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Commentaires sur COURRIER DES LECTEURS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le 26 janvier, 7è jour de pluviôse dédié à l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque. J’en possédais un à une certaine époque mais c’était surtout pour jouer le personnage du vieux breizhou…

 

Aujourd’hui, un billet spécial courrier des lecteurs; on pourrait dire: courrier d’électeurs comme au Canard.

A J.P. qui n’a pas lu dans ces colonnes la nécro de Bernard THOMAS. Ce n’est que partie remise car j’avais bien l’intention de lui consacrer un billet. Ce chroniqueur libertaire (le canard enchainé) à la plume et au micro acérés à toute sa place dans notre galerie. Chacun se souvient de son talent dans l’émission « le masque et la plume ». A ce propos, permettez moi d’ouvrir une parenthèse (à l’époque de la libération des ondes et donc, des radios libres, nous avions en centre Bretagne créé une de ces stations. L’une des émissions que j’animais avec un ami et qui était consacrée au cinéma; s’était odieusement inspirée de l’autre, la grande émission de France-inter et s’appelait: le casque et l’enclume…) je referme la parenthèse car, jeunes lecteurs qui rêvez d’écriture, il ne faut jamais oublier de refermer une parenthèse. Cela provoque des courants d’air et les petits mots légers risquent de s’envoler. Mais n’attendez pas pour lire Le voyage de Yann dans lequel il évoque une douloureuse épreuve vécue à la suite de l’accident de son fils connu aujourd’hui dans le monde du slam sous le nom de Petit corps malade en référence à son copain Grand corps malade.

A Sceptique qui m’a fait découvrir le groupe Les yeux noirs que je ne connaissais pas et que je vous donne à écouter ici: Un gypsy-band de grande qualité assurément.

 

A Jancyve qui me signale la disparition de celui que ses camarades appelaient le petit pape de la navale. Marcel Guéhéneuf, Ouvrier chaudronnier chez Dubigeon et qui vient lui aussi de casser sa pipe après une vie de militantisme. Je mets l’info de côté et j’y consacrerai un billet dans les semaines qui viennent.

A jonquille bleue qui me renvoie vers Vaneigem et les situationnistes à propos de ce droit inaliénable à la paresse; Cet art majeur qui consiste à prendre le temps de ne rien faire. J’avoue en user parfois notamment en publiant un billet déjà paru il y a un ou deux ans…

Bref, à tous un grand merci, sans vous ce blog n’aurait guère de sens. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Commentaires sur LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.
 

Commentaires sur A L’INSU DE SON PLEIN GRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tectonique des plaques et du veau marengo réunis, bonjour !
Nous sommes le 24 janvier, 5è jour de pluviôse dédié au taureau.

Indignez vous, qu’il disait…
L‘anecdote est amusante et mérite d’être contée. Chacun se souvient de ce grand petit livre de Stéphane Hessel qui a fait le tour du monde, edité initialement à 8OOO exemplaires et qui a dépassé allègrement le million aujourd’hui après avoir été traduit dans plus de trente langues. Il contient entre autre des passages de l’appel des résistants aux jeunes générations.
Voici ce qu’en dit Luc DOUILLARD, un nantais, prof  d’histoire dans un lycée professionnel :   « Ces mots, je les reconnais bien, il proviennent du texte de l’Appel, et c’est moi qui les ai rédigés dans mon petit bureau de Chantenay en décembre 2003, parce que l’association « Nantes Est Une Fête » (N.e.u.f.) avait lancé auparavant une invitation publique à célébrer le soixantième anniversaire du Programme du CNR, et que la direction d’ATTAC avait saisi cette opportunité, me confiant une mission dont une partie avait consistéà préparer le texte de l’appel.

 

C‘est Thierry Leclère de Télérama qui va en parler en Mai 2011 : « L’histoire est peu connue mais c’est ce prof d’histoire dans un lycée professionnel et ses quelques copains libertaires de l’association « Nantes est une fête » qui ont remis dans le débat public, en 2004, le programme du CNR…
…Luc Douillard, l’auteur de cet appel boudé en 2004 par Le Monde comme par Libération, savoure sa revanche, sans se départir de son humour critique : « C’est pas si bien écrit, ce sont des phrases un peu longues… »
(…) « Les idées sont faites pour être reprises », se réjouit sincèrement Luc Douillard, qui a largement contribué à lancer le mouvement, même si son association nantaise, méconnue, est un peu « le passager clandestin » de cette aventure qui a remis sur le devant de la scène les principes fondateurs de la France de l’après-guerre. » Retrouvez l’histoire racontée par l’auteur sur son blog: sous le titre amusant de : 2011 ; L’année où, à l’insu de mon plein gré, je suis devenu un auteur publié à 4 millions d’exemplaires et traduit dans une trentaine de langues.
Amusant non !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Commentaires sur LES FILS DU VENT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 janvier quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation. Ce lundi m’ayant vu me réveiller atteint d’une flemmingite aigüe, je vous propose un billet déjà paru ici même.

Le 23 janvier c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant fait partie d’une famille de Rroms nomades habitués à traverser l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour fuir la première guerre avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la porte de Choisy puis à la porte d’Italie. Ecoutez Les yeux noirs.
 

La rencontre avec le banjo de son oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la guitare pour notre plus grand bonheur.
À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er et de ses sbires. Triste époque madame Michu !
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Commentaires sur TROCHU, THIERS, FERRY ET LES AUTRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !
Nous sommes le 22 janvier, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins.
On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Très franchement, l’actualité n’est guère folichonne : encore des morts en Afghanistan, mais qu’est-ce que l’on fait encore là-bas ?
Les cow-boys du FBI ont lancé un raid contre le site Megaupload et bien sûr, le petit monde d’internet est en émoi. De toute évidence, qu’ils soient du nouveau ou de l’ancien monde, les ceusses qui nous gouvernent veulent absolument réguler le Net. Les atteintes aux droits d’auteur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée. Mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Commentaires sur ALLONS SUR LE QUAI GUEYDON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pelote basque et du piment d’Espelette réunis, bonjour!
Nous sommes le 21 janvier 2012, deuxième jour de pluviôse dédié à la Mousse. Je n’arrive pas à m’en défaire, la pluie pour moi évoque Brest, Prévert, Barbara… Du coup je voulais vous parler d’un illustre inconnu brestois, Victor Pengam, né un 21 janvier en 1883 à Brest même.
Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur.
Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet maritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».
En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire, en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ».
En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ». A gauche une vue générale de l’arsenal.
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation. ( Sources :éphéméride anarchiste – dictionnaire international des militants anarchistes)

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des ouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.« 
(extrait du livre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Commentaires sur LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tapinose (j’ai pas dis tapineuse) et du concombre à la crème réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 janvier et c’est le premier jour de pluviôse dédié au Lauréole, encore nommé laurier des bois. Joli arbrisseau décoratif, rien à voir avec le laurier-cerises de 20m de haut qui trône au milieu des jardins de keramoal et qui s’est mis en tête de me faire de l’ombre dès trois heure de l’après-midi.

Et puisque le temps est à la pluie, allez donc au cinéma. Voici que paraît Les nouveaux chiens de garde.

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. En 1997, Serge Halimi publiait Les nouveaux chiens de garde. En 2009, Les éditocrates de Mona Chollet et Olivier Cyran exploitait la même veine.
Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise. Voici ce qu’en dit Yannick Kergoat un des auteurs: »Un film est très différent d’un livre. D’abord, on a fait le choix d’un film de combat, qui ne prétend pas chercher la nuance en toute chose… On a fait un film pour réveiller les consciences, pour fournir au spectateur une arme dont il pourra se saisir pour aller lui-même au combat, dans toutes les luttes qui l’occupent, car, à notre sens, la question des médias intéresse toutes les composantes des luttes sociales » (interrogé sur le site allocine.com)

Allez, bonne toile, portez vous bien et à demain peut-être.

Commentaires sur LA POESIE D’ARMAND ROBIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’hypotypose et du merlan frit réunis, bonjour!

Nous sommes le 19 janvier, 30è et dernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au Crible. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.
Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant (on dit qu’il était capable de lire 22 langues). Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.
Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, il avait 49 ans, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris. Quant à la malle de papiers retrouvée dans sa chambre le lendemain, on raconte qu’elle fut envoyée à la décharge publique sur ordre du commissaire.

Il revenait volontiers à Rostrenen où il avait ses racines. Insomniaque, on le trouvait dans le fournil de Joseph Berthelot et un peu plus tard, à Campostal où Jean Kergrist et Christian Gautier l’ont croisé. Et lui de dire : « En de très vieux temps où je parus exister, on prétendit m’avoir rencontré »
« Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue« . Armand Robin.

Vous pouvez lire Le Combat libertaire, ouvrage paru sous son nom, et qui s’articule autour de sa poésie engagée, autrement dit ce qu’il nommait lui-même Les Poèmes indésirables.

Cette édition établie par Jean Bescond et présentée par Anne-Marie Lilti vaut par sa cohérence, réunissant un ensemble de textes, articles et traductions qui parurent pour l’essentiel dans les revues et éditions anarchistes de 1945 à 1955. Chez Jean-Paul Rocher éditeur.


Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


Commentaires sur LA CRISE, MADAME MICHU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la libre pensée et de la caille aux raisins réunies, bonjour!

Nous sommes le 18 janvier, 29è jour de nivôse dédié au Mercure. Et la vie continue, les bateaux de croisière font nauvrage comme les économies, entraînant avec eux les retraités de Trifouilly-les-oies qui croyaient se la couler douce après une carrière de dur labeur. Et pour couler…Ils coulent! le nouveau ballon d’essai, habilement « fuité » par les chargés de com’ du chateau fait lui sa carrière dans la médiasphère. Il paraît, madame Michu, que la cinquième semaine de congés payés à du plomb dans l’aile… Nicolas 1er s’adressera au petit peuple à la fin du mois pour peaufiner sa prescription concernant la cure d’amaigrissement qu’il va falloir suivre. Il n’était pas nécessaire d’attendre car pour les petits, la fin du mois commence le cinq.

C‘est que la vie est dure, madame Michu. surtout pour nos pôvres actionnaires. Cette année, ­les entreprises du CAC 40 vont leur verser des dividendes records. La moitié environ des groupes du CAC 40 ont déjà publié leurs résultats pour 2010 et dévoilé ce qu’ils comptent distribuer dans les prochains mois. Selon les premières estimations, près de 40 milliard d’euros devraient au total tomber dans la cagnotte des actionnaires. C’est-à-dire 13% de plus que l’an dernier. Parmi les dix sociétés qui consacreront les sommes les plus importantes à leurs actionnaires cette année, figurent notamment BNP Paribas, la Société générale et bien sur TOTAL.

Alors, très franchement, vous voyez bien que ce n’est pas le moment de jouer au front populaire en utilisant sa cinquième semaine de congés payés. faites un effort madame Michu, la France a besoin de vous, l’Europe vous regarde, le Monde retient son souffle. Désormais, chaque matin, à l’heure de l’ami Nescafé, vous répèterez avec moi: AUS-TE-RI-TE. le soir après la grand’messe de Pujadas vous direz deux avé et un pater ainsi qu’un acte de contrition. Il faut absolument vous repentir d’avoir mis le pays dans cet état avec vos salaires mirobolants, vos trente cinq heures, vos congés démesurés et vos crédits à la consommation.

Allez en paix, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Commentaires sur LES TENTATIONS D’ANTOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour !
Nous sommes le 17 janvier 2012, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).

Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons…
Si tous les cénobites vivent aussi longtemps, vous allez encore devoir me supporter un peu. Il est vrai que j’ai un rendez-vous avec une amie (salut Marie-Anne) pour fêter notre cent vingtième anniversaire en reproduisant le « festin de Babette » immortalisé par le magnifique film danois de Gabriel Axel en 1987. Je crois qu’à l’origine il s’agissait d’une nouvelle de Karen Blixen (chez Folio). Si l’occasion se présente à vous de le lire ou de le visionner, n’hésitez pas, c’est une pure merveille. Il existe à Montmorillon, jolie cité médiévale du Poitou, une librairie entièrement consacrée à la gastronomie, œnologie et tabagie (les fameuses tentations) et qui porte le nom de Festin de Babette. Le patron s’appelle Robert de Jonghe ; je sais que l’on ne passe pas tous les jours à Montmorillon mais, si vos pas vous y conduisent, faites le détour.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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