Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Dakota STATON

    Dakota STATON

  • Image de l'artiste Julia Bertrand

    Julia Bertrand

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

Cassoulet blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

,

Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! En ce Samedi 20 Avril 2019,  premier jour de floréal, dédié à la rose, je ne peux faire autrement qu ‘évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. 

Lionel HAMPTON, surnommé  » Hamp « , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante. «  Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les Hampton Dmusiciens de jazz « . Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920. 1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  » Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis « . En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude 33T HamptonBolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte… En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer…  » Je ne peux pas décrocher…  » dit  » Hamp  » qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car  » Hamp  » aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris.  » Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ca ne s’oublie pas « . D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  » Cassoulet Blues  » ? Car  » Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…

Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  » Hey-ba-be-re-bop « . Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car  » Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  » J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir « .

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un pognon de dingues…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

, ,

Amis de la rubrique à brac et du fourre-tout réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 avril 2019, trentième et dernier jour de Germinal dédié au greffoir. C’est sans vergogne que je pique à Gérard Alle le début de son récent billet: « Ne comptez pas sur moi pour joindre la moindre larmichette aux fleuves lacrymaux infestés de crocodiles qui déferlent depuis l’incendie. Décidément, je dois être un bien mauvais Français, tant je trouve obscène cette émotion qui a l’air de tout submerger, avec ses déballages de fric, sa curaille pleurnicharde et ses vibrants appels à la nation… » Vous pouvez (devez) lire la suite en suivant le lien.

Edouard Philippe, notre premier Ministre à nous qu’on a, veut une nouvelle flèche sur Notre-Dame, qui réponde aux enjeux de notre époque. Et là, je ne vous cache pas que je m’interroge un tantinet : quels peuvent bien être les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale ? Autant j’ai une petite idée de ce que pourraient être ces enjeux en matière de réchauffement climatique, de démocratie participative, de pouvoir d’achat, de justice fiscale, de répartition des richesses… Autant j’avoue que je reste coi face à l’immensité sidérale de la problématique concernant les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale…(photo de l’AFP) cathédrale en flamme

Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, pendant les travaux, la quête continue. Une souscription nationale, des cagnottes à la pelle, des dons de grosses fortunes et peut-être bientôt une conférence de donateurs. D’Apple à la Banque centrale européenne en passant par des milliers d’anonymes, les promesses de dons affluent pour rebâtir le monument, atteignant au moins 800 millions d’euros de promesses de dons. La barre du milliard devrait être facilement franchie. Plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques dans la nuit de lundi à mardi: la famille Pinault a promis 100 millions d’euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L’Oréal (200 millions). Parmi les donateurs, figurent de nombreuses associations, fondations et entreprises. Total a annoncé un « don spécial » de 100 millions d’euros, l’assureur Axa a promis 10 millions tout comme le groupe bancaire BPCE et la Société Générale. Le Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions d’euros.

Les mauvaises langues soulignent que cet élan de générosité intervient à un moment où les associations de lutte contre la pauvreté font face à une baisse des dons. Voici donc, par exemple, une opération très intéressante pour Total, note Libération. Avec son don de 100 millioob_4699ca_assiette-au-beurre-015ns d’euros, le groupe peut prétendre à une réduction d’impôts de 60 millions d’euros, alors qu’il n’a payé que 30 millions d’euros d’impôts sur les sociétés en 2016. La loi lui permet même de reporter l’excédent sur les 5 années suivantes. En clair, si le montant de son impôt sur les sociétés est toujours de 30 millions d’euros, Total pourrait ne payer aucun impôt sur les sociétés pendant deux ans. Oui madame Michu, Paris vaut bien une messe ! Et si la construction d’un consensus national passe par l’organisation d’un téléthon des milliardaires animé par les cosaques du don, Why not ?

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Flagrants délices…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’humour noir et du boudin blanc réunis, bonjour! En ce Jeudi 18 avril 2019, 29è jour de Germinal dédié à la Myrtille, foin des anarchistes austères, des jardiniers joviaux, des notaires véreux, des universitaires distingués, des éminents docteurs, des émérites myrtilleschercheurs et place à l’intelligence, l’humour, la finesse d’esprit, l’aristocratie du calembour, l’élégance du verbe, l’ Annapurna de la déconnade… Bon, c’est le printemps, le soleil fait sa réapparition, je crois bien avoir aperçu une hirondelle, les urines sont claires et je voue une admiration sans borne pour le personnage dont il est question maintenant. Je mesure combien son humour nous manque en cette époque de triste austérité. Je veux parler de ce génial humoriste qui eut la très mauvaise idée de nous quitter un 18 avril. Tant pis pour lui, il se retrouve dans les colonnes des « cénobites tranquilles », le meilleur blog à l’Ouest du Couesnon et qui vient de fêter son 500 000è visiteur…

Quand on est né à Pantin, on a forcément un destin de clown… Pierre Desproges, issu d’une famille de commerçants de Châlus, était un mauvais élève à l’école. Il passe une partie de son enfance à Luang Prabang (Laos) où son père enseigne le français. En 1959, il part pour vingt-huit mois en Algérie où il doit accomplir un service militaire dont il garde un souvenir exécrable. Ne sachant trop que faire pour gagner sa vie, il entreprend des études de kinésithérapie qu’il abandonne assez vite, il écrit des photo-romans qu’il confectionne avec ses amis ( et qui paraissent ), il vend des assurances-vie (qu’il rebaptise assurances-mort). Il devient ensuite journaliste à L’Aurore où il entre grâce à sonDesproges amie d’enfance, la journaliste Annette Kahn. Son chef de service aux informations générales, Jacques Perrier, qui ne le supporte pas, le fait renvoyer. Il travaille alors dans le journal hippique du même groupe de presse Paris-Turf. Lorsque Perrier est à son tour licencié, Bernard Morrot qui est nommé pour le remplacer, le fait revenir et lui confie une rubrique de brèves insolites à l’humour acide que Pierre Desproges appelle la « rubrique des chats écrasés ». Jugé un peu trop caustique, il évite son licenciement grâce à Françoise Sagan qui écrit une lettre au journal en affirmant qu’elle n’achète l’Aurore que pour la rubrique de Desproges. Remarqué par ses confrères de la télévision, il devient chroniqueur dans l’émission télévisée le Petit Rapporteur. Sa prestation dans cette émission dominicale de Jacques Martin, au côté de son complice Daniel Prévost, demeure gravée dans l’esprit des amateurs d’humour noir et de cynisme. Il participe ensuite à plusieurs émissions de radio, notamment à France-Inter.

En 1978 et 1979, il anime en compagnie de Thierry Le Luron l’émission hebdomadaire les Parasites sur l’antenne. En 1980 et 1981, il participe à Charlie Hebdo avec une petite chronique intitulée Les étrangers sont nuls. Entre 1980 et 1983, il est le procureur du Tribunal des flagrants délires en compagnie de Claude Villers et de Luis Rego. Ses féroces réquisitoires commencent invariablement par son célèbre : « Françaises, Français, Belges, Belges, public chéri, mon amour… » pour se terminer par une sentence sans appel: « Donc, l’accusé est coupable, mais son desproges-Gavocat vous en convaincra mieux que moi. » Il anime en 1986 une chronique quotidienne intitulée Chronique de la haine ordinaire, où il s’en prend aux sujets le faisant bouillir, à travers des coups de gueule de deux ou trois minutes environ. Il assure également entre 1982 et 1984 (cent émissions), une chronique intitulée La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède qui, selon lui, divise la France en deux: « Les imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n’aiment pas. » Sur les conseils de Guy Bedos, il est également monté sur scène en 1984 et 1986. Il est mort d’un cancer le 18 avril 1988 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris, juste en face de Michel Petrucciani et non loin de Frédéric Chopin. Contrairement à ce que prétend la légende, ce n’est pas lui qui a rédigé la dépêche annonçant sa mort: Pierre Desproges est mort d’un cancer. Étonnant, non ? en référence à la phrase de conclusion rituelle sur FR3 de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède, mais Jean-Louis Fournier, réalisateur de la Minute nécessaire et proche de Desproges.

Voila pour jeudi, c’est bien vrai que l’on peut rire de tout, pas forcément avec n’importe qui mais bon… C’est pas n’importe qui qui visite ce blog n’est-ce pas ? Allez portez vous bien et à demain peut-être.

Poètes, vos papiers !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la géométrie et du carré d’agneau réunis, bonjour !

Le 28 de germinal (c’est aujourd’hui) est généralement dédié à la Bizeau Dpensée (la fleur). J’en aurai donc une (de pensée) pour un bonhomme qui nous a quitté un 17 avril justement, après avoir traversé le siècle. Le 17 avril 1989 Eugène BIZEAU, anarchiste, athée, pacifiste, jardinier, apiculteur, vigneron et poète, nous quittait à près de 106 ans, à Veretz (là bas ils disent Verett), non loin de Vouvray. 15 ans plus tôt, j’avais accompagné un ami, poète et journaliste au « Courrier de l’Ouest », pour une interview du vieil anarchiste. Je me souviens de la petite maison aux volets vert et de la bouteille de Vouvray qu’il avait des difficultés à ouvrir. N’eut été sa fraicheur d’esprit et sa liberté de langage, il avait un côté professeur Tournesol indéniablement.

Issue d’une famille de vignerons socialistes et anticléricaux, il découvre très tôt les idées libertaires. Abonné dès 14 ans à la presse anarchiste, c’est tout naturellement qu’il y donnera ses premiers poèmes, qui seront publiés dans le journal « L’anarchie » fondé par Libertad.
Sa poésie sociale et révolutionnaire fera les beaux jours des  Bizeau Gchansonniers de « La Muse Rouge ». En 1914, Eugène est réformé pour « faiblesse de constitution », il n’en poursuivra pas moins sa dénonciation du militarisme, rusant avec la censure et collaborant à la presse anarchiste dont « La Mêlée ». En 1921 pour sauver Sacco et Vanzetti, il exhorte dans « Le Libertaire » : « Il faut que notre voix, grondant vers l’Amérique , aille exiger pour eux justice et liberté » En 1929 puis 1934 ses poèmes sont mis en musique et enregistrés, ils passeront même, durant la révolution espagnole, sur les ondes de Radio Barcelone. En Auvergne, Bizeau assistera au conflit mondial et à ses ultimes violences. En 1980-81 le cinéaste libertaire Bernard Baissat lui à consacré un film émouvant : « Ecoutez Eugène Bizeau ». On peut par ailleurs trouver certains de ses textes sur un disque de 1985 « Les Cent Printemps des Poètes » Gérard Pierron, Alain Meilland et Michel Grange sont les interprètes des textes et chansons des Cent Printemps des Poètes, spectacle créé le 30 mars 1985 au Printemps de Bourges. Extrait du poème : Lutter (1979)

« Lutter contre le joug des maîtres de la terre
Masquant leur dictature en tapageurs discours;
Contre les trublions, les criminels de guerre,
Aigles noirs de haut vol et répugnants vautours…« Bizeau caricature

Et celui-ci que j’aime beaucoup:

« J’ai rêvé de toute mon âme,
Rêvé comme on rêve à vingt ans,
Devant les beaux yeux d’une femme,
À l’éternité du printemps.
J’ai rêvé d’étreintes moins brèves
Et d’amour jamais achevé ;
Je ne sais plus où sont mes rêves…
Mais je sens bien que j’ai rêvé ! »

Allez, restons en là pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Herbie and B…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, ,

Amis de la mélancolie et de la soupe aux navets réunies, bonjour ! Nous voici donc le Mardi 16 avril 2019 qui, chacun le sait, correspond au 27è jour de germinal dédié à l’anémone. L’anémone, dans les enluminures du Moyen-âge est le symbole de l’abandon. Dans la mythologie grecque, Anémone est une nymphe dont s’éprend Zéphir anémonedieu des vents. D’ailleurs, Anemos, en grec signifie « vent ». Quand à Adonis qui symbolise la mort et le renouveau de la nature; Il était aimé à la fois d’Aphrodite, (déesse de l’amour) et de Perséphone, (reine des morts). La haine qu’elles éprouvaient l’une pour l’autre crût démesurément, contraignant Zeus (roi des dieux) à s’interposer entre les deux rivales. L’arbitre suprême exigea alors, de manière à contenter chacune des parties, qu’Adonis passe un tiers de son temps avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone et le tiers suivant où bon lui semble. Au cours d’une chasse, il fut tué par un sanglier, envoyé par Artémis ou Arès; on se perd en conjectures. Toujours est-il que des gouttes de son sang jaillirent des anémones. Oui, les Dieux sont des grands enfants, toujours à se faire des niches.

Quand à nous, nous allons dédié ce billet à un flûtiste des plus talentueux, non pas Pan mais Mann.

Herbie Mann, de son vrai nom Herbert Solomon, est un flûtiste de jazz américain né le 16 avril 1930 et mort le 1er juillet 2003. Dès la fin des années 50, il va contribuer à faire de la flûte un instrument de jazz. Mann a souvent incorporé dans sa musique des éléments tirés de laMann flute musique africaine, la musique afro-cubaine, la musique d’Europe de l’Est, la musique moyenne-orientale, la musique indienne et de la musique brésilienne. Il débute avec l’accordéoniste Mat Mattews et la chanteuse Carmen McRae. Dans les années 50-60, il joue avec de nombreux artistes ( Sarah Vaughan, Clifford Brown, Chet Baker, Bill Evans,…). Le voici en train de régler son compte au standard Harlem nocturne fameux thème du non moins fameux Mike Hammer. Je suis sur que cette musique va vous rappeler quelquechose…

Précurseur de la world music, il enregistre des albums intégrant des éléments puisés dans les « musiques du monde ». On peut l’entendre avec des musiciens brésiliens ( Baden Powell, Joao Gilberto, Sergio Mann-GMendes mais aussi cubains, Carlos Valdes, Willie Bobo ). Fin des années 60, s’éloignant du jazz et de la bossa nova, il s’oriente vers un jazz fusion mâtiné de Rhythm & Blues et de Soul music.  Dans les années 70, il enregistre même quelques albums purement « discos » et des albums avec la chanteuse Cissy Houston. En 1974, il enregistre un album de reggae. Dans les années 80-90, on peut encore l’entendre aussi bien dans des contextes « totalement jazz » (avec Ron Carter, Phil Woods que dans des contextes Rock ou même pop avec Average White Band, Stéréolab…) Il décède à 73 ans à la suite d’une longue maladie comme on dit.

Quand à vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’impératrice du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la liberté d’expression et du Be bop a lula réunis, bonjour !
Nous sommes le Lundi 15 avril 2019, et c’est pas le moment de se découvrir d’un fil, c’est un peu frisquet ce matin. Cette date correspond au 26è jour de germinal dédié au lilas… Qui me fait irrésistiblement penser à Serge Gainsbourg et son célèbre poinçonneur, c’était avant Gainsbar.

Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH. Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, elle est morte en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ». Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à Bessie Smithgagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ». En 1923, Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.

Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire. Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

Et oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues… Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt surement…

Les fées des houles…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis du cinémascope et de la cotriade réunis, bonjour !

Nous sommes donc le Samedi 13 avril 2019, 24è jour de Germinal et, Goblinsc’est pas des salades, c’est le jour de la roquette. Bon, c’est pas pour me vanter mais… Il fait beau et l’ermitage résonne des cris des petits nenfants qui batifolent sur les pelouses au risque de déranger les fées qui y ont élu domicile. Méééé naaaan, j’déconne ! Quoique; en Bretagne, les fées occupent une place particulière avec leurs amis korrigans comme celui-ci issu de l’atelier des Goblins sur les bords du Trieux. Mais attention, en Bretagne, particulièrement sur le littoral, il convient de ne pas confondre les fées des houles et l’effet des houles…

Ecoutez ceci:

Les fées des houles sont des fées bretonnes, propres à la côte de la Manche qui s’étend de Cancale à Tréveneuc en Haute-Bretagne, et à l’île de Guernesey. Elles vivraient dans les grottes et cavernes côtières. Contrairement à ce que leur nom laisse à penser, les livre-F.-Morvan-194x300fées des houles ne doivent pas celui-ci à un lien avec les vagues de la mer, mais plutôt au nom donné aux cavernes et grottes maritimes sur les falaises de la côte nord de Haute-Bretagne, « houles » ou plus rarement « goules ». Réputées magnifiques, immortelles et très puissantes, elles sont sensibles au sel. Plutôt bienveillantes, les fées des houles décrites par les récits locaux vivent en communauté, s’occupent à leur lessive, à cuire leur pain ou à garder leur troupeau, se marient avec des féetauds et sont servies par des lutins guerriers nommés les Fions. Elles viennent en aide de multiples façons aux humains qui le leur demandent, fournissant de la nourriture et des objets enchantés, mais se fâchent si l’un d’eux leur manque de respect ou acquiert le pouvoir de voir leurs déguisements sans leur accord.

Elles sont le plus souvent décrites comme de grandes et belles dames blondes. La plupart des fées des houles sont vêtues de toile grise. Quelques-unes s’apparentent à de vieilles fées de type groac’h, adeptes des métamorphoses et dont le rôle est plus obscur. Devenues vieilles, elles sont plus rabougries et se couvrent de goémon. Les fées des dées-des-houles-droite-200x300houles sont facilement visibles de tous pendant la nuit, mais pendant la journée, seul un humain doué de clairvoyance serait capable de les voir sous tous leurs déguisements. La grotte de Saint-Énogat, bien connue des baigneurs de Dinard, s’appelle aussi la « Goule-ès-Fées ». Une légende populaire de Plévenon raconte que les fées des houles du cap Fréhel lavent leur linge à la mare de Gaulehen, au milieu de la lande aride. Elles étendent leurs linges qui sont les plus blancs qu’on puisse voir, sur les gazons qui l’entourent. Celui qui pourrait arriver jusque-là sans remuer ses paupières aurait la permission de s’en emparer ; mais aucun de ceux qui ont tenté l’aventure n’a pu réussir. Dès qu’ils remuent les paupières, le linge devient invisible.

Aujourd’hui, on lave de moins en moins son linge sale en famille; on préfère l’étaler dans Closer, Gala ou BFM télé. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De Douarnenez à Brest…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , ,

Amis des Penn-Sardinn et du thé au jasmin réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 avril 2019, 23è jour de Germinal dédié au marronnier. Pour mémoire, le Penn-sardinn désigne l’habitant de sar-5Douarnenez (29) tandis que la penn-sardinn désigne la coiffe que portaient les belles douarnenistes à l’instar de mon aïeule que j’évoque fréquemment ici. A droite, les ouvrières des conserveries qui menèrent une grève de cinquante jours (1924) contre les conserveurs pour grappiller quelques sous. Elles n’avaient pas de gilets jaunes mais des coiffes toute blanche… Ma grand mère m’a raconté que pour se donner du courage elles entonnaient un chant jugé révolutionnaire: « Saluez, riches heureux / Ces pauvres en haillons / Saluez, ce sont eux / Qui gagnent vos millions. »

 

Le 12 avril 1924 justement, à Brest, sortie du numéro 04 de l’hebdomadaire Le Tam Baz (le coup de bâton). Ce journal satirique, humoristique et naturien est réalisé par l’anarchiste brestois Hervé COATMEUR. On ne sait pas grand-chose sur la durée de ce journal paraissant le samedi, sphinx_a2_n1-300x101mais il fait partie des nombreux titres publiés par Coatmeur et le Foyer Naturien de Brest. On retrouve des traces notamment du « Sphinx » puis du « Sphinx d’après guerre », de « l’écho naturien » etc. Fils de pêcheur, né à Douarnenez en 1879, (il a du user ses fonds de culottes sur les mêmes bancs d’école que mon grand père) resté jeune à la charge de sa mère, Hervé Coatmeur, travailla comme ouvrier à l’Arsenal de Brest, fut plusieurs fois condamné et, finalement renvoyé en 1910 et inscrit au Carnet B. Il exerça alors bien des métiers : docker, portefaix à la gare de Brest, livreur de sciure de bois…

Anarchiste individualiste, il eut un kiosque à journaux, un magasin de bouquiniste, un étalage volant parmi les forains, ne voulant être ni commerçant, ni fonctionnaire, ni exploiteur, ni exploité. Il propagea un individualisme dérivé de celui de Han Ryner. Responsable du Foyer tam-bazNaturien de Brest (85 rue E. Zola), il avait été le fondateur, animateur et principal rédacteur du journal Le Sphinx individualiste (Brest) qui connaitra de nombreuses séries difficiles à reconstituer. Propagandiste, il distribuait tracts et prospectus, fonda un cercle d’études, s’attacha dans les années 1920 à la diffusion de l’En Dehors d’ Emile Armand auquel il collaborait, devint végétarien, s’alimentant de légumes et de fruits crus et de pain de seigle. Il collaborait également à la revue Le Néo Naturien .

Il se maria le 6 août 1931 « avec une jeune paysanne qui, après avoir été violée par son père, se réfugia à Brest où elle devint la proie des marins », on se croirait dans Les misérables. Il voulut faire d’elle un être nouveau. Mais elle le quitta et revint avec un jeune bébé « à l’état de Brestsanté pitoyable ». Elle le quitta à nouveau en emportant « une pile de pièces de cent sous patiemment économisées en vue d’éditer un numéro du Sphinx » (E. Armand, L’Unique, op. cit.) Le divorce fut prononcé le 15 juin 1935. Sur la photo à gauche, une vue de Brest après les bombardements. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouver de photo représentant Hervé Coatmeur. Hervé Coatmeur vécut ses dernières années dans les conditions les plus misérables : il habitait une cabane où tombait la pluie et couchait sur un lit de sangles : il était vêtu de guenilles et chaussé de spartiates. Le 8 septembre 1944, il périt avec plusieurs centaines de personnes au cours de l’explosion d’un abri civil à Brest, place Sadi-Carnot lors d’un bombardement de la ville.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

La coupe & la mémoire…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, ,

Amis de la tradition et du merlan en colère réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 11 avril 2019, date qui correspond au 22è jour de germinal et que nos amis républicains avaient dédié à la Romaine (salade). Je vais donc en profiter pour vous parler d’une galloise… En effet,  les celtophiles eux, célèbrent ce jour là Kerridwen. Une drôle de sainte puisque il s’agissait en fait d’une déesse de la très vieille et très ancienne tradition celtique; mais nos évangélistes faisaient feu de tout bois…

Ceridwen, ou Kerridwen (de nombreuses graphies sont possibles), principalement connue en tant que magicienne, était en fait une déesse galloise de la mort et de la fertilité. Elle est généralement représentée avec un chaudron. Dans la mythologie celte, le chaudron n’est pas un ustensile utilitaire mais un objet symbolique, chargé de sacralité, et Cerridwenattribut divin (le chaudron du Dagda, le Dieu-Druide). Le chaudron est magique, selon les mythes, il peut être chaudron d’abondance, de résurrection, de science ou de divination. Il est associé à la terre, le chaudron de résurrection est associé au ventre de la mère, où l’homme retourne pour renaître. Quand il est rempli d’eau, c’est l’élément primordial, source de toute vie. La quête du chaudron a inspiré la quête du Graal aux trouvères chrétiens, celui-ci étant un vase d’immortalité. C’est ce même chaudron que l’on retrouve dans les tarots sous forme de coupe…

Oyez l’histoire de Cerridwen: Femme de Tegid Foel, elle donna naissance à deux enfants complètement opposés : Afagddu (castor noir) qui passait pour l’homme le plus laid de la terre, et une superbe fille, Creirwy. Ne parvenant pas à tolérer le handicap de son fils Afagddu, Ceridwen fit bouillir dans un chaudron une potion de connaissance cerridwen-by-pickwickpendant un an et un jour afin de lui permettre de devenir sage et respecté. Elle confia la tâche de veiller sur le chaudron à Gwion Bach, mais une goutte tomba sur le doigt de ce dernier, il le lécha et il reçut ainsi le don à la place de Afagddu. Furieuse, Ceridwen poursuivit Gwion Bach qui se transforma maintes fois pour lui échapper. Il finit par se changer en grain de blé et Ceridwen en profita pour le manger. Quelque temps plus tard, elle donna le jour au célèbre poète et druide Taliesin (qui est en fait la réincarnation de Gwion Bach). Notre bonne sorcière a généreusement laissé son nom à un élixir très tourbé, un blend qui fait référence au fameux pub Pickwick’s de Beaune. 

Ah, les belles histoires de papy Erwan ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

SUMMERTIME…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, ,

Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 avril 2019, 21è jour de Germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le « bon culottier » de la chanson mais un arbuste encore nommé « arbre de Judée », au motif, me dit-on, que Judas s’y serait pendu. Si tous ceux qui trahissent l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus chère à ce vieux Villon.

Tiens, c’est le jour anniversaire (10 Avril 2007) de la disparition de Dakota Staton, chanteuse de jazz dak+ftaméricaine. Elle fut une des interprètes du célèbre Summertime. Georges Gershwin a créé Summertime en 1935 pour son opéra en trois actes Porgy and Bess (qui sera, plus tard, le nom d’un album d’Ella Fitzgerald et de Louis Armstrong). Les paroles seront écrites par DuBose Heyward et Ira Gershwin. 9 mois (1936) après l’ouverture de l’opéra Pergy and Bess, Billie Holiday sort cette chanson, un des grands standards de sa discographie.

Depuis, d’innombrables versions ont été éditées: Sarah Vaughan,Nina Simone, Diana Krall, Big mama Thornton, Billie-Holiday-PNGJanis Joplin et Nina Hagen pour les chanteuses; et pour les musiciens, Bechet, Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis et même Gene Vincent et John Coltrane sans oublier Duke Ellington him self. Ajouter Stan Getz, Count Basie et paul Mac Cartney et vous aurez une petite (toute petite) idée de l’universalité de ce morceau…

Voila pour le passage à l’heure d’été. En breton on a Toutouig la la va mabig une berceuse que nous chantait mon aïeule quand bien même elle n’avait pas le talent de Billie. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.