LA BARRE A DROITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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A DROITE TOUTE !

Après la votation populaire des petits Suisses contre l’érection de nouveaux minarets, voilà que les Italiens à leur tour donnent de la voix. Le vice-ministre des infrastructures et des transports, Roberto Castelli, a proposé d’ajouter un crucifix au drapeau national. Ce monsieur fait partie de la Ligue du Nord, un parti populiste anti-immigrés qui appartient à la coalition dirigée par Sylivio Berlusconi. Et voici donc l’Europe sur le chemin de la surenchère. C’est à celui qui en fera le plus pour affirmer ses racines Judéo-Chrétiennes et bouter hors de nos frontières l’envahisseur musulman. Le comble dans cette triste et douloureuse histoire, c’est que ce sont les athées et autres libres penseurs comme votre serviteur qui s’en émeuvent.

GASTON COUTE: POETE ET PAYSAN

C‘était en 1970, peut-être 71, j’animais à l’époque un stage à Dinard et la partie musicale était assurée par un jeune chanteur qui, plus tard allait faire parler de lui, il s’appelait Bernard LAVILLIER. Au cours d’une soirée, il interprétât plusieurs poème d’un auteur libertaire et paysan qui s’appelait Gaston COUTE, mort en 1911. Il semble que Gaston Couté se voua de tout son cœur à la cause du Peuple, en donnant sa collaboration à quelques journaux anarchistes de ce temps. Ses chansons, écrites sur des sujets d’actualité, pouvaient se chanter sur des airs connus. Bâclées à la dernière heure, elles étaient souvent trop violentes et dépassaient ainsi le but qu’elles voulaient atteindre.

Le 13 juin 1911,  » La Guerre Sociale  » annonçait que Gaston Couté était poursuivi pour « outrages à la Magistrature ».
Un ouvrier, arrêté au cours d’une manifestation, avait été trouvé porteur d’un tire-bouchon. Il avait été traduit en Correctionnelle pour port d’arme prohibée. Couté en avait fait une chanson sous le titre  » Il avait an tire-bouchon « . Elle pouvait se chanter sur l’air  » Elle avait une jambe en bois « .

Il avait un tir’ bouchon
Dans la poch’ de son veston
On s’ demande où s’arrêt’ra
L’audace de ces scélérats ?

Par cette poursuite judiciaire Couté payait les outrances des chansons parues dans les journaux et revues anarchistes. Il était très connu dans les milieux syndicaux. On fredonnait ses chansons dans les rues et les ateliers.

Il paraît qu’il y eut, quelques mois plus tard, un second procès. Après la mort de Couté, les foudres de la justice se déchaînèrent encore une fois sur lui. Il fut poursuivi au sujet de la chanson  » Pour faire plaisir au Colon « .Le prévenu ne put venir au tribunal et pour cause.
Après un bref jugement, il fut condamné par contumace. Le Président demanda à l’avocat s’il n’avait rien à objecter. Il répondit : « Si, Messieurs, j’ai simplement à vous dire que vous venez de condamner un mort !  » Ces infos sont extraites d’un site qui lui est consacré: gastoncoupé.free.fr

C‘est tout pour aujourd’hui, allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Capello

    J’aurais juré que tu allais faire un jeu de mot du genre : le ministre des transport donne de la voiE… mais non.

  2. Claire

    1f16a316527fba64298c820271c25e5b? « > Putain, en france on a des cons, mais les italiens des fois, ils battent vraiment des records.. c’est déseperant (tiens, je ne sais pas écrire ce mot!)

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