N° 148

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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WILLIAM BURROUGHS.

Si je vous dis; Kerouac, Ginsberg, beat génération, vous pensez bien sur à William Seward Burroughs.

Préférant les aléas de l’errance à la vie bourgeoise qui lui est destinée, il choisit de partager la destinée des drogués et des marginaux. Des années 1940 aux années 1960, il vit le plus souvent dans les bas-fonds de New York, de Mexico, de Tanger, de Londres et de Paris, exerçant pour survivre tous les métiers possibles: employé d’une agence de publicité, détective privé spécialisé dans les affaires de divorce, destructeur de parasites à Chicago.

Refusé par tous les éditeurs américains, son second roman, Le Festin Nu, sera publié à Paris en 1959 (grâce à l’entregent de J. Kerouac), traduit par Éric Kahane à qui l’on doit la traduction du « Lolita » de Nabokov.. Le procès pour « obscénité » qui accompagne sa publication quatre ans plus tard aux États-Unis contribuera paradoxalement à parfaire sa notoriété d’écrivain et à l’imposer comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine. La cour suprême finira par reconnaître sa valeur littéraire et le caractère non obscène du texte. (Cette décision va ouvrir la voie à de nombreuses autres publications, notamment celles de Henry Miller). On lui doit notamment la technique du cut-up qui consiste à créer un texte à partir de fragments déjà existants.

En 1944 le poète Allen GINSBERG lui présente l’écrivain Jack KEROUAC Ils resteront intimement liés, créant ensemble un mouvement artistique basé sur le refus de l’American Way of Life des sixties, la fameuse BEAT GENERATION, contre-culture qui influencera le mouvement hippies des sixties et jusqu’aux punks des années 70. 

Il épouse Joan Vollmer ADAMS en 1946. En 1953, un soir de beuverie à Mexico, [où il a émigré pour fuir ses ennuis avec la police New-new-yorkaise] tel Guillaume TELL, il vise le verre que sa femme tient sur la tête, le rate mais pas elle et la tue accidentellement. (sur la photo ici, avec Kerouac)

« Le Festin nu » a été adapté au cinéma par David CRONENBERG en 1992. Bon d’accord, c’est pas la bibliothèque rose, tout ce petit monde sent un peu le soufre, mais Burroughs reste à mes yeux un auteur « majuscule » du XXe siècle. Il apparaît également dans le film « Drugstore cowboys » de Gus Van Sant dont j’insère un petit bout de vidéo.

Bon, voila, ça c’est fait et à classer dans la catégorie littérature. A ce propos, je n’ai toujours pas résolu cette histoire de classement et de catégorisation. Cela me semble pourtant à portée du blogueur moyen. Aujourd’hui je fais court car je dois profiter des rares éclaircies pour avancer dans mon jardinage.

Allez, encore merci de consacrer un peu de votre temps à visiter « les Cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.


 

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