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Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

C’est en pensant à l’ami Benny, tout là haut, dans ses montagnes Asturiennes, que je rédige ce petit billet.

Le 5 janvier 1960, mort de Francisco SABATE LLOPART (dit El Quico) à San Celoni (Catalogne).
Combattant puis guérillero anarchiste catalan. En 1932, suite aux événements de Fijols, il crée le groupe d’action « Los Novatos » et adhère à la F.A.I. En 1935, il s’insoumet au service militaire et effectue sa première expropriation pour le comité d’aide aux prisonniers. En août 1936, Sabaté s’engage avec son frère José dans la colonne de la C.N.T- F.A.I qui va combattre sur le front d’Aragon. A la fin de la guerre, il est interné en France au camp du Vernet. Une fois libre, il va poursuivre la lutte clandestine en Espagne. Le 20 août 1945, il réussit à faire libérer deux camarades. Dès lors, avec son groupe, il ne cessera plus les coups de mains contre le régime franquiste ou bien contre les entreprises et les banques pour financer le mouvement. Le 2 mars 1949, ils abattent deux chefs de la phalange. Sabaté réussit de nombreuses fois à passer à travers les mailles du filet de la police, mais beaucoup de compagnons seront arrêtés ou tués.
Fin décembre 1959, il franchit la frontière espagnole avec quatre compagnons. Mais repérés début janvier, ils sont assiégés par l’armée et la garde civile à Sarriá de Ter et abattus. Seul Francisco Sabaté (grièvement blessé) réussit à leur échapper quelques heures, avant de succomber sous leurs balles à San Celoni.
Ainsi s’achève l’une des pages les plus tragiques de la lutte anti-franquiste et aussi une des plus méconnues. Je pense qu’il n’y aura ni articles de presse ni émissions de télé pour commémorer sa disparition.

J‘aurais pu vous parler itou de Saint CONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon et que l’on célèbre ce jour, même si il a fricoté autant avec Nominoé qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Car, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France.

Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Nicolas 1er: L’avenir est devant nous. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, portez vous bien (-3 ce matin) et à demain peut-être.