée qui a beaucoup fait dans le milieu de la presse et de l’édition.

Le 30 avril 1903, naissance de Simone LARCHER, d’origine Polonaise (de son vrai nom Rachel Willissek) dans l’Oise. Correctrice et militante anarchiste.
Elle n’a que 22 ans lorsqu’elle est condamnée à six mois de prison pour avoir distribué, dans la caserne de Reuilly, une brochure antimilitariste « Crosse en l’air ». Quelques mois après sa libération, elle entreprend avec son compagnon Louis Louvet, la publication du journal « L’anarchie » (reprenant le titre d’un journal crée par Libertad), qui paraîtra jusqu’en 1929. Ils animeront également, de 1927 à 1937, les débats des « Causeries Populaires » (s’y exprimeront Sébastien Faure, Han Ryner, Jeanne et Eugène Humbert, entre autres), qui donneront naissance à la revue trimestrielle « Controverse ».
Simone Larcher devient correctrice (bastion machiste de la Presse!) dès 1928, et sera la première femme à faire partie du comité syndical des correcteurs en 1941. Après la guerre, elle collabore au journal « Ce qu’il faut dire » (CQFD), entreprend une série de conférences, et écrit une brochure « La renaissance libertaire ». Séparée de Louis Louvet en 1947, elle s’éloignera quelque peu de l’idéal anarchiste et du militantisme, mais conservera ses amitiés libertaires pour May Picqueray, Maurice Laisant, etc., et ce jusqu’à sa mort, survenue le 10 avril 1969, en Lozère.

BLAGUE A BLOGUE.
C’est pas trop le genre de la maison mais celle là, elle me plait bien:


Dieu décide de créer les Français. Il leur propose trois qualités en option, mais ne leur permet de n’en utiliser que deux à la fois.

Nos compatriotes peuvent être intelligents, honnêtes ou sarkoziens. Ce qui donne les cas de figure suivants :

S’ils sont intelligents et sarkoziens, ils ne sont pas honnêtes.

S’ils sont honnêtes et sarkoziens, ils ne sont pas intelligents.

S’ils sont intelligents et honnêtes, ils ne sont pas sarkoziens

A bon entendeur…

Allez, c’est la fin du mois, et non pas, comme le disait Lacan, la fin du moi… L’individualisme a encore de beaux jours ! A partir de demain nous sommes en mai et donc, fais ce qu’il te plait. Quel beau programme. Portez vous bien, n’oubliez pas le brin de muguet et à demain peut-être.

THE SOUL OF A MAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles ont une signification particulière et désignent des colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama, My name is JB LENOIR…

Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série The Blues, a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman.

En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalisateur et rencontre plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui.

Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Et puis tiens, histoire de vous mettre le blues…


Pour la première fois depuis de nombreuses années le nombre de personnes pauvres de plus de soixante ans augmente (j’ai les boules), et de façon non-négligeable : +100 000 personnes entre 2005 et 2007, selon les données de l’Insee en utilisant le seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian . Une progression de 25 %. Le phénomène est plus connu, mais encore plus marqué, chez les jeunes : + 300 000 entre 2001 et 2007, soit une hausse de 27 %.

La pauvreté touche 1,5 millions de moins de 20 ans en France selon l’Insee, si on utilise le seuil de 50 % du revenu médian. Cette pauvreté est la conséquence du bas niveau de revenus de leurs parents dû en particulier au chômage ou à la précarité de leur emploi : un tiers des enfants pauvres vivent dans un couple où aucun parent ne dispose d’un emploi.

La pauvreté touche par ailleurs de plus en plus les jeunes adultes : 800 000 personnes âgées de 20 à 29 ans sont concernées. Le taux de pauvreté est à cet âge à son niveau le plus élevé, avec 11 %. Une partie des jeune adultes qui ne disposent pas d’un soutien familial, se trouvent en grande difficulté car écartés des minima sociaux (il faut avoir 25 ans ou au moins deux ans d’activité pour toucher le RSA).

Chez les plus âgés, le taux de pauvreté est nettement inférieur, entre 3 et 4 %. Ce qui représente tout de même 500 000 personnes, en forte hausse entre 2005 et 2007.

Sources: Louis Morin de l’observatoire des inégalités.

Si cela ne vous redonne pas le moral…C’est à désespérer !

Magie du printemps, notre « Pic-épeiche » a fait sa réapparition. Il trimballe sa livrée chatoyante de souche en souche et choisit celle qui deviendra sa table de travail et sa salle à manger. Je ne sais pas où il passe l’hiver car, à ma connaissance, ce n’est pas un migrateur; où alors..Il hiberne. Allez, en tous cas, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.


LE DERNIER POUR LA ROUTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bon
et bien voilà, c’est fait. Fin de l’aventure pour SINE-HEBDO et
puisqu’il est encore temps, chacun a voulu témoigner dans ce
dernier numéro… Delépine, Bedos, Siné, les lecteurs,
l’équipe, les fidèles : ils sont tous là… en mots et en
dessin. En colère ou en rire jaune… Les derniers coups de gueule,
peaux de banane, éclats de rire, et quelques larmes refoulées.

« La
parenthèse de Siné Hebdo se ferme, parenthèse enchantée »
dit Isabelle Alonso, alors que Denis Robert évoque la « Dernière
tournée ». Puig Rosado dessine un joyeux enterrement. On a
raconté à Berth la réaction de Philippe Val à France-Inter !
« Faisons tout tout péter pour tout tout recommencer ! »
suggère Noël Godin. Julie Le Bolzer et Lindingre, déjà au Pôle
Emploi !

Allez,
disons-le, toute l’équipe est assez fière de cette aventure mais
comme le dit Olivier Marbot « les boules à King-Kong »!

On
les aura ! A plus ! Ciao ! Salut ! See you !
Bon vent ! Ne lâchez rien ! Arrivederci ! A la
revoyure ! No pasaran ! Bonne bourre ! Ca va péter !
On vous aime !  Vous nous manquerez !

Siné
craignant qu’un arrêt brutal puisse être dangereux va semer
sa zone sur le web,

mercredi prochain.

Les
parisiens peuvent acheter les journaux et rencontrer l’équipe de
Siné Hebdo, le 1er mai sur le parcours de la manifestation….
(Précisions sur le site de SINE-HEBDO à partir de mercredi).

En
attendant, l’équipe n’en finit pas de se retrouver pour un
dernier verre…

Le
6 mai à 20 h 00, rendez-vous devant le Fouquet’s avec Christophe
Alévêque.

En
octobre, le film sur Siné de Stéphane Mercurio avec en toile de
fond l’aventure du journal, sortira en salles sous le titre de
« Mourir ? Plutot crever ! »

Et nous, pôvres lecteurs,
qu’est-ce qu’on fait de nos mercredis orphelins ?

Allez, règle numéro 1, ne pas se laisser aller à la nostalgie. Il en viendra d’autres, l’impertinence n’a pas dit son dernier mot, la résistance à la pensée unique a besoin de supports et, tout ne passera pas par internet. Je vous fiche mon billet que très bientôt nous verrons les kiosques décorés d’un nouveau bandeau. Depuis « l’assiette au beurre » et « le père peinard », jusqu’à « hara-Kiri » et « Charlie », il s’est toujours trouvé quelques inconscients courageux pour se lancer dans l’aventure de la presse satirique. Voila, portez vous bien et, je vous rassure, « les cénobites tranquilles », ça continue ! A demain peut-être.


Puisque nous approchons du 1er mai, rafraichissons un peu nos mémoires.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Puisque nous approchons du 1er mai, rafraichissons un peu nos mémoires.

Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers. A gauche, une reproduction de la couverture de « L’assiette au beurre » du 27 avril 1906.
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.


EN
BREF…

Tiens,
au hasard, le procès Pasqua. Dix contre un qu’il ne risque pas grand
chose le vieux Charlot lui qui connait toutes les magouilles de la
Vème république. En tous cas il ne risque pas d’être déchu de sa
nationalité corse!!!

Et
Balladur, il en a croqué ou pas de ces rétro-commissions pour
financer sa campagne. Qu’est-ce qu’il risque ? Il faudrait poser la
question à celui qui était son directeur de campagne à l’époque.
Un certain Nicolas S.

En
attendant, il faut bien faire face à la crise et du coup, Bernadette C.
(qu’est la plus chouette) vient de se trouver une sinécure au
conseil d’administration de Louis Vuitton. On ne prête qu’aux riches
!

Madame
Woerth, dont le mari occupe un poste de ministre, entre au conseil de
surveillance de Hermès. Il ne reste plus qu’à nommer Rachida chez
LIDL…

Eh
oui, la vie est dure pour les nantis: F. Riboud patron de Danone a
encaissé 4 422 000 euros en 2009, Agon, chez L’oréal, seulement 3
360 000 euros, Mestrallet pour GDF, un peu plus de 3 100 000, et
Pinault n’a touché que 2 250 000. T’as pas cent balles ?

Après
ça, les bleus de l’équipe de France peuvent bien se payer des
escort-girls à 2000 euros…Ça fait petit.

Et
en Pologne, Kaczynski, le jumeau survivant vient d’annoncer sa
candidature à la présidence…La Pologne sur la carte, c’est en haut, à droite, très à droite !

Les
espagnols eux, ils cherchent des poux dans la tonsure de Baltasar, le
juge qui voudrait bien qu’on se préoccupe un peu plus des victimes
du Franquisme. Olé !

Et
le nuage, oucéquilé, le nuage ? Envolé, disparu, y’a plus une
ligne dans la presse. C’est vrai que les vacances sont terminées.

Et
mon pote Thierry il voudrait que j’arrête ma galerie de portraits de
célèbres inconnus, anarchistes, libertaires, libres penseurs,
empêcheurs de s’enrichir en rond, poil à gratter de nos démocraties
encrassées, utopistes, doux rêveurs, encagés, embastillés,
exécutés, ensevelis dans les oubliettes de l’histoire. Ah que nenni
!

Tout a fait autre chose qui n’a rien à voir.

Hier soir, choux braisé à la cocotte…Petits légumes frais, poitrine fumée, oignons de Roscoff, carottes nouvelles. Après avoir fait revenir les oignons, le lard et les carottes dans un peu de matière grasse, vous laissez le tout mijoter longtemps, longtemps, dans un bouillon aromatisé avec un blanc de Touraine. C’est suave, succulent, fondant, on en redemande. En fait, ceci est un message subliminal en direction de Stéphanie et de son blog « Dans ma cuisine » qui manquait un peu de renouvellement ces temps derniers; mais il est vrai que le travail de mère de famille vous occupe à temps plein. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


26 AVRIL 1937, GUERNICA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, hier on se souvenait avec émotion d’un certain 25 avril au Portugal. Aujourd’hui ayons une pensée pour ce 26 avril 1937 au pays Basque Espagnol, plus précisément à Guernica. Nous en parlions hier encore avec l’ami Benni, qui est aussi Asturien que je suis Breton, et qui séjourne quelques temps en Bretagne d’ailleurs, Benni, cela ne doit pas s’écrire de cette façon là; c’est plus le diminutif de Bénito que de Benjamin…Les Asturiens ont construit leur nation à peu de chose près en même temps que les Bretons armoricains. Quelques décennies avant que Nominoë ne rassemble la Bretagne, en Asturies c’est Pelayo qui devenait le premier roi. D’où la célèbre expression qui a depuis fait le tour du monde: « Ah, te voila toi, Pelayo ! »


Le bombardement de Guernica, le lundi 26 avril 1937, fut un événement majeur de la guerre d’Espagne, qui contribua à internationaliser la médiatisation du conflit, par l’intermédiaire notamment du célèbre tableau de Pablo Picasso représentant la scène.

En raison de l’apparente faible valeur stratégique militaire que représentait la ville et de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste.

Cependant, d’après certains historiens, Guernica aurait été un objectif militaire de première importance. Pío Moa affirme que trois bataillons (7.000 hommes) des forces républicaines y stationnaient le jour du bombardement. Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de Junkers de la Légion Condor allemande ainsi que l’escadrille VB 88 de bombardement expérimental (composée de Heinkel et de Dornier ), escortées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) et des avions de chasse allemands (Messerschmitt), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes. L’attaque commence à 16h30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers s’avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations.

Depuis, les controverses ne se sont jamais vraiment éteintes. Responsabilité unique des nazis  de la légion Condor commandée par Von Richthofen de sinistre mémoire ou complicité de Franco. Les historiens estiment le nombre de victimes entre quelques centaines et quelques milliers… Macabre comptabilité qui n’enlève rien à la force du symbole.

Avec Benni, nous sommes tombé d’accord sur le fait que si Franco est bien mort, le franquisme lui, il bande encore. Les nostalgiques sont là, guettant les faiblesses de nos démocraties et prèts à ressortir les griffes.

Allez, haut les coeurs, portez vous bien et à demain peut-être.


25 AVRIL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Printemps 1974.

Les hasards de la vie et une amie lusitanophile m’ont permis de me trouver au Portugal à cette époque là. Il régnait dans les rues une ambiance comme je n’en ai jamais rencontré nulle part ailleurs. J’imagine que les berlinois ont connu la même chose lorsque le mur est tombé. Je possède encore sur une vieille cassette l’enregistrement de la célèbre chanson, Grandola vila morena, qui, diffusée à la radio, déclencha les évènements. Des noms résonnent encore en ma mémoire: Cunhal, Suarez, De Carvailho, Eanes,

L'oeillet est devenu un symbole de liberté au PortugalLe 25 avril 1974, le Portugal s’est libéré d’un demi-siècle de fascisme.

L‘espace d’une nuit, une révolution pacifique fut menée par les forces militaires et fit tomber la dictature en place. Le pouvoir se rendit presque sans résistance, s’apercevant bien vite qu’il n’avait aucune chance, et qu’il s’était laissé dépasser par les événements.

Le 25 avril au matin, le soleil sur le Portugal était particulièrement radieux.

Il n’avait plus la même couleur, car teinté de liberté, cette liberté qui coulait soudain à flots dans les larmes de joie, et jaillissait à nouveau comme l’eau d’une fontaine abreuvant d’espoir tout un peuple jusque là opprimé.

Les portugais, tous les portugais (enfin presque), se sont joints aux forces armées avec une ferveur indescriptible. On dansait, on jubilait, on criait autant que l’on pouvait le mot interdit jusqu’alors… le mot « Liberté », partout dans les rues.

Essayons d’imaginer un instant la vie de millions de portugais pendant une cinquantaine d’années, opprimés, sans aucune liberté d’expression, espionnés et enfermés à tour de bras par une police politique noire et pesante, dans une société sclérosée, fermée à tous égards sur elle même, et en complet déclin économique.

Le Portugal pourrissait peu à peu, ses infrastructures se sont dégradées pendant des dizaines d’années, la misère battait son plein dans un pays situé en pleine Europe, et les portugais devaient émigrer vers d’autres pays pour prétendre à un minimum de décence de vie.

Maintenant, tout allait changer…Cette révolution du 25 avril 1974 fut un modèle, tant par son organisation que par sa non violence.

Quelqu’un eut l’idée d’offrir à un soldat un œillet, qu’il s’empressa de mettre symboliquement au bout de son fusil. Tous les soldats l’imitèrent, et furent bientôt suivis par la population. Les œillets apparurent alors aux fenêtres, partout à travers le Portugal, en signe de joie, de victoire, de paix et de délivrance.

Le mythe était né. Cette révolution du 25 avril fut appelée « Révolution des œillets », depuis, les choses ont évoluées. On a oublié l’utopie, la terre redistribuée aux paysans, les coopératives ouvrières, les quartiers auto-gérés…Il a fallu géré les « retornados » (c’étaient leurs pieds noirs à eux), ceux qui rentraient des colonies portugaise libérées, Guinée-Bissau, Angola, Mozambique, Cap Vert.

Le 25 avril est depuis cette date un jour férié au Portugal.

Voila donc un anniversaire qu’il ne fallait pas manquer. Chaque fois qu’une nation se libère du joug d’une quelconque dictature, on devrait en faire un jour férié dans le monde entier. Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.


Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LE COURRIER DES LECTEURS.


Cest vrai, je vous parle souvent des lapins de Keramoal et des deux derniers que j’ai baptisé Sacco et Vanzetti. Je crois qu’une sérieuse idylle s’est nouée entre eux, ils passent le plus clair de leur temps à faire des cochoncetés au fond du jardin. Dans quelques semaines, nous devrions avoir une flopée de lapinous dans le coin. C’est donc avec plaisir que j’accède au désir d’un lecteur concernant les têtes à claques et le sketch sur les lapins, voici un voeu rapidement exaucé.


Mercredi 21, une litho de STEINLEN illustrait le billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat.

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Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Le 24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.


E
n 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ». Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film.

Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »).
Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans.

Et voila, aujourd’hui c’est samedi ce qui, il faut bien l’avouer, pour un retraité ne change pas grand chose…Je vous remercie de cette visite, toujours sympathique, portez vous bien et, une fois que vous aurez accompli votre devoir électoral, colonne de droite en haut, vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Ah oui, j’oubliais…A demain peut-être.

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VIES CROISEES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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STOP OU ENCORE…

Connaissez vous la commune de MILIZAC ? Charmant petit bourg du Nord Finistère qui s’enorgueillit de posséder sur son territoire un parc d’attractions qui répond au joli nom de « La récré des trois curés ». A l’heure où la polémique secoue l’église catholique apostolique et romaine…Il faudra peut-être revoir l’appellation (j’ai failli écrire l’afellation !). Mais ceci est une autre histoire. En effet, la commune offre une autre particularité qui ne manque pas de sel et qui devrait vous convaincre définitivement que la DDE a de l’humour.

Or donc, il existe au coeur du bourg un croisement; jusque là rien que de très normal. Les quatre rues qui débouchent sur ce carrefour sont toutes affublées d’un panneau de signalisation routière, rien d’original non plus. Là où cela devient franchement ubuesque, c’est que chacun de ces panneaux est un stop.

Imaginez la perplexité du conducteur qui se trouve en compagnie de trois pélerins qui se posent tous la même question: «Gast ! Cékikipass ». C’était la question du mois, le concours est ouvert jusqu’à sa fermeture.

VIES CROISEES.

William Shakespeare et Miguel de Cervantès sont morts le 23 avril 1616 (ou peut-être le 22, les chroniques étant imprécises à ce propos). Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le Grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis des grands auteurs. Ces deux géants de la littérature lèguent à l’humanité des personnages plus vrais que nature. Ils ont nom Don Quichotte et Hamlet, Sancho Pança et Othello, Rossinante et Falstaff, Dulcinée et Juliette

William Shakespeare naît à Stratford-upon-Avon dans la famille d’un riche commerçant. D’après la tradition, il est baptisé le 26 avril 1564 dans l’Église de la Sainte Trinité. C’est dans la même ville qu’il finit sa vie entouré d’honneurs avant d’y être inhumé à l’âge de 52 ans (Cervantès fera éditer « Don quichotte » à l’age de 57 ans)). C’est encore à Stratford qu’il se marie à 18 ans avec une jeune femme illettrée de 8 ans son aînée, Ann Hathaway. Le couple aura trois enfants. Cinq ans plus tard, William part à Londres où il peut écrire sous la protection du comte de Southampton auquel il dédie son premier recueil de poèmes, Vénus et Adonis.

Le poète et dramaturge anglais se montre excellent connaisseur de la nature aussi bien que des hommes (il cite pas moins de 108 plantes dans Roméo et Juliette). Il fréquente les tavernes avec la même aisance que les châteaux. Ses succès théâtraux et ses qualités d’investisseur lui permettent de jouir à Stratford-upon-Avon d’un coquet patrimoine.

Shakespeare est le plus fécond de tous les artistes qui s’épanouirent à Londres, à la fin du XVIe siècle, sous le règne brillant et agité d’Elisabeth 1ère. Christopher Marlowe, qui aurait pu rivaliser avec lui, fut prématurément tué dans une taverne.

Shakespeare n’en demeure pas moins très mystérieux. On ne connaît qu’un mot écrit de sa main. C’est son nom. Cette précieuse relique est conservée au British Museum. On a longtemps aussi imaginé ses traits d’après le portrait dit de Chandos, hélas réalisé après sa mort. Ici à droite.

En mars 2009, le professeur Stanley Wells a authentifié le portrait dit Cobbe comme étant celui du poète, ici à gauche. Ce tableau réalisé en 1609, de son vivant, serait donc plus près de la réalité que le précédent.



Miguel de Cervantès

Né en 1547 à Alcalá de Henares, en Castille, Miguel de Cervantès est aussi représentatif de l’Espagne de Philippe II que Shakespeare de l’Angleterre élizabéthaine… Mais il est vraisemblable qu’il ignorait tout de son contemporain.

Fils d’un chirurgien couvert de dettes et d’une juive convertie, il se révèle un aventurier à l’image de son héros et des conquistadors qui conquirent (comme leur nom l’indique) l’Amérique et firent la gloire de l’Espagne. Après des études en Castille et en Andalousie, il est engagé à 22 ans par le cardinal Acquaviva, légat pontifical. Il l’

accompagne à Rome puis rejoint la Sainte Ligue pour participer à la bataille de Lépante contre les Ottomans. Il perd dans la bataille la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaudra d’être parfois qualifié : «Manchot de Lépante» !

Mais ses ennuis ne font que commencer. Il est plus tard capturé par les Barbaresques et emmené comme esclave à Alger. Il y reste pendant 5 ans. Le 19 septembre 1580, son maître Hassan Pacha s’apprête à prendre la mer pour Constantinople lorsque son captif est racheté in extremis par les pères Trinitaires pour 500 écus.

Cervantès se marie et s’établit à Séville où il est nommé commissaire aux approvisionnements des galères du roi Philippe II qui prépare la Granda Armada en vue d’envahir l’Angleterre. Ses aventures nourrissent ses premiers ouvrages. Il fait jouer plusieurs pièces aujourd’hui perdues et publie Galatée (1585). Mais il n’est pas au bout de ses peines. Jalousies et affaires douteuses lui valent plusieurs emprisonnements.

Cervantès attend l’âge canonique de 57 ans pour publier la première partie de Don Quichotte ! C’est seulement alors que s’affirme sa maîtrise de l’écriture.

Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, le roman recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l’étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, au temps de la Reconquista (la croisade contre les Maures d’Espagne qui s’achève avec leur expulsion de Grenade) et de la Contre-Réforme catholique.

Voila, je trouvais cela amusant de juxtaposer ces vies de deux auteurs qui ont, chacun à leur façon, apporter tant de choses à la littérature et qui s’en sont allés, quasiment de concert, rejoindre les plaines de chasses du grand Manitou.

Et puis tiens, en parlant de Milizac.

Notre ami Paul , toujours vigilant sur les questions liées à l’environnement, à tel point que je l’ai gentiment surnommé « vigiepaul », attire notre attention sur la sortie d’un film de Coline SERREAU: »Solutions locales pour un désordre global« ,je prends la liberté de relayer son appel.

« voilà un film documentaire qui vaut le coup d’être vu … avant qu’il disparaisse des écrans car il est fort à parier qu’il n’y restera pas longtemps !!! … Trop dérangeant !…

Coline Serreau réalise là une synthèse d’un problème qui sera sans doute celui qui dominera le siècle actuel … et dont on évite de parler. Car la faillite du système productiviste ne sera pas seulement financière (la crise en cours est loin d’être terminée et d’autres se profilent à l’horizon puisque financiers et banquiers ne veulent rien changer aux règles du jeu !), ni même économique. Les équilibres biologiques, la biodiversité et surtout l’équilibre et la vie des sols, cette mince couche d’humus qui nous permet de vivre, sont menacés et détruits par les méthodes culturales qui ont cours et sont toujours prônés par les organismes et institutions dominants. »

Et bien dites donc, c’est copieux pour un vendredi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

NICOLA SACCO.

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NICOLA SACCO.

Militant anarchiste italo-américain victime du terrorisme étatique né un 22 avril 1891.
En 1908, âgé de 17 ans, il émigre à Boston, aux USA, où il trouve un emploi d’ouvrier dans la métallurgie, puis dans l’industrie de la chaussure. D’abord socialiste, il rejoint ensuite, en 1913, le cercle anarchiste d’Etudes Sociales où il participe avec sa compagne aux activités politiques ou culturelles du groupe (jouant des pièces de théâtre). En 1916, lors d’une manifestation de soutien à la grève de Mesabi Range, dans le Minnesota, il est arrêté avec les compagnons du Cercle social. Condamné pour trouble à l’ordre public, il sera finalement gracié en appel.
En 1917, les Etats-Unis entrent dans le conflit mondial. Pour échapper à la mobilisation, Sacco se réfugie au Mexique avec une trentaine d’insoumis, dont Bartolomeo Vanzetti (c’est celui qui a une grosse moustache), dont il fait la connaissance. Sacco rentre trois mois plus tard aux Etats-Unis sous un faux nom. En 1918-1919, les nouvelles lois sur l’immigration suscitent la colère des anarchistes et des attentats visent les responsables du mouvement anti-étrangers. En 1920, la répression policière s’abat sur le mouvement anarchiste, provoquant la mort d’Andréa Salsedo.
Par ailleurs, deux braquages ont lieu, le 24 décembre 1919 à Bridgewater, et le 15 avril 1920 à South Braintree, où deux convoyeurs sont tués. Le 5 mai 1920 Sacco et Vanzetti sont arrêtés par la police.
Le 16 août, Vanzetti est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le 11 septembre 1920, Sacco et Vanzetti sont accusés du meurtre des convoyeurs. C’est le début de l’affaire « Sacco et Vanzetti ». Le procès du 31 mai au 14 juillet 1921 les déclare coupables. Des comités de soutien se créent dans le monde entier pour clamer l’innocence des deux inculpés. Mais ni les immenses manifestations internationales, ni le manque de preuves formelles ne feront reculer la « logique » juridico-politique.
Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, Sacco et Vanzetti sont exécutés sur la chaise électrique, suscitant une réprobation mondiale. En 1977, 50 ans après leur exécution, leurs noms sont réhabilités par le gouverneur du Massachusetts…La belle affaire !

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Qui a dit qu’une hirondelle ne faisait pas le printemps? En tous cas, elles sont arrivées jusqu’à Keramoal et, en tout état de cause, elles n’ont pas rencontré de problème avec notre fameux nuage islandais… A propos de la faune de Keramoal, depuis ma fenêtre, j’aperçois deux lapins qui gambadent autour d’un petir monticule de terre qui pourrait bien être le signe avant coureur du retour de mon « amie » la taupe. Ils sont trop rigolos, tiens, je vais les appeler Sacco et Vanzetti !

Allez, portez vous aussi bien que mes lapins et à demain peut-être.

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.

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NINA SIMONE…

La chanteuse noire américaine est morte lundi 21 avril 2003, à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.

Large , grande, magnifique (j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis), Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».

Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam (pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963), Why (pour l’assassinat de Martin Luther King). « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine:

 » Myriam Makeba -chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.

Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.

Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens – Il n’y a pas d’amour heureux, évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Tiens, petite pensée pour les « ceusses » de la bande à Bonnot…

« La Guillotine » lithographie de Steinlen (1900)


Il faudra attendre l’année 1981 pour voir disparaître ce « type d’humanisme français »

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.


 » C’est fini. La société a fait justice. Justice? Cette opération odieuse, dans ce décor de deuil, sous ce ciel bas et impavide? Justice, ce triple meurtre, préparé dans tous ses détails, réglé, ordonné avec précision, parmi tous ces soldats, ces pelotons de gendarmes et de gardes? Justice, cette méthode sournoise de suppression? Mais à quoi bon philosopher ? Les hommes n’ont encore découvert d’autres moyens que de punir le meurtre par le meurtre. »
Victor Méric dans « Les bandits tragiques » (1926).

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, je m’en vais surveiller le nuage et je vous dis portez vous bien et, à demain peut être.