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C’est l’heure de la tisane…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’aposiopèse et de l’huile de foie de morue réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 juillet 2019, deuxième jour de thermidor dédié au bouillon-blanc. Une des plus anciennes plantes médicinales connues des apothicaires, herboristes et autres phytothérapeutes. Lbouillon blances fleurs séchées de molène, c’est le nom de l’espèce, entrent dans la composition de la célèbre tisane des « quatre fleurs » utilisée de longue date et de nos jours encore en cas de refroidissement et de toux. Cette tisane n’a en fait des « quatre fleurs » que le nom car en réalité, elle en comprend sept, mélangées à parts égales : mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot, violette et bouillon-blanc. Le bouillon-blanc seul en infusion est également réputé pour résorber les petites irritations anales. Alors, ça vous chatouille ou ça vous grattouille ?

Le 20 juillet c’est aussi l’anniversaire de mon grand qui le fêtera là bas de l’autre côté de la Manche et à qui j’adresse tous mes vœux evel just… Il est né le même jour que Bony B. célèbre joueur d’harmonica et chanteur de blues qui a vu le jour en 1974 sous un arbre sacrée le Bagnan. Il passe ses premières années sous le régime de Pol Pot. C’est pas de bol ! Les initiés reconnaitront un morceau de Muddy Waters.

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un paysan bas-breton…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’ornithologie et de l’ortolan braisé réunis, bonjour ! Nous sommes bien le Vendredi 19 juillet 2019 qui correspond au 1er jour de Thermidor dédié à l’épeautre. Dans la première mouture du calendrier républicain ce mois là avait été nommé fervidor, du latin fervidus, homard Goutalbrûlant. Mais, allez savoir pourquoi, Fabre d’Églantine décida de le débaptiser sans autre forme de procès et sans même en informer la Convention. Thermidor a l’inconvénient d’introduire une expression d’origine grecque dans une nomenclature dont tous les autres termes sont latins. Ça c’est pour les puristes. Néanmoins, je retiens que c’est thermidor qui a vu la fin de Robespierre et du même coup de la terreur. La fièvre révolutionnaire eut-elle été moins sanguinaire si Fabre avait conservé le nom de fervidor ? Et si le nez de Cléopâtre, et si ma tante… Oui bon, on finirait par chercher l’épeautre dans l’œil du voisin. Vous, je ne sais pas mais, personnellement, ce que j’apprécie dans thermidor, c’est le homard, un peu comme de Rugy…

Un peu de lecture pour l’été…

Voici l’histoire d’un drôle de  paroissien qui nous a laissé des textes époustouflants sur la condition paysanne de ce 19ème siècle. Jean-Marie Déguignet, né le 19 juillet 1834 à Guengat (29), est issu d’une famille de condition très modeste. Celle-ci subit de plein fouet la misère Memoires_paysan_bas_breton-Deguignet-203x300engendrée par l’épidémie de mildiou des années 1845 et 46 – celle qui provoqua l’émigration des Irlandais. Il devint donc mendiant. Après cette crise, il parvint à se faire engager dans plusieurs fermes comme vacher, notamment à la ferme-école d’agriculture de Kermahonnet en Kerfeunteun. Récupérant des feuilles oubliées par des élèves, il apprend à écrire et lire le français par lui-même. En 1854, il s’engagea dans l’armée de Napoléon III. Il y restera 14 ans. Il participa à la guerre de Crimée, à la campagne d’Italie, à la soumission de la Kabylie en Algérie, ainsi qu’à l’expédition du Mexique. Lors de ces campagnes il apprit l’italien et l’espagnol, aidé en cela par ses connaissances en latin acquises au catéchisme.

Revenu en Bretagne, il sera tenancier d’un débit de boisson. Sa femme mourut alors dans un delirium tremens, et il abandonna ce commerce. Il obtint ensuite une licence pour être débitant de tabac à Pluguffan. Mais en butte à l’opposition du curé qui incitait depuis sa chaire au boycott 220px-Deguignetde son commerce, car Déguignet était ouvertement anticlérical, il dut quitter la commune au bout de quelques années. Retombé dans la misère, il passera ses dernières années à Quimper où il fréquentait la bibliothèque municipale pour y lire les journaux républicains. Il rédigea même sa vie par deux fois, car il en avait vendu le premier manuscrit à Anatole Le Braz et cru que ce dernier avait voulu faire disparaître son témoignage. Il fut retrouvé mort à la porte de l’hospice de Quimper, le matin du 29 août 1905. Si l’occasion vous en est donnée, jetez vous sur un de ses textes, vous ne regretterez pas le voyage.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Jouez hautbois, résonnez musettes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du petit patrimoine et du riz au lait réunis, bonjour ! Chalemies+09Nous sommes le Jeudi 18 Juillet 2019 c’est à dire le 30 de messidor et c’est le jour de la chalemie. Il s’agit d’un ancêtre de la bombarde et du hautbois que l’on jouait généralement accompagné d’une cornemuse. Allez, résonnez musettes!

Tout à fait autre chose.

Le 18 juillet 1881, naissance de Jules Sellenet dit Francis Boudoux, à Saint-Étienne. Militant anarchiste, antimilitariste et anarcho-syndicaliste français. En août 1904, il déserte de son régiment et, munis des papiers d’un compagnon, change d’identité. Ouvrier du fer et secrétaire du syndicat de Longwy, il prend part à la grève d’août 1905. Membre de « l’Association Internationale Antimilitariste », il est arrêté en novembre 1905 comme déserteur. Libéré, il boudoux_jsregagne l’Est de la France où il sera condamné à plusieurs reprises pour des « délits » liés aux conflits du travail. En 1910, le syndicat des ouvriers métallurgistes d’Auboué, dont il était le secrétaire, le dénonce comme agent provocateur au service d’un maître des forges. Cette accusation ( sans doute calomnieuse) pour le moins étonnante, sera reprise après-guerre par les communistes. Mobilisé durant le conflit de 14-18, il reprend ensuite son militantisme syndical et anarchiste. Le 11 janvier 1924, salle de la Grange-aux-Belles, à Paris, il est blessé lors d’un meeting qui se termine en bagarre entre anarcho-syndicalistes et communistes (deux anarchistes y trouveront la mort, tués par balles). En 1926, il est aux côtés de Pierre Besnard, le fondateur de la C.G.T- S.R (syndicaliste révolutionnaire) dont il devient secrétaire de la Fédération du bâtiment. En 1936, il se rend en Espagne combattre dans les rangs de la Colonne Durruti. Il meurt à Argenteuil (Ile de France), le 17 mars 1941. Sources: Ephéméride Anarchiste.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Etrange fruit…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 juillet 2019, 29è jour de Messidor dédié au Blé.
 

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie Holiday, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur… Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de lester-billieviolences. Elle découvre aussi les boites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de Harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.

C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, métaphore du lynchage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En strange-fruits1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hôpital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale. Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came. Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse ». Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Vingt dieux, la belle église…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour ! Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui sied à ce blogue, commençons par une histoire de gourgane-4-300x198vesces. Eh oui, nous sommes le Mardi 16 juillet 2019, 28è jour de Messidor que Fabre d’Églantine avait imaginé consacrer à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légumineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois. Étonnant, non !

Un peu d’histoire.

Le concordat de 1801 est signé le 26 messidor an IX à minuit entre Joseph Bonaparte, frère du Premier consul Napoléon Bonaparte et le cardinal Consalvi, secrétaire d’État et représentant du pape Pie VII. Ce Concordat, en créant des relations officielles entre l’État français et la papauté, nécessite une réorganisation de la hiérarchie catholique en France. En Alsace et en Moselle le régime concordataire est toujours en vigueur : un avis du Conseil d’État du 24 janvier 1925 déclare que la loi du 18 germinal an X est toujours en vigueur. En effet, la loi de  66796_concordat-alsace-eglise-napoleonséparation des Églises et de l’État de 1905, mettant fin au concordat de 1801, a été votée alors que ces régions étaient rattachées à l’Allemagne (à la suite du Traité de Francfort de mai 1871). Concrètement, la loi de séparation de 1905 n’est pas appliquée en Alsace-Moselle et les quatre cultes catholique, luthérien, réformé et juif y bénéficient d’un statut officiel. Prêtres et laïcs en mission, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef de l’État. De fait, l’Élysée suit désormais le souhait du Saint-Siège. Le président de l’Église protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine (EPCAAL), dont le nom est proposé par un vote du consistoire supérieur de cette Église, est lui aussi nommé par l’État. Les membres laïcs élus des consistoires israélites des trois départements doivent avoir l’agrément du Premier ministre.

Le régime concordataire français a été contesté à plusieurs reprises. Cela a été le cas notamment en 1924 par le Cartel des gauches, mais les Alsaciens et Mosellans se sont alors mobilisés pour le conserver. Les partis de gauche avaient inscrit l’abolition du régime particulier de l’Alsace-Lorraine dans leur programme jusque dans les années 1970, mais y ont renoncé ensuite. En 2006, le député de Moselle François concordat -2-Grosdidier soumet une proposition de loi qui vise à le maintenir tout en y intégrant le culte musulman (ben alors !). La demande de son abolition refait surface en 2011, quand une sénatrice du Parti de gauche, revient sur le sujet en marge du débat sur la laïcité mis en place par l’UMP. En attendant: En Alsace-Moselle, le régime concordataire reconnaît et organise les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite. Seules ces religions, reconnues par l’État, peuvent bénéficier du régime concordataire. Les dispositions prévues concernent notamment : L’enseignement religieux du primaire au lycée. La rémunération des ministres des quatre cultes reconnus est prise en charge par l’État.

A part cela, nous vivons dans une république laïque sous le régime de la séparation des églises et de l’État. Allez, oubliez cela, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Godin, à un poêle près…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pataphysique et du riz créole réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 15 juillet 2019 qui correspond au 27è jour de messidor dédié à l’ail. Plante pour le moins miraculeuse qui faisait dire à mon aïeule:qui a de l’ail dans son jardin, n’a point besoin de médecin ! Vous voilà informés…

Le 15 Juillet 1840, Jean-Baptiste André Godin, obtient le brevet de fabrication d’un poêle à charbon en fonte de fer. Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste. Penseur Godin -G-socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ses théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant. Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil.

 

Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles). Il comptera jusqu’à 500 logements, et regroupera progressivement autour de l’usine: « nourricerie et pouponnat », économat, théâtre et écoles, buanderie. L’entreprise compte 900 employés en 1867. En 1871, familistèredevenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions Sociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits. Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968. Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Voila pour ce lundi de la mi-juillet; en attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Clifford Harper…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la métalinguistique et du catalogue de la Redoute réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 13 juillet 2019, 25è jour de Messidor dédié à la pintade, décrite par Jules Renard comme la « bossue de la cour au crâne chauve et à la queue basse » qui « ne rêve que plaies à cause de sa bosse ». Cela vous évoque quelqu’un ? On dit que la pintade cacabe ou qu’elle criaille. Par contre, mon encyclopédie ne précise pas si elle fut secrétaire d’État …

Tout à fait autre chose.

Le 13 juillet 1949, naissance de Clifford HARPER à Chiswick (Ouest de Londres). Artiste illustrateur et militant anarchiste. Expulsé de l’école à 13 ans, il est placé à 14 ans et effectue divers travaux qu’il qualifie lui-même de serviles. Activiste dans les squatts de Londres durant les années soixante, il devient progressivement un artiste illustrateur salonlivreanarchiste2019-640x395autodidacte engagé qui va s’imposer par la qualité et la quantité de ses réalisations, qui vont illustrer la presse radicale alternative et en particulier la presse anarchiste anglaise et internationale. Il est alors fortement influencé par les dessinateurs et illustrateurs comme Eric Gill et Frans Masereel. En 1974, il publie l’anthologie d’affiches et dessins « Radical Technologie » puis en 1978, le livre « Class War Comix ». En 1984 est publié « The Education Of Desire » puis en 1987 « Anarchy, A Grafic Guide », ce qui ne l’empêche par de poursuivre son militantisme en travaillant à l’organisation du « Anarchist Bookfair » salon annuel du livre anarchiste.

Remarqué pour la qualité de son œuvre, il va alors travailler pour la presse nationale et en particulier « ThIllustration-by-Clifford--007e Guardian » et éditera en 2003 une anthologie des dessins parus « Country Diary ». A citer également « Visions of Poesy – an Anthology of Anarchist Poetry » édité par Dennis Gould et Freedom Press en 1990. Une exposition de ses dessins « Graphic Anarchy » a eu lieu au Newsroom Gallery de Londres en avril mai 2003. En avril 2006, il est victime d’une attaque cardiaque et depuis, il se ménage et apparaît moins souvent en public.

Allez, bel été à tous, rendez-vous au bal des pompiers, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cow cow boogie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la philologie et de la sardine grillée réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 Juillet 2019, c’est le 24è jour de messidor qui était dédié à l’orcanette; jolie plante des rivages méditerranéens dont la racine rouge était autrefois utilisée pour fabriquer de la teinture. ParToreille (66) - 16/04/2008 ici, on fête saint Menou qui fut évêque de Quimper au septième siècle (et peut-être au septième ciel…) et qui a laissé son nom à la commune de Saint-Menoux, non loin de Moulin. Son tombeau est appelé le débredinoire (de « bredin » simple d’esprit en patois bourbonnais), car ce saint est réputé soigner les maux de tête et guérir les bredins. »

Allez, retour au Jazz et au saxo. 12 juillet: Anniversaire de la mort de Benny Carter. Dans les vieux 33t, on trouve encore l’orthographe BeBennie Carternnie Carter. Ce natif de New-York était un génial touche à tout: trompettiste, saxophoniste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre. Il a été un des grands du Jazz des années trente jusqu’à 1990. Il est mort en 2003 à Los Angelès. Benny  Carter a passé son enfance à Harlem en compagnie de Duke Ellington et de Bubber Miley auprès de qui il a appris la trompette. Quand il comprit qu’il ne jouerait jamais aussi bien que lui, il troqua sa trompette pour un saxophone.

A 15 ans, il enregistre son premier disque (1927), un an plus tard il crée son propre big band. En 1935 il part pour l’Europe et devient l’arrangeur de l’orchestre de danse de benny carter cosmopolitela BBC. Entre Europe et États Unis, il va jouer, chanter et composer jusqu’à ses 90 ans. Il travaille pour les plus grands, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Louis Armstrong. Son plus grand succès a sans doute été: Cow Cow Boogie. Il reste un des premiers noirs à avoir écrit de la musique de film. Il a beaucoup inspiré Quincy Jones quand celui-ci a commencé à écrire pour le cinéma et la télévision.

Allez, bel été à tous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dansons la Ravachole…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la libre circulation et du ragoût de mouton réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 11 juillet 2019 et le maillot jaune du tour de France est porté par un français, cocorico ! C’est le 23è jour de messidor dédié au haricot ce qui bien entendu n’a aucun rapport avec ce qui précède pas plus qu’avec ce qui suit.

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Je dis cela à l’attention de l’agent des renseignements généraux (aujourd’hui on dit SCRT) chargé de réaliser RavacholEtGendarmes-221x300les fiches «S»; Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque. Le 11 juillet 1892, mort de François Koenigstein, dit Ravachol (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison. Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région.

Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au Ravachol_Charles_Maurin.jpg-207x300restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin. Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.  

Et bien voilà, après cela vous pouvez participer à « questions pour un champion ». En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pissarro-ci, Pissarro-là…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’Alsace-lorraine et du munster au cumin réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 juillet 2019, 22è jour de messidor dédié au cumin; alors, sortez le munster et le Gewurtz la matinée va être longue! 10 juillet, 10 juillet, ça me dit quelque chose, ah oui, c’est l’anniversaire de mon cadet. Y’en a un du 10 et l’autre du 20 et tous les ans c’est la même histoire pour se souvenir de l’ordre. Vous vous souvenez du prénom d’Alzheimer vous ?

C’est aussi l’anniversaire du jour de la naissance de Camille Pissarro. Peintre de talent de l’école impressionniste et anarchiste de convictions. Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l’ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il 1900c+Camille+Pissarro+by+Frederick+Hollyer+2expose au « Salon des Refusés ». Durant la guerre de 1870, il se réfugie en Angleterre, mais il est contraint d’abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu’incompréhensions). En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d’anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. Mais après l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus.

Pissarro partage avec l’avant-garde littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle l’esprit de pitié, de générosité et de révolte sociales, la mal-pensance, pour l’époque… Il n’en laisse passer que des traces discrètes pissaro- turpitudesdans ses paysages, ruraux et urbains. Mais en novembre – décembre 1889, dans le secret, il compose vingt-huit dessins à la plume sur le thème du malheur des pauvres et de la cupidité indifférente des nantis : Turpitudes sociales. Restés inconnus jusqu’en 1972 et conservés à Genève dans la collection Jean Bonna. Lecteur de Kropotkine et de Jean Grave, ami de Mirbeau et de Fénéon, Pissarro se fait ici le continuateur de Daumier, et se rapproche de Steinlen, Vallotton, Luce, comme du Zola de L’Assommoir. De retour en France, il participe à la parution des « temps nouveaux », et s’engage contre l’antisémitisme lors de « l’affaire Dreyfus ».

Bref, encore un sacré bonhomme; allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.