POUR QUI SONNE LE GRAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Ce bon vieil Ernest me pardonnera de piller ainsi le titre d’un de ses merveilleux romans mais à la lecture de l’actualité de cette semaine, j‘ai vraiment envie de me poser la question: Pour qui sonne le gras ? Il y aurait de plus en plus de gros. L’obésité gagne du terrain. Le surpoids devient la norme. Voila bien le paradoxe de nos sociétés occidentales, pendant qu’un milliard d’être-z-humains ne mangent pas à leur faim, nous, on grossit ! Notez quand même que ce sont les plus pauvres qui grossissent le plus. Comme quoi, y’a une justice… La malbouffe autrefois était synonyme de malnutrition et produisait du rachitisme. Aujourd’hui, les gens compensent le fait de manger de la m…. en grignotant barres de céréales, compléments alimentaires, et autres ersatz à n’importe quelle heure. Résultat, ils enflent et l’on rencontre de plus en plus de Doolittle dans les villes occidentales à la poursuite du diamant vert c’est-à-dire du mode de vie Américain (Etats-unien). Alors, bien évidemment, le gouvernement va mettre en place un plan qui a l’ambition de redonner à tout un chacun la taille de guêpe qui convient. Non mais des fois, on veut bien des chômeurs, des ignares, mais des gros, ah ça non !

Connaissez vous Eric RAOULT ? C’est un député (UMP) ancien ministre si ma mémoire est bonne. Sa dernière trouvaille vaut très largement son pesant de cacahuètes. Il souhaite que les lauréats du prix Goncourt soient tenu à un devoir de réserve au même titre que les militaires ou les fonctionnaires. Interdiction de critiquer la France et son gouvernement… Cette idée lumineuse lui est venue à la suite des propos de Marie Ndiaye sur la gouvernance de Nicolas 1er. Cela démontre, s’il en était besoin, la place qu’entendent réserver ces messieurs à la culture. Ils sont en train de Berlusconiser la France (vous savez, ce truc à l’identité nationale) pas une tête ne doit dépasser, pas une voix discordante ne doit se faire entendre. Pour le prochain Goncourt, je vois bien « OUI-OUI à la plage » ou alors, « Martine et la décentralisation ».

Bon, après la commémo, on se prépare sérieusement à affronter l’hiver. Il faut rentrer du bois, remiser la tondeuse, étiqueter les confitures, bref, il y a du pain sur la planche. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

Un commentaire

  1. Stéphanie

    991ce77435fb646dbd8d296856fcaa75? « > La photo est assez savoureuse! Et pour le reste, comme d’habitude, c’est agréable de retrouver ici -et bien dit- ce qui nous a consternés dans l’actualité…

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).