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Julia Bertrand: Une pionnière.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’encyclopédie et du kebab d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 Mars 2019, troisième jour de Germinal dans le calendrier républicain, qui était dédié à l’asperge ce qui, bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre.

Vous ai-je déjà parlé de Julia Bertrand?

Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse. Elle était née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. la-rucheElle collabora au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Épinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B », fichier des antimilitaristes, elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. La photo ci-contre présente l’équipe de La ruche.

Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dejuliahors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc. En 1944, son logement à Noisy-le-sec région parisienne, est détruit par les bombardements alliés. « Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. » Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympathies pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ».

Cette femme là… C’était un sacré bonhomme ! Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Chacun est rentré chez son automobile…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du pendule de Foucault et de « qui veut gagner des millions » réunis, bonjour !

Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver. On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au benditmois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher. Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre (région parisienne), le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles). Le mouvement est conduit par Daniel COHN-BENDIT qui se réclame de l’anarchisme alors qu’aujourd’hui il s’est rapproché du Macronisme… La vieillesse est un naufrage !

https://youtu.be/kzjqafGu7j0

Au risque de passer pour un attardé rédhibitoire, je ne peux m’empêcher de penser à mai 68 en observant les cortèges qui envahissent nos rues ces jours ci. Je sais bien que l’histoire ne se répète pas et que l’expérience n’est guère transmissible. Néanmoins, j’ai retrouvé dans mes cartons quelques traces de l’époque qui ne sont pas sans similitude avec la situation actuelle. Déjà à cette époque, la l'enragébonne vieille droite réactionnaire usait d’un argument qui voulait que les jeunes n’étaient pas à leur place dans la rue. On infantilisait l’étudiant comme l’ouvrier et on soupçonnait l’un comme l’autre d’être manipulés. Déjà, « les casseurs » s’avéraient souvent être des sbires à la solde du pouvoir qui pouvait ainsi légitimer sa répression et faire donner ses troupes. Les gardes mobiles ne ressemblaient pas encore à des robotcops encarapaçonnés mais le résultat d’un coup de matraque n’a guère évolué. Déjà les médias et la télévision en particulier prenaient leurs ordres à Matignon ou au château (l’Elysée). Et déjà SINE dans l’Enragé s’en donnait à cœur joie. Déjà les réformistes n’avaient de cesse de répéter qu’il fallait raison garder et qu’il fallait savoir arrêter une grève.

Déjà la France éternelle ressemblait étrangement à celle d’aujourd’hui, celle des jardiniers joviaux, des notaires véreux, des professeurs émérites, des alcooliques anonymes, des Nous-ne-céderons-pas, des Nous-irons-jusqu’au-bout… Et le retour à la normale pointe déjà le bout de son nez. Le troupeau bêlant va retrouver son PMU, sa foire aux vins au Carrefour du coin et, ainsi que le chantait Nougaro dans « Mai mai Paris »:

Le casque des pavés ne bouge plus d’un cil
La Seine de nouveau ruisselle d’eau bénite
Le vent a dispersé les cendres de Bendit
Et chacun est rentré chez son automobile…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un roi de la soul…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du col Mao et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes germinal.1237759069le jeudi 21 mars 2019, c’est le premier jour de Germinal, généralement dédié à la primevère. Par chez nous on célèbre les Benead; forme bretonne du français Benoît, Saint Benoît de Nursie est le fondateur de l’ordre monastique des Bénédictins. Les moines de Landévennec (29) se soumirent à cet ordre à la suite de l’entrevue de leur abbé Matmonoc et de l’empereur franc Louis II le Pieux en l’an 818. Son influence est considérable sur le monachisme en Occident et dans le monde, ainsi que sur toute la vie intellectuelle du christianisme, surtout grâce à la Règle de saint Benoît. Il est invoqué contre les piqûres d’orties

Alleluia aurait chanté Solomon Burke dont je voulais parler aujourd’hui. Jusqu’à la fin, le chanteur d’Everybody needs somebody to love, rival éternel de James Brown, donna de la voix, qu’il avait ample et d’une infinie souplesse, livrant ses derniers concerts depuis un fauteuil. Chez lui, tout était démesure: Plus de 150 kilos, 21 enfants, 89 petits Solomon_Burkeenfants au dernier recensement. Solomon Burke s’arrangeait très bien du titre de « Roi du rock et de la soul » que lui avait décerné un DJ au début des années 60. Il montait rarement sur scène sans sa couronne, son sceptre et sa cape doublée d’hermine.

L‘âge venant, son poids augmentant dans d’inquiétantes proportions, il s’était même fait installer un trône et donnait, assis, des prestations aussi renversantes que ses électriques apparitions des années 60. Pour fêter leurs récentes retrouvailles, les membres de Led Zeppelin s’étaient offert le plus beau des cadeaux en l’invitant à donner un concert privé à leur descente de scène. De Jagger à Dylan, le chanteur de Cry to me était une idole pour tous les musiciens qui ont grandi dans l’adoration du rhythm & blues et de la soul des années 50 et 60. L’ Apollo de Harlem, cry to meoù il fit ses premières armes de chanteur de charme, se souvient encore qu’il fut le premier artiste (et sans doute le dernier) à fabriquer lui-même son propre pop corn et à le vendre à l’entrée de la salle avec ses côtelettes grillées et son soda maison, histoire d’arrondir le cachet. Cry to me a mené Solomon Burke vers des sommets dont il n’est pas redescendu pendant quelques années. De 1961 à 1964, rien ne lui résistait, et ses disques d’or permirent à Atlantic de prospérer. C’était l’âge d’or de la soul, et Solomon Burke en fut un roi incontesté, même s’il n’eut jamais le succès de certains de ses rivaux, comme Otis Redding ou James Brown. Bref, un sacré personnage qui méritait bien sa place dans notre galerie de portraits.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les grandes marées…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition celtique et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 20 Mars 2019, trentième et dernier jour de Ventôse dédié au plantoir. Et voici l’équinoxe de printemps, à 21h 58′ 25 » très précisément ! les-dames-et-les-haveneauxLa durée du jour sera égale à celle de la nuit. C’est un jour important pour ceux qui ont tendance à perdre le Nord car il permet de situer avec précision les points cardinaux, ce jour-là le soleil se lève plein Est et se couche tout à fait à l’Ouest. (j’en connais d’autres complètement à l’Ouest mais c’est une autre histoire). Mais, équinoxe rime aussi avec grandes marées et donc, pêche à pied. Hélas il y a maintenant plus de monde sur l’estran que de gilets jaunes sur les Champs-Elysées le samedi. Et puisque c’est le jour anniversaire de la disparition de René-Guy Cadou (20 Mars 1951), écoutez Manu Lann Huel chanter les femmes d’Ouessant particulièrement dédié à ma fiancée.

Chez les celtes, jour d’importance: Ostara appelé aussi Oestara, Jour d’Éostre, Rite d’Éostre, Alban Eilir (nom druidique), festival des arbres… L’équinoxe de printemps est un moment fugace, instant qui marque l’équilibre entre le jour et la nuit, un passage où les forces de la lumière augmentent. On perçoit l’influence nordique de cette fête, avec le nom qu’on lui donne généralement : Ostara. En eostre+-213x300effet, il provient d’Eostre : une Déesse germanique de la fertilité à qui on faisait des offrandes d’œufs peints pour assurer la venue du printemps. Cette porte de l’année était aussi associée à la déesse romaine Aurora, à la déesse Grecque Èos, à la déesse hindou Ushas (toutes dérivées du prototype indo-européen du nom de Hausos). Chargé de symboles païens, l’équinoxe de printemps est toujours fêté aujourd’hui. Nous mangeons des lapins en chocolat (le lièvre est l’animal sacré d’Éostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs. Le mot Easter qui signifie pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse.

Les comités des fêtes qui organisent aujourd’hui des « chasses aux œufs », ne se doutent pas qu’ils perpétuent ainsi une très vieille et très ancienne tradition païenne. Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tampa Red alias the guitar wizard…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la guitare sèche et de la potée léonarde réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 19 Mars 2019 29è jour de Ventôse dédié au frêne.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à SmithsvHille, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grtampa-red Dand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride. Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago. Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.

Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il tampa red Genregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago. Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981. Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Allez, voilà pour ce jour, en attendant la suite, si le cœur vous en dit, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ite, missa est…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le Lundi 18 mars 2019, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré au capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier capillaire-300x225républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir tenté de débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais… au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Oh, je sais bien ce que vous pensez, lecteurs assidus et néanmoins sans complaisance. La critique est aisée mais l’art est difficile ! A force de vilipender sans vergogne les curés, les patrons, les flics, le CAC 40, les militaires, la critique risque fort de se transformer en criticature. Il faut savoir jusqu’où ne pas aller trop loin. Comme le disait LAO TSEU dans son infinie sagesse: « Si tu marches trop loin à l’Est… C’est l’Ouest ! ». Rien que sur cette dernière citation, le philosophe du dimanche pourrait en faire dix pages. A l’instar des Bouvard et Pécuchet se targuant de savoir un peu de tout sur pas grand chose, je suis de bouvard-pécuchet-300x198ceux qui ne savent rien sur le grand tout… Aussi, chaque petit billet que je me plais à vous poster, réclame une longue et douloureuse préparation, d’infinies recherches dans les méandres d’internet au risque de se perdre tel Icare sans son fil d’Ariane dans le labyrinthe que ce psychopathe de Dédale avait si brillamment conçu. Vous me voyez ci, errer de page en page, de site en site, à la recherche du diamant vert qui viendra le lendemain orner les colonnes des « Cénobites tranquilles ». Pour votre bon plaisir, oui monsieur, oui madame, je poursuis inlassablement ma quête du Graal. Lancelot de l’entrelacs, Perceval sans retour, Gauvin nouveau, chaque jour me voit à la tache pour alimenter la chronique. Las, la retraite n’est plus ce qu’elle était, levé à matines, couché à complies, l’ermitage de Keramoal ressemble de plus en plus à celui des trappistes, sans la bière éponyme (j’avais envie de le placer celui la).

Allez, poursuivez en paix votre visite de ce blog quotidien et néanmoins journalier, Ite, missa est (expression signifiant Allez, c’est la mission et non pas allez, la messe est dite). Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chanson républicaine et du baekeoff réunis, bonjour ! Nous voici le Dimanche 17 mars 2019 qui correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. J’ai connu une Sylvie qui… Et bien non, il ne s’agit pas du tout de celle à qui vous pensez mais de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.

Le chanteur Yann-Fañch Kemener s’est éteint samedi à l’âge de 61 ans. Il était à la fois l’une des plus belles voix bretonne, un homme de transmission, un artiste qui n’a jamais oublié sa langue et son pays. Il était né en Haute-Cornouaille, au cœur du pays Fañch/Plinn, ainsi qu’il le disait. Natif de Sainte-Tréphine (Côtes-d’Armor) non loin de Rostrenen, celui dont le breton est la langue maternelle,ANKOU-0010 contait son terroir en parlant de saint Tremeur, fils de sainte Tréphine, saint céphalophore, portant lui-même sa tête et dont je vous est conté la légende ici même.Très jeune il parcourt le monde du centre Bretagne pour collecter des airs. Il monte sur scène à 15 ans, remporte le Kan Ar bobl (concours de chants populaires) en 1976. Ses compagnons des années 1970 s’appellent Marcel Guilloux, Erik Marchand, Ifig Troadec. Ecoutez le interpreter les célèbres gousperou ar raned. Les vêpres des grenouilles. Pour Hersart de la villemarqué l’origine du chant remonte à l’époque des druides et est un témoignage du passé sur la composition du monde, la vie ou des batailles. la signification réelle des paroles reste entourée d’un certain mystère.

Il était à la fois un chanteur de fest-noz, un artiste de scène mais aussi un créateur. Trois spectacles reviennent en mémoire : le premier, seul sur scène, il déclame le poète breton Armand Robin, inclassable libertaire ; le deuxième, quand en 2005, avec Aldo Ripoche, il chante « Les Roses du mois noir », l’œuvre du Pontivyen Émile Masson, pacifiste, un autre libertaire, défenseur de la Y.F. Kemenerlangue bretonne au début du XXe ; enfin, son spectacle de 2014, mettait en scène le soldat Joa, son oncle, « non mort pour la France » durant la Grande Guerre, mort au bagne en Kabylie en juillet 1918. À chaque fois, par sa voix, Yann-Fañch Kemener nous ramenait à l’essentiel : le souffle et la vie qui passe, l’importance du verbe breton et de sa transmission qui n’existe pas que dans les feuilles volantes des arbres, écrite à l’encre de pluie. sources: C. Gouerou -Ouest-France.

Le chant naquit un soir d’hiver, on ne sait où, on ne sait quand,
à la porte d’une maison où criait un enfant malade.
Depuis lors, de siècle en siècle, d’aube en aube, de fatigue en fatigue,
l’ont usé des lèvres d’esclaves.
Armand Robin

Arrête tes salades…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 16 Mars 2019 et, ce 26è jour de ventôse nous rappelle que nous abordons la deuxième quinzaine de mars, il était généralement dédié au pissenlit.

Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources. Tiens, la salade de pissenlits est particulièrement excellente. J’en ai dégusté du côté de saladeNancy où elle porte le nom de salade à la meurotte. Découpez les feuilles en fines lamelles, faites revenir des lardons dans une poële (moi je les préfère fumés) et déglacez ensuite avec du vinaigre.  arrosez les pissenlits avec le jus restant. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante, que nenni. La preuve:

Notre desperate housewife appelle cela: Miel de dents de lion, les anglais disent dandelion, autre nom du pissenlit (c’hwervizon en breton). Le nom de pissenlit vient quand à lui des vertus diurétiques que l’on accordait à cette plante.

Tout à fait autre chose.

Le 16 mars 1978, l’Amoco Cadiz, un pétrolier de 234 000 topshotfranceitalyseatransportfire_16x9_WEBtonnes de port en lourd construit en 1974,  affrété par la compagnie américaine Amoco Transport, filiale de la Standard Oil, s’échouait au large des côtes bretonnes, en face du village de Portsall. Je me souviens m’être rendu sur place avec un groupe de jeunes armés de pelles et de seaux. Dérisoire ! Aujourd’hui, on attend que les conséquences du naufrage du Grande America se répandent sur nos côtes pendant que le contenu toxique de ses futs et ses bagnoles pouraves embellissent les fonds marins. Et keskidi notre cénobite ? Il nous parle de pissenlits ! Ma doue beniged madame Michu quelle époque épique…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Elisée Reclus…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 15 mars 2019, 25è jour de Ventôse dédié au thon et aux Louise sans qu’il y ait le moindre rapport bien évidemment. En Bretagne, on célèbre (ou pas) les Bozian saint éponyme de Lopoyen en Hanvec (29), Lochboczien en 1426. C’est le saint Badian des anciennes litanies bretonnes. Le calendrier des postes, lui, affirme sans vergogne qu’aujourd’hui c’est la st Elisée. Le seul que je connaisse c’est Elisée RECLUS; et, c’est justement un 15 Mars en 1830 à Sainte-Foy-la-Grande en Gironde, qu’il vit le jour.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue d’une famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est RECLUS Gcondamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère Elie (également anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles (près de Bruxelles) qu’Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.

Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : « Le Révolté », « L’Insurgé », « Le Cri du Peuple », etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire « Géographie Elisee-Reclus-Geografia-Anarquismo-AcraciaUniverselle » (19 volumes), et de « L’Homme et la Terre » (6 volumes), ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme et de son environnement, et aborde des sujets très variés (éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de « L’Homme et la Terre » ne sortira qu’après sa mort (édité par son neveu Paul Reclus).
« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus.

Voila pour ce jour, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De PI en pire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 Mars 2019. Ce jour est Pi_pie2-300x300célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant celui du PI (3.14). Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Entre le grand débat et la grande débâcle, Macron 1er remonte dans les sondages comme un saumon dans son cours d’eau. Les républicains eux, avaient dédié ce jour (24 de Ventôse) à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au dixième siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a jouit d’une excellente réputation : Expectorante, sudorifique et jeune-fille-fleur-180x3001dépurative; les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur  »: Victor Hugo, Les misérables . De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées  sous forme d’huile et d’emplâtre.

Bon, ben, m’en faudrait une brouettée pour me remettre d’aplomb. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.