Débat

Aujourd’hui, une vidéo que certains d’entre vous auront certainement vu ou sur Canal+ ou bien sur divers sites. Il s’agit d’une caméra cachée  de l’excellente équipe d’Action Discrète sévissant la chaine cryptée. Cette vidéo les montre monopolisant la parole lors d’un de ces affligeant débat sur l’identité nationale. Un grand moment de télé et une bonne tranche de rigolade…

Témoignage

Cet article est le résultat d’un grand nettoyage de ma boite mail (+ de 400 messages, il fallait faire quelque chose). Et milieu de tous les messages publicitaires ou ceux indiquant que j’étais l’heureux gagnant de je ne sais quelle voiture, il y avait ce mail de mon oncle que j’avais oublié. Ce message faisait état d’un témoignage paru sur le site de Libération (le journal) au mois de Juin 2009. Libé avait demandé  ses lecteurs, à l’occasion du Bac, d’évoquer leurs souvenirs de cette épreuve tant redoutée. En résulte ce qui suis, émouvant, prenant. Et belle conclusion !

Passe ton bac d’abord!

Voilà ce que j’aurais voulu entendre de mes parents…

Sauf que. Ils ont été parents pour me foutre sur la gueule, le reste, moins évident. A 16 ans et demi, plus à la maison, jeter dehors, en S.A.U. que ça s’appelle. Les flics, les menottes pour des coups de trop, une rebellion de ma part.

Bref, je suis allé au bahut sans même savoir ce qu’allait être mon putain d’avenir à la con. Graine de bagnard ai-je entendu en partant… C’est dire si je m’en suis un peu foutu au bahut. Plus urgent. Comme bouffer par exemple.

« -Et vous aimez faire quoi dans la vie?

-Ben… dessiner (moi qui voulais faire les Beaux Arts et qui me faisait traiter de feignasse à cause de ça vu que, déçu que je ne veuille pas faire ingénieur comme tonton on m’avait juste assuré de devenir serrurier, en apprentissage. Putain ! La perspective ! Les salopards !)

-Bon ce sera Cap/Bep dessinateur en bâtiment ».

Zou, dans cette filière. Pas eu mon mot à dire. Il se trouve que, coup de bol, la mayo a pris. Comprendre la partie technologique, la partie la plus chiante, pour comprendre ce que l’on dessine, jubilatoire.

Pan !  Bac !

Je suis retourné au bahut pour leur dire non, non, moi c’est pas ça que je veux ! C’est un BT collaborateur d’architecte. Putain avec un 3 en math, Bac F4 ! Ils sont juste inconscients ! 2 sur 18 à être admis en F4, l’autre 18 partout ! Il est parti direct à la SNCF, sans la case Bac.

Moi j’y suis allé au Bac. Comme à l’abattoir.

40 à 42 heures par semaines, de quinze heures de dessin en Cap, je suis passé à deux heures seulement. Sans compter les deux heures aller, les deux heures retour en Rer. Le moindre grain de sable et c’est tout de suite deux heures de retard aux cours, plus la fatigue, la faim. Je m’endormais en cours, rincé, vidé. Surnom : le camé. Moi qui ai arrêté de boire pour mes parents, genre j’allais me foutre plus en l’air encore que ce qu’étais déjà capable de le faire la faim et l’épuisement. Même pas la force de contester cette injustice et cette bêtise crasse. Et pour quoi faire d’ailleurs. Le chef de travaux qui t’engueule comme du poisson pourri, qui te traite de sous-merde, d’analphabète alors que tu lis 4, 5 livres dans le week-end… celui-là, même maintenant, je l’ai en face de moi, je lui casse la gueule. Sans sommation. J’ai pardonné à ceux qui m’ont offensé, mais j’ai la liste… il est sur la liste.

Contrepoint, la Cpe, humaine, que lui mentir parce que j’avais pas eu le courage de justifier un énième retard du Rer et que j’avais préféré tourner les talons et rentrer, humilié une fois encore, me tordait le ventre. Combien de fois j’en ai gerbé…

Deux ans comme ça.

Foyer et sa dureté, mon avenir que je flinguais parce que personne pour rassurer, soutenir, écouter, apporter un soutien. L’impression d’être orphelin et seul, salement seul.

Finalement, la Cpe, la mort dans l’âme a du me virer. Le Bac ce sera en candidat libre. Je savais que je ne l’aurais pas. Impossible. Pourtant, l’écoute qui m’a tant fait défaut pendant deux ans arrivait enfin, mais trop tard. Putain beaucoup trop tard.

Grève de la SNCF, taxi payé par mon mois de bouffe, arrivé 5 minutes avant. Stress extrême. Meilleure note en philo, en français, en dessin technique, d’art, bref partout où ça m’était naturel…

Certaines matières où parfois pendant ma scolarité les profs avaient refusé de me noter, pas compatible avec ce qu’ils avaient l’habitude de voir en filière technique. Putain les œillères ! Le reste… comme attendu, un désastre.

Je l’ai pas eu, normal, mon Bac. Plus de suivi, adulte, fin d’aide de la Dass. Début de la grosse, très, très grosse galère. J’ai humé la misère trop longtemps, me suis réveillé un jour de cette sidération et il m’a fallu me battre pour faire la seule chose finalement que je sache faire : dessiner. Ça m’a demandé des années, des sacrifices dont les gens n’ont pas idée. Des ressorts ont pété d’ailleurs, je ne dessine plus pour moi par exemple ; mais je suis vivant, je découvre, tard, la vie et ses subtilités. Comme un manchot, pas franchement à l’aise, méfiant de tout et de tous. Je fais avec, comme je peux. Handicapé quand même un peu…

J’ai un niveau Bac, une équivalence Bac+2. Et le regret de n’avoir pas pu faire archi, les Beaux Arts, design, Bd, photo, que sais-je…

Et en même temps, je m’en fous de plus en plus. Ce que mes parents ne m’ont pas appris par de bons coups de pieds au cul, je l’ai appris en me bouffant pas mal de murs pleine poire. Rien à devoir à personne. Cabossé, rayé, mais là.

Je ne dessine plus, certes ; je cours, mal certainement, mais c’est le seul moyen trouvé pour décompenser positivement cette agressivité, cette colère qui m’a tenu vivant pendant toutes ces années. Mais qui a failli me cramer aussi… les ailes roussies. Ça aussi je le sais.

Quand on me demande ce que j’ai fais pour être dessinateur, je ne réponds pas. Dire par instinct de survie ? non, trop frontal, trop d’explications à fournir, trop de souvenirs. Mauvais les souvenirs. Alors je ne réponds pas. Et c’est le cas finalement pour beaucoup, beaucoup d’aspects de ma vie. Et tant pis si je ne plais pas. Je ne vais pas m’excuser d’exister. Ni d’avoir ce passif. Un peu comme un mec qui sors de taule quoi…

Je pense juste à ma Fille.

Je suis exigent, pas en terme de carrière, c’est débile, mais exigent en terme de savoir, d’intelligence, d’utilisation de ce savoir. Ça va, il semble que le caisson supérieur fonctionne plutôt bien…

Jeudi 18 juin à 22H27

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Crétins…

Bonjour à tous,

Je m’adresse aujourd’hui à environ 2/3 tiers des Français et autant d’Européens. Je n’ai évidemment pas la prétention de donner des leçons aux abstentionnistes ou leur dire ce qu’ils doivent faire, mais j’avais simplement envie de leur signaler que je les méprise au plus haut point et leur expliquer pourquoi.

Pour moi, il y a trois façons de voir l’Europe :

  • les « pour » : ceux qui adhèrent complètement à l’Europe que l’on nous propose actuellement et celle qui fera notre futur,
  • les « pour mais » : ceux qui sont donc pour l’Europe mais souhaitent qu’elle soit différente (que l’on pourrait qualifier d’altereuropéens),
  • les « contre » : ceux qui sont contre tout idée d’Europe.

Même si la troisième option ne me laisse pas indifférent, je considère que les choses sont bien trop avancées pour un retour en arrière. C’est pourquoi je m’orienterais plus du côté des « pour mais », vers une Europe différente (plus humaine, plus sociale,…). Voilà pour la manière dont je vois les choses.

Mais assez parlé de mon point de vue et voyons un peu le votre. Que vous soyez pour, contre ou « pour nuancé », il se trouve qu’elle est là, qu’elle existe et qu’elle régit depuis déjà un certain temps déjà nos lois et que son influence sur nos vies ne va cesser d’augmenter. Le parlement européen a en effet le pouvoir d’invalider les lois votées par nos députés français. Faire l’impasse sur cette élection est tout simplement faire preuve d’une crétinerie sans nom, d’une ignorance sans borne et d’une bétise sans limite. La pêche ou la ballade du dimanche vous ont certainement fait passer une agréable journée mais votre droit, devrais-je dire votre devoir, de vote était mille fois plus important. Mais au moins, cela a pu mettre à jour vos priorités de petits égoïstes minables et sans intéret. Des gens se sont battus en d’autres temps pour vous offrir cette chance dont vous ne profitez même pas. J’en profite pour vous rappeler que le droit de vote des femmes n’est accordé que depuis 1944 en France alors que, à titre d’exemple, l’Afrique du Sud a octroyé ce droit 14 ans plus tôt (ah et cet homme africain qui n’est pas entré dans l’Histoire, n’est-ce pas M. Sarkozy).

Bien sur, vous me direz que les différents partis politiques ont leur part de responsabilité, qu’ils n’ont pas su suffisamment vous intéresser. Cela ne vous excuse pas mais c’est vrai, et particulièrement ceux de gauche par leur division et leur manque de concertation. Le PS aussi et surtout par l’espoir que le seul bilan (catastrophique) de l’équipe dirigeante en place va lui permettre de gagner sans proposer de programme digne de ce nom (mais ceci est une habitude chez eux depuis 2002).

Sachez en tout cas que votre silence dominical va permettre à la droite européenne et française (responsable, avec le PS, de la crise que nous traversons par leur politique abjecte menée depuis bientôt 30 ans) de poursuivre son travail de sape des couches populaires dont vous faites peut-être partis… Vous êtes à vomir.

A bon entendeur, salut!

Des clous

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous faire part d’une découverte journalistique. En effet, un « nouveau » journal : Fakir (d’où le titre de ce billet, pas mal hein??!!!). Je mets nouveau entre guillemets car en fait, il existe depuis une dixaine d’années, mais n’était distribué que dans la région d’Amiens (veinards qu’ils sont, les GARS de la Somme). Dorénavant, et grâce aux économies réalisées durant ces quelques années, il est distribué sur tout le territoire. Ce journal est notamment dirigé par François Ruffin, journaliste intervenant régulièrement dans l’émission Là-bas si j’y suis sur France Inter.

Disponible dans toutes les bonnes librairies, je vous invite fortement à vous précipiter sur le site (cliquez un peu plus haut ou à droite) pour trouver tous les points de vente et ensuite vous propulser directement vers celui le plus proche de chez vous.

Ce numéro est de circonstances puisqu’il est consacré à l’Europe. Très instructif, j’espère qu’il convaincra les plus réticents à se déplacer jusqu’aux urnes le DIMANCHE 7 JUIN 2009 (n’oubliez pas que c’est votre devoir de citoyen de voter et que la crise que nous traversons est la conséquence directe de la politique capitaliste pronée depuis 30 ans par nos chers dirigeants).

A très vite…

Cachotiers

Bonjour,

Voici une information que j’ai découverte il y a peu. Si vous vous retrouvez au chômage (et vu la période, il y a de fortes chances) et si vous avez souscrit un crédit, vous pouvez  suspendre les mensualités pendant une durée de deux ans, histoire de souffler un peu. Détaillons un peu.

Sachez qu’il ne s’agit en aucun cas d’une assurance souscrite auprès de votre banque mais d’un article du code de la consommation (L313-12), donc accessible à tous.

Il existe tout de même quelques petites conditions. Tout d’abord, il est nécessaire que ce soit  un crédit immobilier ou un crédit à la consommation inférieur à 21 500€. Ensuite il faut effectuer une demande auprès d’un Tribunal d’Instance (modalités présentées ici).

Notons également l’absence totale de cette information de la part des banques, ce que l’on peut comprendre étant donné l’opacité la plus complète dans laquelle elles travaillent.

A très vite…

Copains

Bonjour,

Je profite de ces quelques moments de répis entre deux journées de travail intense pour rapatrier les quelques liens de l’ancien blogue. Au passage,voici quelques expications les sites de la catégori « Amis » :

  • L’Espoir  : LE site qui vous fait aimer la vie ou comment reprendre une vie normale après une rupture d’anévrisme qui se révèle au final salvatrice (le mot n’est pas trop fort, vous verrez). Il y avait un petit moment que je n’avais pas été faire une petite visite sur ce site et au-delà des articles, lisez les quelques commentaires laissez par des personnes ayant vécu la même mésaventure.
  • La Bonne Chanson Française : évidemment non exhaustif, ces informations musicales sont pourtant d’une excellente qualité. Suivez ses conseils, vous ne serez pas déçu.
  • La Mariennaïe : ce mot vous intrigue? Allez donc découvrir sa signification sur ce site, vous verrez, c’est agréable. La généalogie, la Vendée, Legé, Le Croisic, les mariages de nos ancêtres sont d’autres thèmes présentés ici. Cliquez, vous serez surpris…
  • Poèmes : les poèmes de ma chère et tendre future épouse. Classés chronologiquement, ils vous permettront de découvrir ses peines les plus profondes commes ses moments de bonheur les plus intenses. Sa force de caractère, son talent font le reste…
  • Poètes, vos papiers! : et encore un site de poèmes… Cet amoureux des mots vous fait voyager dans son univers voluptueux. Un éditeur en est tombé sous le charme au point de publier un recueil…

En espérant vous faire découvrir des personnes qui méritent de l’être…

A très vite…

Retour…

Bonjour à tous!!!

Voici mon nouveau blogue, succédant à celui-ci. Sans rentrer dans des détails fastidieux à vous expliquer, ce changement est provoqué par un besoin grandissant de personnaliser  au maximum les affligeantes pages que vous avez peut-être eu l’occasion de lire et qui se poursuivront ici.

Pour toutes explications complémentaires sur l’administration, veuillez vous référer à ce site vous donnant toutes les explications nécessaires pour la mise en place d’un blogue de cette trempe (avant que pensiez que mon égo surdimensionné ait pris ma place devant cet écran, je précise que je parle du côté esthétique plutôt que du futur contenu qui s’avérera évidemment lamentable, vous en prendrez conscience assez tôt).

Justement, en parlant de l’esthétisme, ne trouvez ce thème magnifique! Il n’a pas spécialement de rapport avec avec la ligne éditoriale (oh, que c’est pompeux, je vous l’accorde) malgré que je sois proche de la nature et favorable aux éoliennes.

Concernant cette fameuse ligne éditoriale, je vous invite à lire le premier article de mon précédent blogue, vous expliquant qu’en fait, elle est inexistante.

Bon allez, sur ce, je vous laisse vaquer à vos occupations et en espérant vous apercevoir bientôt par ici. De mon côté, je vais essayer d’agrémenter ce beau décor de quelques lignes, qui, malgré mes doutes, vous seront agréables à lire.

A très vite…