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Miel alors…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la nature naturante et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 28 novembre 2014, huitième jour de frimaire dédié au miel. Mieux vaut nectar que jamais disait mon aïeule dont l’humour n’avait d’égal que son le mielintérêt pour les lichouseries comme on dit à Douarnenez… Par ailleurs, elle n’aurait pas manqué de nous faire remarquer que ce jour en Bretagne est dédié à Eodez, celle-la même à qui son frère Tangi coupa la tête (je vous en ai parlé il y a peu) puis elle aurait rajouté, non sans insister sur sa maîtrise du subjonctif:  « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues. » Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende; pas celle de mon aïeule mais de Tangi et de sa sœur… Tiens, à propos d’Eode, voici le quatuor Eode pour Babelouest qui en a marre de mon jazz… Octuor en Fa Majeur de Franz Schubert. Extrait du concert du 4 août 2012 à l’église de Fertreve en partenariat avec l’Orchestre des Sages Folies:

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A propos de gourmandise, c‘est de manière très égoïste que je m’intéresse aux abeilles. Je suis en effet un gros consommateur de miel et je serai très marri si celles-ci cessaient de produire ce délicieux nectar qui explique à lui tout seul mon teint de rose et ma santé de fer… L’abeille étant le premier et plus important pollinisateur dont la nature nous ait dernier potdoté, l’humanité commettrai une folie en ne s’inquiétant pas de sa disparition. Or voici plusieurs boutiques par moi visitées et dont les rayons (amusant) sont désespérément vides si ce n’est quelques ersatz à la provenance douteuse. Pourtant, il est hors de question que les crêpes qui constituent l’essentiel de mes petits déjeuners soient enduites d’autre chose que de ce miracle de la nature. Je lance donc un appel aux lecteurs, aux twittos, à l’ONU, au SAMU, à Dédé l’Abeillaud, aux Pages Jaunes, à madame Irma, pour me signaler une adresse où je puisse me ravitailler avant l’hiver en miel breton garanti sans OGM, sans sirop de glucose et autres cochoncetés. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

Savez vous planter les choux ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 27 novembre 2014 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord). Choux Cabu, Chou-fleur, Chou de Milan , Chou à grosses côtes, petit Chou cœur de bœuf, etc. Cette crucifère comporte pas moins de deux cent variétés, certaines locales, toutes cependant étaient travaillées en cuisine, car ce légume a permis depuis la plus FILLE D OUVIER AGRICOLE JAMES GUTRIE 1859 1930 ÉCOSSAIShaute antiquité aux citoyens de ce monde de manger et quelques fois survivre aux famines, facile à cultiver dans pratiquement tous les types de terres, et dans les climats les plus rudes , se conservant longtemps après la cueillette, il fut presque déifié par les Égyptiens et par les peuples de toutes les religions et origines du bassin méditerranéen. Chanté par Caton, couronné de toutes les vertus, il n’y a qu’Apicius pour lui trouver des défauts. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et Sarkozy à la médiocrité crasse…(joli tableau de James Guthrie – peintre écossais) et je rajoute une comptine, message perso pour Malone.

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Le 27 novembre (du calendrier Julien, c’est à dire 9 décembre 1842) c’est la naissance de Kropotkine. J’ai souvent évoqué la figure de ce personnage dans mes billets car il a eu une importance singulière dans l’histoire de l’anarchisme quand bien même il était issu de la noblesse, descendant du grand prince de Kiev, Vladimir II KropotkineMonomaque. C’était par ailleurs un savant et on lui doit nombre de publications notamment de géographie.(Sur ce dessin, à gauche, il ressemble comme deux gouttes d’eau à un ami de Dinan) En 1883, à la suite des grèves des canuts dont je vous ai parlé récemment, il est arrêté. Il ne sera amnistié que grâce à l’intervention de Victor Hugo. Il va dès lors s’installer en Angleterre et collaborer à la rédaction de la géographie Universelle d’Elisée Reclus. Il retournera en Russie en 1917 et refusera le poste de ministre que lui propose Kerenski. Ses critiques vis à vis du pouvoir bolchevique se feront de plus en plus virulentes. On considère généralement, qu’après Fourier, Proudhon et Bakounine, c’est Kropotkine qui va donner à l’anarchisme la consistance idéologique qui lui manquait. Il va décéder le 8 février 1921 à Moscou. Son enterrement va constituer la dernière grande manifestation anarchiste qui sera tolérée à Moscou.
Allez, voila pour ce jeudi un peu frisquet, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

L’estuaire tranquille…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la marine à voile et du thé au jasmin réunis, bonjour! Nous sommes le mercredi 26 novembre 2014, 6è jour de frimaire dédié à la Mâche. Encore appelée « la doucette », elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage. On dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

C‘est un 26 novembre 1966 que la centrale électrique sur la Rance fut connectée au réseau breton. À l’ouest, la pointe de la Brebis, à l’est celle du Briantais. À l’extrémité de l’estuaire  110929-rance-22de la Rance, l’usine marémotrice utilise inlassablement, depuis bientôt cinquante ans, la puissance des marées montantes et descendantes entre Saint-Malo et Dinard. Depuis, sans pétrole, sans charbon, sans nucléaire, elle fournit une partie significative ( La production de l’usine marémotrice de la Rance correspond à la consommation de la ville de Rennes.) des besoins régionaux.Un premier chantier d’usine marémotrice commence à l’Aber-Wrac’h (Finistère) en 1925, mais est abandonné en 1930 faute de financement.

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Les plans de cette usine serviront d’ébauche pour ceux de la suivante. L’utilisation de l’énergie des marées n’est cependant pas nouvelle, puisque de longue date des moulins à marée ont existé en des lieux touchés par la marée, et en particulier le long de la Rance. L’idée de construire une usine marémotrice sur la Rance revient à Georges Boisnier, en 1921. Les Rance_1507premières études visant à la conception d’une usine marémotrice sur la Rance remontent à 1943, par la Société d’étude pour l’utilisation des marées (SEUM). Cependant, les premiers travaux ne commencent qu’en 1961.  Pourquoi n’y a t-il pas d’autres réalisations de ce genre dans un pays où nous avons des taux de marnage exceptionnels ? Il est vrai que La construction du barrage a profondément modifié les équilibres écologiques de l’estuaire au point que l’on peut parler de « crise environnementale ». Quand aux lobbys pro nucléaire, ils ne désespèrent pas de monter une jolie petite centrale en Bretagne.                                                                     Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Cochon qui s’en dédit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du porc-no-chic et des pieds paquets réunis, bonjour!  Nous sommes le mardi 25 novembre, 5è jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon… On dit qu’il y en a un qui sommeille en chaque homme… Dans le cochoncalendrier des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend racine; ce qui me fait me souvenir que j’ai promis à ma fiancée de planter un lilas… Et comme le disait mon aïeule: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma neveuse Katell. Oui, à l’Ouest du Pécos Couesnon, on dit Katell plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, ils faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine…Ma doue beniget!

Bon, c’est pas tout ça, j’ai un billet à écrire moi. Il me revient en mémoire le magnifique film militant de Jean-Louis Le Tacon, sous la direction de Jean ROUCH, c’était en 1979 je crois. Le titre: Cochon qui s’en dédit est à lui seul tout un programme. L’histoire: Cela fait trois ans que Maxime Duchemin essaie de faire vivre sa porcherie. Pour monter cet élevage hors sol, il s’est endetté auprès des banques et tout le travail qu’il produit ne lui sert qu’à rembourser les intérêts de ces emprunts. Maxime est devenu une machine, un esclave de cochon qui s'en déditl’élevage. Il passe son temps à nourrir les porcs, à les faire se reproduire, à les castrer, à couper les incisives, les queues, à nettoyer les excréments qui s’amoncellent, à gaver les bêtes d’antibiotiques et de compléments nutritifs… Il est pris dans une spirale dont il n’entrevoit pas le bout. L’élevage le submerge totalement : il occupe toute sa vie, ses pensées et même ses rêves.. Ce pamphlet d’une rare violence nous fait ressentir physiquement de quoi est faite la machine capitaliste de production. Maxime produit à partir du vivant qui n’est plus ici considéré que comme de la matière première malléable, transformable à volonté. Les syndicats agricoles s’arrangent pour que ce soient des jeunes qui s’occupent des élevages hors sol afin que toute la tradition du métier soit oubliée, perdue, et qu’aucune voix contestant le bien-fondé des techniques employées ne puisse s’élever. La quantité de travail à fournir est telle, pour simplement rembourser les emprunts, que l’éleveur devient à son tour une pièce de la machine productiviste. Maxime sait qu’il n’est qu’une pièce parmi d’autre, que le système lui a volé sa vie.
A l’ère des nitrates et de l’azote, et des fermes aux mille vaches il peut être bon de revoir ce film; je crois qu’on le trouve en DVD.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Hey, Joe…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 novembre 2014. Vous AOC_Saint-pourçain_2012n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce quatrième jour de frimaire, qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est lui, consacré à Pourçain; saint homme qui a légué son nom à une commune qui à son tour l’a donné à un vin. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge.

Tout à fait autre chose.
Joseph Vernon Turner Jr. voit le jour le 18 mai 1911 à Kansas City (Missouri). Son père périt dans un accident de train alors que Big Joe Turner n’a que quatre ans. Il commence très tôt à chanter dans les rue pour survivre et quitte l’école à quatorze220px-Big_Joe_Turner_Hamburg_1974_Heinrich_Klaffs_Collection_86-199x300 ans. D’abord cuisinier, il devient ensuite barman-chanteur dans les clubs de Kansas City où il rencontre le pianiste de boogie woogie Pete Johnson. Les deux font la paire et se produisent en 1936 à New York. Si le succès n’est pas au rendez-vous, ils sont tout de même remarqués et invités au spectacle From Spirituals to Swing au Carnegie Hall. Cette petite notoriété permet à Big Joe Turner d’enregistrer une première fois en 1938 le titre « Roll Em’ Pete », qui deviendra un classique et qu’il ré-enregistrera à maintes reprises.

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Reconnu pour sa voix puissante à la hauteur d’un physique imposant, Big Joe Turner se produit ensuite au fil des ans avec Duke Ellington, Count Basie, ou Art Tatum, tout en continuant à travailler avec Pete Johnson complice et ami de toujours. C’est en remplaçant Jimmy Rushing au sein du Count Basie Orchestra que Big Joe Turner est repéré par Ahmet Ertegun et Nesuhi Ertegun en 1951. Les deux futurs nababs du rhytm and big-joe-300x300blues et de la soul le signent sur leur jeune label Atlantic Records. La rencontre fait vite des étincelles avec  « Chains of Love » qui atteint le million d’exemplaires vendus trois ans après sa sortie. La machine est enclenchée et Big Joe Turner devient sans le savoir un inspirateur pour les pionniers du rock ‘n’ roll. Ses titres, « Honey Hush » (1953), « Shake, Rattle and Roll » (1954), « Flip Flop and Fly » (1955), et « Corrine, Corrina » (1956) sont non seulement d’énormes succès mais aussi des chansons reprises par tous les apprentis rockeurs. Celui qui est surnommé le Boss du Blues est en fait devenu un de ceux qui sont en train de déclencher une révolution culturelle qui va prendre le pouvoir dans les années suivantes. The Boss of the Blues en 1956 est d’ailleurs son disque le plus marquant. Après avoir conquis ce succès inattendu, il retourne à ses premières amours, le blues et le jazz. Puis, Big Joe Turner retourne à un certain anonymat, et continue de se produire sur scène et à enregistrer jusqu’en 1985. Il est terrassé par une crise cardiaque à l’âge de soixante-quatorze ans le 24 novembre 1985 à Inglewood (Californie). Ce géant à tous les sens du terme entre à titre posthume au Rock and Roll Hall of Fame en 1987. Sources

Voila pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Le dernier des Mohicans…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du stoïcisme et de l’endive braisée réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le dimanche 23 novembre 2014, c’est à dire le troisième jour de frimaire ((mais non, pas fruits d’mer)  dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette Moulin-à-café-Peugeotplante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore une jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu…

Parlons peu, parlons blues… R.L. Burnside, né Robert Lee Burnside le 23 novembre 1926 à Harmontown, Mississippi, et mort le 1er septembre 2005 à Memphis, est un chanteur, guitariste et compositeur de blues. Il a vécu la majeure partie de sa vie à Holy Springs, dans l’État du Mississippi. R. L. Burnside a passé le plus clair de sa vie dans les collines du  R.L-Burnsidenord du Mississippi. Il a travaillé comme métayer et comme pêcheur tout en jouant de la guitare le week-end. Il a commencé à s’intéresser à la guitare peu après ses vingt ans en écoutant le disque de John Lee Hooker, Boogie Chilen (qui a inspiré les débuts de nombreux bluesmen comme Buddy Guy). Il a appris son style en écoutant également Fred McDowell qui habitait près de chez lui, ainsi que son cousin par alliance, Muddy Waters.

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Dans les années 1950 Burnside déménage du côté de Chicago, où plusieurs membres de sa famille sont assassinés ; après ces crimes, il retourne dans son État natal. La voix de Burnside est puissante et caractéristique, il joue aussi bien de la guitare électrique ou acoustique (avec ou sans bottleneck). 220px-RL_Burnside_1984son style ronronnant est caractéristique du country blues des collines du Nord du Mississippi, différent du blues du Delta. «Aujourd’hui à la mode, R.L. Burnside a longtemps vécu dans la misère et l’indifférence des Américains… En 1959, il retourne définitivement dans le Mississippi et ouvre un petit bar local dans lequel il joue et vend son wiskey maison.» C’est en 67 que Georges Mitchell, ethnomusicologue, découvre Burnside qui a mis guitare et ampli au clou pour survivre. «… Il faut attendre 1979 pour qu’il puisse vraiment sortir de l’ombre grâce au chercheur David Evans et à Gérard Herzhaft qui après les avoir rencontré dans le Mississippi rapporta ces enregistrements en France et les fait éditer chez Vogue.»( Extraits de La grande encyclopédie du blues de G. Herzhaft chez Fayard) Sans doute le dernier grand interprète du delta blues.

Allez, bon dimanche, portez vous bien et à demain peut-être.

Bon appétit, Messieurs !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du sport pour tous et du filet mignon réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 22 novembre 2014, deuxième jour de Frimaire (et non pas fille-mère) dédié au turnep. Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Tiens, encore un ministre qui démissionne ! Rendez nous Victor Hugo: Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison ! (Ruy Blas – acte III). Dans le fouteballe, c’est pas beaucoup mieux; les petits arrangements entre ennemis me confortent dans l’idée que ce spectacle est de plus en plus détestable. Ma parole, ça tombe comme à gravelotteGravelotte. Ah oui, tiens, Gravelotte… Il faut remonter du 16 au 18 août 1870, lors du long match France-Prusse de 1870-1871, pour comprendre d’où vient cette expression.

Nous sommes en Lorraine, pas très loin de Metz. D’un côté, nous avons l’équipe de France, constituée d’environ 113 000 hommes, et de l’autre, l’équipe de Prusse, forte d’environ 190 000 soldats. Autant dire que le match, qui se déroule sur un espace ‘un peu plus grand qu’un terrain de foot, s’annonce déséquilibré, alors que, pourtant, personne n’a pris de carton rouge du côté français. Le capitaine de l’équipe de France est le maréchal Bazaine, son homologue adverse est le maréchal von Moltke.
Au coup de sifflet de l’arbitre (dont l’histoire n’a pas retenu le nom), la bataille commence. A la fin de la tuerie, on compte 12500 français hors de combat (dont 1100 tués) et 19200 allemands (dont 5000 morts). Aucun camp n’a une victoire des-matches-truques-dans-le-foot-mondialnette et Bazaine doit se replier dans Metz.Toujours est-il qu’au cours de cette bataille, il est dit que les balles et les obus d’artillerie tombaient avec une telle densité, que les participants à cette petite boucherie en ont été très impressionnés, au point que, renforcé par le nombre très important de pertes (les hommes tombaient comme des mouches), notre expression en est née. Elle ne s’emploie pas que pour la pluie, mais aussi lorsque diverses choses (généralement non souhaitées) se succèdent rapidement, comme des statistiques indésirables, des ministres ripoux ou des mises en examen dans le foot par exemple. Sources

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Pour chanter Veni creator…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du mutualisme social et des pieds paquets réunis, bonjour ! Nous sommes  le vendredi 21 novembre 2014 qui correspond au 1er jour de frimaire habituellement dédié à la frimaireRaiponce, jolie petite fleur bleue. Oui je sais, il se trouve encore quelques pataphysiciens pour affirmer que Le 21 Novembre 2014 est en réalité le Jeudi 19 As 142
St Courtial des Péreires, aérostier et inventeur. L’allégorie qui représente frimaire est toute symbolique. La scène de chasse ne fait pas qu’allusion à la saison, mais aussi au signe du Sagittaire (symbolisé en filigrane, en haut à droite) correspondant à cette période.

Le 21 novembre 1831, éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Elle va se propager dans tous les quartiers ouvriers de la métropole. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise: « Vivre canuts_revolte_pen travaillant ou mourir en combattant ». Cinquante ans plus tard, Aristide Bruant en fera cette chanson magnifique. Ce mouvement social est exemplaire à plus d’un titre ainsi que nous l’allons voir. Les canuts dont le nom vient de du mot canette ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini.

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Ils sont environ 6000 artisans qui emploient 30 000 compagnons. Tout cela pour 18 sous par jour et 15 heures de travail. Après un accord arraché au préfet du département sur un tarif minimum que les soyeux refusent d’appliquer canut sur le métierprétextant de la concurrence internationale et des contraintes du marché (cela ne vous rappelle rien ?), la colère éclate. Les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête, et occupent le centre de Lyon. Après de nombreux combats, on compte une centaine de morts. Le maréchal Soult débarque à Lyon à la tête de 20 000 soldats, la ville est reprise, la garde nationale qui avait pactisé avec les ouvriers est dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet révoqué.

En 1834, les canuts vont remettre le couvert et cette fois ci, c’est Thiers, celui là même qui quelques années plus tard canuts_plaqueécrasera la Commune dans le sang, qui va se charger de la sale besogne. 600 morts et 10 000 arrestations. A la chambre des députés, Casimir Perier, président du Conseil, s’exclame: « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation.». Et alors, 180 ans plus tard… A vous de juger ! A lire, le livre de Jacques Perdu aux éditions Spartacus.

En attendant qu’on prenne les fourches, portez vous bien et à demain peut-être.

En colonne par mille…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’existentialisme et du pâté en croute réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 novembre 2014, trentième jour de brumaire dédié au rouleau encore nommé brise-motte, est un instrument agricole composée d’un ou plusieurs rouleaux métalliques eux-mêmes composés de disques denticulés indépendants..

Il y a 78 ans, Barcelone enterrait Buenaventura DURRUTI. Le 22 novembre 1936, ses funérailles à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de enterrement durruti500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au cœur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière, seul lieu qui sut arrêter la violence de ce pur libertaire.
Lorsque Buenaventura Durruti naît le 14 juillet 1896, la situation en Espagne est très tendue (affrontements entre les forces de l’ordre et les journaliers andalous, les mineurs asturiens ou les ouvriers basques ou catalans). En 1903, le père de Buenaventura est arrêté comme gréviste. À 14 ans, Durruti est apprenti mécanicien et en 1912 adhère à l’Union BuenaventuraDurrutides Métallurgistes. En 1914, alors qu’il transporte une machine dans la région des Asturies et du Leon, il se solidarise avec les mineurs et gagne une certaine popularité. C’est le grand essor de l’industrialisation en Espagne qui n’a alors plus rien d’un Empire Colonial, mais dont la nouvelle bourgeoisie prospère très vite. Les syndicats CNT (anarchiste) et UGT (socialiste) signent un accord annonçant la grève générale. Durruti est licencié. Il se rend en France et découvre l’anarchisme puis retourne en Espagne où il adhère à la CNT. De nouveau arrêté, il revient un temps en France où il travaille chez Renault. En 1920, l’agitation sociale s’accroît en Espagne. C’est la montée en force du syndicalisme et sa répression systématique par les groupes armés du patronat. Se forme le groupe anarchiste « Los Justicieros » avec la participation de Durruti qui projette un attentat contre le roi Alphonse XIII dont les préparatifs seront découverts.

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À Saragosse, Durruti rencontre Francisco Ascaso, fraîchement sorti de prison. Ils décident de constituer « Los Solidarios » dans le but de faire face à la violence patronale. Durruti est en prison à Madrid lorsque se produisent les attentats de mai et juin 1923 contre le gouverneur Regueral à Saint Sébastien et le cardinal Soldevila à Saragosse, attentats en réponse aux assassinats de Salvador Ségui et Francisco Comas. À partir de là, Durruti et Ascaso vont former une paire à l’action durruti_timbreincessante. Ils s’enfuient en France, puis partent pour Cuba, le Mexique, le Chili, l’Argentine sous le nom de « Los Errantes ». Ils se réfugient en Uruguay après un hold-up dans une banque et regagnent la France où ils sont arrêtés avec Jover alors qu’Alphonse XIII visite la France. Ils sont extradés en Belgique après que Durruti a rencontré Nestor Makhno. La police belge les refoule en France. En Allemagne, ils rencontrent Rudolf Rocker puis reviennent en Belgique où ils retrouvent leurs compagnes Berthe et Emilienne. En 1931, c’est la chute de la dictature et la République est proclamée. Durruti rentre à Barcelone. Mais la situation des travailleurs ne s’améliore pas et les grèves éclatent. La CNT passe de 800 000 à 1 200 000 adhérents. Le groupe « Nosotros » avec Ascaso, Durruti, Garcia Oliver, incarne le côté le plus dynamique de la CNT et de la FAI. La droite remporte les élections en novembre 1933. Le gouvernement durcit sa ligne antisyndicale. En 1935, il y a plus de 30 000 prisonniers halito_durrutipolitiques dans tout le pays. Le Front Populaire arrive au pouvoir en 1936 et les militaires du général Franco se soulèvent. Le 18 juillet, le peuple s’arme et défait les putschistes à Barcelone et en plusieurs endroits d’Espagne. Ascaso est tué le 20 juillet. La Colonne Durruti est créée et part le 24 juillet avec ses 3000 hommes pour Saragosse luttant contre les fascistes et aidant les collectivités anarchistes à s’installer. Buenaventura Durruti est tué le 20 novembre à Madrid. Ici à droite, monument intitulé Halito Durruti à Léon en Espagne. Sources.

A cette époque, les anars du monde entiers, ouvriers et intellectuels, rejoignaient ces colonnes pour combattre pour la liberté. Aujourd’hui des analphabètes décérébrés de France et de Navarre rejoignent les colonnes barbares de l’obscurantisme. Drôle d’époque madame Michu ! Allez, merci de vous être arrêté un instant, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est pas la crise pour tout le monde…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la Bhagavad-gita et de la tartiflette réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 19 novembre 2014, 29è jour de brumaire dédié au cormier. Il s’agit d’un bel arbre reconnu pour la dureté de son bois. Il a longtemps été le plus prisé pour la confection des fûts d’outils de corroyage (rabots, rifflards, varlopes, guillaumes…) Subodorant votre esprit toilettessuspicieux, j’imagine que vous n’allez pas me croire, et pourtant, c’est vrai. C’est aujourd’hui « La journée internationale des toilettes publiques », décidée en 2001 à Singapour. Il y en a des tonnes comme cela, la plupart sous l’égide de l’ONU; ce « machin » comme disait de Gaulle. Journée de la femme, de l’eau, de la poésie, de la gentillesse, du suicide, du sommeil. Certaines nous interpellent davantage. Tenez, le 29 novembre par exemple, c’est la journée internationale de solidarité avec le peuple Palestinien; on croit rêver…

Pendant ce temp, «mon ennemie, la phynance » continue à s’en mettre plein les fouilles. Si j’en crois le magazine Challenges, habituellement bien informé, les dividendes des 1.200 plus grandes entreprises mondiales devraient l_deficit-assurance-chomage-unedic-2012-2013augmenter de 12,6% cette année, pour atteindre 1.190 milliards de dollars. C’est 133 milliards de dollars de plus que l’année précédente. Cela fera de 2014 le meilleur millésime en la matière depuis 2011. Mais, il parait que 2015 devrait être encore meilleur.  Rien que sur le troisième trimestre de cette année, le montant total des dividendes versés à atteint 288 milliards de dollars, en hausse de 3,8% par rapport au troisième trimestre 2013. Cela porte à 60% la hausse des dividendes mondiaux depuis la fin 2009.
Le chiffre de 1.190 milliards de dollars de dividendes versés tient compte des dividendes ordinaires et aussi des dividendes exceptionnels. Dont celui du britannique Vodafone, qui après avoir vendu Verizon Wireless, a versé 26 milliards de dollars d’exceptionnel à ses actionnaires. Cette année, comme depuis deux ans, les États-Unis feront mieux que le reste du monde, 14-01-09-dassaultavec des hausses de profits plus élevées que la moyenne. Et l’Europe continentale, dans tout cela? Elle se redresse avec des profits qui devraient atteindre 230 milliards de dollars cette année, en hausse de 13%, mais reste très en retard depuis son décrochage de 2011. La France n’est pas mal classée dans ce tableau : cette année, elle a versé plus de 80 milliards d’euros de dividendes. Mais qu’est-ce qu’ils font avec tout ce pognon ? Et bien, un type comme Dassault par exemple, se fait livrer des dizaines de millions en cash comme vous et moi une pizza à mobylette. Ça lui permet disent les mauvaise langues d’acheter des voix lors des élections (voir l’article de Libération) mais pour lui, contrairement aux dividendes, les taux l’étau se resserre…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.