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RIP Toots…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

L’harmoniciste et compositeur de jazz Toots Thielemans s’est éteint à l’âge de 94 ans.
C‘est bien connu, nos amis belges sont cthielemansapables du meilleur comme du meilleur (j’veux me fâcher avec personne) les meilleurs chanteurs: Brel, Arno, Mauranne… Le meilleur waterzoï, les meilleures bières: Gueuze, Trappiste…Le meilleur système politique, euh non, la ils ne sont pas au top. Mais savez vous, une fois, qu’ils ont aussi produit  quelques uns des meilleurs jazzmen de la planète. Voici quelques mots sur l’un d’entre eux: Toots Thielemans est un nom que l’histoire de la musique, et du jazz en particulier, a accroché depuis longtemps au rayon des légendes. Né à Bruxelles en 1922, Toots thielemans découvre le jazz durant l’occupation allemande et Django Reinhardt devient alors son idole.

Guitariste, siffleur, harmoniciste, il rejoint la tournée européenne de Benny Goodman en 1950. Par la suite, c’est aux Etats-Unis qu’il commence à se faire un nom dans le Charlie Parker’s All Stars ou le thielemans 2quintet de George Shearing. Voici une vidéo qui le montre en compagnie de David Sandborn. Il parvient à créer un style, son style, et à donner à l’harmonica une place majeure sur la scène jazz. Sa carrière décolle et Toots Thielemans est demandé par un grand nombre de musiciens. Sur scène ou en studio, il accompagnera Ella Fitzgerald, Quincy Jones, Jaco Pastorius en encore Bill Evans. Quincy Jones dit de lui « Je peux dire sans hésitation que Toots est un des plus grands musiciens de notre temps. Nous avons travaillé ensemble un nombre de fois incalculable. C’est quelqu’un qui sait vous toucher au cœur et vous faire pleurer. » Bel hommage, non !

C’est la pause…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

fermeture2_26_frJ’espère vous retrouver très bientôt, en attendant, portez vous bien.

Yann Diarc’hen alias santig du…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’internationale ouvrière et du pâté de lièvre réunis, bonjour ! Nous voici donc le Lundi 11 Juillet 2016, 23è jour de Messidor dédié au haricot. Et, puisqu’il faut chanter ce que l’on aime…

Vous ai-je déjà parlé de Santig Du. Celui-ci n’est pas un saint comme les autres. En effet, ce n’est pas le Vatican mais le peuple qui en a fait un saint. Vox populi, vox dei ! De son vrai nom Jean Divoutou, il est né à St Vougay dans le Léon (finistère) vers 1279 et mort de la peste à Quimper en 1349. Le brave homme avait l’habitude d’aller pieds nus et les bretons  le surnommaient Yann Diarc’hen, c’est à dire Jean sans sabots. Sur ses origines, voici ce qu’en disait Albert le Grand: « Le Bien-Heureux Jean, surnommé Discalcéat, ou Deschaux, à cause qu’il alloit toûjours nuds pieds, nasquit de parens de mediocre fortune, gens de bien & santig-ducraignans Dieu, qui faisoient leur residence  santig dudans l’Evesché de Leon, en Basse Bretagne.On dit que sa mere estant enceinte de luy, desira manger d’une certaine espece d’oyseau qui ne se trouve pas en ces quartiers, & alloit ce desir tellement augmentant, qu’elle couroit risque de perdre son fruit ; mais Dieu la preserva extraordinairement ; car un jour, comme elle estoit en sa chambre, avec quelques siennes voisines, un oyseau tel qu’elle desiroit entra dans la chambre & se laissa prendre aisément, dont elle satisfit son appetit. Elle accoucha de ce benit enfant, environ l’an de grace 1280 sous le Pontidicat de Nicolas III, l’Empire de Rodolphe I & le regne de Jean I du nom, Duc de Bretagne, fils de la Duchesse Alix & de Pierre de Brenne, ou de Dreux, dit Mauclerc, son mary. Il fut nommé sur les sacrez Fonds, Jean, &, par humilité, voulut toute sa vie, estre nommé Iannic, qui est un diminutif breton de Jean, comme qui diroit Petit-Jean »

Il a consacré une grande partie de sa vie aux pauvres de Quimper et son culte est resté vivace jusqu’à il n’y a pas longtemps. Il a laissé des traces dans l’histoire par ses actions durant le siège de Quimper par les troupes de Charles de Blois et surtout au cours de l’épidémie de peste santig-du-vallée-300x225qui frappa la Cornouaille à cette époque. Mon aïeule, qui savait aussi se montrer pieuse sans être bigote, nous a mené à plusieurs reprises jusqu’à la cathédrale de Quimper où, près de ses reliques, existait une petite tablette où des anonymes venaient y déposer du pain pour les nécessiteux; pratique qui remonterait au XVè siècle. Aujourd’hui on donne aux restos du cœur car, force est de constater que la modernité n’a pas supprimé la pauvreté. Ci-dessus, sa statue dans la vallée des saints bien sur.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Fruit de la passion…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la République qui nous appelle et de la flammekueche réunies, bonjour ! Nous voici le Dimanche 10 juillet 2016, autrement dit, le 22 de Messidor et c’est le jour du cumin; alors sortez le munster et le Gewurtz la matinée va être longue. C’est aussi, permettez moi ce message personnel, l’anniversaire du jour où l’humanité vit apparaître breiztormparmi elle ce génie de la communication; plus créatif que Ogilvy, plus imaginatif que Bleunstein-Blanchet, plus délirant que Seguela… J’ai nommé l’animateur de Breiztorm, l’agence qui croit au coup de foudre, et néanmoins fils de son père, votre serviteur, ce qui ne l’empêche en aucune façon d’être à son tour, père de son fils, ce qui, ipso facto, fait de l’auteur de ce billet le grand père du fils de son père précédemment cité. Joyeux anniversaire donc. Pour ne rien vous cacher, ma fiancée et moi sommes en villégiature dans la capitale et je ne maîtrise pas assez mon nouveau teléphone portable pour rédiger un vrai billet, même au fond d’un fauteuil de la Rhumerie Martiniquaise…

Bon et bien on verra cela demain, portez vous bien.

La butte rouge, c’est son nom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et du poireau vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 Juillet 2016, 21è jour de Messidor dédié à la menthe.

Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez. Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Inter), on lui doit notamment gloire au 17ème la butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872, il est mort en 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans Montéhusun contexte de fort antisémitisme. A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre. Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. » C’est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905. Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume (et non pas à la Commune), théâtre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Et bien, il méritait bien une petite place dans notre galerie de portraits. Faudra publier cela un jour pour la culture de nos petits enfants. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Le prix du passage…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tiédeur estivale et du crabe mayo réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 08 juillet 2016, 20è jour de Messidor, dédié au parc…
En Bretagne, certains célèbrent Saint TEI, bon ben, c’est pas une obligation non plus. On sait peu de choses de son histoire si ce n’est qu’il vécut au VI ème siècle et qu’il fût disciple de St Guénolé fondateur de l’abbaye de Landevennec. Francisé sous la forme de St They, il est connu en Grande-Bretagne, dans le Cornwall, sous le nom de St Day. Il carte_villard_4586_stthey-300x193a donné son nom à Lothey, (formé du breton Lok: « lieu consacré » et de They), près de Chateaulin (29). La forme primitive de son nom est Dei, la prononciation bretonne a fait muter le D en T. Il s’écrit encore: Dey, Tei, Tey, Thei.  Des chapelles portent son nom a Saint-Segal, Riec, Plouhinec, Poullan, ainsi qu’une chapelle qui lui est directement consacrée non loin de la pointe du Raz. Entre la baie des Trépassés et la pointe du Van, la chapelle de Saint-They, la plus vaste des chapelles de Cléden, surplombe le raz de Sein au bord de la falaise. Cette chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1914. Elle fut construite au XVIIe siècle à l’emplacement d’une chapelle plus ancienne qui tombait en ruine.

Autrefois, quatre pardons avaient lieu à Saint-They : le dimanche qui suivait la fête de Saint Roch, le dimanche qui précédait la fête de Saint Mathieu, le second dimanche de mai et le grand pardon, le premier dimanche de juillet. A ce dernier se rendait tout le Cap-Sizun mais également certains du pays bigouden, de Quimper et d’au-delà car la réputation du saint s’étendait à toute la Cornouaille. La procession de l’île de SEIN débarquait au Vorlen, celle de Cleden se rendait à sa fontaine-2-300x225rencontre le long de la falaise et, après accolade  croix, elles revenaient de concert à la chapelle. La nuit de veille de pardon, la foule campait autour de la chapelle, sur la lande nue et l’on découvre encore parfois des liard tournois, à l’effigie de Louis XIII, témoins de ces temps aujourd’hui révolus. Un peu en retrait se trouve la fontaine de dévotion, certainement ancien lieu d’un culte druidique. Ces points d’eau dans la lande sont exceptionnels et on raconte que « les eaux des puits sont purifiées par la lune, lorsqu’elles ont été empoisonnées par le soleil » (Guide de 117 fontaines sacrées de Bretagne, de Daniel Spoerri, aux éditions Jean-Michel Place). Désormais ne subsiste qu’un seul pardon à Saint-They, celui-ci se déroule le 1er dimanche de juillet et l’on entend le coassement des grenouilles de bénitier: Un couplet d’un vieux cantique à St They, exprime à la fois la crainte de voir la chapelle engloutie dans les flots de la baie des Trépassés et le souhait de la voir tenir contre les éléments qui la menacent, telle une figure de proue sur l’étrave de la Pointe du Van.

« Ra jomo pell c’hoaz en e za
Ar chapelig var ribl ar mor
Ma c’hello sant They divar e zor
welet ar bageier o treiza… »

On prétend que la cloche de la chapelle St-They sonnait d’elle-même pour avertir les barques en danger, de se mettre sous la protection du saint. Un jour, la flotte du roi de France était poursuivie par une flotte ennemie, anglaise à tous les coups. La cloche se mit à tinter. L’amiral de France répondit à cet appel et dirigea ses vaisseaux dans la Baie des Trépassés, au pied de la falaise sur laquelle est érigée la chapelle. traverser-le-Styx-300x230L’ennemi voulut les y suivre, mais un courant contraire prit ses navires et les entraîna dans le Raz où plusieurs frappèrent les écueils, les autres furent dispersés au large. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule, admiratrice d’Anatole le Braz, m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet; au treizour, pas à mon aïeule… De là vient dit-on, le fait que les marins portaient souvent un anneau d’or à l’oreille. Il s’agissait d’être en mesure de payer le passeur le cas échéant.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les « joyeuses » colonies …

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du temps des cerises et du clafoutis réunis, bonjour ! Nous clémentsommes le Jeudi 07 juillet 2016 et certains vous ferons croire que nous sommes le 19 de messidor, journée consacrée à la cerise. Ah, le temps des cerises !        

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !

Jeanbaptiste Clément

Pendant la trêve, les travaux continuent… Israel vient (à nouveau) d’approuver 560 nouveaux logements dans une colonie de Cisjordanie. Ces constructions doivent voir le jour dans la colonie de Maale adumim à l’Est de Jérusalem créée en 1975 et qui compte déjà 37 000 habitants. Bref, la colonisation continue et s’intensifie. Par colonisation, on entend la construction d’habitations civiles dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967. C’est l’une des principales pierres logements-300x130d’achoppement dans les négociations de paix israélo-palestiniennes, au point mort depuis 2014. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a rappelé que « les colonies étaient illégales au regard du droit international et étaient un obstacle à la paix ». Ces décisions « sont contraires à l’intention affichée par le gouvernement israélien de rechercher une solution à deux États », a-t-il ajouté, en exhortant Israël « à revenir sur sa décision dans l’intérêt de la paix et d’une solution juste » au conflit israélo-palestinien. Même ton à l’Union européenne où l’on constate que ces mesures « mettent en question l’engagement du gouvernement de négocier une solution à deux États dans le processus de paix au Moyen-Orient ». Le partisan de la colonisation, Naftali Bennett, ancien leader des colons de Cisjordanie, Maale Adumims’est félicité de l’annonce des nouveaux logements dans les colonies. « Cette décision est une réponse sioniste. C’est de cette manière que nous allons construire notre pays », a-t-il déclaré dans un communiqué. Selon des médias, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Avigdor Lieberman ont également donné leur accord à un projet de 240 nouvelles habitations dans les colonies de Jérusalem-Est, ainsi que pour 600 unités de logements pour les Palestiniens à Beit Safafa, un quartier arabe de la ville. Comme d’habitude la communauté internationale joue les indignée mais surtout, on ne touche à rien. La France elle, se complait dans son rôle de vierge effarouchée et condamne cette décision estimant « qu’aucun développement sur le terrain ne saurait justifier ce type de mesures.» Ah qu’en termes diplomatiques ces choses là sont dites…

Allez, passez un bel été, portez vous bien et à demain peut-être.

Une drôle de dame…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 Juillet 2016, 18è jour de Messidor dédié à la Gesse… Et, chacun le sait, c’est la gesse qui compte !

J‘essaie souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en son domaine. Anna MAHÉ est née à Bourgneuf-en-Retz, limite BretagnLibertade et Vendée, (le pays de Retz est célèbre pour son Grolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque, la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet 1881. Longtemps institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa sœur Armandine. Elle assure avec lui la direction de L’anarchie tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles, vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid rouge » par la police et les journalistes.

Le groupe invente les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques brochures. Elle écrit en « ortografe simplifiée », estimant que les « la-tribu-libertadpréjugés grammaticaux et orthographiques » constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la langue écrite et sont au service d’une entreprise de « distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ; l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il pourrait être un puissant stimulant pour le développement intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du quartier, mais la réalisation de ce projet, longtemps différée pour des raisons anarchie_n1-300x70financières, ne verra jamais le jour. Les rapports de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison. Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres militants. Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un œil. En attendant portez vous bien !

Un canard centenaire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’humanisme enjoué et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 5 juillet 2016, autant dire le 17 de messidor qui canard-enchaana-lhumanita-10-septembre-1915était traditionnellement consacré à la groseille. C’est aussi, comment ne pas le citer, le centenaire du « Canard Enchaîné », ce qui en fait le doyen de nos périodiques. Ce titre est une référence à « l’homme libre » créé par Clémenceau et qui dut subir la censure, à la suite de quoi, ce canard là devint « l’homme enchainé ». Par parodie, Maurice et Jeanne Maréchal décidèrent de nommer leur journal: Le canard enchainé.

Tout à fait autre chose.

Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées carl_einsteinAtlantiques). Poète, écrivain, historien d’art et combattant anarchiste. Juif allemand, il naît le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l’art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l’art africain. Au début des années 20 il était très proche d’Elsa Triolet. Son oeuvre « L’Art du 20e siècle » publiée en 1926, révolutionne la façon d’aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s’installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue « Documents ». Epris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d’autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T. anarchiste. Il s’intègre au Durrutisein du Groupe international de la Colonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l’oraison funèbre de Durruti. La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l’attend s’il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté. Sources:Très belle biographie écrite par Liliane MEFFRE en 2002 « Itinéraire d’une pensée moderne ».

Bon allez, l’anarchie, tout ça, c’est bien beau mais j’ai ma pelouse qui m’attend. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Léda Rafanelli…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 Juillet 2016,16ème jour de messidor consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli ? Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci se réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, Rafanellimais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda. Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine. Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera.

De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais LENA 2vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio. Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes.

Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une œuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La ob_43a1a1_rafanelli-leda02maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ». Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatant des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui cririque l’exploitation coloniale); etc. Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni. Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits. En attendant les prochain, portez vous bien et à demain peut-être.