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Les aristo à la lanterne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du patrimoine national et du veau Marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 février 2021. Ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne… Naan, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée le la-lanterneprunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici… La lanterne de la chanson des sans-culottes, était la potence de fer qui soutenait jadis la vieille lanterne de la Grève qui éclairait, au temps de Louis XV, la place de l’Hôtel-de-Ville. Le 14 juillet, la foule y pendra  le major de Losme, le défenseur de la Bastille. Le 22 juillet 1789, ce sera le tour de l’intendant Foulon de Doué, accusé d’affamer le peuple et en octobre un boulanger accusé du même crime..L’air de la chanson, lui, vient d’une contre-danse intitulée Le carillon National de Bécourt. Il paraît que Marie-Antoinette adorait la jouer au clavecin…

 

Le 25 Février 1749 voit la naissance de Jean-bon Saint André révolutionnaire et marin émérite à Montauban. Il participa notamment à jean-boncette fameuse bataille au large d’Ouessant du 1er juin 1794 face aux anglais. C’était le 13 prairial de l’an II. Il est à bord du vaisseau La Montagne en compagnie de Villaret de Joyeuse. C’est cette bataille de Prairial qui donna naissance à la fameuse légende du Vengeur-du-Peuple, un magnifique 74 canons à double pont qui sombra corps et biens alors que six autres bâtiments étaient capturés. 5 000 morts et blessés côté Français ! Cuisante défaite mais, la propagande républicaine va chercher à la transformer en victoire morale.

C’est Barère (celui que l’on surnomma l’Anacréon de la guillotine ), rapporteur du Comité de Salut Public, qui se chargera de présenter l’épisode à la tribune de la Convention. Il va prétendre que les marins du Vengeur ont refusé de se rendre à l’ennemi et sont morts en criant « Vive la République… » La vérité éclatera au retour des survivants de l’Angleterre. Entre temps, un mythe était né. Bonaparte le nomme Jeanbon le tombeaucommissaire général des trois départements de la rive gauche du Rhin, en décembre 1801, puis préfet du département du Mont-Tonnerre à Mayence en septembre 1802, où il confirme sa réputation d’administrateur exceptionnel. En remerciement de ses services, Napoléon le fait chevalier de la Légion d’honneur en 1804, puis baron d’Empire, baron de Saint-André, en 1809. Le typhus l’emporte en 1813. Il est enterré au cimetière principal du Mayence (photo de droite). Franc-maçon actif, Jean-Bon de Saint André fut le premier Vénérable Maître de la Loge « Les Amis de l’Union » de Mayence, fondée en 1803, et qui existe toujours aujourd’hui dans cette ville sous l’appellation « Die Freunde zur Eintracht ».

Allez, voila pour aujourd’hui, en attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De l’Asaret à Savonarole…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis du trot attelé et du pendule de Foucault réunis, bonjour ! Nous sommes, qui l’eut cru, le Mercredi 24 février 2021, sixième jour de Trille-rouge-fleur-01-300x199Ventôse dédié à l’Asaret qui est, chacun le sait, une plante herbacée de la famille des Aristolochiacées. L’Asaret du Canada est une plante désignée vulnérable à la récolte par le gouvernement, il est interdit de la cueillir ou d’en faire le commerce. Sa fleur est petite et de forme particulière. Le rhizome de l’Asaret du Canada a une odeur et une saveur de gingembre c’est pourquoi on l’appelle aussi gingembre sauvage. Voilà, vous savez tout. Tiens, à propos de gens qui savent tout…

Je veux parler de Jean Pic de la Mirandole. Troisième fils d’une vieille famille comtale, Jean Pic naquit le 24 février 1463 au château de Mirandole. Suite à la mort prématurée de sa mère, il hérita très jeune d’une fortune considérable qui allait lui permettre bien des voyages, bien des libertés et bien des extravagances. D’abord inscrit à Pico1-228x300l’Université de Bologne pour des études en Droit canon (sa mère le destinait à la prêtrise) il renonça bien vite aux diplômes universitaires pour devenir autodidacte. Il séjourna aussi à Ferrare avant de s’établir à Florence. À 23 ans, il publie 900 thèses sous le titre : Conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques, et, grand seigneur, invite tous les érudits à en débattre avec lui à Rome, quitte à ce qu’il leur paie les frais de déplacement ! L’initiative déplaît en haut lieu et le 31 mars 1487, Pic de la Mirandole doit renoncer à plusieurs de ses conclusions, jugées hérétiques par une commission papale.

Il mourut le 17 novembre 1494, alors que le roi de France entrait à Florence. Jean Pic de la Mirandole décéda, assisté en ses derniers instants par Savonarole qui voyait dans la victoire des troupes françaises la réalisation de ses prophéties… Certains voient dans Le discours la quintessence même de la pensée de Pic de la Mirandole et Savonarole-G-cet extrait a maintes fois été repris; on le retrouve dans L’œuvre au noir de Marguerite Yourcenar. Ce sont les paroles par lesquelles le Créateur, s’adressant au premier homme, lui confère le privilège de la liberté: « Je ne t’ai donné ni visage, ni place qui te soit propre, ni aucun don qui te soit particulier, ô Adam, afin que ton visage, ta place, et tes dons, tu les veuilles, les conquières et les possèdes par toi-même. Nature enferme d’autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne, par ton propre arbitre, entre les mains duquel je t’ai placé, tu te définisses toi-même. Je t’ai placé au milieu du monde, afin que tu pusses mieux contempler ce que contient le monde. Je ne t’ai fait ni céleste ni terrestre, mortel ou immortel, afin que de toi-même, librement, à la façon d’un bon peintre ou d’un sculpteur habile, tu achèves ta propre forme.» et d’aucun d’y lire l’œuvre du prototype même de l’humaniste du Quattrocento. Savonarole, L’œuvre au noir, Le nom de la rose… Brrrrr !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le temps des cerises…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la butte Montmartre et de la grève générale, illimitée et insurrectionnelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 23 février 2021, correspondant au cinquièmejour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste Clément(né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à J.B. Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés… Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson  » Le Temps des Cerises. » Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles »,  » 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se JB Clement-G-cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR. En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris. Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire…

 

 

Mon pauvre Jean-Baptiste, un siècle après ta mort, regarde ce qu’ils font de tes rêves, de tes espoirs, de tes acquis, toi qui, avec Louise Michel, Jules Vallès, Eugène Varlin, Gustave Courbet, Blanqui, Delescluze, Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », avez rêvé d’un nouveau monde. Qui se souvient que pendant ces quelques vive la Communesemaines, vous avez imaginé la séparation des églises et de l’État, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Aujourd’hui, le patronat et ses marcheurs, hommes liges de la haute finance, ont sifflé la fin de la récré et les soi-disant socialistes, le doigt sur la couture du bragou-braz, ne se souviennent plus où ils habitent.

J’ai pas franchement l’impression que le grand soir est pour demain. Allez, il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer (un kilo de cerises à qui me retrouve la citation exacte) on finira bien par les avoir. En attendant ce jour, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A vos cassettes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le Lundi 22 février 2021 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy Tate, né George Holmes Tate un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au buddy-1ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

 

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Buddy-Tate-2Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht. Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Martine fait des couilles de Suisse…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des belles lettres et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 février 2021 c’est à dire le deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller. Cette plante a laissé sa trace dans la culture Occitane. En martineeffet, en Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit. Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse ». Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC;  amusant, non!

 

Bon, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est sul’feu et faut que je va faire les commissions. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Elfes, lutins et korrigans…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la Normandie et de Jean Gabin réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 février 2021 et, si l’on en croit le calendrier républicain, 220px-Ventose-150x150nous sommes le 1er jour de Ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule Classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques.

Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la koropokkuruphoto) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au Nord du Japon et à l’extrême Est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des kamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous. (quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les Teuzfilles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Celui-ci sur la photo de droite est un Teuz, sorte de génie domestique chargé de veiller sur la maisonnée; chez nous son effigie trône fièrement sur la cheminée et, il est hors de question de ne point le saluer en entrant dans la maison…

 

Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique… Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn. Suivez le chemin de terre au Sud-est jusqu’à… Je ne peux en dire davantage. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 18 février 2021 qui est le trentième et dernier jour de pluviôse, dédié au traîneau.

Le championnat du Monde de Boulou-pok aura t-il lieu ?

Je sais que vous êtes des milliers à attendre l’info avec fébrilité:  Petit rappel; ce jeu se pratique depuis plus de cinq siècles à Guerlesquin (29). La compétition ayant été créée par un prêtre désirant meubler les loisirs de ses ouailles avant la période du Carême, un registre des cotisations datant de 1856, avec report d’un volume précédent, prouve le sérieux et la prospérité de cette véritable institution. Ce championnat est devenu pour certains Guerlesquinais désireux de perpétuer la boulou-poktradition un rendez-vous incontournable. Deux équipes exclusivement masculines s’affrontent : les Nordistes – ayant leur façade de maison orientée au sud – et les Sudistes dont l’entrée de maison se trouve au nord. Munis de leurs deux « bouloù », des demi boules de buis lestées de plomb (savoir-faire connu de quelques Guerlesquinais seulement ) les joueurs, suivant les instructions de leurs capitaines, tentent de remporter le point en approchant leurs boules au plus près du « maestr » pendant que quelques collègues détournent l’attention de leurs adversaires d’un jour en les invitant à se désaltérer.

 

 

Sachez enfin que le muche (mètre) n’est pas autorisé. « Les morceaux de bois, si possible un peu de travers, font l’affaire », vous expliquera t-on, il y a peu de temps, un joueur avait utilisé une application de son autour-du-bustesmartphone pour mesurer qui avait le point. Trop geek, il s’est fait viré sur le champ… Comme l’exige la tradition, le vainqueur est proclamé par le Tambour et chaque équipier se voit offrir des mains de son capitaine une feuille de laurier. L’équipe se retrouve alors autour du buste de Prosper Proux, barde Guerlesquinais du 19ème siècle, pour la photo finale. Cette partie capitale terminée, c’est au tour des cafetiers de s’affronter autour d’un simple lancer de boules afin de définir celui qui aura l’honneur de servir le « GWIN BIAN » (petit vin), apéritif réunissant joyeusement champions du monde et perdants revanchards. La journée se termine autour du « GWIN BRAS » (grand vin) qui est devenu un banquet fort animé.

Et bien voilà, vous savez tout ou presque. Petite pensée pour Lucien Gourong, conteur de l’île de Groix qui vient de casser sa pipe. Allez, merci encore de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De tout, de rien…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du pendule de Foucault et de Qui veut gagner des millions réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 février 2021, 29è jour de Pluviôse dédié à la Chélidoine. La Grande Chélidoine (prononcer kelidwan) ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est Chelidoniumune plante de la famille des Papavéracées et la seule espèce du genre Chelidonium. On l’appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique passe pour éliminer les verrues. Mon aïeule la nommait herbe de sainte-Claire; je n’ai jamais su pourquoi. Selon Maurice Mésségué, le nom serait dû au fait que les hirondelles frottent les yeux de leurs petits avec des fragments de cette plante pour les ouvrir. Le latex caustique permettrait l’ouverture de l’ourlet de peau chez les petites hirondelles. La grande chélidoine était considérée depuis des temps reculés comme une plante tour de la Francemagique associée à la magie noire. Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande éclaire de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu’à présent cette herbe n’ait pas tenu toutes ses promesses. Le 17 février 1600, le philosophe Giordano Bruno est brûlé vif à Rome, sur le Campo des Fiori, après avoir passé huit ans dans les geôles de l’Inquisition… J’en ai parlé récemment. En France, avant la Première Guerre mondiale, le livre de lecture le plus lu et le plus célèbre de l’école laïque est intitulé : Le tour de la France par deux enfants. Il est signé par ses auteurs du pseudonyme G. Bruno. C’est un hommage discret au philosophe, victime de l’intolérance religieuse !

Bon, du tour de la France au tour du jardin, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

La grève des électeurs…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, Cyclamenbonjour ! Nous sommes le Mardi 16 février 2021, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen que les italiens nomment Pan porcino (pain de cochon) à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules. Cela n’a rien à voir mais, Ô miracle, Ô apothéose divine, on croit rêver… Il ne pleut pas aujourd’hui sur Brest; enfin, pas encore.

Si l’on en croit Wikipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu Mirbeau.jpe par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans  Le journal d’une femme de chambre  mis en scène par Bunuel.Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892… Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un auteur novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire.

 

Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa femme-de-chambrecontestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales. «Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par cette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeurs d’Octave Mirbeau.

La grève des électeurs, tiens, quelle drôle d’idée… Quoique ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des sciences occultes et des coups de pied du même nom réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 15 février 2021, 27è jour de Pluviôse dédié au noisetier et je m’aperçois qu’aujourd’hui, c’est la saint Claude… Chez nous on dit Glaode ou encore Goulven et comme disait Fernand Raynaud: vous allez voir comme les gens sont méchants… Voici comment Albert Le Grand présente la chose:

« Du Temps du Pape Vigilius & de l’Empereur Justinian I, l’an de salut 540, regnant en la Bretagne Armorique le Roy Hoël, dit le Faineant, II du nom, un certain personnage, nommé Glaudan, St Goulvenpassa la Mer, &, quittant la grande Bretagne (qu’à present on appelle Angleterre), vint, avec sa femme Gologuenn, aborder la coste de Leon, en la Bretagne Armorique : étans sortis du vaisseau, ils prirent leur chemin le long du rivage, & arriverent en la Paroisse de Ploüider, distant de deux lieuës de la ville de Lesneven,&, voulant passer outre, la nuit les surprit en la greve qui est entre ledit Ploüider & Plou-neour-trez, de façon qu’ils furent contraints de chercher à loger, cette nuit, en un Village situé és paluds de Brengorut, mais le Païsan à qui ils s’adresserent, voyant que c’estoient des étrangers pauvres & necessiteux, les refusa, de sorte qu’ils furent contraints de loger en un lieu, nommé alors Odena, où Gologuenn accoucha dun Fils.»

Vous constatez comme moi que le refus de l’autre, la xénophobie, la peur du migrant, tout cela n’a rien de nouveau et Claude et sa petite famille en firent les frais comme aujourd’hui Mohamed ou Mamadou. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.