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BOBBY SANDS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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BOBBY SANDS.

Bobby Sands est né à Rathcoole, un quartier de Newtownabbey en Irlande du Nord, il rejoint les forces de l’IRA en 1972, avant la fin de l’année, il est arrêté et emprisonné. À sa libération, Sands devient rapidement un des principaux activistes de sa communauté. Il ne reste en liberté qu’une année. Il est arrêté avec quatre de ses compagnons et est condamné et envoyé en prison pour une durée de 14 années.Il est emprisonné à la prison de Maze (On le voit ici en fresque sur un mur de Belfast avec son coté Mike Brant). Les détenus de l’IRA réclament que leur soit accordé un statut spécial de prisonnier politique. Ils demandent que les règles de droit commun ne s’appliquent pas à eux et qu’ils bénéficient de plusieurs prérogatives comme le droit de garder des habits civils. Une première grève de la faim a lieu fin 1980, qui se termine par un accord ambigu. Ainsi les prisonniers obtiennent-ils le droit de porter des habits civils mais pas leurs propres habits. L’accord est dénoncé le 4 février 1981 par les prisonniers. Bobby Sands refuse de s’alimenter le 1er mars 1981 et entame ainsi sa grève de la faim. Peu de temps après le début de la grève, un député républicain du Fermanagh et du sud Tyrone meurt et des élections anticipées sont provoquées. Les supporters de Sands et de son combat le proposent donc comme candidat à l’élection législative. Après une campagne électorale fortement médiatisée, Sands remporte le siège le 9 avril 1981. Le gouvernement conserve cependant une attitude de fermeté. Le premier ministre, Margaret Thatcher, déclare : « Nous ne sommes pas prêts à accorder un statut spécial catégoriel pour certains groupes de gens accomplissant des peines à raison de leurs crimes. Un crime est un crime et seulement un crime, ce n’est pas politique. ». Le gouvernement change la loi électorale en introduisant le Representation of the People Act pour prévenir l’élection d’autres prisonniers de l’IRA. Cette loi interdit aux prisonniers condamné à plus d’un an de prison de se présenter à des élections.

Bobby Sands meurt à l’hôpital de la prison après 66 jours de grève de la faim. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes dans les quartiers nationalistes en Irlande du Nord. Deux personnes trouveront la mort à cette occasion (un laitier et son fils). Plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles (photo de droite). En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands, Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes: « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait ne laisse pas à beaucoup de ses victimes ». En plus de Bobby Sands, neuf autres personnes moururent des suites d’une grève de la faim. L’image de Sands auprès de la plupart des républicains irlandais et des sympathisants du groupe terroriste est celle d’un martyr. Dans les mois qui ont suivi la mort de Sands et de ses compagnons, de par sa couverture médiatique, l’IRA a vu les dons et le nombre de ses membres augmenter sensiblement, et une nouvelle vague de violence remarquable par le durcissement des positions tant des nationalistes que des unionistes.

Et bien oui, nous sommes le 1er mars et la tempête vient de nous rappeler que l’hiver n’était pas fini. C’est pas très charitable mais pendant qu’Eole se fachait, ma fiancée et moi même, nous passions une fort agréable soirée chez nos voisins Paul et Daniele devant une tartiflette à vous faire baver. Malgré ou peut-être à cause d’une étrange manie qui consiste à mélanger du Malibu à son pastis, Paul est un redoutable rhétoricien et nous avons eu un échange d’idées fort instructif sur « les dangers de l’islam(isme) pour les civilisations occidentales…Il m’a semblé que mon interlocuteur épousait les thèses de Samuel Huntington et de son livre « le choc des civilisations » qui dépeint un occident assiègé par des hordes vociférantes dont la religion ne serait pas soluble dans la République; opinion que je ne partage pas. Tant pis pour vous, je développerais ma propre pensée sur ce thème dans un de mes prochains billets.

En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.