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Oui, bon, d’accord, je l’avoue, j’ai beaucoup hésité…Entre Star War et Starko. Finalement j’ai assisté à la grand’messe incantatoire d’un Président attentif aux difficultés d’un panel somme toute assez bien ficelé. Ca m’a rappelé une affiche de mai 68. Je reconnais que les gens de la com. avaient bien fait leur boulot. Pas de militants enthousiastes, pas de bling-bling ostentatoire, pas de partisans inconditionnels. Non, simplement des Français comme vous et moi, c’est à dire un jeune sans boulot, un retraité dans la mouise, une prodructrice de lait en plein marasme, un syndicaliste dépité, un contractuel désespéré, une caissière sous-payée, à vrai dire, il ne manquait que le raton laveur. Et en face, notre guide suprême qui continue selon la méthode Coué à psalmodier: « Chaque jour et dans tous les domaines, ça va de mieux en mieux. » Allez tiens, sans transition comme dit l’autre.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Oui, bon, d’accord, je l’avoue, j’ai beaucoup hésité…Entre Star War et Starko. Finalement j’ai assisté à la grand’messe incantatoire d’un Président attentif aux difficultés d’un panel somme toute assez bien ficelé. Ca m’a rappelé une affiche de mai 68. Je reconnais que les gens de la com. avaient bien fait leur boulot. Pas de militants enthousiastes, pas de bling-bling ostentatoire, pas de partisans inconditionnels. Non, simplement des Français comme vous et moi, c’est à dire un jeune sans boulot, un retraité dans la mouise, une prodructrice de lait en plein marasme, un syndicaliste dépité, un contractuel désespéré, une caissière sous-payée, à vrai dire, il ne manquait que le raton laveur. Et en face, notre guide suprême qui continue selon la méthode Coué à psalmodier: « Chaque jour et dans tous les domaines, ça va de mieux en mieux. » Allez tiens, sans transition comme dit l’autre.

7ème jour de pluviose.

D‘après Wikipédia, ce jour (26 janvier) était consacré à l’amadouvier… Si vous êtes comme moi, vous n’aviez jamais entendu parler de l’amadouvier et, bon an mal an, cela ne vous a pas franchement manqué. C’est pourtant un très joli champignon qui semble t-il, s’enflamme comme de l’amadou, ou bien comme un coeur, d’où son nom. Et bien on aura appris quelque chose aujourd’hui. Et maintenant, l’homme du jour.

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN. Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
Penseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant (voir mon billet du 26 décembre) . Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas .
 

Il comptera jusqu’à 500 logements, et regroupera progressivement autour de l’usine: « nourricerie et pouponnat », économat, théâtre et écoles , buanderie . L’entreprise compte 900 employés en 1867.
En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions Sociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968.
Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Voila, c’était la livraison du mardi. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.