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Les feuilles mortes se…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 22 octobre 2014, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra !

Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance de celui qui deviendra l’un des plus célèbres musiciens du cinéma français Jozsef Kozma, né à Budapest, Hongrie, le 22 octobre 1905. Après des études à l’Opéra KosmaJoseph1National de Hongrie, il obtient une bourse qui lui permet de travailler pour l’Opéra de Berlin où il devient directeur d’orchestre. Il a ainsi l’occasion de rencontrer Berthold Brecht et de travailler avec ceux qu’il reconnaîtra comme ses maîtres, Kurt Weill et Hanns Eisler. C’est également à Berlin qu’il rencontre la concertiste Lilly Apper, bien vite devenue son épouse. En 1933, fuyant le nazisme (Kosma est d’origine juive), il s’installe à Paris et commence à travailler avec  Jacques Prévert, dont il écrira la musique de plus de quatre-vingt chansons. Parmi les plus célèbres: les Feuilles mortes (1946), immortalisée par Yves Montand, ou encore Barbara et que chantèrent aussi Les Frères Jacques (tiens, à ce propos, il pleut sur Brest). Il travaille également avec Robert Desnos La Fourmi, et Raymond Queneau Si tu t’Imagines.

En 1949, Joseph Kosma opte pour la nationalité française.
Sa première collaboration avec le septième art se fait par l’intermédiaire de la chanson qu’interprète Florelle dans le Crime de Monsieur Lange. Dès 1936, il compose des musiques de films. Ses premières partitions illustrent les œuvres de deux des grands metteurs-en-scène de l’époque, Jean Renoir et Marcel Carné: La Grande Illusion (1937), La MarseillaKosmaPrevert1ise (1937), La Bête Humaine (1938) et La Règle du Jeu. Le compositeur fait également partie de l’équipe artistique du premier film de Marcel Carné, Jenny (1936) et le trio qu’ils formeront avec Jacques Prévert est entré à jamais dans l’histoire du cinéma avec Les Visiteurs du Soir (1942) , Les Enfants du Paradis (1945) sous le pseudonyme de Georges Mouque car, contrairement à ce que veut nous faire croire Zemmour en falsifiant l’histoire: « Loi du 02 juin 1942 – Deuxième statut des Juifs publié le 11 juin 1942.
Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux ou y participer…
. » La même année, Prévert et Kosma écrivent la fameuse chansons  les Feuilles mortes, qui entre dans la partition musicale des Portes de La Nuit.

Enfin, en 1951, son travail sur Juliette ou la Clé des Songes reçoit le Prix de la Meilleure Partition Musicale au Festival de Cannes. Mais Kosma continua, puisqu’il écrivit ou participa à près d’une centaine de partitions pour le cinéma. Il y avait une vie après Carné et Renoir, et Kosma la partagea avec des hommes tels que André Cayatte les Amants de Vérone, (1948), Christian-Jaque D’Homme à Hommes (1948), Georges Lampin Le Paradis des Pilotes Perdus (1948), Raymond Bernard le Jugement de Dieu (1949), Georges Franju le Sang des Bêtes (documentaire de 1949), Julien Duvivier Black Jack (1950). Des films que l’on Kosmapourrait, pour la plupart, qualifier d’humanistes …
Curieusement, la Nouvelle Vague ignora ce musicien, dont les participations aux musiques de film dans les années soixante, se limite à des œuvres de second ordre, si l’on excepte Le Caporal Épinglé de Renoir. Nombreuses sont les vedettes de la chanson qui doivent une part de leur gloire à Kosma. Montand bien sur,  mais également Juliette Gréco, les Enfants qui s’aiment, Cora Vaucaire, l’enterrement d’une feuille morte, les Frères Jacques Inventaire et la fête continue, Mouloudji les bruits de la Nuit… Joseph Kosma est décédé à La-Roche Guyon, le 7 août 1969. Qui n’a pas une de ses musiques en tête ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Isabelle Eberhardt…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’Internationale prolétarienne et des rillettes de maquereaux réunies, bonjour ! Nous sommes donc le mardi 21 octobre, trentième et dernier jour de vendémiaire dédié au tonneau. Vous le savez, vous qui suivez assidument les rebondissements de ce blogue, j’ai une tendresse particulière pour ces personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un romancier. Les brefs portraits que je vous propose d’accrocher à notre galerie n’ont pas la prétention de faire œuvre de biographe. Il s’agit simplement de vous mettre l’eau à la bouche pour vous inviter à aller plus avant dans la découverte de cette personnalité. Aujourd’hui, profitant de ce 21 octobre,  évoquons ensemble la vie et l’œuvre de Isabelle EBERHARDT.

Elle est née « illégitime » en 1877 à Genève. Sa mère était mariée avec le général Paul de Moerder mais s’enticha du précepteur de ses enfants Alexandre Trophimowsky. Leur idylle donna naissance à une fille Isabelle. Philosophe, érudit, isabelle droitepolyglotte, on présume qu’il a joué un rôle dans le mouvement révolutionnaire Russe. Le vieux général va mourir en laissant à sa veuve une fortune considérable et celle-ci accompagnée de Trophimowsky va voyager à travers l’Europe. Celui-ci est un anarchiste et c’est comme tel qu’il va éduquer la petite Isabelle. Elle ne fréquentera pas l’école mais découvrira avec lui, l’histoire, la géographie, la chimie et les langues qu’il maîtrise, le grec, l’italien, l’arabe, le russe, le latin et le turc.

A 20 ans elle quitte Genève pour le Constantinois et découvre une culture, un pays et une religion, l’islam qui vont l’imprégner excessivement. Elle va dès lors mener une vie de nomade en Afrique du nord, se faisant passer pour un homme isabellesous l’identité de Mahmoud Saadi. Elle se convertit à l’Islam (personne n’est parfait) et rencontre Slimane Ehnni musulman de nationalité française sous-officier dans les spahis. Elle l’épousera en 1901 ce qui lui permet d’obtenir la nationalité française à son tour. Elle va croiser Lyautey qui dira d’elle: « Elle était ce qui m’attire le plus au monde, une réfractaire…Je l’aimais pour ce qu’elle était et ce prodigieux tempérament d’artiste, tout ce qui en elle faisait tressauter les notaires, les caporaux, les mandarins de tout poils. » Elle sera victime d’une tentative d’assassinat le 29 janvier 1901 alors qu’elle accompagne Si El Hachemi, chef religieux de la confrérie des Kadiryas.

Revenue en Algérie, elle collabore au journal Akbar et couvre les troubles près de la frontière marocaine. Il y a sans conteste un côté Alexandra David Neel chez ce personnage. Le 21 octobre 1904, sa maison est emportée par un torrent qui transforme l’oued en piège mortel, elle ne survivra pas. Elle avait 27 ans. Son histoire a été portée à l’écran par Ian Pringle en 1992, dans un film éponyme, je crains qu’il n’ait pas laissé de grands souvenirs, dans lequel Mathilda May jouait son rôle et Tcheky Karyo celui de Slimane. Vous pouvez peut-être vous procurer quelques uns de ses livres, Amara le forçat, l’anarchiste publié en 1923, au pays des sables chez Losfeld éditeur. Edmonde Charles-Roux lui a consacré une biographie chez Grasset en 1995. Ce petit bout de femme était un sacré bonhomme !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Monsieur William…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la poésie et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 20 octobre 2014, 29è jour de vendémiaire dédié à l’orge. L’orge fait partie de l’alimentation humaine depuis plusieurs milliers d’années, bien qu’elle soit relativement peu consommée dans notre quotidien. Céréale aux multiples usages, elle entre dans la fabrication du malt, qui compose la bière et le whisky. On connaît également la ORGEconfiserie nommée « sucre d’orge » : sa fabrication traditionnelle se faisait en mélangeant du sucre avec de la tisane d’orge. A propos de la théorie des genres, il faut savoir que selon les usages, l’orge est féminine… ou bien masculin. Nature, elle est féminine : de l’orge hâtive; décortiqué, il est masculin : de l’orge mondé ou perlé.

J’ai voulu rendre un petit hommage à cet immense poète qu’était Jean-Roger Caussimon au motif qu’il s’est éteint un vingt octobre en 1987 lui qui était né en 1918. Entre temps il nous a légué quelques unes des plus belles chansons de son temps reprises par les plus grands depuis Léo Ferre jusqu’à Arno, en passant par Catherine Sauvage, les frères jacques, Gainsbourg et tant d’autres. Il fut l’une des têtes d’affiche du cabaret le lapin agile pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontra Ferré et que naquit une amitié qui jamais ne se délia.

Acteur de théâtre, de cinéma et de télévision, il fut un des pionniers des dramatiques à la radio, notamment sur France culture. Durant la seconde guerre mondiale il est fait J.R. Caussimonprisonnier en Silésie. Il « profitera » de sa captivité pour écrire de nombreux poèmes et une pièce de théâtre qui connu un vrai succès, la parodie de Faust.
Les musiques de léo Ferré vont contribuer beaucoup à sa notoriété, on se souvient de Monsieur William et A la Seine. Marcel Carné lui offrira un rôle dans Juliette ou la clé des songes aux côtés de Gérard Philippe. C’est sur les conseils de José Artur que Pierre Barouh lui fera enregistrer ses premiers disques.
On se souvient encore de sa participation dans le fameux film de Tavernier Le juge et l’assassin pour lequel il écrira plusieurs chansons dont La commune est en lutte et La complainte de bouvier l’étrangleur. Après sa mort, ses cendres furent répandues à la pointe des poulains à Belle-île-en-mer. J’avoue que j’ai une faiblesse pour Comme à Ostende quelque soit l’interprète.  

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Sacré Arthur…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la vérité toute nue et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 19 octobre 2014, 28è jour de vendémiaire, que les anciens républicains avaient dédié à la tomate. Il y a un peu plus de 150 ans (20 octobre 1854) naissait Arthur RIMBAUD, à Charleville dans les Arthur-RimbaudArdennes. L’auteur du « bateau ivre » et d’ « une saison en enfer » s’éteindra le 10 novembre 1891 à 37 ans après une vie pour le moins dissolue notamment avec son ami VERLAINE. Il faut se souvenir qu’il soutiendra les insurgés de la Commune en 1871…

Rien que pour cela il méritait bien ce clin d’œil. Quelques vers tirés d’ »Illuminations » justement: « J’ai tendu des cordes de clocher à clocher. Des guirlandes de fenêtre à fenêtre. Des chaines d’or d’étoile à étoile. Et je danse. » Allez, une petit verre d’absinthe en mémoire de tous ceux  qui nous ont accompagné sur les bancs de notre adolescence et plus tard. Verlaine, baudelaire, Appolinaire, Prévert, Desnos, Aragon, Eluard… La liste serait trop longue et je me demande si les ados d’aujourd’hui ont encore au fond de leur sacoche un livre de poche tout annoté de l’un de ceux là qui appartiennent maintenant au cercle des poètes disparus… Portez vous bien et à demain peut-être.

La vie augmente…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des banquets républicains et du fromage de tête réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 18 octobre 2014, vous lisez le 1969è billet posté chez « les cénobites tranquilles » ce qui tend à prouver que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur… Est-ce bien raisonnable ? Nos aïeux Républicains avaient consacré ce 27è jour de vendémiaire au piment. Essayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme un rê-ê-ve

En attendant, me revoici à mon tour, devant mon écran avec autant d’inspiration qu’une poule devant une clef à molette. Parler , et entretenir ce sentiment diffus et frustrant de prêcher dans le désert, de parler à un mur, de pisser dans un violon, de peigner la girafe bref, de bricoler dans l’incurable. Car, oui, le blogueur est comme le pêcheur au bord de l’eau, il lance sa ligne, ses lignes, et il attend que ça morde. Il rêve de pêcheurla pêche miraculeuse, des milliers de lecteurs qui auront sucombés à la tentation du bon mot, et qui, dans un cri unanime, à travers mille et un commentaires enthousiastes viendront l’encourager à poursuivre sa croisade.

Mais le voilà tel le chevalier de la Mancha guerroyant contre les moulins à vent, dénonçant l’indicible, fustigeant les nantis, vilipendant les gens de robe, apostrophant ceux qui nous guillevicgouvernent sans jamais connaître l’écho de ses prouesses. Non vraiment, je le dis à tous ceux qui descendent dans la rue pour protester, parce que tout augmente; non la retraite n’est pas un long fleuve tranquille, ni une sinécure si vous avez choisi d’abreuver quotidiennement les sillons du web. S’il vous faut chaque jour, sur le métier remettre votre ouvrage. Ah, revienne le temps béni des cadences infernales, des heures sup’ et des journées qui finissaient à pas d’heure…
Enfin, quand je dis: tout augmente, relisez ce poème de Guillevic:(C’est vrai qu’il ressemblait à Robert Hue…)

Quand on nous dit :
La vie augmente, ce n’est pas
Que le corps des femmes
Devient plus vaste, que les arbres
Se sont mis à monter
Par-dessus les nuages,
Que l’on peut voyager
Dans la moindre des fleurs,
Que les amants
Peuvent des jours entiers rester à s’épouser.
Mais, c’est, tout simplement,
Qu’il devient difficile
De vivre simplement.

Allez, je plaisante bien sûr, mais quand je vous aurais remercié pour votre visite, j’aurai presque mis un point final à ce billet et dès lors, je pourrais écrire: Portez vous bien et à demain peut-être.

Noyés par balle…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’universalisme et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 17 octobre 2014, 26è jour auberginede Vendémiaire dédié à l’aubergine. L’aubergine cela me fait toujours penser aux uniformes et les uniformes aux flics et les flics à Papon et Papon aux pires saloperies qu’un individu puisse commettre. Triste anniversaire en effet que celui de ce 17 octobre 1961, mais la remontée nauséabonde du sentiment xénophobe, entretenu par les gars de la Marine et l’incompréhensible tribune médiatique offerte à Zemmour, Soral, Rioufol, Ménard et consorts  nous oblige à y revenir.

17 Octobre 1961 : à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour protester contre le couvre feu imposer aux seuls ressortissants d’Afrique du Nord. Selon Réné Rémond, notre siècle 1918-1968, Paris, Fayard, « la soirée est tragique : des dizaines, peut-être des centaines d’algériens rafle 62sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. » le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération, n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing.

Jean-Luc Einaudi a recueilli nombre de témoignages d’appelés du contingent affectés au service sanitaire, d’assistantes sociales et même de certains policiers décrivant la « vision d’horreur » qui les a saisis à l’entrée du Palais des sports ou du Stade de Coubertin. Les sévices sur les détenus se poursuivent jusqu’au 20 octobre où la salle de spectacle doit être libérée pour un concert de Ray Charles. Des centaines de dessin oas 61manifestants blessés ont été dirigés sur des hôpitaux. Dans cinq hôpitaux seulement, on compte 260 blessés hospitalisés. Jean-Paul Brunet note que sur ces 260 blessés, 88 sont entrés entre le 19 et le 21, ce qui témoignerait de la persistance des brutalités policières bien au-delà de la nuit du 17 octobre. Parmi les policiers, une dizaine a été conduite à la Maison de santé des gardiens de la paix pour des blessures légères. Certains des blessés hospitalisés viennent du Palais des sports où les 150 policiers qui assurent la garde des détenus se livrent à des brutalités dont le syndicaliste policier Gérard Monatte dira dans les semaines suivantes « …d’après ce que nous savons, il y a eu une trentaine de cas absolument indéfendables ».

Cela relève peut-être de l’imprécation mais comment ne pas crier: Plus jamais ça ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Dandy or not dandy…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 16 octobre, 2014, 25è jour de vendémiaire, aimablement dédié au bœuf. C’est aussi l’anniversaire de la naissance de Oscar Fingal O’Flaherty Wills Wilde, plus connu sous le nom de Oscar WILDE et j’en profite pour évoquer cette figure de l’anticonformisme libertaire. Oscar Wilde est né à Dublin en 1854. Il est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale. Sa mère, Jane Francesa Elgee, est une poétesse pleine de ferveur nationaliste, qui dans les années 1840, soutient la cause portrait Oscar W.irlandaise face à l’Angleterre. Après des études classiques au Trinity College à Dublin, où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants par l’extravagance des ses vêtements, Oscar Wilde est admis à l’université d’Oxford. Il a notamment comme professeur John Ruskin, l’un des porte-paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale. Oscar Wilde est un élève brillant et distingué. Il a les cheveux longs, porte des cravates lavallière et orne les boutonnières de ses costumes d’un œillet, d’un lis ou d’un chrysanthème. Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance, sa célébrité devient grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers Poèmes (1881). Il devient très vite l’un des théoriciens de « l’art pour l’art », et le chef de file des « esthètes ». Il est ainsi invité à donner une série de conférences aux Etats-Unis sur l’esthétisme.

De retour en Europe, il s’installe à Paris, où il écrit deux pièces de théâtre (la Duchesse de Padoue, 1883), (Véra ou les Nihilistes, 1883) . Il rencontre les principaux écrivains français de l’époque : Verlaine, Mallarmé, Zola, Daudet, et Hugo. De retour à Londres (1884), il épouse l’une de ses admiratrices, statue Oscar W.Constance Lloyd. Ils auront deux enfants. Il s’emploie également à défendre la cause féministe. Il est à noter qu’il fut Franc-Maçon et, ce fut donc le 16 février 1875 qu’Oscar Wilde fut proposé à l’Appolo University Lodge par Sinclair Franklin Hood et John Edward Courtenay Bodley. Le vote revint favorable. Wilde dut bénéficier d’une dérogation car il avait moins de 21 ans. Il fut initié la semaine suivante. Il atteint le 2e Degré le 24 avril 1875 et fut élevé à la Maîtrise le 25 mai de la même année. Il rejoignit la Churchill Lodge en novembre 1875. Il y remplit des charges comme Inner Guard (littéralement garde intérieur) en 1876 et Junior Deacon (Diacre) en 1877. Membre également de l’Oxford University Chapter n°40 (Rite Ecossais), il y atteint le Grade de Rose Croix (18e). A gauche, la célèbre statue de Merrion square à Dublin.

Pour ses enfants, il organise des bals costumés et écrit des contes. Il publie également des nouvelles (le Crime de lord Arthur Saville et autres histoires, 1891), un essai (Intentions, 1891) et aussi son seul roman (le Portrait de Dorian Gray, 1891). On lui doit aussi la célèbre pièce Salomé, créée par Sarah Bernhardt. Le portrait de DORIAN GRAY lui vaut une très grande notoriété, mais le public anglais, choqué, lui reproche l’immoralité de certains personnages.
En 1895, Oscar Wilde décide de porter plainte en diffamation contre le Marquis de Queensberry, le père d’Alfred Douglas, son amant. Ce procès tourne mal. Finalement c’est le Marquis de Queensberry qui porte l’affaire devant les tribunaux, accusant Wilde de pervertir son fils .

tombeau Oscar W.

Oscar Wilde est condamné pour délit d’homosexualité à 2 ans de travaux forcés le 27 mai 1895. Il purgera cette peine dans la très répressive prison de Reading, au sud de l’Angleterre. Il sort de prison le 19 mai 1897, et s’exile en France, à Berneval, près de Dieppe. C’est un homme brisé et ruiné. Il prend pour pseudonyme le nom de Sebastian Melmoth. Il publie en 1898, la ballade de la geôle de Reading, un témoignage émouvant sur sa douleur de prisonnier. Il meurt à Paris, en 1900 dans la misère et la solitude. Il est enterré au Père Lachaise a Paris, où il repose sous un étrange sphinx ailé de l’américain Jacob Epstein (photo ci-dessus). Le visage, vu de face, évoque les traits de l’écrivain à la fin de sa vie. Cette sculpture fut « interdite de séjour » durant six ans par le préfet de Seine en raison du sexe masculin apposé à cet ange, sexe mutilé en 1961 par un prude ou un collectionneur. On raconte qu’il servit un temps de presse-papiers au conservateur du cimetière. et sa tombe est célèbre parce qu’elle est pleine des empreintes des baisers de toutes ses admiratrices.

Voilà, maintenant, jetez vous sur ses œuvres, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est la panne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la prétérition et du veau marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 15 octobre 2014, 24è jour de vendémiaire dédié à l’amaryllis, magnifique fleur qui a donné 220px-Hippeastrum.overallview.arpson nom à un bistro rennais des plus sympas. Enfin, je vous parle de cela il y a très, très longtemps. C’était dans le bas de la place des Lices, pour ceux qui connaissent Rennes, et j’y ai passé quelques soirées mémorables. Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, je suis deux fois en panne. Primo, en panne de ouature, celle-ci ayant absolument refusé de démarrer ce matin malgré mes prières répétées. Secundo en panne d’inspiration car, lorsque je suis privé de moyen de locomotion, allez savoir pourquoi, cela m’inhibe les neurones.

Or donc, « Rien à glander today au club des métaphores » comme disait Léo Ferré dans un texte célèbre. Et pourtant, que n’aurait-on à dire et à redire de cette société qui s’en va à vau l’eau. Le moral des français est en berne et chute au même rythme que leur pouvoir d’achat. L’enthousiasme est mis en bandoulière, plus rien pour nous faire espérer en des lendemains qui chantent, des grands soirs et des merles moqueurs… Le temps des cerises, c’est râpé mon vieux camarade. Va falloir se faire une raison, raison d’État évidemment, de cet État déraisonnable qui veut nous faire rendre raison. Pourquoi on-ils tué Jaurès chantait Brel ? Les tribuns sont d’un siècle passé. Aujourd’hui la tribune appartient à Zemmour et consorts, bientôt à Laurel et Hardy, à Zig et Puce et pourquoi pas, à Castor et Pollux, à Dupont et Dupond, qu’ils soient de Nemours ou d’Isigny.

Nous, nous avions 20 ans en 68 et on voulait laisser le vieux monde derrière nous mais il a du ressort le bougre. Et le voilà qui ressurgit avec son cortège d’infamie et ses vieilles recettes à faire pleurer Margot, à faire trembler dans les chaumières. H._Cartier-Bresson_68L’ennemi c’est l’autre, l’étranger, l’immigré, le sans papier, le chomeur… Il faut revenir aux fondamentaux crie la droite à qui veut bien l’écouter. Mais les a t-elle jamais abandonnés ! Je rêve d’une droite qui passerait l’arme à gauche, d’une gauche qui retrouverait sa droite pour leur mettre sur la margoulette. Je rêve d’un séisme de magnétude encore jamais atteint, d’un tsunami dévastateur, d’un raz de marée en forme de ras l’bol, d’une déferlante innondatoire (!) qui les emporterait sur un impossible mont Ararat. Ah, qu’il est doux de rêver quand tout s’agite autour de vous. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les dragons de la phynance…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la variétoche et de la soupe de congre réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 14 octobre 2014, 23è jour de vendémiaire dédié au navet. Aléa jacta est ! Comme disait mon aïeule qui lisait Epicure dans le texte et Ouest-Eclair dans les cabinets.
Le sort en est jeté, à partir de dorénavant, tout sera comme avant… C’est du moins ce que semble dire nos dirigeants qui continuent de faire preuve d’une surdité ahurissante. A moins que… Les djeun’s ne prennent un coup de vieux, les ico-commune-1cheminots jouent les locomotives, les dockers se fâchent, les enseignants se, heu, comme d’hab’, les boulangers nous mettent dans le pétrin, les jardiniers nous envoient sur les roses, les routiers ne soient plus sympas, les électriciens fassent des étincelles, les magistrats debout abandonnent leurs assises, et tout ce petit monde décide de renvoyer les élus à leurs chères études. Tiens, souvenirs de la Commune: Le Comité central de la Garde nationale, installé à l’Hôtel de Ville depuis la soirée du 18 mars, précise, dans son appel du 22 mars (1871) aux électeurs, sa conception de la démocratie :  » Les membres de l’assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables  » C’est pas interdit de rêver !

Vous avouerez qu’on ne sait plus à quelle sainte se vouer. Je vous propose d’essayer Enora.
En effet, en Bretagne armoricaine ce jour on célèbre (ou pas) les ENORA. On raconte que son père l’ayant forcée à épouser saint Efflam, elle refusa, d’accord avec Efflam, de mener vie commune. Ils se marièrent néanmoins et vécurent comme frère et sœur tout au long de leur vie. On peut voir sa statue Enoradans l’église de Plestin (Finistère) et dans la chapelle de Trézeny. La légende raconte qu’Enora, la chaste épouse de Saint-Efflam donc, partie à sa recherche en Armorique, vit son esquif de cuir (les fameux curraghs) échouer dans la baie de la Vierge, retenu par les pierres en fermant l’entrée à marée descendante. Un monastère fut dès lors fondé à cet endroit. Il n’y subsistera que du 5ème au 8ème siècle et fut sans doute à l’origine d’une légende qui voulait que le Yaudet fut le premier évêché, éphémère, du Trégor. Les pierres d’une première église remontent au 11ème siècle de notre ère, sur les fondations d’un temple romain dont elle récupéra certains matériaux. Enora est la patronne des nourrices, aujourd’hui on dit assistantes maternelles…

Quand à Efflam, oyez ce qu’en dit Albert le Grand : «  … nôtre Saint, avec sa compagnie, passa la mer & vint heureusement surgir à la coste de la Bretagne Armorique, en la baye de sable, qui est entre Toul Efflam & Loc-Mikel, dite communement la lieue de gréve, en la paroisse de Plestin, Diocese de Treguer, & leur vaisseau s’arresta vis-à-vis d’un grand roc, qui est au milieu de la gréve (en terre neanmoins), nommé Hyrglas. Il y avoit pour lors, le long de la gréve, une très-grande forest, de laquelle S. Efflam & sa troupe, descendans de leur vaisseau, virent sortir un horrible dragon, lequel se retiroit à travers la grève dans sa la croixcaverne, distante d’environ mil pas de ce roc; laquelle caverne était profonde de neuf coudées, & en avoit douze en la circonférence de son ouverture; mais de peur qu’à la piste et trace de ses griffes, il ne fut découvert & assiégé en cét antre, il avoit cette astuce de marcher à reculons, de sorte qu’à voir les marques de ses griffes dans le sable, on eut pensé qu’il venoit de sortir du lieu où il ne faisoit que d’entrer. » .

Au milieu de cette vaste grève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (la croix de la lieue de grève-photo de gauche). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre la traversée ne manquait jamais d’interroger la croix_10croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte. On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz ». Bon, ben, y’a plus qu’à retrouver saint Efflam pour qu’il nous débarrasse des dragons de la phynance. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Il est timbré ton papier…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la zénitude et des vins de Rioja réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 13 octobre 2014, 22è jour de vendémiaire dédié à la pêche, alors, haut les cœurs ! Par chez nous, c’est la saint Hernin ou Harn, en breton dans le texte; moine du VIè siècle qui a laissé son nom aux communes de Locarn et Saint-Hernin. Cette dernière commune est connue pour des faits liés à la révolte des bonnets rouges (l’originale hein, pas les gesticulations de Troadec et de la FDSEA). Le 11 juillet 1675 et les jours qui suivent, les insurgés de vingt bonnets rougesparoisses de Scaër au Huelgoat, assiègent et pillent le château du Kergoët en Saint-Hernin, une somptueuse demeure pourvue de murailles et de défenses, propriété du marquis Le Moyne de Trévigny, puis le brûlent. L’intendant et plusieurs serviteurs sont assassinés.

La marquise parvient à s’échapper et se réfugie au couvent des Carmes de Carhaix. Le propriétaire est réputé être lié à ceux qui avaient amené en Bretagne les impôts du timbre et du tabac. Selon la police, l’intervention de Sébastien Le Balp se SEL-ArBalpmanifeste d’ailleurs en toute cette affaire et il exerce dit-on la plus grande influence sur toute la région. C’est sur ses ordres que le matin du jeudi 11 juillet, le tocsin sonne à Saint-Hernin, à Kergloff et dans toutes les paroisses voisines. Michel Le Guichoux, notaire royal de Châteauneuf, déclare que le matin du 12 des bandes armées venant de Plouyé, Loqueffret et Landeleau, le forcèrent « de marcher avecq eux vers le château du Kergoët, suivant l’ordre qu’ils disoient avoir eu du Balq de s’y trouver ou en deffaulx qu’il viendroit avecq ses troupes fondre sur les paroisses ».

Oui, en automne, souvent en divine compagnie, il me plaît de batifoler par bois et forêts à la recherche de ce cadeau de la nature que sont les champignons. Rien à voir avec la pêche cepcomme vous pouvez le constater ni avec les bonnets rouges, quoique…. Rien de tel qu’une ballade en forêt pour vous réconcilier avec la vie. Trois fougères, une branche de houx pour un bouquet de saison; quelques cèpes deux ou trois girolles un fond de panier de pieds de mouton et, si le sort est avec vous, quelques trompettes. Voilà de quoi vous tenir à l’écart de celles (les trompettes) de l’actualité. Des pipolades de Trierweiler, des roucoulades des pigeons à l’Elysée, des jérémiades de Fillon, des rodomontades de Coppé, des bravades de Sarko, des escapades de DSK, des incartades de Thévenoud, des brandades de morue, des dérobades du gouvernement, des rebuffades de Montebourg, des brigades de Valls, des reculades de Hollande, des galéjades de Guérini, des gasconnades de Bayrou, des djihad de quelques décérébrés, des… Mais, cessons là cette foucade, profitez en pour visiter le site de Serge, c’est magique, rien que de la bonne (musique). C’est pas obligatoire mais vous pouvez vous laisser tenter par un Lagavulin de seize ans d’âge, un Monte-Cristo N°5 et vous voila proche de la zénitude.
C‘est alors que vous méditez sur la chute des feuilles, que vous vous souvenez que vous venez de recevoir la votre, à l’en tête de l’administration fiscale. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.