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EDVARD MUNCH, L’ANARCHISTE.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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C’EST QUAND QU’ON VAS OU ?

Nous sommes le 12 /12 /2009… Il ne nous reste que deux ans avant la fin du monde ! Je rigole pas, c’est dans le journal. Une bande d’illuminés a décidé que l’apocalypse était pour le 12/12/2012. Paco Rabanne nous avait fait le coup avec l’an 2000 mais, nous sommes toujours là. De tous temps les hommes ont désiré ardemment connaître la date qui mettrait fin à leur bail sur cette terre et ,les millénaristes de tous poils en ont tiré profit. Il faut dire que la crédulité est ce qu’il y a de plus partagé en ce bas monde. Le désir, l’envie, le besoin, la nécessité de croire alimentent les fonds de commerces de tous les marchands d’illusions. L’obscurantisme que l’on croyait avoir éradiqué avec le siècle des lumières continue de bien se porter à la satisfaction des marchands du temple. Popes, rabbins, curés, ayatollahs et autres pasteurs se bousculent pour sauver nos âmes avant le grand soir. J’essaye modestement dans ce blog, à travers ma galerie de portraits, de rendre hommage à ceux qui ont combattu pour l’émancipation de l’homme en promouvant une éducation laïque détachée de toute contingence religieuse. Force est de constater que c’est pas gagné…

EDVARD MUNCH, L’ANARCHISTE.

Le 12 décembre 1863, naissance d’Edvard MUNCH à Løten (Norvège).
Ce célèbre peintre et graphiste norvégien, pionnier de l’école expressionniste scandinave et allemande, fréquentait aussi les anarchistes de Kristiania (Oslo).
Il naît dans une famille modeste qui sera frappée par la maladie (tuberculose) et la mort (de sa mère alors qu’il n’a que cinq ans puis ensuite d’une soeur et d’un frère). Il abandonne en 1881 des études d’ingénieur pour suivre des cours de dessins. Sa première exposition a lieu en 1883. Vers 1885, il commence à fréquenter à Kristiania le groupe anarchiste de Hans Jaeger, dont il réalisera le portrait, et effectue un premier séjour à Paris. En 1889 il est de retour en France où il est un moment élève de Léon Bonnat.
A l’automne 1892, à l’invitation du club artistique de Berlin, il expose ses peintures dans la capitale allemande, mais l’exposition est contrainte à la fermeture après avoir provoquée un scandale retentissant, la « bonne société » y voyant une provocation anarchiste.
S’y étant fait un nom, il se fixe à Berlin où il fréquente intelligentsialittéraire et artistique, collabore à des revues et des cercles d’avant-garde et se lie en particulier avec le dramaturge suédois August Strindberg, et réalise une nouvelle exposition en 1893, année où il peint son célèbre tableau considéré comme le manifeste expressionniste du désespoir et de la souffrance: « Le Cri ». Mais il est de plus en plus sujet à des crises dépressives, alternant séjours à l’hôpital et voyages. Dans les années trente les nazis pourfendant « l’art dégénéré » s’en prendront à ses tableaux exposés dans les musées allemands.
Il meurt à Ekely près d’Oslo, le 23 janvier 1944 après avoir légué de nombreux tableaux et dessins à la ville d’Oslo, qui construira un musée en son honneur, je l’ai visité, ça vaut le détour.

Voila pour ce samedi qui s’annonce frisquet, couvrez vous bien et, à demain peut-être.