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Athée souhaits (bis)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la théorie des probabilités discrètes et du chinchard en papillote réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 octobre 2017, deuxième jour de Brumaire, dédié, qui l’eut cru, au céleri. C’est rien de le dire, encore moins de l’écrire mais, il pleut sur Brest et, il vente aussi mais, madame Michu, le fond de l’air n’est pas frais pour la saison. Allez donc écrire un billet après cet étalage de banalités.
En ces temps troublés où les fanatismes religieux tentent de s’engouffrer dans les failles de la République, évoquons Sylvain Maréchal.

C’était un écrivain, poète, pamphlétaire français, précurseur de l’anarchisme. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Belle utopie non ? Très vite, ses critiques du pouvoir absolu et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses œuvres littéraires. Il marechalest condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire. Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Il ne prend pas parti dans le conflit entre les Girondins et les Jacobins et s’inquiète du tour pris par la révolution. Sa rencontre avec Babeuf et sa conjuration des Égaux, va en faire l’un des précurseurs du mouvement libertaire et l’un des premiers anarchistes. Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu’à sa mort. Sylvain Maréchal, « l’homme sans Dieu », est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution.

Bon, il faut bien le reconnaître, c’était aussi un fieffé misogyne et on lui doit un projet de loi pour interdire d’apprendre à lire aux femmes. En effet,  nous sommes au temps où « tous les hommes Défense-dapprendre-à-lire-aux-femmes-179x300naissent libres et égaux en droits » ne concernait pas encore les femmes! Dans Fragments d’un poème moral sur Dieu (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans Livre échappé au déluge (1784) et s’attaque à la religion qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal « Révolutions de Paris » dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale. Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l’athéisme en lui donnant ses lettres de noblesse avec le Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1800).

Voila, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale; je ne sais pas moi; bosser un peu par exemple ! Ah, ils sont vraiment pas drôles ces retraités. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ce n’est qu’un début, continuons…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la bamboche et du rhum arrangé réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 21 octobre 2017, c’est le dernier jour de vendémiaire, dédié au tonneau…

L’actualité est parfois à se pincer pour vérifier qu’on est bien dans la réalité. Tenez par exemple cette rumeur qui enfle sur les réseaux: Macron 1er voudrait commémorer Mai 68. Il paraît que « La badge-la-beaute-est-dans-la-rue-affiche-de-mai-68présidence de la République ne veut pas se laisser enfermer dans une lecture « maussade » de l’héritage de 1968 ». Sarko, voulait se débarrasser définitivement de l’héritage de 68. Macron veut quand à lui, se débarrasser de la Droite et de la Gauche; en effet, rien de mieux qu’une petite commémoration de Mai-68 pour se démarquer de la droite réactionnaire, sans pour autant incliner sa politique… Par ailleurs, 2018 se prêtera en effet très bien à toutes les commémos souhaitées: 60e anniversaire de la Constitution de 1958 – 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les Nations unies en 1948 – Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale – le Printemps de Prague en Tchécoslovaquie.

Mais, précisément, en Mai 68 nous étions dans la rue pour en finir avec ce vieux monde de l’autorité, de la finance, de l’hypocrisie, du machisme, du patronat, du curé, du militaire, du mandarinat (je vous laisse compléter la liste). En creusant sous les pavés pour y trouver mai 68la plage nous voulions jouir sans entrave et être suffisamment réaliste pour demander l’impossible… Et voila t-il pas que ce sont ces endimanchés de la république en marche arrière qui veulent s’approprier l’héritage des accords de Grenelle. Augmentation du smig de 35%, quatrième semaine de congés payés, création des sections syndicales. Mais, pendant qu’on y est pas, qu’ils rajoutent dans leur escarcelle, la révolution et le front populaire. Non, ces acquis sont né des luttes, des manifs, des grèves, des conflits. Les peuples doivent reconquérir le pouvoir dont ils ont été spolié et si cela ne se fait pas dans les urnes, alors, princes qui gouvernez le monde, craigniez la colère de la rue. Je me souviens de cette chanson de Dominique Grange en 68. (en vidéo plus haut)

Allez, un p’tit coup de gueule ça fait pas de mal. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand il mort le poète…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la poésie et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 20 Octobre 2017, 29è jour de vendémiaire dédié à l’orge. Ce qui fait donc trente ans exactement que cet immense poète qu’était Jean-Roger Caussimon nous a quitté pour d’autres horizons.

Il est né en 1918 en région parisienne et s’est éteint un 20 octobre en 1987. Entre temps il nous a légué quelques unes des plus belles chansons de son temps reprisCaussimontes par les plus grands depuis Léo Ferre jusqu’à Arno, en passant par Catherine Sauvage, les frères jacques, Gainsbourg et tant d’autres. Il fut l’une des têtes d’affiche du cabaret le lapin agile pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontra Ferré et que naquit une amitié qui jamais ne se délia. Acteur de théâtre, de cinéma et de télévision, il fut un des pionniers des dramatiques à la radio, notamment sur France culture. Durant la seconde guerre mondiale il est fait prisonnier en Silésie. Il « profitera » de sa captivité pour écrire de nombreux poèmes et une pièce de théâtre qui connu un vrai succès, la parodie de Faust.

Les musiques de léo Ferré vont contribuer beaucoup à sa notoriété, on se souvient de Monsieur William et A la Seine. Marcel Carné lui offrira un rôle dans Juliette ou la clé des songes aux côtés de Gérard 1976-Jean-Louis-Foulquier-Bernard-Dimey-Jean-Roger-Caussimon-500x367Philippe. C’est sur les conseils de José Artur que Pierre Barouh lui fera enregistrer ses premiers disques. On se souvient encore de sa participation dans le fameux film de Tavernier Le juge et l’assassin pour lequel il écrira plusieurs chansons dont La commune est en lutte et La complainte de bouvier l’étrangleur. Après sa mort, ses cendres furent répandues à la pointe des poulains à Belle-île-en-mer. (regardez cette photo, on y reconnait J.L. Foulquier, Brassens et Bernard Dimey derrière Caussimont) J’avoue que j’ai une faiblesse pour Comme à Ostende quelque soit l’interprète. Pour terminer ce billet, quelques vers extraits de si vis pacem:

La grand’rue de la Liberté
Pour qu’elle reste magnifique
Faut pas la mettre à sens unique
Ou qu’on en fasse un’ rue barrée…
Et tout ce que l’on peut souhaiter
Etant donné qu’la Terre est ronde
C’est qu’elle fass’ le tour du monde…
La grand’rue de la Liberté!

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 19 octobre 2017, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait Son-House-by-Dick-Waterman-236x300partie des fondateurs du Delta blues il commença par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walkin blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le son-house-pochette-212x300sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folk boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Amusez vous, foutez vous d’tout…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la franche républicaine et du fromage de tête réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 18 octobre 2017, vous lisez le 3954 ème billet posté chez « les cénobites tranquilles » ce qui tend à prouver que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur… Est-ce bien raisonnable ? Nos aïeux Républicains avaient consacré ce 27è jour de vendémiaire au piment. Essayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme un rêve…

Oyez ce faisant des nouvelles de notre bon roi qui est apparu dans la petite lucarne pour donner de ses nouvelles au bon peuple ébaubi. Il est vrai, chers lecteurs, qu’il n’est guère aisé de paraître à la fois Rastignac, Sorel et Rubempré. Exercice, on peut l’écrire, Ô combien affligeant dans un décor tape-à-l’oeil où se cotoient les fauteuils du designer Patrick Jouin, un tableau du peintre belge Pierre Alechinsky ou une œuvre du street artiste Shepard Fairey – alias Obey – célébrant notre devise républicaine… Et que nous le roiapprend t-il ? Qu’il a « engagé des démarches pour retirer la Légion d’honneur à Harvey Weinstein » (vous savez le tripoteur en chef d’Hollywood). Bien entendu, illico, Pujadas lui a posé la question: faites vous la même chose pour Bachar el-Assad ? Ah non? Ah, j’avais cru entendre cela. Un effet de mes sens abusés. Et alors, le bordel, les fainéants, les illettrés, les jaloux, ceux qui ne sont rien… Regrette t-il ce langage ? Que nenni. Macron 1er «assume totalement» tout ce qu’il a pu dire et qui a fait scandale, mais explique que ses propos ont été sortis de leur contexte. Et voila, madame Michu, aujourd’hui, il faut faire peuple. Mais, poursuit-il, tout ceci n’est que méchancetés de la part des envieux et pour un peu il aurait ajouter: «Contre la médisance, il n’est point de rempart» citant les mots que Molière mettait dans la bouche de Tartuffe… Bref, pendant les travaux, la vente continue et notre Prince entend poursuivre sa marche en avant, supprimant l’ISF sur les yachts, les tableaux de maîtres, les lingots d’or et augmentant la CSG pour le petit retraité que je suis. Autrement dit, l’impôt sur l’infortune !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Octobre 1961: Paris massacre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’universalisme et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 octobre 2017, 26è jour de Vendémiaire dédié à l’aubergine. L’aubergine cela me fait toujours penser aux uniformes et les uniformes aux flics et les flics à Papon et Papon aux pires saloperies qu’un individu puisse commettre. Triste anniversaire en effet que celui de ce 17 Octobre 1961: (à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour protester contre le couvre feu imposé aux seuls ressortissants d’Afrique du Nord.). La soirée sera tragique: rafle-62peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération, n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing. Aujourd’hui, la résurgence de l’extrême droite en Europe (FPO en Autriche) la remontée nauséabonde du sentiment xénophobe, entretenu par les gars de la Marine et autres politicards, ainsi que l’incompréhensible tribune médiatique offerte à Zemmour, Soral, Rioufol, Ménard et consorts  nous interdisent d’oublier. «Le passé n’est pas mort et enterré, il n’est même pas passé», déclarait Barak Obama dans son discours de Philadelphie, citant William Faulkner.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

En attendant l’ennemi…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du dandysme décadent et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 16 octobre 2017, 25è jour de vendémiaire, aimablement dédié au bœuf. C’est aussi l’anniversaire de la naissance de Oscar Fingal O’Flaherty Wills Wilde, plus connu sous le nom de Oscar WILDE.

Mais, à vrai dire, aujourd’hui je voulais évoquer un écrivain qui a eu la bonne idée de naître un 16 octobre en 1906 en Italie, à San Pellegrino (ça ne s’invente pas) et, ipso facto, de se retrouver dans les colonnes des « cénobites tranquilles » – j’ai nommé Dino Buzzati. Que vous lisiez le désert des Tartares ou une nouvelle fantastique comme le K ou les sept messagers, vous êtes frappés par l’influence de Kafka mais aussi celle des surréalistes et des existentialistes comme Sartre ou Camus. Par ailleurs, le désert des tartares, œuvre majeure de Buzzati n’est pas sans rapport avec Les choses de buzzati-dessin-300x196Georges Perec. Buzzati y traite de la fuite du temps, de l’attente et de l’échec, dans le cadre d’un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire. Et les jours s’écoulent au rythme lent de la routine. Lorsque l’ennemi est enfin là, il est trop tard, le lieutenant ne peut participer au combat et se trouve rendu, au seuil de sa mort, à la vacuité pathétique de sa vie. Buzzati entre en 1928 à Il Corriere della sera, il a 22 ans. Pendant plus de dix ans, il s’y ennuie à mourir, d’abord à collecter de maigres faits divers, puis à classer le courrier des lecteurs en fonction de leur intérêt, supposé proportionnel à leur éloge du fascisme. De cet ennui mortel il tirera son chef-d’œuvre, Le désert des tartares, qui paraît le 9 juin 1940, roman de la lenteur du temps, de l’apathie de la routine, de l’entêtement à espérer, à espérer la guerre, et de la faillite de cette espérance. Trois jours avant la parution du roman, l’Italie est entrée en guerre aux côtés de l’Allemagne. Et l’immense Jacques Brel en a fait cette merveilleuse chanson, ici dans une version surréaliste de Dick Annegarn.

Sommes nous tous des lieutenants Drogo dans cette vie qui ressemble de plus en plus au désert des Tartares ? En attendant de devenir héros, continuez de fréquenter ce blogue, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est aujourd’hui dimanche…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la prétérition et du veau marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 15 Octobre 2015, 24è jour de vendémiaire dédié à l’amaryllis, magnifique fleur qui a donné son nom à un bistro rennais des plus sympas. Enfin, je vous parle de cela il y a très, très longtemps. C’était dans le bas de la place des Lices, pour ceux qui connaissent StKonoganRennes, et j’y ai passé quelques soirées mémorables. Pour les initiés de la pataphysique, Le 15 Octobre 2015 est en réalité le Mardi 10 Haha 145 St Panmuphle, huissier. Et en Bretagne on célèbre les Konogan; un saint homme qui vivait à l’époque ou régnait Childebert et à qui est dédiée une très jolie petite chapelle au lieu dit Lescogan sur la commune de Beuzec-Cap-Sizun (29). Derrière la chapelle se trouve la fontaine de Saint Konogan. La légende raconte que Saint Konogan soignait la fièvre, et pour obtenir guérison il fallait vider la fontaine; avec ce qu’il tombe par ici, c’était pas le tonneau des Danaïdes mais…

Bon, allez, c’est dimanche, je vous la fais courte; demain (peut-être) on tachera de faire plus conséquent. Portez vous bien.

Enora pro nobis…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la cavalerie légère et du coco paimpolais réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 octobre 2017, 23è jour de vendémiaire dédié au navet.

En Bretagne armoricaine on célèbre (ou pas) les Enora. On raconte que son père l’ayant forcée à épouser Efflam, elle refuse, d’accorstatued avec lui, de mener vie commune. Néanmoins, ils se marièrent, ils n’eurent pas beaucoup d’enfants car ils vécurent comme frère et sœur tout au long de leur vie. On peut voir sa statue dans l’église de Plestin (Finistère) et dans la chapelle de Trézeny. La légende raconte qu’Enora, la chaste épouse de Saint-Efflam, partie à sa recherche en Armorique, vit son esquif de cuir (les fameux curraghs) échouer dans la baie de la Vierge, retenu par les pierres en fermant l’entrée à marée descendante. Un monastère fut dès lors fondé à cet endroit. Il n’y subsistera que du 5ème au 8ème siècle et fut sans doute à l’origine d’une légende qui voulait que le Yaudet fut le premier évêché, éphémère, du Trégor. Enora est la patronne des nourrices, aujourd’hui on dit assistantes maternelles, ça fait plus chic…

Quand à Efflam, oyez ce qu’en dit Albert le Grand : «  … nôtre Saint, avec sa compagnie, passa la mer & vint heureusement surgir à la coste de la Bretagne Armorique, en la baye de sable, qui est entre Toul Efflam & Loc-Mikel, dite communement la lieue de gréve, en la paroisse de saint-efflam-saintPlestin, & leur vaisseau s’arresta vis-à-vis d’un grand roc, qui est au milieu de la gréve (en terre neanmoins), nommé Hyrglas. Il y avoit pour lors, le long de la gréve, une très-grande forest, de laquelle S. Efflam & sa troupe, descendans de leur vaisseau, virent sortir un horrible dragon, lequel se retiroit à travers la grève dans sa caverne, distante d’environ mil pas de ce roc; laquelle caverne était profonde de neuf coudées, & en avoit douze en la circonférence de son ouverture; mais de peur qu’à la piste et trace de ses griffes, il ne fut découvert & assiégé en cét antre, il avoit cette astuce de marcher à reculons, de sorte qu’à voir les marques de ses griffes dans le sable, on eut pensé qu’il venoit de sortir du lieu où il ne faisoit que d’entrer. » . Efflam trône en bonne place dans la vallée des saints de Carnoët grâce aux ciseaux et burins de Seenu Shanmugam.

Au milieu de cette vaste grève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (la croix de la lieue de grève-photo de droite). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre lala croix traversée ne manquait jamais d’interroger la croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte ». On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz ». Hélas, toutes les prières à Enora et à St Efflam n’ont pas empêché les algues vertes de défigurer le site merveilleux de Saint-Michel-en-Grève.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Aie, aie, aie. Vendredi 13 !

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la protosynthèse et des p’tits chanteurs à la croix de bois réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 (aie !) Octobre 2017. c’est le 22è jour de Vendémiaire dénommé: jour de la pêche et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur…

Ah, le vendredi 13… Tout d’abord, le vendredi 13, en faisant abstraction des superstitions, est-il particulier ? La réponse est oui. Car les mathématiques appliquées au calendrier indiquent que le 13 du mois vendredi-13_0006-223x300tombe un tout petit peu plus fréquemment un vendredi que n’importe quel jour de la semaine. Sur 4 000 ans, il y a 6 880 vendredis 13 contre 6 840 jeudis 13 (ou 6 850 lundis ou mardis 13). Il est vrai que notre calendrier grégorien, lancé en 1582 par le pape Grégoire XIII (tiens donc), réserve bien des surprises. Ainsi, toujours grâce aux mathématiques, il a été possible de démontrer qu’il y avait forcément au moins un vendredi 13 par an, et qu’il ne pouvait pas y en avoir plus de trois. Et il y a en trois si, et seulement si, le premier jour de l’année est un jeudi pour une année non bissextile (comme 2015) et un dimanche pour une année bissextile. Les ceusses qui redoutent les vendredis treize sont nommés paraskevidékatriaphobiques…

Il y a mille explications pour la superstition depuis la Cène jusqu’à l’arrestation des templiers en passant par la destruction du temple… Mais moi j’aime bien celle de Frigga la blonde quand elle devint MarFrig1-200x300got. Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l’amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot « friday », viendrait d’ailleurs de cette célébration et signifierait « Freya’s day ». Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu’elle a été bannie au sommet d’une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter des mauvais sorts. Bon, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout cela d’autant plus que je suis drôlement en retard pour remplir ma grille de Loto.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.