DE L’ART DE RAMPER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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PETIT CONSEIL DE LECTURE.

Voici que vient d’être rééditée une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Aux ed. Allia pour la modique somme de 3 euros.

Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie parisienne. Sa formation aux sciences naturelles lui permet de collaborer à l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie.

Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions.« L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. »
(Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach / 1723-1789 / Contagion sacrée / 1767). Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se montrer à la cour.

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Le 7 mars 1917 enregistrement du premier disque de jazz…

L‘Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York. Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.

Note : le personnel de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). A vos cassettes.

Et bien voila la fournée du dimanche, merci d’être passé et surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.

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