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A la saint Melar, il n’est pas trop tard…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 1er octobre 2014, 10è jour de vendémiaire dédié à la cuve… Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là.

En Bretagne, demain c’est la St Melar qui n’avait, nous dit-on, St Melarque 7 ans quand son père, Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s’en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de manier l’épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner près de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu’aux invasions normandes. Vous remarquerez que les mœurs à cette époque étaient autrement plus raffinées… De Lannéanou à Plouigneau (dans le Finistère), le chemin porte le nom de Hent sant Melar.

Rappel historique selon Albert Le Grand :  « Les histoires de Bretagne nous aprennent qu’aprés la mort d’Alain II. du nom, surnommé le Long, onzième Roy de Bretagne Armorique, avenuë l’an 670. Daniël, surnommé Drem-Rutz, fils de Jean, Comte de Cornoüaille, parvint à la couronne, &, de la fille de l’Empereur Leonce, ou Leon II. eut deux enfans, les Princes Budic & Maxence. Budic partagea le Royaume avec Macliau Saint Melar 2Comte de Vennes, & prit pour soy le Royaume Dononéen, ou de basse Bretagne, & eut de sa femme trois fils, Theodoric, Meliau & Rivode. Budic mort, Maxence, son frere, s’empara du Royaume & en expulsa ses néveus; mais Theodoric, venu en âge de porter les armes, fit la guerre à son oncle Maxence & le contraignit de luy rendre son royaume, &, craignant que S. Guigner, fils de Clyton, Roy d’Hybernie (qui étoit descendu en Bretagne avec 300. compagnons) vint au secours de Maxence, il les mit tous à mort, &, en punition de ce massacre, il perdit son Etat, car il n’eût qu’un fils, nommé Inocus, lequel se fit Prestre; & ainsi, après sa mort, le Royaume parvint à son second frere Meliau, père de nostre saint Melar; lequel, ayant regné sept années en grande prosperité, fut traîtreusement tué par son frere Rivodius. »

Voici donc, chers lecteurs, la triste et éprouvante histoire de ce pauvre Mélar qui fut toute sa courte vie en butte à la méchanceté du cruel Rivode, son oncle. Celui-ci essaya de l’empoisonner, lui fit couper une main et un pied, On dit la crypte à Lanmeurqu’après sa guérison, les amis de son défunt père lui firent adapter une main d’argent et un pied d’airain, lesquels se seraient mus comme s’ils étaient des membres à part entière, ce qui lui valut une certaine habileté. In fine Rivode, après avoir assassiner le père fit décapiter le fils. Quand j’vous dit que les barbus de Etat islamique en Irak et au Levant sont des enfants de choeur à côté de ces gens là… A gauche, la crypte saint Mélar à Lanmeur. Et, Albert le Grand de continuer: « Cét assassinat ne resta pas impuny, car Kyoltanus, ayant présenté la teste de S. Melaire au tyran Rivode, monta sur la montagne prochaine, pour contempler les terres qui luy avaient esté promises; mais, si-tôt qu’il eut levé la veuë pour les regarder, les yeux luy tomberent de la teste, &, peu après, il mourut miserablement; quant à Rivode, il devint furieux & enragé, & mourut, le troisième jour de sa maladie, sans avoir joüy des Estats qu’il avoit tant desirés. » Biens mal acquis…

La tradition rapporte qu’un jour, saint Mélar, qui cheminait sur la route allant de Carhaix à Lanmeur (ancienne voie romaine) près de la ferme de Guerlavrec entre Botsorhel et Plouigneau (je connais bien le coin pour y avoir résidé quelques années), la chapellenon loin de la chapelle Saint-Éloy, aperçut deux cavaliers ennemis qui le poursuivaient. Le saint se recommanda aux soins de la Providence et se coucha par terre, au bord du chemin : miracle, la terre s’enfonça sous lui, formant une fosse proportionnelle à sa taille, les herbes et les fleurs se rejoignirent par-dessus de sorte que les assassins passèrent sans le voir. Cet endroit, appelé Gwélé Sant-Mélar (« Le lit de saint Mélar ») est situé dans l’enceinte de la chapelle. La légende dit qu’à la fosse appelée Gwele sant Velar, l’herbe ne poussait pas, la neige ne restait pas. On prenait d’ailleurs garde de ne pas labourer à cet endroit sacré. Les enfants malades y étaient allongés pour obtenir leur guérison. A droite, la chappelle saint-Eloy à Plouigneau.Voila, c’est un peu long mais, quand on aime…

Allez portez vous bien et à demain peut-être.

Un train de sénateurs…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du calembour* et du potimarron réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 30 septembre 2014. C’était généralement le neuvième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier tache de rousseurrépublicain français, officiellement dénommé jour du panais. En breton, les taches de rousseur sont appelées pikoù panez, littéralement des « taches de panais ». *à propos de calembours, j’aime beaucoup celui-ci: « Oh ! Raison funèbre » c’est de Prévert.

Pendant ce temps, les sénateurs PS entonnaient: pour qui sonne le glas… or donc, on nous dit que la chambre haute ( j’aurai bien écrit chambre hot mais, vu la moyenne d’âge des participants, cela ressemble davantage à une maison de Caricature_gagdz_7a43c_8031retraite qu’à un bordel de campagne) repasse à droite. Vous n’avez pas été, chers lecteurs, sans remarquer que du temps où elle fut à gauche, cela n’a strictement rien changé au sort des laborieux que nous sommes. Tout comme le virage à droite ne changera pas une virgule du programme de notre gouvernement déjà largement ancré de ce côté là. Madame Michu le dirait mieux que moi: on est donc en droit de se poser la question: à quoi sert le Sénat ? A rien petit scarabée si ce n’est à recaser quelques vieilles badernes du paysage politique franchouillard. Car, s’oublier dans ses couches cela fait désordre pour un Député-Maire. Faut-il le rappeler, Sénat vient du latin senex, mot qui signifie vieux et qui nous a aussi donné sénile.
« Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir et pour écouter
D’où vient le vent, il (le lièvre) laisse la tortue
Aller son train de sénateur. »
Jean de la Fontaine – Fables

Allez, c’est assez de bêtises pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est le jour de l’amaranthe…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du soubassophone et de la tarte aux myrtilles réunis, bonjour ! Nous voici donc le lundi 29 septembre 2014 et, en ce huitième jour de Vendémiaire, nous célébrons l’Amaranthe (non, c’est pas Cécile Duflot …) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation, notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes amarante2verts( tout à fait comme des épinards). Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui se développa durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparue de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter…

Je vous rappelle que vous pouvez recevoir (si vous le souhaitez) la nouvelle carte postale des cenobitestranquilles via la poste. A condition of course, que j’ai une adresse postale; qui ne sera ni publiée ni conservée, bien entendu. A transmettre par mail via « contacter l’auteur ».

lescenobitestranquilles

En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Conan Meriadec…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la tradition et de la bolée armoricaine réunies, bonjour ! Nous sommes donc le dimanche 28 septembre 2014, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte. Beaucoup de monde à Nantes semble t-il pour réclamer la réunification de la Bretagne. Mais, a t-elle jamais été unie ? Il est vrai qu’aujourd’hui, par ici, on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne. On peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton. Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour une vérité historique.

Or donc, Conan, dit Mériadec ou Caradog, naquit en Grande-Bretagne à la fin du IVe siècle, et passa dans les Gaules vers maximus384, avec le tyran Maxime. Il fut créé duc d’Armorique (par les romains donc) et gouverna pendant 26 ans, sous leur dépendance , la partie de l’Armorique connue depuis sous le nom de Bretagne. En 409, les Armoricains, s’étant soulevés, déférèrent à Conan l’autorité souveraine. Il conserva le pouvoir jusqu’à sa mort (421), et le légua à ses descendants, qui furent depuis ducs de Bretagne. Il résidait à Nantes.

Conan Meriadec ou « Caradog » (Kynan Meriadec en Gallois)  était le neveu d’ Octavius,  à la solde de Maxime,(Magnus Maximus) dont il servit les intérêts. D’après Grégoire de Tours, il serait devenu duc d’Armorique (dux bellorum, c’est-à-dire chef de guerre). Conan reconnu Théodore, le vainqueur de MeriadecMaxime, comme empereur, mais ensuite il porta la guerre en Aquitaine et il se rendit maître du pays de Retz en 405. Pour enrayer les incursions dévastatrices et meurtrières des Bretons, l’empereur Honorius fit construire une ligne de fortifications ou « mur d’Honorius », entre des tours. Ces tours  ont été à l’origine de quelques villes et villages dont : Gétigné (44), Boussay (44), Clisson (44), Légé (44), Cugand ( 85), Bois de Céné (85), Saint Etienne des Bois (85), Tiffauges ( 85), etc. Le tout formant une frontière entre l’Armorique et les Gaules. Cette saga plus ou moins légendaire autour de Magnus Maximus  à fait l’objet de la fameuse chanson galloise de Dafydd IWAN Rwy yma o hyd.

Conan légua son trône à ses descendants, qui furent depuis princes, puis rois et enfin ducs de Bretagne. A-t-il vraiment existé ?  Quelques anciens  historiens fixaient la date de sa mort entre 392 et 411, d’autres vers 421, ce qui laisse des migrations bzhdoutes sur la crédibilité de l’existence de Conan ou sur la rigueur de ses biographies. Son existence, vivement contestée par Dom Lobineau, a pourtant été accréditée pendant longtemps par Geoffroy de Montmouth au XIIe siècle,  sans doute encouragé par la famille de Rohan, qui prétendait se rattacher à cet illustre personnage. En outre, il existe à la Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon un sarcophage de style roman considéré jadis comme étant celui de Conan Meriadec, plusieurs historiens pensent que c’est plutôt celui d’un évêque du Léon, du XIIe siècle qui s’appelait également Conan.

Il y a sans doute eu un duc nommé par les Romains qui, a leur départ, garda son titre et ses pouvoirs, mais il est vraisemblable que la vie de Conan Mériadec a été enjolivée. Quoiqu’il en soit, Conan ou un autre « dux bellorum »,  nommé par le tyran Maxime, est celui qui a été à l’origine de la formation de la Bretagne et celui qui en a marqué ses limites.

Voilà pour la modeste leçon d’histoire de quelqu’un qui n’est en rien historien et qui fait appel à votre clémence en cas d’approximation. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est le temps des cartes postales…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Chose promise, chose due… Voici la nouvelle carte postale des cénobites tranquilles. Et voila, laissez votre adresse (par mail – cliquez sur: à propos de l’auteur) et vous la recevrez avec une belle dédicace.

 

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L’ignorance toujours mène à la servitude…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le samedi 27 septembre 2014, 6è jour de vendémiaire dédié à la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moinsVendemiaire deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »  J’adore les dames du calendrier républicain, je les trouve nettement plus accortes que celles du catalogue de La Redoute. Celle-ci adresse au vieux bouc qui l’accompagne un regard que d’aucun jugerait concupiscent alors que d’ordinaire c’est plutôt le contraire. L’observateur aguerri aura remarqué en effet, que ce dernier, de toute évidence, en veut à sa fleur…

A propos de ce serpent de mer qu’est le thème, mille fois rabâché, de la morale à l’école, je me souviens de ce texte de Boileau qui sied parfaitement à nombre de blogueurs:

Muse, changeons de style, et quittons la satire :
C’est un méchant métier que celui de médire
A l’auteur qui l’embrasse il est toujours fatal
Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal.
Maint poète, aveuglé d’une telle manie,
En courant à l’honneur trouve l’ignominie ;
Et tel mot, pour avoir réjoui le lecteur,
A coûté bien souvent des larmes à l’auteur.

Médite cette pensée petit scarabée et continue néanmoins de visiter Les cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Et, quoi d’neuf docteur…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Aujourd’hui, nous sommes le vendredi 26 septembre 2014, cinquième jour de Vendémiaire dédié au cheval… Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques.

Cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de chance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire. Il leur ordonna 220px-Hans_Süß_von_Kulmbach_001-168x300d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités (ce qui prouve une fois de plus que la foi peut faire perdre la tête et que les égorgements et autres joyeusetés de l’Etat Islamique en Irak et au Levant ne datent pas d’hier). Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. La plus célèbre de leurs cures miraculeuses, la greffe d’une jambe de Maure pour remplacer la jambe nécrosée d’un patient, fit l’objet de nombreuses peintures et miniatures; on peut en observer une que l’on doit au talent de Fra Angelico au musée national San Marco à Florence.

Et voilà pourquoi, madame Michu, on a fait de Côme le patron des chirurgiens et des pharmaciens et cela depuis fort longtemps puisque c’est à Saint-Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens. Jusque là en effet, la profession de chirurgien n’était pas clairement différenciée de 220px-Fra_Angelico_064celle de barbier. Ces deux professions étaient considérées comme des métiers manuels nécessitant peu d’instruction, et appris le plus souvent en assistant un proche. Les médecins, au contraire, étaient considérés comme instruits, après des études en école de médecine.

Jean Pitard, premier chirurgien de saint-Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les Côme 03chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Etonnant, non !

Bon et bien voilà, on parle de tout et de n’importe quoi, résultat des courses je ne sais plus ce que voulais dire… On verra cela plus tard allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A l’Ouest rien de nouveau…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le jeudi 25 septembre 2014 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour colchiquede vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Mais c’est aussi un merveilleux poème d’apollinaire qui commence comme ceci:
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Erich Maria Remarque. Adolescent j’avais été profondément marqué par la lecture de ses romans, sans doute (déjà) ma sensibilité antimilitariste… Ecrivain allemand né le 22 juin 1898 à Osnabrück et mort le 25 septembre 1970 à Locarno. Sans doute le romancier allemand contemporain le plus dénigré. Fils d’un relieur, Remarque fait des études pour devenir instituteur lorsqu’il est appelé sous les drapeaux. Après la guerre, il E.M Remarqueexerce divers métiers : comptable, démarcheur, journaliste, rédacteur d’un journal sportif, il a même été vendeur de pierres tombales . C’est en 1929 que Remarque devient tout à coup célèbre, grâce à l’énorme succès remporté par son premier roman A l’Ouest rien de nouveau : traduit en vingt-cinq langues, l’ouvrage atteint en l’espace de dix-huit mois un tirage de 3,5 millions d’exemplaires !
Remarque s’installe ensuite en Suisse, à Ascona (1931), tandis que ses livres sont brûlés par les nazis (1933) et que la nationalité allemande lui est retirée. Goebbels tentera de le faire passer pour un juif ayant francisé son nom. Sa sœur Elfriede Scholz, condamnée à mort en Allemagne pour « atteinte au moral de l’armée », était décapitée à la hache à Plötzensee. A partir de 1948, il réside alternativement à New York et en Suisse.

Il va fréquenter Marlène Diétrich et même épouser Paulette Godard. Remarque situe ses romans dans les moments sombres qui ont marqué l’histoire de sa génération : la Première Guerre mondiale A l’ouest rien de nouveau, les débuts troublés de la République de Weimar, dans Le chemin du retour, --l-ouest,-rien-de-nouveau-8125la dépression économique et les années d’inflation, dans L’Obélisque noir, l’émigration, dans Arc de triomphe (1946), la dictature hitlérienne, avec Le Temps de vivre et le temps de mourir. Dans chaque situation, le romancier suit le destin d’individus qui cherchent à  se tirer d’affaire, à vaincre ce qu’ils considère comme une mal-chance. Les faiblesses (ou les recettes ?) de Remarque sont évidentes : intrigue policière réunissant des personnages contrastés, approche a-historique des évènements, mythologie des attitudes viriles (le camarade, le traître, le hors la loi, …), philosophie anodine… On ne saurait néanmoins dénier à Remarque d’avoir dénoncé avec force, dans ses ouvrages, le militarisme, la guerre et la dictature. Preuve que les best-sellers peuvent parfois réveiller, et non pas endormir, la conscience du public. Sources:Université Lyon 2

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

To blog or not to blog …

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’apologue et de l’omelette au haddock réunis, bonjour ! Nous voici (déjà) le mercredi 24 septembre 2014, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, mocha-dad-shakespeare-blog-cartoondédié à la châtaigne. A propos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes, et, il y a des jours ou mes lapins et moi nous nous demandons que faire pour satisfaire l’insatiable curiosité de nos visiteurs. Il faut pourtant assurer. La crédibilité du blogueur est en jeu car, le blanc sur un blog c’est comme à la radio, ça ne passe pas, alors il faut remplir coco!

Mais, me susurre le philosophe, à quoi sert de parler si c’est pour ne rien dire? Je le remercie au passage de m’avoir posé la question et continue néanmoins ma péroraison dépourvue de tout contenu. Car enfin, s’il fallait que parler ait un sens,TalonSimple_zps1eb4df29 crénom de non, ça se saurait. Nous n’aurions pas eu l’heur de connaître Leprince-Ringuet ni le père Riquet, pas plus que le bellâtre Henri-Levy. Car enfin, disait Blaise Pascal: « La vraie éloquence se moque de l’éloquence, la vraie morale se moque de la morale ; c’est à dire que la morale du jugement se moque de la morale de l’esprit, qui est sans règles. Car le jugement est celui à qui appartient le sentiment, comme les sciences appartiennent à l’esprit. La finesse est la partie du jugement, la géométrie est celle de l’esprit. Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher.» 

Et voila, chers lecteurs (notez que je suis passé au pluriel) qu’à l’heure de mettre sous presse je vais pouvoir terminer ce papier, avec la satisfaction du tâcheron, la sérénité de l’artisan, ayant rassasié mes lecteurs quotidiens de leur pain béni. Oui, j’ose le dire, ils sont un certain nombre (je ne prends pas de risque) à réclamer leur dose journalière, à attendre, assoiffés, le dernier avatar en direct de Keramoal. La petite photo, le mot d’humour, la référence qui fera date, l’état de santé de mes lapins, bref, l’insondable néantitude d’un retraité bl(a)ogueur. Ne prenez pas la peine de commenter ce billet, je vous avais prévenu dès les premières lignes. Avouez que vous n’êtes pas pris par surprise.

Voila pour ce vendredi, jour des crêpes, evel just, je vais d’ailleurs de ce pas m’occuper de ma pâte…Faut qu’elle repose trois heures, disait mon aïeule. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Remember: Pablo Neruda…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de l’érotisme flamboyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 23 septembre 2014, deuxième jour de Vendémiaire généralement dédié au safran. Ah, les coquilles saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée…Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.
Et puis tiens, c’est le jour anniversaire de la disparition de Pablo Neruda:23 septembre 1973.


 

«Je veux vivre dans un pays où il n’y ait pas d’excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.220px-Pablo_Neruda
Je veux qu’on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir. »

C’est quand même autre chose que le retour du nabot… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.