Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Louise MICHEL

    Louise MICHEL

  • Image de l'artiste Hugo PRATT

    Hugo PRATT

  • Image de l'artiste Germaine MONTERO

    Germaine MONTERO

  • Image de l'artiste Jules Vallès

    Jules Vallès

  • Image de l'artiste Patachou

    Patachou

A dada sur mon bidet…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des années bissextiles et des spaghettis alle vongole réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 08 février 2016, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette. Ici, en Finistère, ce serait plutôt le jour de la serpillère, histoire de limiter un peu les effets du coup de tabac des jours passés.

C’est aussi le jour anniversaire de la proclamation du mouvement Dada de Tristan TZARA. Nous sommes le 8 février 1916, dans un cabaret de Zurich, le poète et ses amis proclament l’avènement de Dada en réaction à l’absurdité de la Grande Guerre. Il était né à Moinesti (Roumanie) en 1896. Pendant la première guerre mondiale, il séjourne TZARAà Bâle où il contribue à la fondation du mouvement Dada avec Ball, Arp et Huelsenbeck. En 1916, il publie le premier texte dadaïste: Les Aventures Célestes de Monsieur Antipyrine. Il fonde également la revue Le Cabaret Voltaire à laquelle collaborent Apollinaire, Picasso, Cendrars, Kandinsky et Modigliani. En 1918, il publie le Manifeste Dada et, l’année suivante, se rend à Paris où les surréalistes l’accueillent avec enthousiasme. A partir de 1920, Tzara organise avec les surréalistes une série de manifestations qui feront scandale. En 1922, il se sépare de Breton qui refuse à garder une atti­tude purement nihiliste. Tzara reste quelques temps en dehors du groupe surréa­liste, mais il y revient en 1929. Tzara participe aux activités du mouvement jusqu’en 1935 et collabore notamment au Surréalisme ASDLR. Passé cette date, l’activité de Tzara qui fini par adhérer au Parti Communiste (personne n’est parfait) cesse peu à peu de concerner le surréalisme.(à gauche, un portrait signé Delaunay) En 1938, il voyage en Espagne où de 1934 à 1936 il avait été secrétaire du Comité pour la Défense de la Culture Espagnole. Pendant la guerre, il participe à la résistance intellectuelle et vit clandestinement dans le Midi de la France. A la libération, il participe à Toulouse à la fondation de l’Institut d’Etudes Occitanes.

Pour faire un poème dadaïste
Prenez un journal.
Prenez des ciseaux.
Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.
Copiez les consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.
Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer. – 1921.

Oui da, en ces jours où l’affligeante actualité inonde nos téléviseurs, la seule question qui vaille d’être posée est bien: être ou ne pas être Dada, avec ou sans bidet … Allez, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

L’Echo de la mode…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 07 février 2016 qui nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les bronches ! Ceux qui le souhaitent lécho-de-la-modepeuvent célébrer les AODREN (Audren). La légende en fait le fils du roi Breton Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

Or Salomon, fils de Riwallon fut roi de Bretagne de 857 à 874 non sans avoir précédemment assassiné Erispoë qui projetait un rapprochement avec Charles le chauve… Aodren pour ce qui le concerne vécut semble t-il au milieu du Vè siècle et se fit remarquer par ses luttes contre les Huns et les Saxons. Son père était sans doute Salomon 1er, un chef de grotesque-chatelaudren2-242x300guerre Armoricain mais que l’on ne peut pas considérer comme roi ou duc, le premier étant Erispoë successeur de Nominoë vers 850. Voilà pour la petite histoire qui ne devrait pas vous empêcher de réserver une petite visite à Chatelaudren où l’imprimerie est aujourd’hui un centre culturel et musée. Les amateurs d’art religieux peuvent visiter la chapelle Notre-Dame-du-tertre qui offre au regard du visiteur cet étrange et singulier grotesque bois du XVè – photo de gauche. Voilà pour les pauvres pêcheurs qui veulent se confesser, pour les autres, je signale que le Leff qui arrose la commune est une excellente rivière à truites.

Allez, j’ai dans l’idée que l’hiver n’a pas dit son dernier mot, je m’en vais donc de ce pas faire un peu de bois. Portez vous bien et à demain peut-être.

If, Iffig, Iwaz, Iwan,etc…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la quadrature du cercle et du carré d’as réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 06 février 2016, 18è jour de pluviôse dédié à l’if. Arbre remarquable surtout dans la tradition celtique. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou, d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui… Quel égo !).

Cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire IF remaequabledans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincus au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Le saumon, animal qui représente la connaissance accomplie (au sommet, donc, des incarnations) se nourrit des fruits de l’if de Mugna, l’if du saumon, arbre primordial ! La mort et la connaissance sont là étrangement réunies.

Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde sera if de Pommeritarrivée. Fin du monde ou d’un monde ? Le rapport évident avec la loi des cycles nous donne de l’espoir !  (grimoiredelili.over-blog.com) En photo au dessus, l’if de Saint Maudez en Côtes d’Armor et que l’on dit millénaire… Il en est un autre dans la commune de Pommerit-le-vicomte, près de Guingamp en Côtes d’Armor donc, que l’on dit aussi plusieurs fois centenaire, certains disent 1700 ans. Malgré les turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et le spectacle est digne d’une cathédrale. Ici à gauche.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A propos de Johann Most…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , ,

Amis de la philosophie des lumières et de la pile Mazda réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 05 février 2016, 17è jour de pluviôse dédié au lichen. En Bretagne on célèbre les Merin, un saint gallois qui a laissé son nom à la commune de Plomelin en Finistère.

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Johann Most en1846 en Bavière. Ouvrier relieur, c’est à la faveur de son compagnonnage, en 1867, qu’il prend contact avec la section suisse de l’A.I.T. D’abord social démocrate (en 1870), il séjourne en Autriche où il prononce ses most_johannpremiers discours. Arrêté, il est condamné à 5 ans de prison, mais finalement amnistié le 9 février 1871, puis expulsé. Il rentre en Allemagne où il poursuit ses activités d’agitateur, devenant journaliste. Elu au Reichstag en 1874, il est néanmoins condamné à la prison de nombreuses fois pour ses discours enflammés, ce qui l’amène, en 1878, à s’exiler en Angleterre. Il y publie le journal « Freiheit » (Liberté). Suite à un article qui glorifie l’attentat contre le Tsar Alexandre II, il est condamné à 16 mois de travaux forcés. A la fin de sa peine, il s’exile aux Etats-Unis en 1882.

Influencé par les idées de Kropotkine, il devient véritablement anarchiste. Partisan de la propagande par le fait, il édite même un petit guide du poseur de bombe, après avoir travaillé dans une fabrique de dynamite. Le 11 mai 1886, il est arrêté à New York après un meeting, et condamné le 2 juin à un an de prison pour incitation à l’émeute. Le peste_religieuse1journal « Freiheit », publié ensuite au États-Unis, reste l’œuvre de sa vie. Il est également l’auteur de « La peste religieuse », œuvre dans laquelle on peut lire ceci d’une édifiante actualité: « Espérons que les masses ne se laisseront plus longtemps tromper et berner, mais qu’un jour viendra où les crucifix et les saints seront jetés au feu, les calices et ostensoirs convertis en ustensiles utiles, les églises transformées en salle de concerts, de théâtre ou d’assemblées, ou, dans le cas où elle ne pourraient servir à ce but, en greniers à blé et en écuries à chevaux. » Sources

Allez, c’est pas tout ça, le jardin m’attend et, crénom de nom, c’est qu’y a d’ l’ouvrage. Portez vous bien et à demain peut-être.

Rock Amadour…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du confucianisme et de l’irish stew  réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 04 février 2016, 16è jour de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain. C’est le jour anniversaire de la naissance de Prévert et, pour marquer le coup, il pleut sur Brest et, me sussurre t-on à l’oreille, aujourd’hui, le calendrier des postes nous invite à célébrer les Véronique, nique nique…

Tiens, le saviez tu ? Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme prise de pitié aurait essuyé le visage du Christ avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié… De là le nom de la femme: Véronique, déformation du latin « Vera iconica » LE-GRASDIMAR-DE-BLAISE-RA-0005_6-copie-1(Vraie image). à gauche détail d’un tableau intitulé Le Gradismar de Blaise Ra de Débarras. Véronique ayant amené le « voile de la Sainte Face » à Rome, elle aurait guéri l’empereur Tibère en le lui faisant toucher… Le voile est aujourd’hui vénéré à Saint-Pierre de Rome. Véronique aurait ensuite évangélisé l’Aquitaine avec son mari, un certain Zachée. Après sa mort, elle aurait été enterrée à Soulac, sur le littoral atlantique de la Gironde, où lui est dédiée une église. Une tradition médiévale du Quercy assimile l’ermite Amadour à Zachée qui, devenu veuf, se serait établi dans une grotte de la région. Amadour est à l’origine de l’actuel pèlerinage de Rocamadour (le nom de ce village rappelle le « rocher d’Amadour ») étonnant, non ? Et la foule des fidèles s’est mise à chanter:

Mon amour est parti avec le loup
Dans les grottes de Rock-Amadour
Je suis resté là comm’ deux ronds d’flipp
Env’loppé dans du papier hygiéniqu’
Mon amour est parti avec le loupRock Amadour
Dans les grottes de Rock-Amadour
Moi je tricot’ des napp’rons
Avec le rest’ des nouill’s grimpé sur le balcon
Eh oh eh ah
Elle est si jolie
Avec ses souliers vernis
Ses taches de rousseur
Sur son joli postérieur …

Bon, allez, assez déliré pour un Jeudi. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Chantilly lace…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rock around-the-clock et de l’onglet à l’échalote réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 février 2016, 15è jour de Pluviôse et c’est le jour dédié à la vache dans le calendrier républicain… En tous cas cela doit faire quarante jour qu’il pleut comme vache qui pisse. Coïncidence ? Je ne crois pas…

L‘homme du jour va ravir tous les nostalgiques, il s’agit de Jiles Perry Richardson alias Big Bopper qui est un chanteur américain né le 24 octobre 1930 à Sabine Passage au Texas et décédé le 03 février 1959 à Clear Lake dans l’Iowa au cours d’un accident d’avion. A droite: Monument installé à l’endroit du crash. La famille Richardson s’installe à tombe bopperBeaumont. Se passionnant pour le monde du divertissement, il obtiendra un diplôme de technicien en Radiodiffusion et Télévision. De retour à la vie civile, il sera disc-jockey sur la radio locale KTRM. C’est à cette époque qu’il prendra le surnom de Big Bopper : son émission « La grande exposition de Bopper » deviendra célèbre et il sera nommé directeur des programmes. En 1957, il aura à son actif un record du monde, le Discathon : le programme le plus long en diffusant 1821 titres sur six jours.

Ça déchire non ? Mais non content de diffuser les disques des autres, celui-ci auteur et chanteur à ses heures décide de franchir le pas et obtient un succès d’estime, tout en composant aussi pour les autres. Big Bopper est surtout connu pour un titre qui le rendra célèbre : Bopper 2Chantilly Lace avec son introduction célèbre « Hello Baby !! ». Ce titre sera classé en 1958 dans le top 10 et Big Bopper signera avec la maison de disques Mercury Records. Il partira en tournée à travers les États-Unis avec notamment Buddy Holly, dont je vous ai déjà parlé, au début de l’année 1959. Le 02 février refusant de continuer la tournée en bus, il décide, avec Buddy Holly et Ritchie Valens, de louer un avion (Beechraft Bonanza) avec pilote. Mais surpris dans une tempête de neige, le petit avion s’écrase le 03 février à Clear Lake.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

A la Chandeleur, le froid fait douleur…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , ,

Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour ! Or donc nous voici le Mardi 2 février 2016, date qui correspond au 14 de pluviôse jour de l’avelinier, ou si vous préférez, le coudrier qui est l’ancien nom du noisetier… C’est la Chandeleur, ar goulou vras , la grande lumière, comme disent les brittophones. A la Chandeleur, Quéré avelinier bonsaïfait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier, si il ne se donne pas, se prête (je suis assez content de celle la) tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo. Oui mais, pourquoi Avelinier ? Et bien, petit scarabée, parce que il s’agit en vérité du Corylus avellana. Avellana se rapporterait à la ville italienne d’Avella, dans la province d’Avellino, dont les noisettes étaient réputées. Voilà pourquoi, une « aveline » est une grosse noisette presque ronde et « avelinier » le nom ancien de cette sorte de noisetier. Merci Wiki…

La Chandeleur commémore la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur. Ce rituel était autrefois appelé « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement. Oui bon, tout cela parce que la chandeleur1papauté s’est ingéniée à récupérer toutes manifestations des très vieilles et très anciennes manifestations rituelles envers la nature. La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l’aurore, en portant des chandelles, d’où le nom de la fête. D’aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l’honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l’honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d’une galette de céréales. Chez les Celtes, je le rappelai hier, on fêtait Imbolc le 1er février. Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans chandeleurportaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. Les crêpes avec leur forme ronde et leur couleur dorée rappelleraient le soleil, ce qui expliquerait que l’on confectionne des crêpes à la Chandeleur, moment de l’année où les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est également à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner ces crêpes, qui sont un symbole de prospérité pour l’année à venir. Par ailleurs, le nom de février provient du nom latin du mois, februarius, lui-même dérivé du verbe februare signifiant « purifier ».

Bon, c’est pas tout, si j’en crois mon aïeule, la pâte à crêpes cela repose trois heures. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 1er février, treizième jour de pluviôse dans le druidecalendrier républicain dédié au laurier-sauce. Mais pour les Celtes, c’est IMBOLC. c’est une fête celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis » – Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte; elle même se substituant à la Brigid pré chrétienne, la faire-une-croix-de-brigid-4654820déesse mère qui régnait sur les arts, le feu et la magie. On peut sans doute considérer que Imbolc est l’ancêtre de la chandeleur. L’église catholique, apostolique et romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Mon aïeule m’a conté que l’on profitait de la veillée d’Imbolc pour fabriquer des croix de Brigid censées protéger la maison. On l’accrochait au dessus des berceaux car Brigid est la patronne des sage-femmes (déesse de la fécondité en Irlande, Brigid est la fille du Dagda, elle est aussi la mère, l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann). On y confectionnait aussi les fameux gâteaux de la lune d’Imbolc, une sorte d’espèce de genre de cookies. le-calendrier-celte-300x298D’autres consacraient leur temps à réaliser le non moins fameux encens d’Imbolc dont je vous livre la recette sous la foi du secret: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon), 1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle, quelques gouttes de vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs (séchées). Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

Guerre à la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous romanescovoici donc le Dimanche 31 janvier 2016, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois n’a jamais été aussi  proche. Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco, qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger Monclin en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor Meric qui va l’influencer profondément. IMonclinl adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontrera Robert JOSPIN, le père de Lionel… Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants Alouest01pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau incarcéré jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var. Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.Terrible réquisitoire contre la guerre, que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre ! Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai souvent parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide. Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien et à demain peut-être.

Bloody sunday…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , ,

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 janvier 2016, onzième jour de Pluviôse dédié à l’ellébore (avec ou sans H). Les jardins de Keramoal s’enorgueillissent de posséder dans un recoin, l’helléborus niger, appelé aussi « rose de Noël » qui tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais 250px-Helleborus_foetidus_070406vous conter ici. Depuis le Moyen âge la fleur est placée dans certaines crèches. Elle symbolise la pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance du petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. La pauvrette se dit in petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année… N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange qui passait dans le coin et qui appartenait au comité de course voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël. C’est pas beautiful ça !

Tout à fait autre chose.

le dimanche 30 janvier 1972, des paras britanniques tirent délibérément sur une manifestation pacifique de catholiques à Derry (Londonderry). 13 morts. L’Irlande220px-Murder_victims_of_Bloody_Sunday, était devenue indépendante en 1922 à l’exception des provinces du nord (Ulster), majoritairement peuplées par les descendants de colons protestants. La frontière «provisoire» entre les deux parties de l’île va se pérenniser et la scission entre l’Ulster et l’État libre d’Irlande devenir irrévocable, laissant en suspens le sort de la minorité catholique (et pauvre) d’Irlande du Nord, soumise à de constantes vexations et discriminations. Cette situation va engendrer une longue guerre civile dans les années 1960-1990, avec en point d’orgue le «Bloody Sunday», ce fameux 30 janvier 1972.

Allez, c’est pas tous les jours qu’on entend U2 sur ce blogue. Portez vous bien et à demain peut-être.