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LA NOIRE MAREE BRISE L’ENVOL DU GOËLAND…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

  MAREE NOIRE…

Et bien voila, « ils » l’ont fait… Terrorisme environnemental ? Maffia ? Les deux à la fois…On parle beaucoup de spéculation immobilière sur un gigantesque espace. Toujours est-il que la catrastophe est avérée et que la faune et la flore de la vallée du Pô vont payer un lourd tribut à la folie des hommes. Il me revient en mémoire ce texte sublime de Glenmor: « La noire marée brise l’envol du goëland, car il chantaient, nos oiseaux. »

Bon, allez, parlons d’autres choses. L’homme du jour c’est:

Pierre MAC ORLAN.

De son vrai nom Pierre Dumarchey, il est né à Péronne dans la Somme un 26 février en 1882.

A l’heure où la ville de Brest rase le cinéma qui porte son nom (on me dit que c’est pour en faire une scène culturelle !!!) et qui était cher au coeur de tous les « p’tits zefs », il était normal de lui rendre ce petit hommage.

Après une enfance assez délicate, il fait l’école normale d’instituteurs à Rouen puis il s’installe à Paris où il vit chichement au « bateau lavoir » haut lieu de résidence des artistes en tous genres.

Il fréquentait assidument le cabaret « le lapin agile » dont il épousa la fille du patron.  Proche de Max Jacob, de Picasso et d’Apollinaire, il voit son roman « quai des brumes » adapté au cinéma par Marcel Carné qui le fait entrer dans la légende. Le fameux « Quai des brumes » doit d’ailleurs son nom à cet établissement qui était surnommé « le quai ».   

Journaliste, poète, bourlingueur, il siégea vingt ans à l’académie Goncourt au coté de Dorgelès et Carco.

De Montmartre aux ports du nord peuplés de filles à matelots, il était passé maitre dans l’art du roman d’aventures à l’image d’un Stevenson ou d’un Kipling.

Mobilisé pendant la grande guerre, il est blessé en 1916 devant Péronne sa ville natale. On lui doit entre autres, l’ange de miséricorde, les clients du bon chien jaune, la bandera…Et de nombreuses chansons dont ma préférée « Fanny de Laninon », souvenez vous: « Allons sur le quai Gueydon, devant l’pitit pont, chanter la chanson, le branle bas de la croisière et dans la blanche baleinière…« . Nombre d’entre elles furent interprétées par de grands noms comme Catherine Sauvage, Juliette Gréco, et plus récemment Renaud.

Il est décédé à St Cyr sur morin en juin 1970.

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Voila pour aujourd’hui et, aussi étonnant que cela puisse paraître, le soleil daigne enfin se montrer. Profitez en, un coup de tabac est prévu pour dimanche. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.