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Le schmilblick peut-il tuer ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la cartomancie et du boudin aux pommes réunis, bonjour !                 En ce samedi 25 mai 2013, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je vous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et imageslaissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Je dois à mon aimable fiancée de déguster un non moins aimable single malt de la distillerie Tullibardine, millésimé 1993 et mis en bouteille en 2008. Le Tullibardine est situé dans le comté de Perth c’est à dire les Central-Highlands tout comme Dalwhinnie ou encore Aberfeldy.  Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

Mais, où en étions nous ? Ah oui, l’État français va donc acheter des drôles de drones pour surveiller et éliminer sans risques les méchants qui font rien qu’à nous embêter. C’est une espèce de genre de sorte d’avion miniature, très largement utilisé par les Etats-Unis et Israël. Le sénateur Lyndsey Graham vient de déclarer que predator-firing-missileces schmilblicks volants avaient déjà tué 4500 personnes (dont beaucoup d’innocents).    

 

Je ne suis pas sûr que cela fasse avancer la démocratie dans le monde… mais, ainsi que le pressentais Pierre DAC, c’est complexe :« Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les coeurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau…  »

Or donc, si parfois la géostratégie de la politique française vous échappe quelque peu et vous apparaît comme un piège abscon, n’en faites pas une maladie, une tisane de mélisse et ça ira beaucoup mieux ;

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un zozo peut-en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 24 mai 2013, c’est vous dire que les choses avancent grand train. C’est le cinquième jour de Prairial dédié au canard.

Dans l’actu..                                                                                                         Un Neuneu d’extrême droite se fait sauter le caisson dans une cathédrale et voici le ministre de l’intérieur et des coups de pied au culte qui rapplique… Mais attend, on va hitler-jugend-3où là ? A moins que, avant le remaniement, le challenge consiste à passer à la télé le plus souvent possible !  Je sais pas pour vous mais moi j’ai pas entendu la Boutin s’indigner et pourtant. Le suicide si je ne m’abuse est contraire au dogme et, sauf erreur de ma part, s’il à lieu dans un lieu consacré, cela relève de la profanation. Or, dans les rangs des jupes plissées et des carrés Hermès c’est le silence. Coincés entre leurs certitudes et leurs convictions aveugles, ils ne voient que le « geste politique » d’un militant d’une Europe blanche, il est vrai « naturellement » opposé au mariage pour tous. Ils feignent d’oublier que ce type se définissait comme un néo-païen identitaire, nostalgique d’une pseudo culture Germano-Celtique et qu’il conchiait à longueur d’ouvrages la chrétienté catholique apostolique et romaine. Mais l’Ankou, porteur de faux prend parfois des allures trompeuses…

Tout à fait autre chose…

Voici quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors » et qui lui aussi choisira sa propre fin.                                                                                                         Le 24 mai 1864, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de images-1journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres.

Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français DownloadedFilequi le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″.

Bon allez, c’est pas tout ça, les jardins de Keramoal réclament leur ration de tondeuses, sécateurs et autres râteaux. Portez vous bien et à demain peut-être.

Le roc à Bili…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le jeudi 23 mai 2013, troisième jour de Prairial dédié à imagesl’Angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort (région Poitou-Charentes chère à Ségolène) pour en faire les fruits confits que l’on retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Après les anges, les saints.

64912435_pEn Bretagne il est un saint que l’on nomme BILI fêté le 23 mai, et qui n’a rien à voir avec the kid… Néanmoins, Saint Bili (840-915) est un personnage qui mériterait d’être mieux connu. Il est originaire des environs de Redon. Alors qu’il était diacre à Aleth (St Malo), Bili a entrepris de rédiger une nouvelle vie de saint Malo. Il s’est inspiré d’une première vie de saint Malo endommagée (du début du IXe siècle) et des récits plus ou moins fantastiques des pèlerins. À la fin de son ouvrage, Bili raconte l’épisode des oies de Saint-Pol-de-Léon. Deux prêtres, l’un de St-Pol, l’autre de St-Malo, partirent chasser les oies dans les champs de Saint-Pol-de-Léon. Ils ne purent en attraper qu’en invoquant saint Malo. A la suite de cet événement, l’évêque Clotuuoion de St-Pol décida que saint Malo devait être fêté dans son évêché.

Avec Bili, il est possible qu’on touche du doigt l’origine du Tro Breiz cette procession qui se déroule sur les traces des sept saints fondateurs de la64912470_p Bretagne. Au Moyen-Age, le tour de Bretagne ou Tro Breiz désignait le pèlerinage en l’honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne. Le pèlerin allait s’incliner sur les tombeaux des évêques fondateurs: Brieuc et Malo dans leur ville, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon et Tugdual à Tréguier. C’est une sorte de voyage à la Mecque à la mode bretonne. La légende dit que tout Breton qui fait le Tro Breiz est certain de gagner le Paradis. Elle ne parle pas des 70 vierges ! Par contre, ceux qui ne le font pas de leur vivant devront le faire après leur mort en avançant chaque année de la longueur de leur cercueil ! Je tiens cela de mon aïeule qui ne manquait jamais de rajouter: L’éternité c’est long, surtout vers la fin…                                                                                     « Et voici que je marche vers les sanctuaires dans le pays du commencement, ce mien pays. Voici que je marche, grand bien me fasse. On est seul avec soi, au long des jours et des nuits sur la route, au long des chemins ruraux et des canaux et des sentiers. Je pélerine. » Xavier GRALL

Depuis quelques années la pérégrination reprend de plus belle, et pourtant, les 64912941_pvéritables créateurs de la Bretagne sont davantage la coopérative de Landerneau et Ouest-Eclair mais cela, c’est une autre histoire que je vous conterai un jour… Plus tard, Bili sera nommé évêque de Vannes. Dom Plaine rapporte dans sa vie de saint Malo (1885) qu’en tant qu’évêque de Vannes, Bili aurait incité un certain Menobred à aller récupérer les reliques de saint Malo restées en Saintonge. On pense que Bili a été tué par les Normands (et non pas par Pat Garrett) en 915 près du calvaire de la chapelle, ce qui en fait un évêque-martyr. A gauche, la chapelle de St Bili, la légende veut que le saint aurait marcher jusqu’ici la tête entre les mains après sa décapitation.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Et puis est venu SUN RA…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du jazzatao et de la zumbavotte réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 22 mai, troisième jour de Prairial dédié au trèfle.Depuis sa naissance, le jazz a toujours produit des personnalités dont la richesse, l’originalité, l’excentricité, le génie parfois, ne cessent d’étonner. SUN RA fait partie de celles là tant sa production (plus de 200 albums enregistrés) nous laisse quelquefois sans voix.

De la naissance de Sun Ra, on ne sait pas grand chose : on ne connaît d’ailleurs pas son vrai nom, Sonny Blount ? Hermann Sonny Blount ? Nul n’en est sûr… Hormis qu’il vit le jour dans le sud profond en Alabama, durant l’année 1914, un 22 mai. Il déclare53325050_p cependant n’être sur terre que par accident, sa planète d’origine étant Saturne ! Il fera pourtant ses premiers pas dans une carrière de musicien de jazz des plus classiques dans les années 50, où il joue dans divers big bands. Il y pratiquera tous les styles de musiques noires à la mode de l’époque (blues, boogie-woogie, swing, rhythm and blues, doowop). . Parallèlement, il crée son propre label : Saturn, créant le concept de musicien indépendant avant l’heure. Tiens,Sun song, un « truc » enregistré en 1956…

L’ Arkestra connaîtra de nombreux avatars (le « Solar Arkestra », le « Myth Science Arkestra », le « 21st Century Echoes Arkestra », l’Intergalactic Reasearch Arkestra, l’Astro Infinity Arkestra…) mais les membres sont quasiment indéboulonnables ; surtout le saxophoniste John Gilmore. L’œuvre de Sun Ra est protéiforme. Il aimait à mélanger science-fiction, reprises (remixes ?) d’œuvres populaires du jazz noir américain, ambiances exotiques étranges, séances de vaudou sonores. La présentation scénique était déjà très importante. J’ai eu la chance d’assister à un de ses concerts, c’était à Nantes, en 1970 je crois. Je dois dire que dans la salle flottait une étrange odeur qui n’avait rien à voir avec le tabac gris que je fumais à l’époque…

Sun Ra considérait son utilisation de l’électronique comme « accidentelle » (comme 53350292_pbeaucoup de choses dans son existence). Il pensait sa musique comme naturelle, utilisant les outils de son temps. C’est ainsi qu’il fut l’un des tout premiers musiciens de jazz à user d’instruments électroniques. Pianiste de formation, il aura tendance à essayer tous les appareils se rapprochant de près ou de loin à un piano. C’est donc en toute logique qu’il tentera l’expérience des premiers synthétiseurs.

Son exemple d’indépendance fut largement suivi par la suite dans le monde de la musique électronique. Sun Ra croyait beaucoup à l’existence de fantômes vivant parmi nous comme les autres êtres humains (il avait entendu dire que la mort aurait été bannie de notre planète il y a 3000 ans, les humains vivant autour de nous seraient donc des réincarnations, voire des fantômes). Au vu du nombre de musiciens actuels se disant fortement marqués, voir hantés par son œuvre, il avait sûrement raison… Là, j’ai essayé de photographier la pochette  de son 33t « Space is the place » de 1972 (bof).

Allez, merci de votre visite entre les colonnes des cénobites tranquilles qui vous abreuve chaque jour d’un billet d’humeur et d’humour (celui-ci est le 1463è). En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE


Amis du bas de laine et de l’armoire normande réunis, bonjour ! Mon petit calendrier républicain m’indique que le 21 mai, deuxième jour de Prairial, est64853403_p généralement dédié à l’Hémérocalle. Avouez que c’est une chance, Fabre d’Eglantine, l’un de ses inspirateurs, aurait pu choisir le pissenlit ou le coquelicot et bien non. Le choix s’est porté sur l’hémérocalle mais je serai bien ennuyé s’il fallait vous dire pourquoi. Outre le fait qu’il s’agit d’une très jolie fleur et que certains cuisiniers téméraires la mélangent à leurs salades, je n’ai pas la moindre idée de ce qui a présidé à un tel choix.

Le 21 mai 1871 à Paris débute ce que l’histoire retiendra sous le nom de semaine sanglante. Les Versaillais, après s’être emparé des forts, entrent dans luce_communeParis par la porte de Saint-Cloud. Une répression terrible commence. Les massacres et exécutions sommaires feront entre 20 000 et 35 000 morts. Le 28 mai 1871, au terme d’une Semaine sanglante, la Commune de Paris n’existe plus… Dix semaines plus tôt, le 18 mars, des Parisiens humiliés par la défaite de leur pays face aux Prussiens, s’en étaient pris aux troupes gouvernementales. Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, avait déserté sur le champ Paris pour Versailles. Un mouvement insurrectionnel improvisé avait alors assumé le pouvoir dans la capitale sous le nom de «Commune de Paris».

Mais dès la signature du traité de paix avec l’Allemagne, le 10 mai, Adolphe Thiers obtient de l’occupant prussien la libération anticipée de 60.000 soldats. Il lance aussitôt contre la capitale 130.000 hommes, dont les anciens prisonniers felix-vallotton-le-muret beaucoup des campagnards recrutés et formés à la hâte. L’assaut commence le 21 mai, dans le quartier du Point du Jour, à Boulogne. Les Versaillais ont en face d’eux une dizaine de milliers de fédérés déterminés. Ils doivent conquérir les barricades l’une après l’autre.( à droite émouvante gravure de Félix Valloton évoquant le mur des fédérés au père lachaise)

 

Les combats de rue feront au total 4.000 tués (877 du côté des troupes versaillaises). S’ajoutent à ce bilan les victimes de la répression car, à l’arrière, des liquidateurs tuent méthodiquement les suspects. Une vingtaine de «cours prévôtales» jugent hâtivement les hommes et les femmes pris les armes à la main et les font fusiller sur place. Les Communards ripostent en faisant fusiller imagesenviron 80 otages. Ils allument aussi des foyers d’incendie. Du fait de ceux-ci et des bombardements, plusieurs monuments illustres partent en fumée. Parmi eux le palais des Tuileries, l’Hôtel de Ville hérité de la Renaissance, le Palais-Royal et le palais d’Orsay… Le bilan total de la Semaine sanglante est d’environ 20.000 victimes, sans compter 38.000 arrestations. C’est à peu près autant que la guillotine sous la Révolution. À cela s’ajoutent les sanctions judiciaires. Les tribunaux prononceront jusqu’en 1877 un total d’environ 50.000 jugements. Il y aura quelques condamnations à mort et près de 10.000 déportations (parmi les déportées qui rejoindront les bagnes de Nouvelle-Calédonie figure une célèbre institutrice révolutionnaire, Louise Michel). L’amnistie (pardon et oubli) ne viendra qu’en 1879 et 1880. Sources

Allez, souviens toi, Nicolas, la Commune n’est pas morte. En attendant le temps de cerises, portez vous bien et à demain peut-être.

Les montagnards sont là…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des calendes grecques et du far breton (pléonasme) réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 20 mai 2013 qui correspond au premier jour de imagesPrairial du calendrier républicain. Ce jour était officiellement déclaré celui de la Luzerne. J’ai encore en tête ce 45t de Joe Dassin « Quand on s’aime dans la luzerne » (1970) mais ça c’est une autre histoire.                                                   Bon, force est de constater que les dames du calendrier républicain sont plus « gironde » que celles du calendrier Pirelli. En vérité, ce premier Prairial de l’an III restera une date de triste mémoire comme tant d’autres durant cette période agitée. Oyez l’histoire de ceux là que l’histoire désignera comme les derniers Montagnards.    

Exacerbée par la crise sociale, la famine et le chômage, exaltée par la répression et la persécution menées contre les militants sectionnaires à la suite des journées de germinal an III, une foule de femmes et images-2d’hommes envahit la salle de la Convention le 1er prairial an III (20 mai 1795) et réclame « du pain et la Constitution de 1793 » jamais appliquée. Quelques députés de la « Crête », la minorité montagnarde, appuient et organisent les revendications des insurgés. Mais Boissy d’Anglas alors président de la Convention résiste passivement aux injonctions et refuse de signer les décrets que les députés montagnards images-1lui présentent. Finalement, la Convention est délivrée dans la nuit par la garde nationale, et les insurgés se retirent sur des promesses qui ne seront jamais tenues. Quelques jours plus tard la répression judiciaire
se met en place, et six des députés montagnards ayant participé à l’insurrection sont condamnés à mort. Ces derniers se poignardent au sortir du tribunal : Romme, Goujon et Duquesnoy tombent morts, Bourbotte, Duroy et Soubrany seront achevés par la guillotine. Ce sont les « martyrs de prairial » ici représentés par Ronot presque un siècle plus tard. (1882). Sources: Pascal Dupuy – L’histoire par l’image.

Ce distinguo entre la Plaine et la Montagne ne date pourtant pas de la révolution française. On en trouve la trace dès l’antiquité et notamment dans cet ouvrage de Plutarque La vie de Solon: « les habitants de la 220px-Solonmontagne soutenaient avec force la démocratie, ceux de la plaine l’oligarchie ; les habitants de la côte formaient un troisième parti, favorable à une forme de gouvernement intermédiaire… ». Solon, n’était pas un Hobbit mais un législateur Athénien, il est considéré par beaucoup comme ayant instauré la démocratie; il fait partie des sept sages de la Grèce. Aujourd’hui, semble t-il, en politique, il est de bon ton de ne pas tenir ses promesses. Celles là même qui n’engagent que ceux qui les écoute disait Henri Queuille, (président du Conseil sous la IVè). Et ce cher vieux Machiavel ajoutait: Un prince bien avisé ne doit point accomplir sa promesse lorsque cet accomplissement lui serait nuisible, et que les raisons qui l’ont déterminé à promettre n’existent plus : tel est le précepte à donner.

En attendant qu’on rase gratis, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

 

ZANT ERWAN…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de quadrature du cercle et du carré de porc réunis, bonjour ! Nous sommes donc le dimanche 19 mai 2013, Zant Erwan evel just, mais c’est aussi, je sais que vous l’attendez, le 30 de Floréal, jour habituellement consacré à la houlette.(Le premier qui dit houlette russe est à l’amende).

La houlette donc est ce fameux baton de berger (pas le saucisson) appelé aussi crosse. D’ailleurs il est symbolisé par la crosse que porte les évêques pour rappeler qu’ils sont pâtres au milieu de leur troupeau. Ce qui a donné naissance au fameux cri de53216393_p rassemblement des anti mariage pour tous: « des pâtres, des pâtres, oui mais des… ». Dans les films Etatsuniens, lors des obsèques du héros, on entend souvent: « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Livre 19. Psaume 23:4). Etonnant non !                                                     C’est encore, et depuis plus longtemps, le Heq que porte Osiris accompagné du fouet. Expliquez moi pourquoi les républicains ont jugé bon de le mettre dans leur calendrier… Toujours est-il que l’expression est restée dans le langage populaire: Telle activité se déroule sous la houlette de… Mais, n’en profitez pas pour confondre l’égide et la houlette. Par exemple, l’intervention des occidentaux en Afghanistan s’est déroulée sous l’égide de l’ONU mais sous la houlette de l’OTAN.

Tiens, on me dit que c’était hier où avant-hier, la journée internationale contre 64795110_pl’homophobie (rien à voir avec la peur de la grande lessive). Belle occasion pour se souvenir de ce militant infatigable qu’était Daniel Guérin, lui qui ne s’est jamais trompé de combat. Il était né un 19 mai en 1904 à Paris. Je ne sais pas ce qu’il penserait de la toute nouvelle loi relative au mariage pour tous… Dédions lui ce poème de Verlaine:

 

J’allais par des chemins perfides,
Douloureusement incertain.
Vos chères mains furent mes guides.         DownloadedFile
Si pâle à l’horizon lointain
Luisait un faible espoir d’aurore ;
Votre regard fut le matin.
Nul bruit, sinon son pas sonore,
N’encourageait le voyageur.
Votre voix me dit :  » Marche encore !  »
Mon coeur craintif, mon sombre coeur
Pleurait, seul, sur la triste voie ;
L’amour, délicieux vainqueur,
Nous a réunis dans la joie.

 

Allez, passez un bon dimanche, et repassez demain, c’est ouvert tous les jours.

 

La Zumbavotte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsychose et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 18 mai 2013, 29è jour de Floréal dédié au Sénevé.  Si vous 392890_10151362560098807_1828419345_n-212x300n’avez pas encore bouclé votre programmation du wikande, n’hésitez plus et prenez la route de Douarnenez.

La Vie en Reuz.2. Douarnenez la festive récidive! Pour le temps d’un week-end, le reuz, cette fièvre locale qui se transmet par le sourire, le rire et le grand n’importe quoi,
envahit le port et les rues au son des musiques d’ici et de partout. Place aux comédiens, aux musiciens et à une armée de bénévoles prêts à porter haut les couleurs d’une culture subversive et populaire! Laissez-vous porter au son d’une musique grisante et entêtante qui saura vous faire voir… La Vie en Reuz! je glisse ici, à nouveau, l’explication de texte par Gérard Alle: « A Douarnenez, on aime faire la fête. La réputation de la cité sardinière n’est plus à faire… elle est FÊTE ! Et si la sardine fait la tête, se fait plus discrète, si les bateaux de pêche se font plus rares, si c’est le boulot qui trinque, plutôt que se morfondre, le Douarneniste préfèrera toujours lever le coude que baisser les bras… ».

 

 

Cette vidéo, qui fait le buzz sur les réseaux sociaux comme on dit, est là pour vous permettre de répéter avant la fête. La Zumbavotte fera le tube de l’été, c’est sûr. Tous les spectacles sont gratuits et tous publics.

Allez, à ce soir sur le port et à plus dans l’bus !

 

Les banksters se portent bien…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’hypallage* et du kouign amann réunis, bonjour !

Avez vous noté que nous sommes déjà le vendredi 17 mai 2013, 28è jour de Floréal et, je ne vous le cacherai pas plus longtemps, c’est le jour de la Buglosse… Plante herbacée de la famille des Boraginaceae ce qui, vous l’avouerez n’est pas commun. Cela fait partie des mystères du calendrierimages-1 républicain qui reste pour moi source d’émerveillement autant que les noms donnés aux figures de rhétorique tel l’hypallage. Les latins en étaient friands et Virgile en faisait fort usage. Mais des poètes modernes aussi, comme Prévert, à qui l’on doit: un vieillard en or avec une montre en deuil. Bel exemple d’hypallage qui consiste à attribuer à un mot ce qui convient à un autre.       Mais, revenons à notre Buglosse et écoutons ce qu’en dit La grande Marie sur l’excellent site Dllhad sul: » Les feuilles sont très consommées en Italie et en Irlande (et aussi en salade NDLR). Il ne faut pas hésiter à les cueillir : quand la tige est brisée, la plante trouve les moyens de se reproduire et de subsister et émet de nouvelles tiges. La racine, comme celle de la consoude, se régénère une fois coupée (attention donc si vous en plantez dans le jardin : elle peut devenir envahissante).
DownloadedFile-1On peut les manger crues, en salade, lorsqu’elles sont toutes jeunes, ou encore, en soupe ou comme des épinards. En faisant revenir un oignon et 3 ou 4 pommes de terre coupées en dés, puis, après avoir ajouté de l’eau, additionnée de 4 ou 5 poignées de buglosse, quelques feuilles de plantain, sel, poivre, et épices au choix. Au bout de 15 à 20 minutes, on mouline la soupe. Inutile de la laisser cuire trop longtemps : elle gardera ses nutriments. Le goût est très frais, très printanier. Les fleurs, comme celles de la bourrache, agrémenteront agréablement les salades, grâce à leur jolie couleur et à leur goût légèrement iodé. » On se croirait chez Madame dansmacuizine non ? Mais avant de passer à notre chronique « éco », écoutons Marc Ogeret interpréter cette magnifique chanson de Montéhus.

Les banksters se portent bien.

Nouvelle étape dans la réduction des effectifs de la Société Générale, qui avait déjà annoncé à l’automne 2011 la suppression de 880 postes ? La banque de la Défense pourrait en effet supprimer « plusieurs centaines » de postes en banquiers-banque-oudea-conseil-d-administration_155France d’ici à fin 2013, selon des sources syndicales citées par l’AFP. Selon l’une d’elles, lors d’une réunion avec les syndicats, la direction de la banque a évoqué « le regroupement de quatre pôles en deux » dans le quartier de la Défense, près de Paris, avec à la clef « un impact sur l’emploi de 600 à 700 postes supprimés ». Voici sans doute pourquoi, le montant de la rémunération variable de son P-DG, Frédéric Oudéa a augmenté de 75% en 2012 à 1,19 millions d’euros. Sa rémunération fixe elle, est restée à « seulement » un million d’euros. C’est Jérôme Kerviel qui doit se marrer…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

MARIA LACERDA DE MOURA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis républicains, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes aujourd’hui le jeudi 16 mai 2013, 27è jour de Floréal dédié à la Civette. Petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon.

Dans notre galerie de portraits, l’homme du jour est une femme.

J‘ai toujours eu un petit faible pour les brésiliennes, mais celle là, me plait particulièrement. Maria Lacerda de Moura poursuit des études à l’École Normale de Barbacena et devient enseignante en 1904. Politiquement, elle 53088442_padhère aux idées développées par les anarchistes et en particulier, celles défendues par Francisco Ferrer Guardia, libre-penseur et pédagogue libertaire. Comme lui, elle est convaincue de l’importance du rôle de l’éducation dans le développement des individus et souligne qu’en ce qui concerne les femmes, elle est un moyen de les affranchir du poids des traditions sociales et religieuses qu’elles subissent.

 

 

Elle s’engage alors dans la lutte contre l’illétrisme et œuvre pour faciliter l’accès des femmes au savoir. La création de La Ligue contre l’illettrisme constitue ainsi une concrétisation de son engagement dans ce domaine. En 1920, elle fonde à DownloadedFileRio de Janeiro une ligue pour l’émancipation intellectuelle des femmes qui revendique l’attribution du droit de vote aux femmes et elle est considérée comme l’une des pionnières du féminisme brésilien. Parallèlement à son engagement féministe, elle se consacre également à l’amélioration des conditions de vie des gens dans le besoin et combat en compagnie d’autres femmes pour permettre aux sans-abris d’avoir un accès au logement. Son combat féministe se révèle ainsi également humanitaire.

Elle s’installe à Sao Paulo en 1921 où elle écrit de nombreux articles dans la presse anarchiste brésilienne, argentine, uruguayenne et espagnole où elle dénonce l’oppression sexiste subie par les femmes quelle que soit leur condition 53088423_psociale. La sexualité de la femme est l’un de ses thèmes de prédilection dont elle aborde de front tous les aspects (virginité, plaisir, maternité…), ce que peu de femmes osaient alors faire au Brésil. Enfin, elle créé la revue Renaissance en 1923. Entre 1928 et 1937, elle rejoint une communauté agricole autogérée anarchiste à Guararema, composée d’anarchistes individualistes et d’exilés ou de déserteurs espagnols, français et italiens et elle considère que cette expérience correspond à la période la plus féconde de son activité intellectuelle. Cependant, sous la pression du gouvernement de Getúlio Vargas, la communauté doit être abandonnée. Maria Lacerda se réfugie alors à Rio de Janeiro, où elle termine sa vie en poursuivant son combat et ses travaux.

Allez, portez vous bien, vive la sociale et à bas la calotte.