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Le loup, le renard, etc.

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la sainte généalogie et du bar en croûte de sel réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 05 mars 2015, 15è jour de ventôse dédié à la chèvre. Je dois absolument profiter de ce miracle de la météorologie moderne qui offre au pays d’Iroise un jour sans pluie pour terminer les travaux agricoles que requièrent les jardins de Keramoal. En conséquence de quoi, bis repetita placent pour ce billet; car, si l’on en croit Horace, les choses répétées plaisent…

Or donc, en Cornouailles et en Léon, on célèbre (ou pas) saint Piran, ou Péran qui serait selon certains historiens le Kiéran de Saighir évêque d’Ossory à qui on attribue l’introduction du christianisme en Irlande en compagnie de son pote  Patrick…
2014-02-22Né en Irlande à Corca-Laighde, fils de Laighne, noble de l’Ossory et de Liadan. Avant sa conception, sa mère aurait eu le rêve qu’une étoile tombait dans sa bouche. Elle consulta ses druides qui lui dirent qu’elle enfanterait d’un fils qui aurait une très haute renommée. Il rencontra Patrick, le futur Primat d’Irlande , qui lui dit: « précède-moi en Irlande, trouve un puit et bâtis un ermitage. Pour cela prends ma cloche et lorsqu’elle se mettra à parler d’une voix mélodieuse, c’est que ce sera le bon endroit. » Après des années de recherches , il trouva enfin l’endroit près d’Uaran et bâtit le monastère de Saighir (Saïghar).

Beaucoup de légendes parlent de Kieran de Saighir comme ayant ressuscité plusieurs personnes. Il avait dit-on apprivoisé st peran 1un loup, un blaireau et un renard. Le loup et le blaireau étaient devenus très obéissant mais le renard était resté espiègle. Il dérobait les chaussures de saint Kiéran et les cachait dans sa tanière. Pour un peu on l’entendrait chanter « j’entends le loup, le renard et la belette » mais, pour notre bonheur, il a refusé d’intervenir en faveur de Nolwenn Leroy aux victoires de la musique… Ci-dessous une version des plus emballantes par le groupe Blue railroad train. Saint Kieran de Saighir serait décédé en 530 de cause naturelle.

Péran a laissé de nombreuses traces en Bretagne : Saint Peran est le patron de la paroisse de Trézélidé en Léon, non loin de Morlaix. Dans l’est de la Bretagne il est l’éponyme de Saint-PaulePeran, une trêve de Paimpont, jadis un prieuré , et de Lopéran dans la paroisse de Saint-Malo-des-Trois-Fontaines, au nord-ouest de Ploermel, ; et dans le sud nous trouvons Loperan au Port-Louis près de Lorient ; au nord il y a un Saint-Peran en Plédran et une forteresse “vitrifiée” toute proche, appelée Camp de Peran (sans doute une forteresse Viking) un Prat-sant-Peran en Paule, et un bois, un château, et une lande, de Saint-Peran en Glomel, avoisinant Paule ainsi que le manoir, ici en photo.

Voilà pour la petite histoire du jeudi, en attendant les prochaines, portez vous bien et à demain peut-être.

Pata pata…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la poésie et du fromage de chèvre réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 04 mars 2015, 14è jour de ventôse dédié au Vélar encore nommée fausse giroflée. L’homme du jour est une femme que j’apprécie particulièrement ce qui justifierait que j’en ai déjà parlé.

Vous vous souvenez de MIRIAM MAKEBA ? Moi, oui. J’ai encore dans les oreilles le rythme de « pata,pata » (vidéo) cette grande, très grande dame de la lutte anti apartheid en a fait danser plus d’un. Bon, d’accord, nous autres les petits blancs, sommes un peu raides dans le déhanché mais quand même (sauf peut-être Danny du côté de Landerneau). Aujourd’hui je rêve d’un chanteur ou d’une chanteuse Palestinien (ne) miriam_makeba_jeunecapable de dénoncer avec le même talent l’apartheid que leur inflige le voisin qu’il ne faut pas nommer… Miriam Makeba est née le 4 mars 1932 à Johannesburg. Prénommée Zenzi, diminutif d’Uzenzile qui signifie « Tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même », elle n’a que quelques jours lorsque sa mère est inculpée pour avoir fabriqué de la bière afin de subvenir aux besoins de sa famille. Son père meurt lorsqu’elle a cinq ans. En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections. C’est le début de l’apartheid. À 20 ans, Zenzi Makeba, bonne d’enfants puis laveuse de taxis, vit seule avec sa petite fille Bongi et sa mère. C’est là qu’elle commence à chanter, presque par hasard, avec les Cuban Brothers, puis devient choriste du groupe Manhattan Brothers, en 1952, qui lui donne son nom de scène, Miriam.

Si elle devient très rapidement une vedette, elle se sert de son nouveau métier pour dénoncer le régime de l’apartheid. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson Pata, Pata, avec laquelle elle fait le tour du monde. En 1959, elle est contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back, Africa du cinéaste américain Lionel Rogosin. Lorsque sa mère meurt en 1960, elle ne peut assister à ses obsèques, du fait de son interdiction de séjour en Afrique du Sud. C’est avec un Myriampasseport français qu’elle reviendra en Afrique du Sud à la libération de Nelson Mandela, emprisonné avec la plupart des dirigeants du Congrès National Africain (ANC) au pénitencier de Robben Island. Elle ne cessera de prononcer des discours anti-apartheid et d’appeler au boycott de l’Afrique du Sud devant les Nations Unies. Elle chante en zoulou, en xhosa, en tswana. Ses mélodies chantent la tolérance et la paix. Elle est devenue le symbole de la lutte anti-apartheid. Dans ses chansons, pas d’amertume mais une dignité à toute épreuve. En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense. En 1987 Miriam Makeba rencontre à nouveau le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l’album Graceland. Peu après, elle publie son autobiographie Makeba: My Story. Son mariage en 1969 avec le militant des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers, lui cause des ennuis aux États-Unis. Elle s’exile à nouveau et s’installe en Guinée. Miriam Makeba a toujours rêvé d’une grande Afrique unie. Pour son pays, elle exhortait ses frères noirs au pardon.  » Il faut nous laisser grandir. Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble. « 

Elle avait annoncé en 2005 qu’elle mettait fin à sa carrière, mais elle continuait à défendre les causes auxquelles elle croyait. Elle est décédée le dimanche 9 novembre 2008, à l’âge de 76 ans, à Naples des suites d’un malaise, à l’issue d’un concert de soutien à l’auteur de « Gomorra », Roberto Saviano, traqué par la la Mafia napolitaine. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le point sur Godwin…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la réforme fiscale et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Le 03 mars correspond au 13è jour de ventôse dans notre calendrier républicain. C’est le jour de la Fumeterre… Jolie plante sauvage que les apothicaires utilisaient pour soigner l’eczéma. Dépêchez vous de l’utiliser car avec un nom comme celui-la elle risque bientôt d’être interdite à la cueillette. Il y a quelques temps, les autorités médicales penduretireraient du marché le Di-Antalvic, un des antalgiques les plus prescrits en France. Il paraît que la cause de cette mesure se trouve dans le fait que ce médicament est souvent utilisé par les dépressifs pour mettre fin à leurs jours. A ce train là, le gouvernement ne devrait plus tarder à interdire la vente de cordes au motif qu’elle servent trop souvent à la pendaison; tout comme seront remblayées les rivières afin d’éviter les noyades suicidaires. Le prix du gaz n’étant pas suffisamment dissuasif, les fameuses bouteilles ne seront plus délivrées que sur ordonnance. Quand à tous ceux qui se tuent au travail, ils sont invité à prolonger leur vie de labeur le plus longtemps possible sous peine de suppression de leurs retraites. Ah, on vit une drôle d’époque madame Michu…

Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge. Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme. D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », oeuvre philosophique qui contient les principales bases mary Spolitiques et économiques de l’idéal libertaire. Considérant que « Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire. Sa première femme, Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin (Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »). Quelle famille !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le condamné à mort…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Espagne éternelle et de la tortilla réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 02 mars 2015, douzième jour de ventôse dédié à l’orme.

Triste anniversaire que ce jour du 2 mars. En effet, le 2 mars 1974, mort de Salvador PUIG ANTICH, garrotté dans les geôles du sinistre Franco à la prison Modelo de Barcelone, à l’âge de 24 ans. Il était militant et activiste anarchiste du M.I.L. Le M.I.L (Mouvement Ibérique de Libération), né dans les années 70, pratiquait -entre autre- l’expropriation politique, dans une Espagne étouffée sous le joug du salvadorfranquisme. Ce mouvement libertaire de guérilla urbaine ne fit jamais couler le sang. Salvador Puig Antich est arrêté le 25 septembre 1973, quelques mois après l’auto-dissolution du M.I.L, et grièvement blessé à la tête. Un sous-inspecteur de police est tué dans la confusion (sans doute par un autre policier). Le 7 janvier 1974, la peine de mort est néanmoins requise contre le jeune militant, malgré d’évidents vices de forme. Partout en Europe (et jusqu’en Argentine) on se mobilise pour demander sa libération. A Toulouse, des affrontements ont lieu devant le consulat espagnol avec la police, à Rennes, il ne se passait pas une semaine sans que nous soyons dans la rue. A cette époque là, les raisons de s’indigner étaient peut-être plus évidentes qu’aujourd’hui; quoique… Puig Antich sera malgré tout garrotté. Je crois que c’est le dernier à avoir été exécuté selon la technique du « garrot vil ».
Le film « Salvador » de Manuel Huerga retrace son histoire et celle des tentatives désespérées de sa famille, de ses camarades et avocats pour éviter son exécution.

Pour ne pas rester sur une note amère, je pense à Francesca Solleville éblouissante interprète qui a eu la bonne idée de naître un 02 mars. Outre ses reprises des chansons de la Commune, on lui doit l’interprétation des textes de Mac Orlan et Aragon notamment. Toujours engagée, contre le nazisme, le franquisme, la guerre au Viet-Nam elle chante les poèmes d’Apollinaire et de Genet comme ce formidable « condamné à mort » sur une merveilleuse musique d’Hélène Martin, que je ne peux m’empêcher de rapprocher de la fin tragique de Puig Antich.
Absolument magnifique…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand il est mort le poète…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la transversalité et de la saucisse de Strasbourg réunies, bonjour ! Nous voici donc  le dimanche 1er mars de l’an 2015  pour ne rien vous cacher et c’est le jour qui correspond au 11 de ventôse dédié au Narcisse. Autant dire que c’est la fête de tous les blogueurs…

Vers la fin du XIXè , il y avait du côté de La Roche-Derrien, département des Côtes-du-Nord (aujourd’hui on dit le 22), un certain Narcisse Quellien à qui l’on doit une œuvre considérable en matière de collecte des textes bretons. Poète la-roche-derrien-quellien-dineret ethnographe, il recueillait surtout les chansons populaires. Il est moins célèbre que françois-Marie Luzel dont il fut l’ami, ou de De La Villemarqué (Barzaz Breiz) mais il nous a laissé un livre surprenant sur le langage argotique des chiffonniers et couvreurs de La Roche-Derrien et des environs, le « Tunodo », c’était en 1885. Si l’on en croit le site Marikavel, il serait né à La Roche-Derrien le 27 juin 1848. Il était le fils de Guillaume-Marie QUELLIEN, cordonnier, et de Françoise JAFFREZOU, tricoteuse. (La photo le montre lors d’un diner celtique en l’honneur d’Ernest Renan.) Il fit ses études secondaires au petit séminaire de Tréguier. Dans le livre: Les Bardes et poètes nationaux de la Bretagne armoricaine, de Camille LE MERCIER D’ERM, on peut lire:

 » La mort de Narcisse Quellien, due au plus déplorable accident, survint prématurément le 16 mars 1902 : il fut, ce jour là, renversé et tué par une automobile, laissant plusieurs ouvrages inachevés, entre autre un livre consacré à Renan. Le corps du Barde, inhumé provisoirement à Paris, fut ensuite, selon son vœu, transféré à La Roche-Derrien. C’est dans le la-roche-derrien-quellien-portraitpetit cimetière de sa paroisse natale que, le 8 septembre 1912, on inaugura, sur la tombe du Barde trégorrois, un monument dû à la collaboration de deux artistes bretons, MM. Paul Le Goff et Yves Hernot. Des discours et des poèmes, en breton et en français, furent prononcés ou lus par MM. Charles Le Goffic, Anatole Le Braz, Théodore Botrel, François Jaffrennou, directeur d’Ar Bobl, Léon Durocher, directeur du Fureteur Breton, Yves Berthou, Eugène Le Mouël, Jahan, etc. » 

Le pauvre homme perdit la vie à Paris au mois de mars 1902, renversé par une voiture automobile. C’est-y pas pitié ! Notre barde avait fait savoir qu’il souhaitait qu’un if fut planté près de sa stèletombe. Un siècle plus tard, l’if a été arraché, la stèle a été déplacée, sa maison a été détruite, mais…
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
La foule les chante un peu distraite
En ignorant le nom de l’auteur
Sans savoir pour qui battait son cœur
Parfois on change un mot, une phrase
Et quand on est à court d’idées
On fait la la la la la la
La la la la la lé…
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A Montmartre le soir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la peinture à l’eau et des sardines à l’huile réunies, bonjour! Nous sommes le samedi 28 février 2015, autant dire que c’est la fin du mois. Ce jour correspond au 10 de ventôse dédié à la Bêche, ce qui n’est pas une raison pour se prendre la tête (tête-bêche). La bêche à toujours été sujet de passion allez savoir pourquoi… Peut-être symbolise t-elle le travail et dans ce cas, certains candidats aux prochaines élections  dont ceres-6-tete-beche-300x179je tairai le nom, pourraient en faire leur étendard. En attendant, comme disait le laboureur à ses enfants: « creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse. » Pour en revenir à l’expression « tête-bêche », cela n’a rien à voir bien entendu avec ce qui précède. Il s’agit d’un emprunt au vieux français Beschevet terme de charpenterie qui par extension a désigné toutes les positions qui consistaient à mettre la tête de l’un aux pieds de l’autre, comme celle de Jean-Baptiste à ceux de Salomée. Ainsi, bescheveter est devenu tête-bêche. Étonnant, non ! En illustration, le fameux France Cérès 1849, 1f. carmin paire tête-bêche, vendu 130.000 €.

Tiens, petite pensée pour un des derniers grands chansonniers montmartrois, Paul Ambroise PAILLETTE. Il nait à Paris le 16 avril 1844. Ouvrier ciseleur, il fréquente les réunions pailletteanarchistes dès 1887 et fait partie de divers groupes parisiens. En 1888, il prend part au mouvement entrepris contre les bureaux de placement et, selon la police, se déclare partisan d’actions violentes contre ces établissements. Paul Paillette devient par la suite chansonnier à Montmartre, auteur de poésies où il exprime ses idées libertaires, appelant de ses vœux une société plus juste comme dans Temps d’anarchie ou Heureux Temps, chanté sur l’air du Temps des cerises.

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Il publie et vend lui-même ses vers sous forme de brochures qu’il réunira ensuite dans l’ouvrage Les Tablettes d’un lézard et anime par ses chansons révolutionnaires de nombreuses fêtes libertaires. Végétarien et partisan de l’amour libre, l’idée lui vient d’organiser en 1891 des déjeuners végétariens dans la salle d’un restaurant parisien qui devient alors un lieu de almanachrencontres pour les amour-libristes, sous la devise : « Tout le bonheur a son nid dans le bonheur commun. Femme libre, amour libre. » Il collabore durant la Première Guerre mondiale aux journaux d’E. Armand, Pendant la mêlée puis Par-delà la mêlée (son poème Civilisation est censuré par les autorités). Sans ressources, vivant dans un foyer depuis 1910, plusieurs fêtes sont organisées à son profit, notamment le 9 novembre 1913 par l’Université populaire, ou encore en novembre 1916 avec le concours de Xavier Privas et la participation de Sébastien Faure. Il est alors considéré comme le doyen des chansonniers montmartrois. Sa mort est annoncée dans Le Libertaire du 29 février 1920. Paul Paillette fait partie de ces illustres inconnus qui ont contribué à semer la graine d’ananar chez de nombreux libres penseurs. On lui réserve une place dans notre galerie de portraits.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

27 février: date fatidique…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la numérologie et de la française des jeux réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 27 février 2015 correspondant au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo). En vérité, c’est la Ste Honorine et, comme disait mon aïeule: » À la sainte Honorine, bourgeonne l’aubépine. » Le saule marsault donc est une espèce de saule commune en saule-marsault-chatons-zoomEurope et en Afrique du Nord. Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit par ailleurs, mais aussi par ici, qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient kerenskiexplosive, le 27 février, les Bolchéviks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par reichtagun jeune Hollandais, Marinus Van der Lubbe. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

 

 

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie caudilloprès, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

 

 

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du petit livre rougemouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon cœur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung. Malheureusement, vous connaissez la suite…

 

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique… Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution. Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Les diktats de la Troïka…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour ! Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le jeudi 26 février 2015, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, bien connue des cruciverbistes, io-660x330fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement dans les allées du salon de l’agriculture lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. On dit que Héra confia Io la vache blanche à son parent Argos, un drôle de type à cent yeux et qui n’en fermait jamais que la moitié. Toujours épris, Zeus envoie Hermès endormir et tuer le gardien aux cent yeux. Héra récupère les cent yeux d’Argos et les pose sur les plumes du paon, son oiseau fétiche. Et puisque l’on parle de la Grèce tiens…

Si Arte n’existait pas…

Merci ARTE de nous avoir proposé mardi soir ce passionnant travail d’investigation du journaliste  économique allemand Harald Schumann: Puissante et incontrôlée: la Troïka.
Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement. Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d’urgence, il leur faut se soumettre aux exigences – les Troïkafameux mémorandums – de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE). Les mesures d’austérité qu’elles ont imposées n’ont jusqu’à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire.

Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parlementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter. Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ? diffusé par ARTE en 2013) s’est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis. Au cours de ce passionnant travail d’investigation, lagardeil a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.  l’auteur dépeint les résultats contestables d’une politique d’austérité aujourd’hui remise en cause par l’électorat et le nouveau gouvernement grec. Il épingle aussi les méthodes de chantage de ces institutions, qui échappent au contrôle démocratique. Les réalisateurs nous montrent à voir et à comprendre comment la troïka bringueballe l’Europe de déréglementation sociale en plans d’austérité, dicte ses exigences aux États, agit sans contrôle parlementaire et impose aux pays exsangues des politiques ultralibérales qui mènent dans le mur. Enfin, une goutte de journalisme d’investigation dans cet océan de médiocrité.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les fauxcialos à la lanterne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine national et du veau Marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 25 février 2015. Ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne… Non, je plaisante, il la lanternes’agit d’une plante communément appelée le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici… La lanterne de la chanson des sans-culottes, était la potence de fer qui soutenait jadis la vieille lanterne de la Grève qui éclairait au temps de Louis XV la place de l’Hôtel-de-Ville. Le 14 juillet, la foule y pendra  le major de Losme, le défenseur de la Bastille. Le 22 juillet 1789, ce sera le tour de l’intendant Foulon de Doué, accusé d’affamer le peuple et en octobre un boulanger accusé du même crime. (version amusante par ocktoberklub)

Tout à fait autre chose; quoique.

Le 25 février 1749 voit la naissance de Jean-bon Saint André révolutionnaire et marin émérite. Il participa notamment à cette fameuse bataille au large d’Ouessant du 13 prairial de l’an II (1794) face aux Anglais. Il est à bord du vaisseau La Montagne en compagnie de Villaret-de-Joyeuse. C’est cette le vengeurbataille de Prairial qui donna naissance à la fameuse légende du Vengeur-du-Peuple, un magnifique 74 canons à double pont, qui sombra corps et biens alors que six autres bâtiments étaient capturés. Au cours du combat, le Vengeur perd deux mâts, un tiers de son équipage et finit par embarquer l’eau de mer par les sabords de sa batterie basse dont les mantelets ont été arrachés lors de son violent jean-boncontact avec le HMS Brunswick. 5 000 morts et blessés côté Français !. Cuisante défaite mais, la propagande républicaine va chercher à la transformer en victoire morale. C’est Barère, rapporteur du Comité de Salut Public, qui se charge de présenter l’épisode à la tribune de la Convention. Il va prétendre que les marins du Vengeur ont refusé de se rendre à l’ennemi et sont morts en criant « vive la République… La vérité éclatera au retour des survivants de l’Angleterre. Entre temps, un mythe était né.

Bonaparte nomme Saint André commissaire général des trois départements de la rive gauche du Rhin, en décembre 1801, puis préfet du département du Mont-Tonnerre à Mayence en septembre 1802, où il confirme sa réputation d’administrateur exceptionnel. En remerciement de ses services, Napoléon le loge mayencefait chevalier de la Légion d’honneur en 1804, puis baron d’Empire, baron de Saint-André, en 1809. Le typhus l’emporte en 1813. Il est enterré au cimetière principal de Mayence. Franc-maçon actif, Jean-Bon de Saint André fut le premier Vénérable Maître de la Loge « Les Amis de l’Union » de Mayence, fondée en 1803, et qui existe toujours aujourd’hui dans cette ville sous l’appellation « Die Freunde zur Eintracht ».

Voilà pour ce petit rappel historique? Portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Il jouait du bugle debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du piano à bretelles et de la ceinture Gibaud réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 24 février 2015, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret, petite plante vivace de nos sous-bois. Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, le premier venu des pataphysiciens vous dira qu’ en réalité le 24 février 2015 est Lundi 2 Pédale 142 St André Marcueil, ascète cycliste; à ne pas confondre avec l’ascète anglaise…

Avec tristesse, je viens d’apprendre la disparition de Clark Terry, né à Saint-Louis (Missouri) le 14 décembre 1920, et mort le 21 février 2015. C’était un musicien de jazz, trompettiste et joueur de bugle américain, dont la carrière s’étend sur une soixantaine d’années. Il a débuté sa carrière à Saint Louis (Missouri) au début des années 1940. Après avoir joué dans un groupe de l’US Navy pendant la Seconde Guerre 4581269_6_387a_le-trompettiste-de-jazz-clark-terry-en-2006_52bb0a674117cd1c4ac352cf0607628amondiale, il intègre les groupes de Charlie Barnet, Charlie Ventura, et, en 1948, de Count Basie. Il influence alors des futurs grands comme Miles Davis et Quincy Jones, qui débutent juste leur carrière. Puis en 1951 il rejoint le célèbre orchestre de Duke Ellington, où il tiendra une place de soliste pendant 8 ans. Il découvre la France et l’Europe en 1959 et 1960 au cours d’une tournée avec l’orchestre de Quincy Jones (la comédie musicale Free and Easy), puis rentre aux États-Unis et accède au statut de célébrité nationale en devenant le premier Afro-Américain à jouer dans l’orchestre de NBC, et particulièrement dans The Tonight Show band.

Il a également souvent joué et enregistré en tant que leader et sideman, particulièrement dans le quintette qu’il a codirigé avec Bob Brookmeyer. Clark Terry est connu pour son jeu Terryparticulièrement joyeux et exubérant. Son charisme et sa personnalité chaleureuse se reflètent dans sa musique, innovante et virtuose sur la forme, généreuse et sincère sur le fond. Malgré ses talents de soliste, il s’est vraiment fait un nom grâce à ses vocaux « scat » dans Mumbles, qui commence comme une parodie des vieux chanteurs de blues. (Wikipedia). Je ne doute pas un seul instant que les chaînes de télé vont modifier leurs programmes pour une spéciale Clark Terry (naaan, j’rigole ) sauf peut-être ICI. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.