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SARAH VAUGHAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

SARAH VAUGHAN

Comme beaucoup de chanteurs et musiciens de jazz, elle est née dans une famille aussi religieuse que musicienne et elle apprend le chant et l’harmonium au sein de l’Église baptiste. Comme quoi, la religion mène à tout…A condition d’en sortir.

Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l’orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l’église ; elle se consacre au chant lorsqu’elle gagne le concours d’amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter.

Elle rejoint l’orchestre d’Earl Hines puis l’orchestre moderniste, qui introduit le Be Bop dans la musique de Big Band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l’orchestre.

En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une splendide version de « A Night in Tunisia » sous le nom « d’Interlude » avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen de luxe.

En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations souvent de grande qualité comme celle de l’album historique With Clifford Brown (1954).

En 1958, elle enregistre un album avec l’orchestre de Count Basie, No Count Sarah

Magnifique interprète de ballades, elle est aussi une chanteuse de scat accomplie. Je ne lui connaît guère de rivale dans ce domaine, hormis Ella Fitzgerald. Toutes ces qualités se retrouvent dans ses performances scéniques d’autant qu’elle sait les mettre en scène avec humour, comme dans sa version de « Tenderly », enregistrée au Tivoli en 1963. Personnellement je la considère, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l’une des trois plus grandes chanteuses de jazz.

FAUT PAS REVER.

« Rien à glander today au club des métaphores » disait Léo Ferré dans un texte célèbre. Et pourtant, que n’aurait-on à dire et à redire de cette société qui s’en va à vau l’eau. Le moral des français est en berne et chute au même rythme que leur pouvoir d’achat. L’enthousiasme est mis en bandoulière, plus rien pour nous faire espérer en des lendemains qui chantent, des grands soirs et des merles moqueurs…Le temps des cerises, c’est râpé mon vieux camarade. Va falloir se faire une raison, raison d’État évidemment, de cet État déraisonnable qui veut nous faire rendre raison.

Pourquoi on-ils tué Jaurès chantait Brel ? Les tribuns sont d’un siècle passé. Aujourd’hui la tribune appartient à Zemmour, à Besson, à Villepin et consorts, bientôt à Laurel et Hardy, à Zig et Puce et pourquoi pas, à Castor et Pollux, à Dupont et Dupond, qu’ils soient de Nemours ou d’Isigny. Nous avions 20 ans en 68 et on voulait laisser le vieux monde derrière nous mais il a du ressort le bougre. Et le voilà qui ressurgit avec son cortège d’infamie et ses vieilles recettes à faire pleurer Margot, à faire trembler dans les chaumières. L’ennemi c’est l’autre, l’étranger, l’immigré, le sans papier…Il faut revenir aux fondamentaux crie la droite à qui veut bien l’écouter. Mais les a t-elle jamais abandonnés ! Je rêve d’une droite qui passerait l’arme à gauche, d’une gauche qui retrouverait sa droite pour leur mettre sur la margoulette. Je rêve d’un séisme de magnétude encore jamais atteint, d’un tsunami dévastateur, d’un raz de marée en forme de ras l’bol, d’une déferlante innondatoire (!) qui les emporterait sur un impossible mont Ararat. Ah, qu’il est doux de rêver quand tout s’agite autour de vous.

Allez, fin de la récré, retour à la réalité, le samedi matin c’est le marché à St R’nan. Je rappelle aux abstentionnistes qu’ils ne prennent aucun risque en votant pour ce blog, en haut de la colonne de droite, c’est anonyme evel just. Portez vous bien et n’oubliez pas le « No Sarkozy day ». Ce serait tout de même rageant que Fesse bouc rassemble 5000 personnes pour un apéro géant (à Rennes jeudi soir) et que la mobilisation visant Nicolas 1er soit un échec. A demain peut-être.