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L’HOMME DU JOUR.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JE N’INVENTE RIEN…

C‘est dans « Le télégramme de Brest » du 27 janvier. Plus de 200 Russes orthodoxes ont été grièvement intoxiqués par de l’eau bénite lors de la fête de l’épiphanie, à Irkoutsk (Sibérie). Beaucoup de croyants font, à cette occasion, de larges provisions d’eau bénite, lui attribuant des vertus thérapeutiques. L’enquête a permis d’établir que l’infection avait été propagée par de l’eau prise par les habitants dans une source souterraine située sous une église. Pour ma part, celle que je préfère est Belge et à un bon goût de malt. Les voies du seigneur sont impénétrables…

L’HOMME DU JOUR.

Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.
Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous ai déjà entretenu.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris).
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

Ce matin le baromêtre a fait une chute vertigineuse: Pluie, vent, on est repassé sous un flux de nord ouest comme ils disent à la télé. C’est rapé pour le jardinage. Ma fiancée s’est éclipsé pour aller écouter CHOPIN aux folles journées de Nantes. Moi ça serait plutôt une chopine aux folles soirées de Brest ! Chacun son truc. Allez merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.