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La Commune n’est pas morte…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du stoïcisme et de la médecine par les plantes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi vingt-deux Janvier 2020 c’est à dire le 3è jour de Pluviôse, cinquième mois du calendrier républicain français. Pour les puristes, Fragonje précise que Le décret du 4 frimaire an II orthographiait le nom du mois « pluviose », sans accent circonflexe. Ce jour était dédié au fragon, bien connu dans nos campagnes sous le nom de Petit-houx. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. Pluviôse évoque toujours pour moi ce proverbe qu’utilisait mon aïeule: Glav da Sul, glav da Lun, Ha glav e-pad ar sizhun ( Pluie le dimanche, pluie le lundi, et pluie toute la semaine.) Cela ne devait pas s’appliquer à la Bretagne…

Tiens, à propos de Bretagne; dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaireTrochu-200x300 parisien ( prémisses de la Commune) pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec et dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre château de Trévarez) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent.

C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Et c’est encore un 22 Janvier, en 1905, qu’eurent lieu enterrement ses funérailles (ici à gauche, une eau- forte de Albert Peters-Desteract) elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. Le pouvoir était alors entre les mains du trop centerrement-de-Louise-300x237élèbre général breton Trochu.  Il fut vite remplacé par Thiers qui deviendra le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Pour Trochu : « la fin, c’est l’ordre, l’ordre seul, qui se résume en trois mots: Famille, Propriété, Religion. Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Vladimir, Georges, Erwann et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la chirurgie ambulatoire et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour ! Ce Mardi 21 janvier 2020 correspond au deuxième jour de sant-erwann-680x680-300x300pluviôse dans notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, ce qui, en temps ordinaire, m’aurait conduit à m’en faire couler une petite. Pourquoi pas une Sant Erwann tiens; c’est une bière de haute fermentation produite par la Brasserie de Bretagne à Tregunc (29). C’est une bière de caractère, assez alcoolisée, composée de sept céréales : orge, blé, avoine, blé noir, épeautre, millet et seigle (cela est souligné par le slogan sur l’étiquette : 7 siècles, 7 céréales, 7 degrés). Pour les connaisseurs, L’IPA ( India Pale Ale ) est un style de bière d’origine anglaise de fermentation haute. Elle a pour caractéristique de contenir plus d’alcool et de houblon qu’une ale classique. De fait, c’est donc un style qui amène des bières possédant une amertume prononcée.

La vie s’emploie chaque jour à nous proposer des coïncidences parfois drôles, quelquefois dramatiques et toujours surprenantes. Tenez, à priori, quoi de commun entre ces deux hommes: Vladimir Ilitch OulianLenine-haranguant-189x300ov qui fut relégué par la police du Tsar en Sibérie, au bord de la Léna (d’où le surnom Lénine par lequel il se fera dès lors appeler). Et, Eric Arthur Blair qui se fera appeler George Orwell, né d’un père fonctionnaire en charge du commerce de l’opium aux Indes. Et bien, tous deux sont décédés un 21 Janvier et, plus le premier raffermissait le communisme à la mode soviétique, plus le second s’en éloignait. La « Révolution d’Octobre » débouche sur le pouvoir sans partage des bolcheviques (le nom venant de большинство, bolchinstvo, qui signifie « majorité », par opposition aux mencheviks du russe : меньшинство, menchinstvo, « minorité »). Le Bolchevisme deviendra le soviétisme et celui-ci cédera la place au Stalinisme, vous connaissez la suite.

De son côté, le jeune Blair découvre très tôt la nécessité de s’engager. Après des études au collège d’Eton, où il découvre le militantisme, il s’engage comme sergent en Birmanie puis vit de petits boulots à Paris et Londres. Il va se battre en Espagne dès 1936 aux côtés des communistes dissidents du POUM, il prend conscience de la nature CVT_Orwell-anarchiste-Tory_4612-187x300totalitaire du communisme à la mode soviet à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges (j’ai les noms…). À la veille de la seconde guerre mondiale, il est réformé suite à une blessure à la gorge et devient reporter. C’est ainsi qu’il publie en 1945 un petit roman parodique: la Ferme des Animaux. Il s’agit d’une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme, à l’instigation des cochons, et la manière dont ces derniers s’arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes : « Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres…» En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d’un chef omniprésent, « Big Brother » et chacun de reconnaître le petit père du peuple dans le grand frère du roman – Staline. L’autorité s’exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue.

Etonnant, non ! Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être

La gavotte romaine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des stances à Marquise et du maquereau à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 20 janviedaphne-du-maurierr 2020 et, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Daphné du laurier ne doit pas non plus (même dans les diners en ville) être confondu avec Daphne du maurier, la célèbre romancière à qui nous devons Les oiseaux, mais aussi et peut-être surtout Rebecca magistralement adapté au cinéma par Hitchcock himself… Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor.

Tiens, à ce propos, je constate qu’aujourd’hui c’est la saint Tarieg (oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici). Il naquit en Bretagne (Vè siècle) il en devint évêque après avoir suivi l’enseignement de Gweltaz. Il est le patron de la commune de Lannilis (29) et a laissé son nom à l’île Tariec. Enfin, c’est une île à la mode de Brile-tariegetagne, on s’y rend à pied à marée basse.  A l’Ouest de l’île, on remarque un petit menhir, sans doute vestige d’un culte solaire. Lorsqu’on pose le menton sur le menhir, on peut voir le soleil se lever le matin du solstice d’été  exactement entre les pieds du dolmen de Guernevez, situé sur le continent. Pour ceux qui ne connaisse pas bien le coin; nous sommes en plein pays des abers entre l’aber Wrac’h et l’aber Benoist.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Gerry Mulligan, le roi du CooGerry Mulligan-G-l jazz. Il ne se passe pas un jour sans que le programmateur de Radio-Neptune sur Brest (classique le jour, Jazz la nuit) ne le mette à  l’antenne. Dans le début des années 50, Gerry Mulligan joue dans un quartette sans piano. Il est accompagné par le trompettiste Chet Baker. Non mais, vous imaginez cela: vous êtes au fond d’une cave à St-Germain; on y voit pas grand chose à cause de la fumée de cigarettes, le whisky n’est vraiment pas terrible mais, devant vous sur une petite estrade, Chet Baker et Gerry Mulligan. Un truc de ouf comme dit l’autre.

Allez, merci d’être passé, je m’aperçois que je n’ai pas entré assez de bois; j’y retourne. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

la griffe du Diable…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la libre pensée et de la caille aux raisins réunies, bonjour! Nous sommes le Samedi 18 janvier 2020, 29è jour de nivôse dédié au Mercure. Et les bas-bretons armoricains vont fêter les Gwendal.

Gwennhaël (puisque c’est là l’origine de ce prénom), né au commencement du VIème siècle, succéda en 532 à Gwennolé comme abbé de l’abbaye de Landévennec. Ce nom, dont la forme originelle Uuinhael revient à plusieurs reprises dans le cartulaire de Redon est gouache-anonyme-300x230composé en vieux breton des qualificatifs uuin, « sacré, béni » et hael « noble, généreux ». Par fausse régression, ce nom a évolué en vendal dans plusieurs lieux-dits : Kervendal, noté anciennement Kervennal, et dans Saint-Guendal, nom d’une chapelle en Douarnenez noté Saint Guenel en 1691 (ci-contre une gouache de belle facture dont l’auteur restera à jamais inconnu). Pour la trouver (la chapelle, pas la gouache), il faut aller en direction de Confort-Meilars par la D 785. Elle se niche sur la gauche à environ 1 km après la sortie de Pouldavid (29).

On y trouve une fontaine qui aurait le pouvoir de guérir de la goutte et des rhumatismes ( en breton gwendré) et, plus largement, tous les maux qui entravent la marche. Encore aujourd’hui, et particulièrement le Douarn-st-Vendal-300x214jour du pardon, des personnes s’aspergent les membres en souffrance de l’eau de la fontaine. Le  pardon de St Vendal était très prisé surtout des bigoudens qui venaient nombreux même si les conditions étaient difficiles : le pardon était appelé « pardon va e kostez » en raison de la configuration du terrain. Certains l’appelaient aussi « pardon an dud affliged ». Le pardon de Saint-Vendal est le tout dernier de l’année, il marque traditionnellement la fin des travaux agricoles. « On l’appelait aussi le pardon des châtaignes », et en bande, on s’y rendait à vélo. Mais, attention, on dit que le diable n’est jamais loin; d’ailleurs, on y trougriffe du diableve cette étrange fleur (en vérité un champignon) que les autochtones nomment la griffe du diable et les scientifiques:  « Anthurus d’Archer ». De quoi créer une foule de légendes et de superstitions.Quant au prénom Gwendal, qui jouit d’une vogue certaine, il apparaît donc comme une forme évoluée et populaire de Gwenhael.   Largement répandu de nos jours, le succès de ce prénom est sans doute à mettre au crédit du célèbre groupe musical du même nom.

Bon, ben, je crois que j’ai tout dit, allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sans tentation, point de vertu !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 17 janvier 2020, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).

Aujourd’hui, nous célébrons (ou pas) Antoine. Attention, Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sst-Antoine-Dait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations… La vie de saint Antoine et ses tentations ont inspiré de nombreux artistes, notamment Jérôme Bosch, Pieter Bruegel,  Max Ernst, Matthias Grünewald, Diego Vélasquez et Dali dont on voit un extrait ci-dessous: La toile fut réalisée en 1946 à New York. Dali s’était alors rapproché du cinéma et réalisa cette œuvre lors d’un concours organisé pour une adaptation cinématographique du roman de Guy de Maupassant, Bel-Ami. Le concours fut remporté par Max Ernst et la toile de Dali ne fut pas acceptée. Gustave Flaubert lui a également consacré un récit (La Tentation de saint Antoine). Les artistes ont aussi souvent représenté sa rencontre avec Paul de Thèbes, peu de temps avant la mort des deux ermites (cathédrale de ChartDALI-300x199res). De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVe siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. Étonnant, non !

Allez, encore merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mourir pour des idées…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la vérité historique et du vin de paille réunis, bonjour ! Nous le cenobite face à son claviersommes le Jeudi 16 janvier 2020, 27è jour de Nivôse, dédié au Plomb et vous me faites l’amitié de jeter un œil sur le billet quotidien des « cénobites tranquilles ». C’est le 4605è de la série et, comme vous, 554 875 autres visiteurs ont bien voulu s’y attarder un moment. Je ne dirais jamais assez l’indicible bonheur que cela me procure fusse au péril de ma modestie légendaire. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes…

Un demi siècle s’est écoulé depuis ce 16 janvier 1969, lorsque, en haut de la place Venceslas, à Prague, l’étudiant en histoire de la faculté de Lettres, Jan Palach, âgé alors de 21 ans, s’est immolé par le feu en signe de protestation contre l’invasion de lJan-Palacha Tchécoslovaquie par l’armée soviétique.Trois jours plus tard il succombait à ses brûlures. Ses obsèques, le 25 janvier, se transformèrent en une manifestation pour la liberté. Les chars soviétiques avaient envahi Prague pour mettre un terme à la politique de réforme menée par Alexander Dubcëk. Il aura fallu attendre encore vingt ans pour voir s’effondrer un système qui aura trahi ses propres valeurs pour se transformer en dictature bureaucratique.

Les hasards de la vie, ont voulu que je me trouve à Prague à cette époque et que, un an plus tôt je rencontre ce jeune étudiant. Il s’était évertué à m’éclairer sur la vraie figure du stalinisme et sur la signification de l’expression: socialisme à visage humain. En janvier 1989, le 20e anniversaire de la mort de Jan Palach provoqua une semaine chute-mur-berlind’importantes manifestations contre le régime communiste, appelée « Semaine de Palach ». Le 16 février, l’auteur dramatique Václav Havel, un des dirigeants du mouvement de la Charte 77, est arrêté par la police pour avoir voulu déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de Jan Palach. Le 20 février suivant il est condamné pour ce geste à neuf mois de prison ferme. Il deviendra président de la République Tchèque en 1993.  Le 9 novembre 1989, le gouvernement de la RDA déclare que le passage vers l’ouest est autorisé. Le même jour, des milliers de personnes se rassemblent aux points de contrôle pour pouvoir passer de l’autre côté et personne ne pourra les arrêter; le mur vient de tomber !

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A l’origine du Gwenn-ha-du…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la métaphore et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 15 janvier 2020, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain.

Depuis quelques temps, les couloirs des réseaux sociaux bruissent d’une rumeur qui fait causer dans le Landerneau internetique: Un emoji drapeau breton sera bientôt gwen ha dudisponible! L’occasion est trop belle pour se priver d’une piqure de rappel. D’où vient ce drapeau breton  incontournable quelque soit l’évènement télévisé auquel on assiste: foot, cyclisme, festival, manifs… Le premier Gwenn-ha-Du est créé entre 1923 et 1925 par Morvan Marchal, architecte et militant nationaliste breton, premier directeur du journal Breiz Atao (Bretagne toujours) d’inspiration pan-germaniste. Ce drapeau a donc été dessiné au début du XXe siècle seulement. On pourrait penser qu’il s’est inspiré du drapeau américain et, c’est bien le cas. Mais pas que! Il s’est inspiré également du blasdrapeau bretonon de Rennes. Les bretons l’ont appelé le Gwenn-Ha-Du : littéralement « Blanc et Noir ». C’est la bannière herminée ! Les bandes du drapeau américain représentaient les 13 états unis à l’origine. Pour le drapeau breton, les 9 bandes du drapeau breton représentent les 9 anciens évêchés : les quatre bandes blanches pour la Bretagne bretonnante ou Breiz – les cinq bandes noires pour la Bretagne gallaise ou Bertaèyn.

 

Les hermines constituent l’héritage du duché de Bretagne. L’hermine était aux ducs de Bretagne ce que la fleur de lys était aux rois de France. Il en va de même pour le soi-disant hymne national crée par le barde Jaffrenou dit Taldir, à partir d’un chant gallois. Le « Bro Goz ma zadou » fut proclamé chant national par les maurrassiens dePavillon_de_Nantes_(20è_siècle).svg l’Union Régionaliste Bretonne à leur congrès de 1904. On peut donc affirmer, sans pour autant vouloir polémiquer, que, le gwenn-ha-du est un drapeau créé par une organisation raciste qui opérait une jonction avec les pangermanistes et les nazis; raison pour laquelle il fut interdit à la libération. Historiquement le drapeau breton c’est la croix noire sur fond blanc. Cet emblème fut adopté  en 1236-1237 quand Pierre Mauclerc fut pressenti par le pape Grégoire IX comme chef de la future croisade. Croix noire que l’on retrouve d’ailleurs sur le blason de la ville de Nantes.

Et voila pourquoi votre sœur est muette… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mujeres libres…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Nous sommesChat-pitre le Mardi 14 janvier 2020, 25è jour de Nivôse dédié au Chat comme ceux de Siné que je collectionne avidement. Profitant du jour anniversaire de sa disparition, voici le portrait rapide d’une militante que nous allons accrocher aux cimaises de notre galerie. Le 14 janvier 1994, mort de Federica Montseny, à Toulouse. C’est une des grandes figures de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme espagnol (elle fut l’amie de Durruti), et qui fut un temps ministre de la Santé pendant la guerre civile.

Elle est née le 12 février 1905 à Madrid. Fille des anarchistes Catalans Joan Montseny (Federico Urales)  et Teresa Mané (Soledad Gustavo) , fondateurs de la « Revista Blanca » (en 1898), Federica milite très jeune montseny-227x300à la C.N.T. . Avec son père, elle fait reparaître à partir de 1923 « La Revista Blanca », puis une nouvelle publication qui deviendra mensuelle « La Novela Ideal » (Le roman idéal) : romans de propagande libertaire, parlant d’antimilitarisme, d’entraide, d’amour libre, etc.). En 1930, elle se lie au compagnon Germinal Esgleas (ça ne s’invente pas). En 1936, elle est au comité régional de la C.N.T., et au comité péninsulaire de la F.A.I.. Elle participera au nouveau gouvernement républicain avec trois autres membres de la C.N.T (cette participation d’anarchistes au gouvernement sera largement controversée). En tant que Ministre de la santé, elle fera voter une loi légalisant l’avortement.

Federica Montseny est donc la première femme ministre d’Europe Occidentale. La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour enfants et personnes âgées, de centres de formation pour femmes, notamment pour aider les prostituées à se libérer de leur milieu. A la fin de la guerre, elle est contrainte à l’exil en France, et connaîtra les prisons novela_libre-221x300françaises avec son compagnon Germinal. En effet, comme des milliers d’autres espagnol(e)s, elle doit fuir en France à la fin de la guerre, où elle est persécutée par la police nazie et franquiste qui réclament son extradition, refusée par les autorités françaises. Elle vit en liberté surveillée jusqu’à la libération. Installée à Toulouse, elle continue de travailler pour ses idées, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir, ainsi que des livres (plus de 15 livres politiques et 50 non-politiques) et voyageant en Suisse, au Mexique, au Canada, en Angleterre et en Italie. On ne dira jamais assez le rôle joué par les anarchistes dans la lutte contre la dictature Franquiste et, il ne faut pas compter sur Pernaud ou Pujadas pour nous rappeler ce genre d’anniversaire.

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Din arz, la colline de l’ours…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la Bretagne historique et du kig-ha-farz réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 13 Janvier 2020, 24è jour de nivôse dédié au cuivre. Nous célébrons (ou pas) Saint Enogat; patron de Dinard, on retrouve sa trace au monastère de Saint-Méen, où il fut abbé, comme à Alet, où il fut évêque au VIIe siècle. Il a donné son nom à la commune de Saint-Enogat.

La paroisse de Saint-Énogat était jusqu’en 1858 le centre de la commune actuelle de Dinard. Saint-Énogat est un démembrement de la paroisse primitive de Pleurtuit et dépendait jadis de l’ancien évêché de Saint-Malo. DinaHitchkock-D-rd, simple village de pêcheurs jusqu’à l’arrivée des Britanniques, tire son origine mythique du légendaire Roi Arthur: Din (colline / fort) – Arz/Ar (ours / Arthur) ; l’ours, dans la mythologie celtique, symbolise la souveraineté. Les Acta Sanctorum prétendent que « Saint Énogat était le cinquième successeur de saint Malo : il fut sacré au commencement de l’année 628, sous le règne d’Hoël III et le pontificat d’Honorius Ier, il mourut le 13 janvier 631, et l’article qui lui est consacré se termine par cette phrase « Nihil de eo aliud comperimus » (Nous ne savons rien de plus à son sujet). Dont acte…

Originellement, Dinard faisait partie de la paroisse de Saint-Énogat. Puis, à la fin du XIXe siècle, les Britanniques commencèrent à y venir en villégiature et y firent bâtir de somptueuses villas sur la côte. Dinard se développa alors roches-brunes21rapidement et devint la station de bord de mer la plus prisée d’Europe. Mais elle connut une désaffection à partir des années 1930, lorsque la haute société partit plutôt sur la Côte d’Azur. Aujourd’hui, Dinard est, sans nul doute, la station balnéaire la plus « british » de France avec ses 407 villas classées. A l’époque où j’y résidais il y avait même un Consul de sa très gracieuse majesté qui y tenait salon. La commune est aussi connue pour son célèbre festival du film britannique.Voilà pour la petite histoire.

Bon et bien, cela devrait suffire pour aujourd’hui car, comme le disait mon aïeule, qui collectionnait les poncifs comme d’autres les boites de camembert: A chaque jour suffit sa peine. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bourse ou la vie…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le Samedi 11 janvier 2020, 22è jour de nivôse dédié au sel… Aujourd’hui donc, le calendrier des postes voudrait nous faire croire que c’est la saint Paulin; en vérité, en Bretagne armoricaine, c’est la saint Hernin.

Et pendant que les gueux battent le pavé en rêvant d’une retraite qui ne soit pas une Bérézina, les gougnafiers de la Phynance continuent de se goinfrer. Comme le rapporte le journal Les Echos ce jeudi 9 janvier, les détenteurs d’actions de la cote parisienne ont été mieux servis que jamais en 2019, avec pas moins de 60 milliards d’euros de dividendes, selon la dernière étude annuelle réalisée par la lettre Vernimmen.net, dont 49,2 milliards d’euros en espèces sonnantes et trébuchantes, battant le la bourseprécédent record (43 milliards) atteint juste avant le déclenchement de la crise financière. 2019 restera donc comme un grand millésime pour les boursicoteurs, puisque le montant du Jackpot restitué aux actionnaires a bondi de 12 % par rapport à 2018. Et la fête n’est pas finie, à en croire les auteurs de la lettre Vernimmen.net : « Il est probable que l’an prochain, les chiffres que nous publierons seront encore meilleurs compte tenu de la progression des résultats 2019 que l’on entrevoit », se félicitent-ils auprès des Echos. Et c’est ainsi partout (ou presque) dans le monde: Après un record l’an dernier, les dividendes mondiaux n’en finissent pas de grimper, atteignant, au deuxième trimestre, 513,8 milliards de dollars (462,93 milliards d’euros), selon une étude menée par le fonds de gestion Janus Henderson Investors.

1 027 milliards d’euros ont été distribués en 2017 aux actionnaires, l’équivalent du PIB de la Russie ou de l’Espagne. Si l’on en croit Dominique Plihon. « On n’a pas retrouvé les niveaux d’activité d’avant la crise et, pourtant, les marchés financiers s’envolent et les distributions de dividendes battent des records. Cette euphorie est inquiétante, alors que l’économie reste particulièrement fragile. Il me semble important les gros billetsdit-il de mettre en relation ces distributions spectaculaires de dividendes en 2017 avec la croissance des inégalités dans le monde. L’universitaire, membre du collectif des économistes atterrés, dénonce ainsi le court-termisme dangereux des entreprises, qui gavent leurs actionnaires plutôt que d’investir dans leur outil productif ou dans la transition énergétique. Il rejoint ainsi les études d’Oxfam: l’année dernière, il y a eu un net creusement des inégalités. Et une augmentation du nombre de milliardaires la plus importante de l’histoire contemporaine grâce aux revenus financiers, alors que 90 % de la population n’en bénéficient pas. ». Quant on vous dit que ça va pas être facile de financer votre retraite…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.