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Kemper-Gwhezennec, deux minutes d’arrêt…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’anastrophe* et du Picon-bière réunis, bonjour ! *exemple : »D’amour vos beaux yeux, Marquise, mourir me font. » Nous sommes le Jeudi 14 novembre 2019, 24è jour de Brumaire dédié à l’orange.

Tiens, par chez nous aujourd’hui, on célèbre (ou pas) les Gwézhenec. le nom dérive du vieux breton uuethen, guethen, « combat », et admet pour acception « combattant ». En Cornwall, il est honoré sous la forme goas-vilinic-300x204Gwethenoc. Il a laissé son nom à la charmante commune de Kemper-Guézennec (22) où j’ai résidé durant quelques années et qui offrait aux navigateurs du coin l’abri de Goas Vilinic (ici en photo). La paroisse fut fondée par le moine Gwezennec nous dit la légende (ça va faire plaisir à Anne-Marie, fidèle parmi les fidèles qui trouve que ces jours ci, ça manque de saints…). Elle (la paroisse) aurait été cédée par l’abbé de Beauport à l’évêque et au chapitre de Tréguier en juin 1202. Kemper-Gwezhenneg en breton. Kemper signifie confluent; ici c’est la rencontre du Leff et du Trieux.

Un seigneur du nom de Guehenoc de Kemper est mentionné en 1235 dans une enquête concernant les droits de Henri d’Avaugour. Il existe une châtellerie de Quemper Gueheneuc et Pontreu dès 1405 (lettres de Jean V, n° 33). Quemper Gueheneuc est cité comme paroisse en 1426. Devenue Quemper-Guézennec , elle a, sous l’Ancien Régime, pourLOCO-300x200 succursales : Saint-Clet et Notre-Dame des Fontaines. Or donc, notre saint homme était fils du fameux Fragan, déjà évoqué ici et de Gwen sa maman; ce qui en fait ipso-facto le frère de Gwénolé et de saint Jacut qui, comme vous le savez, vous qui suivez régulièrement les chroniques du cénobite, devinrent tous deux disciples de Saint Budoc qui les emmena en Bretagne armoricaine lors de l’exode des chrétiens (Vè s.). Kemper-Guézennec est donc traversé par le Trieux, magnifique rivière à truites, mais aussi par la ligne de chemin de fer qui relie Pontrieux à Paimpol et qui voit tous les étés rugir et fumer une vieille loco vapeur en passant devant la «maison Seznec» mais ça, c’est une autre histoire….

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Comment peut-on être breton ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la vérité historique et de la moussaka réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 novembre 2019, 23è jour de brumaire dédié à la garance; plante aujourd’hui tombée en désuétude qui servait essentiellement à produire de la teinture pourpre. A tel point qu’on la Garancenommait « rouge des teinturiers ».  les racines et les tiges souterraines contiennent de l’alizarine, qui a la propriété de donner aux tissus une belle couleur rouge. Les uniformes de l’armée française l’employaient abondamment avant la première guerre mondiale. « Le tristement célèbre pantalon rouge garance faisait des soldats des cibles parfaites pour l’ennemi». Cette teinture naturelle a été remplacée par des colorants synthétiques. La culture de la garance, très ancienne (elle est attestée depuis plus de 3000 ans en Inde) n’est plus qu’un souvenir. Il paraît qu’au milieu du XIXè on comptait cinquante moulins à garance dans le Vaucluse.

Par ici, on fête les Brice, éponyme de St-Brice-en-Coglès, du latin Brictius et/ou du Breton Brizh, successeur et disciple de Saint Martin évêque de Tours en 397, mort en 444. Des jaloux dirigèrent contordali10re lui des calomnies qui trompèrent le bon peuple de Tours; il fut chassé de son siège, obligé de se retirer à Rome : accusé d’avoir eu un enfant avec une religieuse, non mais, vous imaginez ça, madame Michu? Il dut subir l’Ordalie en marchant sur des charbons ardents. Il réussit l’épreuve sans brûlures et put ainsi se disculper et fut rappelé quelques années plus tard.

Le 13 novembre 1002, le roi anglo-saxon Ethelred II (dit le malavisé) massacre en grand nombre des Danois qui s’étaient établis sur ses terres. Parmi ses victimes figurent la sœur et le beau-frère du roi de Danemark, Sven à la Barbe fourchue (grossière erreur). Ce dernier est un redoutable chef viking qui, en réplique au « massacre de la Saint-220px-Sweyn_ForkbeardBrice », entreprend derechef de conquérir l’Angleterre, autrement dit le pays des Anglo-Saxons. En effet, l’Angleterre doit son nom aux envahisseurs germaniques qui avaient pris la place des Romains. Venus de l’Allemagne actuelle, les Angles et leurs cousins Saxons débarquent sur l’île de Bretagne au Ve siècle après Jésus-Christ. Ils chassent peu à peu des plaines les premiers habitants, des Celtes dénommés Bretons. Les Bretons se réfugient dans les montagnes d’Écosse, du pays de Galles ou de Cornouaille. Quelques-uns traversent la Manche et s’établissent à la pointe de la Gaule, en des lieux austères, désertés par les Gallo-Romains, qui prennent le nom de « petite Bretagne ».

Et voila pourquoi, votre serviteur se gave de galettes saucisses en buvant du cidre de kermao et en dansant la gavotte. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pissarro ci, Pissarro là…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des postes et télécommunications et du Paris-Brest réunis, bonjour ! Ce Mardi 12 novembre 2019, 22è jour du mois de Brumaire, azeroleest dédié à l’azérole… Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est pourtant un joli petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle, personnellement je préfère le Lagavulin mais vous savez ce que l’on dit: les coûts et les douleurs hein, madame Michu….

Et puis tiens, histoire de faire un point sur le pointillisme ce qui, reconnaissez le, n’a strictement rien à voir, une pensée pour un grand peintre dont les amitiés anarchistes sont trop peu connues et qui est mort à Paris en novembre 1903. Or donc, le 10 juillet 1830, naissanc220px-Camille_Pissarro_039e de Camille Pissarro; peintre de talent de l’école impressionniste et anarchiste de convictions. Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l’ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il expose au « Salon des Refusés ». Durant la guerre de 1870, il se réfugie en Angleterre, mais il est contraint d’abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu’incompréhensions).

Aujourd’hui, la moindre expo et c’est trois d’heures d’attente à partir d’ici… En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la file-dattente-300x225connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d’anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. Mais après l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus. De retour en France, il participe à la parution des « temps nouveaux », et s’engage contre l’antisémitisme lors de « l’affaire Dreyfus ». Il est vrai que Pissarro descend d’une famille originaire de Bragance au Portugal, près de la frontière espagnole. Ses ancêtres sont des marranes, c’est-à-dire des juifs sépharades contraints de se convertir au catholicisme, quatre siècles plus tôt. Quant à lui, Camille Pissarro, bien que baptisé, il se déclare Proudhonnien et athée libre-penseur.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gavotte & grenade…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la liberté de conscience et du gin tonic réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 novembre 2019 qui grenadecorrespond au 19è jour de brumaire que nos amis républicains, toujours à l’affut d’une plaisanterie, avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu). En Bretagne on s’apprête à célébrer les Mathurin ( Matilin en breton) tel Matilin an dall,  « Prince des joueurs de hautbois de la Bretagne » selon Hersart de La Villemarqué, le célèbre auteur du Barzaz-Breiz.

Or donc, Matilin an Dall (Mathurin l’aveugle en français), Mathurin François Furic à l’état-civil est un sonneur de bombarde, né place Saint-Michel, à Quimperlé le 29 matilin-198x300janvier 1789 et mort en cette même ville le 14 septembre 1859. Sonneur d’exception, il a connu un destin hors du commun, jusqu’à entrer dans la légende. Matilin était célèbre pour ses fameuses gavottes de l’Aven qui se caractérise par un pas « glissé » au contraire de nos gavottes du Centre Bretagne au pas « sauté ». Voyez cette vidéo: On dit qu’en 1847, le roi Louis-Philippe le fait venir aux Tuileries pour l’entendre jouer. En 1858, Napoléon III vient en Bretagne, et un grand bal est donné en son honneur à Quimper, animé, entre autres, par quatre couples de sonneurs, dont le vieux Matilin. Hélas Matilin décèdera quelques mois plus tard, en janvier 1859 dans l’incendie de sa maison.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A en perdre la tête…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis des contes et légendes et du lait ribot réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 08 novembre 2019, 18è jour de brumaire dédié à la dentelaire… J’en ferai bien une décoction car elle est censée soigner les douleurs articulaires.

C‘est aujourd’hui la Saint Tremeur; encore un drôle de paroissien que la ferveur populaire a fait saint… Ernest du Laurens de la Barre lui a consacré un conte, Tremeur l’homme sans tête, que l’on retrouve dans un de ses écrits publié en 1879 Les fantômes Bretons et qui débute comme ceci : » Il y avait autrefois, du côté de Plouguer, là-bas, sur le bord de l’Aulne, au-dessous de Carhaix, un village habité par des païens qui adoraient des dieux, Tremeur-300x200des demi-dieux, des déesses, des diablesses, et un tas de vilaines choses. J’ai entendu dire par des savants que leurs chefs s’appelaient Druides. C’étaient des magiciens ou sorciers qui, pour savoir l’avenir, coupaient du gui sur les chênes avec des faucilles d’or. » Avec Souvestre, Sébillot et Luzel, laurens de la Barre fut l’un des précurseurs de la collecte de la matière bretonne. Les contes et légendes qu’il rassembla, notamment dans les monts d’Arrée, eurent autant de succès que ceux d’Anatole le Braz quelques décennies plus tard. La plupart de ces auteurs, à l’instar de De la Villemarqué,et son Barzaz-Breiz, vont contribuer à ancrer dans l’esprit du petit peuple, l’image d’une Bretagne soumise, chrétienne et réactionnaire. Déguignet, auteur des mémoires d’un paysan bas-breton, dont je vous ai parlé ici, les traitera de « monarchisto-nationalisto-cléricafards bretons » et ajoutera: « Les conteurs se sont moqué des savants… pour un verre d’eau-de-vie, conteurs et conteuses inventaient des légendes issues de leur seule imagination ».

C‘est ainsi que tous ces personnages de contes, hableur, buveur, batailleur, coureur de jupon se sont retrouvé saints par la vertu de nos folkloristes des 18è et 19è siècle tout comme nos menhirs se sont menhirretrouvé coiffés d’une croix et nos sources sacrées ceintes d’une fontaine dédiée…L’une des manifestations les plus spectaculaires de ces traces d’évangélisation est le menhir de Saint-Uzec, en Pleumeur-bodou (22). Ici à gauche. Ce mégalithe d’environ soixante tonnes dont l’origine remonterait à 2500 ans avant Jésus Christ, fut christianisé au XVIIè siècle lors d’une Mission du Père Maunoir, jésuite qui mena près de quatre cent missions d’évangélisation en Bretagne. Ah oui, Tremeur. Il serait le fils de Trifin et de Conomor, le Barbe bleue breton. Bon c’est vrai, Conomor c’était pas vraiment un marrant, il assassina toutes les femmes portant un enfant de lui car on lui avait prédit qu’il mourrait assassiné par son fils.Lorsque Trifin donna naissance à Tréveur, Conomor rechercha l’enfant et lui fit couper la tête. Tréveur aurait pris sa tête entre ses mains et ses jambes à son cou et l’aurait porté sur le tombeau de sa mère. Il a, depuis, bien entendu trouver sa place dans la vallée des saints de Carnoët (la photo est de Bruno le Lay que vous pouvez retrouver sur son blog). Quand à la maman, elle a laissé son nom à la charmante commune de Sainte-Tréphine, commune proche de St Nicolas-du-Pelem (22). Etonnant, non !

Allez savoir pourquoi, ce matin je me suis éveillé avec une envie irrépressible d’écouter Jacques Bertin. Je vous fais partager cet indicible plaisir de la poésie portée par cette magnifique voix.

Merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Memphis Tennessee…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 07 novembre 2019, 17è jour de brumaire dédié au cresson…

C’est en faisant le ménage parmi mes disques vinyle que je suis tombé en arrêt devant celui-ci tant il était chargé JohnnyRivers -G-de souvenirs. Johnny Rivers, de son vrai nom John Henry Ramistella, est un chanteur, guitariste, compositeur et producteur américain de rock ‘n’ roll, né le 7 novembre 1942 à New York (États-Unis). Il est principalement connu pour avoir repris Memphis Tennessee de Chuck Berry et pour son John Lee Hooker, vibrant hommage au bluesman, enregistré live en 1967 au Whisky A Go-Go de Los-Angeles, 15 mn d’un rock endiablé.

Ayant grandi à Bâton-Rouge, Louisiane, il monte à New York en 1957 où il rencontre Alan Freed, qui lui trouve une maison de production de disques. Mais, à cette époque, il est surtout compositeur, écrivant notamment pour Ricky a gogoNelson. Puis il s’installe à Los Angeles. Après avoir tenté sa chance auprès de treize maisons de disques différentes, ce n’est qu’en 1964 qu’il rencontre le succès, grâce à ses prestations au Whisky A Go-Go et à plusieurs albums live qui s’ensuivent. Il y interprète nombre de reprises de Chuck Berry, Lloyd Price, Rufus Thomas, etc. Que celui qui n’a jamais fleureter en dansant sur When a man loves a woman de Percy Sledge me lance la première bière…

Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du cinéma parlant et de la grande muette réunis, bonjour! Nous sommes donc le Mercredi 06 novembre 2019, c’est vous dire comme les choses vont bon train. C’est le 16è jour de brumaire dédié au Chervis, plante dont les racines sont comestibles, ça fait penser un peu au panais, mais tant qu’à manger des plantes par la racine, je préfère le chervis au pissenlit…

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port-Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier en fin de vie qui portait le nom de « Eugène Pottier ». A cette époque là, on laissait les bateaux mourir de leur belle mort; le bateaux-port-rhu-300x209moment venu,on les remorquait vers un coin de rivière ou de plage et on laissait le temps faire son œuvre. Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l’Internationale. Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc Ogeret en a fait un disque à déguster sans modération. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition (1887). Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux Etats-Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé. Oyez Lucien Boyer célèbre goguettier de Montmartre.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale. Membre de la chansonniersgarde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la Commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement. Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux États-Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire. Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables.

Allez, merci encore de passer par ici de temps à autre, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les dindons de la farce…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la tradition et de la fraise de veau réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 05 Novembre 2019,15è jour de brumaire que nos amis républicains avaient dédié au dindon. Au Moyen Âge, les farces étaient des intermèdes comiques dans des spectacles. Mais, depassements-honoraires_756823l’explication viendrait d’un spectacle forain ‘Le ballet des dindons’ qui a existé à Paris entre 1739 et 1844.
Dans ce spectacle, des dindons étaient posés sur une plaque métallique progressivement chauffée par dessous au point que les pauvres volatiles finissaient par ‘danser’ pour tenter d’éviter de se brûler les pattes. Bien entendu cette ‘farce’ faisait beaucoup rire les spectateurs de l’époque qui appréciaient les cruautés animalières comme les combats d’animaux, par exemple, mais qui aimaient aussi d’autres spectacles divertissants comme les pendaisons ou les passages à la guillotine. Aujourd’hui, l’association L214 aurait déjà mis en route et les rézosocios réclameraient la tête des coupables.

Et puis tiens, fêtons un bon anniversaire à Léni Escudero pour ceux qui s’en souviennent. Il est né un 5 novembre leny & Leoen1932 en Espagne d’une famille républicaine. Il n’a pas chanté que la ballade à Sylvie ou Pour une amourette. On lui doit quelques magnifiques textes qui dénoncent l’injustice, le fascisme, les dictatures, l’intolérance…Il a été récompensé par le grand prix de l’académie Charles Cros. ici avec Ferré lors de « la fête à Léo » en 1992.

Hier encore, j’avais vingt ans…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des commémorations et du goulash de bœuf réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 novembre 2019, 14è jour de brumaire dédié à l’endive… Il y a maintenant fort longtemps de cela, un petit bonhomme vit le jour dans la port-rhu-avant-300x199maison familiale sur les bords du Port-Rhu à Douarnenez (29). C’était avant que d’ingénieux ingénieurs décident d’en faire une marina pour touristes égarés. Très tôt il montra tous les signes du révolté  chronique, vilipendant la famille, l’école, l’armée, les patrons, les curés, les flics et tutti quanti. Comme Jean kemener, de Recouvrance, il grandit puis il devint grand… Et le voici en 1968 cherchant la plage sous les pavés; autant dire que l’air du temps lui convenait parfaitement. Le stalinisme et les atermoiements de la sociale-démocratie achevèrent sa conversion et il se rangea définitivement dans le camp des non-alignés.

Aujourd’hui, après une carrière, somme toute bien remplie, il coule des jours heureux dans son ermitage d’où il vous abreuve quasi quotidiennement de ses modestes billets sous le pseudonyme du cénobite. Résultat lescenobitestranquilles carte postaledes courses; ensemble nous venons de franchir la barre des 4 500 billets. Et, cerise sur le gâteau, le jour de mon anniversaire. Traditionnellement, ce jour là je déguste un St Honoré de chez Traon à Morlaix, la meilleure pâtisserie à l’Ouest du Couesnon. Même ses kouign amann valent ceux de Douarnenez. Un grand merci donc à vous fidèles parmi les fidèles et, bienvenue, welcome, degemer mat aux nouveaux visiteurs. J’ai bien conscience que de « durs et difficiles travaux nous attendent » (comprenne qui pourra) pour conserver à ce blog la haute teneur rédactionnelle qui fait sa renommée. Remarquez que je vous associe volontiers car, pour bloguer en toute sérénitude, il faut être plusieurs. Un blog sans commentaire, c’est Castor sans Pollux, Laurel sans Hardy, Jules sans Jim, Chevalier sans Laspallès…

Merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Du Finistère au Mississippi…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de la prétérition et du filet de cabillaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 02 novembre 2019, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante aquatique autrement appelée France, Finistere (29) Cap Sizun, Baie des Trepasseschâtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde (l’île d’Avalon) et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet; au treizour, pas à mon aïeule, quoique…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 08 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 02 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste Mississippi-John-Hurt-web-250x300de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de  country, du bluegrass, de folk et de Rock-and-Roll. Son style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce. À l’âge de deux ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers titres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty Business, qui John-Hurt-300x223sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.