CH’UIS PAS SUPERSTITIEUX, CA PORTE MALHEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il semblerait bien que ce soit à ce bon roi Philippe le Bel que l’on doive la légende qui entoure les vendredis 13. C’est en effet un vendredi 13 octobre de l’an de grâce 1307 que ce charmant roi, avec la silencieuse complicité de son copain Pape, fit arrèter, emprisonner, torturer et souvent exécuter, la quasi totalité des chevaliers du temple sur l’ensemble du territoire. Le grand maître, Jacques de Molay, lors de son procès, maudit les descendants de ses bourreaux jusqu’à la treizième génération. Et depuis ce jour là, à chaque vendredi 13, selon ses propres inclinations, on se terre au fond de sa cave ou on se précipite dans une agence de la française des jeux.

Il y a quelques jours, à l’occasion du 11 novembre, j’évoquais le sort des « fusillés pour l’exemple » de la grande guerre. J’ai retrouvé le texte de « la chanson de Craonne » (prononcez KRAN) recueillie par Paul Vaillant-Couturier en 1917 et interdite en france jusqu’en 1974. Cette chanson restera à jamais le symbole de ceux qui disent non à la guerre. Il y a quelques années, Daniel Mermet lui a consacré une émission (là bas si j’y suis) sur france-inter. A l’époque où les mutineries se multipliaient dans les unités sur le front, les autorités promettaient une somme astronomique à qui en dénoncerait les auteurs. Peine perdue, elle est restée anonyme, et sans doute pour toujours. Allez, juste le refrain sur un air de valse. Imaginez l’accordéon magique de Marc Peronne et la voix suave de Marc Ogeret:

Bon, bien dites moi, c’est pas gai tout ça. En plus, ici, on a un joli Suroit, force 6/7 bien établit sous les grains…Je ne sais pas où en sont les concurrents de la « Jacques Vabre » mais, s’ils ne sont pas sorti du golfe de Gascogne, ils ont du mourron à se faire. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Craonne sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés

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