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Touchez pas au grisbi…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la commedia dell’arte et des farfalle alla burina réunis, bonjour ! Aujourd’hui, Samedi 14 Décembre 2019 c’est le 24ème jour de frimaire dans le calendrier républicain et, figurez vous que c’est le jour de l’oseille… Alors, c’est l’occasion ou jamais de jouer au loto puisque le flouzevendredi treize n’a pas voulu vous sourire, ou alors de vous préparer une bonne soupe (à l’oseille). Pourquoi ont-ils dédié cette journée à l’oseille et pas au blé ou à l’artiche, au flouze, à la fraîche, au pognon, au fric, au grisbi, à la thune, la braise, le pèze, la galette… Les motivations des Républicains (qui avaient pourtant le choix dans la date) pour leur calendrier restent pour moi un grand mystère.

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’ Audierne. Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire. Il y a fort longtemps, débarquent les Bretonaudierne-marché-au-poissons d’outre-Manche(entre le cinquième et le sixième siècle). Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern (A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule). C’est ainsi que « Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294.

Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle va affronter la nouvelle appellation « Audierne ». C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’ Esquibien et tréviens, tenants de la vie et de l’activité portuaire. Dès 1321, on relève avec surprise la statuedans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte « Odierna » et sur une carte hollandaise de 1580 « Odjern ». Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ». La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée Guiard. A noter que l’étymologie est la même pour Alderney (Aurigny) ile anglo-normande. A  Audierne s’achèvent les méandres du Goyen qui donna son nom à la ville en breton Gwaien et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon.  Photo de droite: la célèbre bigoudène sculptée par René Guillevic à Pors-Poulhan et qui marque la frontière entre Cap-Sizun et pays Bigouden à une encablure d’Audierne.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Frigga la blonde…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la pensée Pascalienne et du Vermouth-cassis réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 13 décembre 2019 (aie!), 23è jour de FrPascalimaire dédié au roseau. « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser: une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale. »  Pascal, Pensées, (1660)

Ah oui, Vendredi 13 !

Il semblerait bien que ce soit à ce bon roi Philippe le Bel que l’on doive la légende qui entoure les vendredis 13. C’est en effet un vendredi 13 jacques-de-molay-230x300octobre de l’an de grâce 1307 que ce charmant roi, avec la silencieuse complicité de son copain Clément V, Pape, fit arrêter, emprisonner, torturer et souvent exécuter, la quasi totalité des chevaliers du temple sur l’ensemble du territoire. Le grand maître, Jacques de Molay, lors de son procès, maudit les descendants de ses bourreaux jusqu’à la treizième génération. Et depuis ce jour là, à chaque vendredi 13, selon ses propres inclinations, on se terre au fond de sa cave ou on se précipite dans une agence de la française des jeux. Les ceusses qui redoutent les vendredis treize sont les paraskevidékatriaphobiques.

En vérité, il y a mille explications pour cette superstition depuis la Cène jusqu’à l’arrestation des templiers en passant par la destruction du temple… Mais moi j’aime bien celle de Frigga la blonde quand elle devint Frig1-200x300Margot. Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l’amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot « friday », viendrait d’ailleurs de cette célébration et signifierait « Freya’s day ». Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu’elle a été bannie au sommet d’une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter des mauvais sorts. Bon, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout cela d’autant plus que je suis drôlement en retard pour remplir ma grille de Loto.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Emile Masson, au pied du mur…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté d’expression et de la saucisse de Molène réunies, heatherbonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 décembre 2019, 22è jour de frimaire dédié à la Bruyère (Brug en breton). Outre le fait que son rhizome soit essentiellement utilisé pour la confection de fourneau de pipe grâce à la grande résistance à la chaleur et au feu de son bois, elle est réputée pour être dépurative et désintoxicante, et soulager arthrites et goutte; je dis cela pour Jancyves. Mais surtout, la bruyère fait partie de la recette de la bière traditionnelle écossaise Heather Ale, dans laquelle elle joue un rôle d’aromatisation en lieu et place du houblon.

Vous ai-je déjà entretenu de ce brestois, disparu lui aussi dans les oubliettes de l’histoire: Emile Masson ? On lui doit la création de la revue « Bmassonrug » (bruyère), revue anarchiste en langue bretonne. A Paris il fréquente les mouvements dreyfusard, anarchistes, antimilitaristes et se lie d’amitié avec Élisée Reclus, Kropotkine et Romain Rolland. Il a d’ailleurs traduit une brochure d’Élisée Reclus « à mon frère paysan » en dialectes Léonard et vannetais. Son œuvre est toute axée sur la libération de l’homme, il accorde une place essentielle à l’éducation et se réfère sans cesse aux concepts de pédagogie, humanisme, tolérance, non violence… Il y a du Gandhi chez Émile Masson. On peut se demander pourquoi cet écologiste avant l’heure, antimilitariste en pleine boucherie de 14/18, féministe déclaré, socialiste ET breton, intellectuel original et prolixe (il faut lire « l’utopie des iles bienheureuses dans le Pacifique ») a disparu des mémoires.

Plus qu’oublié, il semble avoir été refoulé de la mémoire collective des uns et des autres tant ses idées refusaient la simplicité et le manichéisme, le bien et le mal. Parce que il était athée ET tolérant, parce que son nationalisme breton était la voie vers l’internationalisme, parcBrug la revuee que ses idées anarchistes étaient faites d’amour et de fraternité. Bref, Emile Masson emmerdait tout le monde et particulièrement le petit monde de gauche franchouillard et Jacobin. Dans « Brug » en 1914, il écrit ceci: « …Les ouvriers manifestent pour leur langue un mépris de civilisés et les intellectuels bretons, nourris aux lettres françaises et latines, considèrent qu’un honnête homme (un bon français) commence par cesser d’être breton. » Il va mourir à Paris le 9 février 1923. Son fils Michel Masson a été maire de Pontivy (56). Il est intéressant de relire « Les bretons et le socialisme » paru aux éditions Maspero accompagné d’une présentation de Jean-Yves Guiomar. Un recueil de textes et de lettres où la question nationale bretonne se mêle au socialisme libertaire.

Bon et bien, je vous abandonne à vos méditations, mes lapins réclament leurs soins quotidiens et Dieu sait qu’il n’y a pas plus susceptible que le lapin… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il jouait du piano debout…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des grands espaces et du petit salé réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 décembre 2019 c’est à dire le 21è jour de frimaire habituellement dédié à l’érable à sucre, tabernacle…

Du coup, voici un aperçu qui n’a strictement rien à voir avec ce qui précède puisqu’il s’agit d’une démonstration de l’art du piano-jazz due à McCoy Tyner.

Cela s’appelle Autumn leaves. Si je vous en parle c’est parce que il est né un 11 décembre à Philadelphie. Fils d’une pianiste, McCoy Tyner étudie successivement à la « West Philadelphia Music School » et la « Granoff School of Music ». Voisin des pianistes Richie et Bud Powell, il peut profiter de leurs McCoy Tyner-D-conseils sur la manière d’aborder le « piano jazz ». McCoy Tyner a joué dans la formation de John Coltrane au début des années soixante et on les retrouve dans de nombreux enregistrements. À partir de 1966, Tyner, enregistre essentiellement sous son nom. De 1966 à 1971, même s’il continue à enregistrer pour « Blue Note », il connaît une période difficile. Il joue dans des orchestres de Rhythm and Blues. À partir de 1972, il signe avec le label « Milestone », pour lequel il enregistre abondamment avec ses propres formations. Ces disques, en particulier « Sahara » (1973), relancent la carrière du pianiste. En 78, il va faire une tournée remarquée avec notamment Sonny Rollins.
Or donc, vous êtes bien calé dans votre fauteuil, à l’abri des vicissitudes climatiques, le lecteur de CD est chargé jusqu’à la gueule, le Bourbon du Kentucky est à portée de main…Vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous laissez porter par cette éternelle magie du jazz.

Allez, il vous reste 20 jours pour préparer le réveillon,en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Guitar Slim…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 10 décembre 2019, vingtième jour de Frimaire dédié à l‘hoyau. C’est une sorte de houe à lame forte, aplatie, à deux fourchons, employée Hoyau-D-au défoncement des terrains et aux façons de la petite culture qui demandent le plus de force. Assurément un des plus anciens outils agricoles que l’homme ait inventé.  « N’allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d’avoir sauté en leur honneur […] il n’y a d’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. » (Voltaire: Dictionnaire philosophique. Superstition, IV.) »

Dehors, ça bastonne force 8 pour le moins et ce matin on serait plutôt du côté de l’Ohio que de l’hoyau ( oui bon, elle est pas terrible). Commençons la semaine en musique avec ce petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim (ne pas confondre avec Memphis Slim) Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre the Things that I used to do un slow à émoustiller le cénobite. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy Guy qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce mardi venteux, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les Indiens sont là…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du positivisme avancé et du canard aux olives réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 décembre 2019 qui correspond aujuniperussabina 19 frimaire du calendrier Républicain, jour que nos amis républicains avaient dédié à la Sabine. Non, il ne s’agit pas de celle à qui vous pensez. La Sabine est une plante genre Genévrier mais, il est préférable de ne pas la confondre avec le Genévrier commun car ses baies sont hautement toxiques. Les Celtes, eux, vont fêter les Kern, forme réduite de McCarron, signifiant personne petite et brune. Tout un programme !

Une fois n’est pas coutume, rendons hommage à un résistant du nouveau continent. Red Cloud, (en sioux : Makhpyia-luta en français: Nuage rouge) né en 1821, mort le 9 décembre 1909 est un chef sioux. Red cloudChef des indiens sioux Oglala, il n’est pas fils de chef mais le devient pour son courage et sa témérité. Il gagne de nombreuses batailles et incite de nombreux chefs sioux a faire de même pendant la « Guerre du Nuage Rouge » qu’il dirige de 1866 à 1868, guerre qui vise le retrait des forces armées de la piste Bozeman, la piste du Montana
qui traverse le territoire sioux. Par le traité de Fort Laramie en 1868, il obtient l’abandon des forts militaires le long de la piste Bozeman ainsi que des garanties territoriales sur une réserve de 240000 km² (comprenant la partie occidentale du Sud-Dakota, le Nord du Wyoming et l’Est du Montana). En 1876 et 1889, les Sioux furent cependant forcés de concéder la plus grande partie de ce territoire.

Red Cloud ne prendra part ni aux affrontements de 1876, ni à ceux de 1890-91. Il meurt à 88 ans dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud). Située dans le Sud-Ouest du Dakota du Sud, entre la frontière du entrée de la réserveNebraska et les Black Hills, la réserve de Pine Ridge est l’une des 9 réserves du Dakota du Sud, qui font partie de la Grande Nation Sioux. Créée en 1878 en tant que « Agence de Pine Ridge ». Elle devint une réserve en 1889. Pine Ridge est la seconde plus importante réserve des Etats-Unis, comprenant approximativement 2 millions d’acres de territoire (800 000 ha). Parmi ses 38 000 résidents se trouvent approximativement 17 800 membres inscrits de la tribu Oglala. Les résidents sont dispersés entre sept petites villes, leur rendant difficile le maintien de la communauté qui est si importante pour leur culture Lakota. La réserve de Pine Ridge est bien connue pour être l’un des endroits les plus pauvres économiquement sur l’ensemble de l’Amérique du Nord. L’alcoolisme y est souvent le seul moyen de résistance à laréserve indienne dépression. Cette région a un des taux de mortalité infantile les plus élevés de la zone occidentale, accompagné de la plus faible espérance de vie concernant l’homme et la femme. Le chômage approche le taux des 75 %. L’eau courante et le tout à l’égout y sont un luxe. Le confort y est une chose inconnue. Encore un bel exemple de ce qu’est capable de produire cette grande démocratie Etatsunienne qui veut imposer son modèle au reste du monde.

Allez, je vous laisse méditer là dessus, soyez remercié de votre visite, je vous mets un chocolat de côté, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le roi est nu…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la démondialisation et du Reinsdyrsteik réunis, bonjour ! Nous 220px-Vincent_Willem_van_Gogh_065sommes le Samedi 07 décembre 2019, 17è jour de frimaire dans le calendrier républicain, dédié au cyprès et, comme le disait van Gogh à son frangin: venir de si loin pour voir deux cyprès… En ces temps où la préoccupation majeure de nos gouvernants consiste à nous faire avaler l’amère pilule de la réforme des régimes de retraite, j’avais envie de souhaiter un bon anniversaire à Noam Chomsky (7 décembre 1928).Par ici, on va célébrer les Azenor qui n’était autre que la fille du roi de Brest au VIe siècle, épouse de Judael, accusée par la femme de son père d’adultère, Azenor, enceinte fut jetée à la mer dans un tonneau. Ma doue benniget !

 

Intellectuel américain, linguiste et socialiste libertaire (il s’identifie comme anarchiste depuis l’âge de 12 ou 13 ans). Il est membre de l’International Working People’s Association, comme l’a été son père, William Chomsky, ukrainien d’origine. C’est un militant et un activiste qui rattache son travail à la tradition de l’anarchisme et du socialisme libertaire, dont il est sans doute, à l’heure actuelle, le plus célèbre représentant. Son engagement public, depuis maintenant quarante cinq ans, a été remarquable de constance et de générosité et il s’est chomsky-D-toujours caractérisé par le souci de parler non pas aux intellectuels, aux puissants, ou à ceux qu’Adam Smith appelait déjà les « Maîtres », mais aux gens ordinaires. La «globalisation» de l’économie est un sujet qui occupe une place particulièrement prépondérante dans certains écrits de Chomsky. Dans les analyses qu’il consacre à ce phénomène, Chomsky montre en particulier que le développement moderne du capitalisme voit l’ensemble des systèmes politiques, économiques et idéologiques progressivement envahis et pris en charge par ce qu’il appelle «de vastes institutions de tyrannie privée» dont les entreprises, les corporations transnationales, les banques, les systèmes monétaires et financiers fournissent aujourd’hui les modèles les plus achevés et les plus inquiétants.

Il analyse également les raisons et les moyens employés pour imposer à noam-chomsky-G-la population mondiale un système économique et politique tyrannique échappant totalement à son contrôle: la propagande. « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures » Lire La fabrication du consentement aux éditions Agone. mais aussi: Le Bouclier Américain (Serpent à Plumes, 2002) – Comprendre le pouvoir (Aden, 2005) – Instinct de liberté : anarchisme et socialisme (Agone, 2001) Idées cadeaux pour Noël! Une citation qui m’a inspiré le titre de ce billet: Le roi est nu mais il n’aime pas qu’on le lui dise.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 06 décembre 2019, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés d’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de « poésie passe-partout », invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le Ajoncnom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers à jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO (Université Bretagne Occidentale) qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)…

Le calendrier des postes nous invite à fêter les Nicolas. Avant l’heure, c’est pas l’heure ! Avant Noël, c’est pas Noël ! Quoique, il n’y a encore pas si longtemps, dans le Nord, en Lorraine, en Belgique, la Saint Nicolas c’était Noël. Les rues s’animaient et le bon saint s’y promenait St-Nicolasaccompagné de son terrible acolyte, le père Fouettard, le premier complimentant les uns et l’autre châtiant les pêcheurs. Je vous la fais courte: Un méchant boucher un peu psychopathe trucide trois personnes (quelquefois, trois enfants). Plus tard, passe St Nicolas qui les ressuscite. Et depuis, il distribue des bonbons aux petits enfants sages. Je ne sais pas pour vous mais pour ce qui me concerne, mon aïeule, qui faisait de la prévention comme d’autres font du tricot, m’a appris à me méfier des vieux messieurs qui offrent des bonbons aux petits nenfants. Aujourd’hui, les représentants des ligues bien-pensantes s’offusquent de la violence à la télévision, responsable de tous nos maux. Je me marre doucettement en constatant le cannibalisme, l’infanticide, et autres joyeusetés des contes de l’époque.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Faites vous des amis…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

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Amis de la liberté de s’exprimer et des tortellini alla pana réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 décembre 2019, quinzième jour de frimaire dédié au chevreuil. Dans la série: la bêtise humaine est décidément incommensurable, en Alsace, des bas du front ont à nouveau profané un cimetière juif. Du coup, les opportunistes d’En Marche s’engouffrent dans la brèche et l’Assemblée Nationale adopte une résolution assimilant antisionisme et antisémitisme.

Les députés étaient invité à adopter, ce Mardi 03 Décembre, la résolution Maillard (soutenue par le gouvernement) assimilant antisémitisme et antisionisme. On nage en pleine confusion, à moins, diront les mauvaises langues, qu’il ne s’agisse d’un soutien déguisé à la libertalia-vidal_antisionisme-couv_web_rvbpolitique de l’État israélien. En effet, l’antisémitisme est un délit, puni comme tous les racismes par les lois françaises; l’antisionisme est une opinion que chacun est libre d’approuver ou non. « L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler ». Cette pensée est ancienne : elle date de la fin du XIXe siècle, donc avant la Shoah; explique l’historien Dominique Vidal. Pour ma part, je revendique le droit de pouvoir critiquer la politique de M. Netanyahu [le premier ministre israélien], comme on doit pouvoir critiquer une politique de théocratie islamiste sans passer pour un antimusulman ou sans passer pour un antisémite. La résolution reprend la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), déjà validée par le Parlement européen et 20 pays dont 16 de l’UE, et appuyée par Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le président avait alors affirmé vouloir élargir la définition de l’antisémitisme à l’antisionisme. Dans un même temps, un collectif de 127 intellectuels juifs avait en revanche jugé « hautement problématique » le texte car il « assimile (…) l’antisionisme à l’antisémitisme ». « De nombreuses victimes de l’Holocauste étaient antisionistes », rappelle-t-il dans une tribune au Monde.

Or donc, l’antisionisme relève du débat d’idées et, la véritable question relative à la cohabitation israélo-palestinienne, source de nos préoccupations, est que deux populations vivent de facto dans un seul État, sous une même autorité, mais l’une a tous les droits, l’autre n’en a aucun. Je pense que c’est le démantèlement de ce système de600-boycott-israeld’apartheid qui est à l’ordre du jour. Effectivement, comme le précise l’universitaire israélien Shlomo Sand sur son blog : « Je n’ai aucun doute sur le fait que l’un des facteurs qui empêchent la judéophobie de régresser est précisément la politique pratiquée par Israël à l’encontre des Palestiniens : ceux qui vivent, comme citoyens de deuxième catégorie, à l’intérieur de « l’État juif », et ceux qui, depuis des décennies, subissent une occupation militaire et une colonisation brutales. » Par ailleurs, si une loi interdisait l’antisionisme, cela signifierait qu’on autorise les sionistes à interdire leurs adversaires. Rappelons que dans notre justice, le délit d’opinion n’existe pas (pas encore).

Et voila, je vais encore me faire des amis. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la marine à voiles et de la fondue de poireaux réunies, bonjour ! Le Mercredi 04 décembre 2019 correspond au 14è jour de frimaire que nos amis républicains avaient dédié au sapin. Bon d’accord, sur ce coup là, ils ne se sont pas donné beaucoup de mal. Moins que les pataphysiciens pour qui Le 04 Décembre 2019 est en réalité le Mercredi 4 Sable 147 Ste Barbe (femme à), femme-canon. Le 04 décembre c’est en effet la sainte Barbe. Figurez Barbe-221x300vous que mon arrière grand-mère maternelle portait le doux prénom de Barbe, patronne des pompiers (oubliez pas le calendrier). Alors, en son honneur, le dicton du jour: Pour la Ste Barbe, le cénobite se fait la barbe ! Selon les récits édifiants du Moyen-âge, Barbe fut enfermée par son père, un roi d’Orient, dans une tour éclairée de deux fenêtres afin qu’elle ne se convertisse pas à la religion chrétienne. Elle réussit malgré tout à se faire baptiser et fait percer une troisième fenêtre dans la tour (signe de la Trinité). Furieux, son père voulut la mettre à mort. Barbe s’enfuit et trouve refuge dans le creux d’un rocher qui s’ouvre miraculeusement pour l’abriter. Cependant, trahie par un berger, elle est capturée et doit subir plusieurs supplices. Finalement, son père l’amène au sommet d’une montagne et la décapite. Encore une bluette pour endormir les petits enfants le soir à la veillée…

Savez vous que c’est un 4 décembre (1875 à Prague) que vint au monde ce géantissime poète qu’était Rainer-Maria Rilke. En 1896, il part pour Murainer-marianich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’œuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino. Deux personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un Flaubert ou d’un Dostoïesvky tant leurs vies sont romanesques. Je me suis promis de faire un billet sur chacun d’eux et de les accrocher à la galerie de portraits.

Allez, merci pour la visite. Je vous abandonne là car on frise les moins zéro comme dit l’autre et je dois rentrer du bois, l’hiver sera rude.