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DE LA DEMOCRATIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LA PELLE DU MUEZZIN

C‘est même pas une pelle, c’est un véritable rateau que viennent de se prendre en pleine poire tous les humanistes de Suisse et d’ailleurs. Contre toute attente et défiant tous les sondages, les Suisses ont approuvé en majorité dimanche l’initiative de la droite populiste d’interdire la construction des minarets. Le «oui» l’emporte avec 57% des voix. En outre, la plupart des 26 cantons helvétiques seraient également favorables à l’initiative. Seuls Genève, Vaud, Neuchâtel et Bâle-Ville y sont opposés. Cette double majorité va entraîner la modification de l’article 72 de la Constitution suisse qui régit les relations entre l’Etat et les religions. L’interdiction de la construction de minarets y sera présentée comme une mesure «propre à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses». Reste à savoir si ce résultat sera jugé conforme à la constitution. Plusieurs partis, dont les verts, envisagent d’ores et déja de faire appel à la cour européenne des droits de l’homme. Ce matin, des associations de jeunesse se sont donné rendez vous sur la place neuve à Genève pour l’érection d’un minaret symbolique en guise de protestation. Après un tel vote d’intolérance on peut se demander si Genève ne va pas réclamer son rattachement à la Savoie…

 

Allez, une citation de ce cher Victor, pour oublier les paradoxes de la démocratie. C’est vrai quoi, on ne peut pas à la fois réclamer une votation populaire comme seule et légitime expression démocratique et la rejeter quand le résultat n’est pas conforme à nos attentes. « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie.  « Choses vues » (1887), dans Oeuvres complètes, Victor HUGO.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes, sauf peut être celles de la renommée que G. BRASSENS trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le printemps prochain; d’ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.