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Cartier-Bresson, photographe et libertaire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’argentique et du mouton de prés salés réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 22 août 2014, 5è jour de Fructidor dédié au saumon dans notre fameux calendrier républicain. Pourquoi le saumon ? Je n’en sais fichtrement rien. Ils auraient pu choisir la truite vagabonde ou encore le gardon frétillant, l’ablette rigolote, ou la muette carpe; et bien non, ce fut le saumon…

Tout à fait autre chose.
On sait trop peu que le grand photographe Henri Cartier-Bresson ne cachait pas ses sympathies pour les idées libertaires. Rendons lui un petit hommage en ce jour anniversaire. En effet, le 22 août 1908, naissance de Henri CARTIER-BRESSON, à Chanteloup (Seine-et-Marne) France. L’un des plus grands photographes du siècle et aussi un anarchiste de coeur qui ne cesse d’invoquer le plus célèbre prisonnier_revolte-195x300révolté: Bakounine. Sa famille, propriétaire d’une manufacture de coton à Pantin, essaye sans succès de lui transmettre une éducation bourgeoise et chrétienne. « Jamais! jamais! je n’ai eu la foi. C’était impossible (…) » Très jeune révolté, il refuse l’esprit de compétition du sport et se passionne pour la peinture, ce qui l’amène à fréquenter les surréalistes. Mais il abandonne la peinture et part à la découverte du monde avec un « Leïca ». En 1932, ses premières photographies sont nées à New York. En 1934, il part un an au Mexique où il témoigne de la vie dans les quartiers pauvres de Mexico.( La photo de droite est prise dans la prison de Leesbury aux Etats-Unis en 1975 ). En 1935, il est aux Etats-Unis où il s’initie au cinéma. En 1936-39, il est de retour en France et travaille comme assistant de Jean Renoir. En 1937, il réalise durant la révolution espagnole un documentaire sur les hôpitaux républicains « Victoire de la vie ».

En 1940, il est emprisonné par les Allemands mais il parvient à s’évader en 1943 (après deux tentatives infructueuses), il prend alors part à une organisation clandestine d’aide aux prisonniers. Il photographie ensuite la libération de Paris puis retourne aux USA. En 1947, il fonde avec Robert Capa, David HCBSeymour et Georges Rodger l’agence coopérative « Magnum Photos » qui deviendra la prestigieuse agence que l’on sait. De 1948 à 50, il séjourne en Inde, en Birmanie, en Chine (durant les 6 premiers mois de la Chine populaire), puis en Indonésie (lors de l’indépendance). En 1954, il est le premier photographe occidental à se rendre en Russie. En 1960, il est à Cuba puis au Mexique, etc. En 1966, il quitte l’agence Magnum mais poursuit la photographie et les éditions. En 1974, il abandonne les reportages photos pour se consacrer au dessin. Le 1er mai 2000, il participe avec un recueil de photos « Vers un autre futur, un regard libertaire » aux manifestations de la CNT française. En mai 2003, est créée à Paris la Fondation HCB.

Le 3 août 2004, cet anarchiste empreint de philosophie bouddhiste et d’humanisme s’éteint chez lui à Céreste. « L’anarchie c’est une éthique avant tout. Une éthique d’homme libre. Relisez Bakounine ». «  Dans un monde qui s’écroule sous le poids de la rentabilité, envahi par les sirènes ravageuses de la Techno-science, la voracité du pouvoir, par la mondialisation -nouvel esclavage- au delà de tout cela, l’Amitié, l’Amour existent. » Sources:Ephéméride Anarchiste

Allez, en attendant la rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

L’escourgeon tranquille…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsycose et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 21 août 2014, quatrième jour de Fructidor dédié à l’escourgeon. Celui qui a dit « Orgel’escourgeon tranquille » copiera cent fois: le calembour est au mot d’esprit ce que la musique militaire est à la musique… Plus sérieusement, il s’agit d’une sous espèce d’orge que l’on trouve abondamment en Écosse et avec laquelle on fait le malt qui entre dans l’élaboration de ce divin breuvage qu’est le whisky. Or, devant me rendre incessamment en Écosse, je refais mes gammes histoire d’éviter les pièges à touristes.

On dit que les meilleurs orges de cette espèce sont sur l’île d’Islay; ceci explique peut-être cela. Tous leurs « Pure Malt » sont délicieux mais je vous conseille de vous laisser tenter à l’occasion par un magnifique Islay Connection 10 ans, une pure merveille. Contrairement à une idée répandue, on appelle « Pure Malt » le résultat d’un assemblage de malts provenant de diverses distilleries. La différence avec le « Single Malt » best-whiskiesqui lui est issu obligatoirement de la même distillerie; et  les « blend »  whiskies élaborés à partir de single malts mélangés avec des alcools de grain (orge non maltée, blé, maïs…). On appelle le Pure malt aussi souvent « Vatted Malt ». Si votre caviste n’en a pas, vous pouvez vous replier sur Lagavulin, Edradour ou Caol Ila. Certaines distilleries mettent en vente des bouteilles provenant d’un seul fût. Dans ce cas, la dénomination est Single cask et souvent le numéro du fût est mentionné. En général ce type de whisky n’est pas allongé d’eau et est embouteillé autour de 60° voire 65°. Pour le coup, c’est vous qui êtes rapidement allongé…  Avec cette pub, ils vont bien m’en adresser une caisse.

Bon allez, yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

L’épée flambloyante…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la carabistouille et de la bande dessinée réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 20 août 2014, troisième jour de Fructidor dédié à la vesse-de-loup. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hugo PRATT (1995). Étant victime d’une attaque sournoise de flemmingite aigüe, je rediffuse ce billet déjà paru ici même.

Il était né en 1927 à Rimini en Italie mais, dans ce que raconte Pratt de sa propre existence, on ne sait pas vraiment quelle Hugo Prattest la part d’exagération ou d’affabulation qu’il a introduite. « J’ai treize façons de raconter ma vie et je ne sais pas s’il y en a une de vraie, ou même si l’une est plus vraie que l’autre. »  Aventurier moderne, il a traversé les époques en dilettante ; ici touriste, ailleurs impliqué, sans doute jamais vraiment engagé. Il pourrait être l’un des multiples personnages de son œuvre, car il a mené une vie presque aussi mouvementée et cosmopolite que celle de son héros emblématique, Corto Maltese.

Hugo Pratt rencontre la maçonnerie dans les années 1970 et est initié le 19 novembre 1976 par la loge Hermès Trismégiste de Venise . S’épanouissant en loge, il y cultive son goût pour le symbolisme, l’érudition et les mystères du passé. Il exprime cela en 1981 dans La Fable de Venise où il met en scène les frères de sa loge dans un récit onirique. Cette histoire transpose, de façon romancée, l’initiation d’une femme dans une loge maçonnique en 1710. Son attachement à la fable de venisemaçonnerie s’exprime également avec l’anecdote de « l’Épée flamboyante ». Le père d’Hugo Pratt, fasciste et anti-maçon, avait participé en 1925 au pillage organisé des temples maçonniques sur ordre de Mussolini. Comme tribut de ses razzias, il avait rapporté chez lui une épée flamboyante, outil attaché à la fonction de Vénérable Maître. Marqué par ce souvenir, Hugo Pratt entreprend des recherches familiales et finit par la retrouver avant d’en faire don à sa loge. En 1989, Hugo Pratt accède au 4ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est élevé à ce grade dans une loge de Nice en présence des deux Souverains Commandeurs des Suprêmes Conseils du Grand Orient de France et de la Grande Loge d’Italie.

Je reste un inconditionnel de son œuvre et j’aime à m’y replonger de temps à autre. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

O tempora, o mores…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’humour noir et du lieu jaune réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça n’a pas manqué, nous sommes le mardi 19 août 2014. Dois-je préciser que c’est le deuxième jour de fructidor et que c’est le jour du millet… Pas une raison pour donner arsenall’angélus (humour). Bien évidemment il se trouvera toujours un adepte de la pataphysique pour vous affirmer qu’en réalité le 19 Août 2014 correspond au Lundi 9 Phalle 14 – St Godemiché, économ – fête suprême quarte – dans leur propre calendrier. Et puisque nous en sommes à l’éphéméride, j’ajoute, histoire de finir de vous surprendre, qu’il pleut sur Brest. Tiens, allez savoir pourquoi, il me revient cette blague typiquement brestoise. Deux commères discutent de leur nouvelle voisine:
-Et le mari, qu’est-qu’il fait ?
-Lui il est à l’arsenal.
-Et la femme alors ?
-Elle travaille pas non plus…

Ben, c’est vrai quoi, nous disent nos dirigeants droits dans leurs bottes: faudrait voir à bosser un peu plus, faut réduire la dette, faut converger vers les 3%. Donnez nous du temps, nous, on maintient le cap… Et, pour ceux qui s’imaginent que pacte stabilitéla politique de rigueur est une invention de nos dirigeants actuels, circule sur le Net une citation digne d’intérêt que chacun reprend allègrement de site en site de blog en blog:
« Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » et on rajoute:(Cicéron – 55 avant Jésus Christ).»

Seulement voilà, après moultes recherches, je n’ai trouvé aucune trace de cette citation chez notre ami Marcus Tullius Cicero à qui l’on doit le fameux: O tempora, o mores., et pour cause: En fait, la version originale, n’est pas en latin, mais en anglais et le bon Cicéron a pillar of ironn’y est pour rien. 
« The national budget must be balanced. The public debt must be reduced ; the arrogance of the authorities must be moderated and controlled. Payments to foreign governments must be reduced, if the nation doesn’t want to go bankrupt. People must again learn to work, instead of living on public assistance. » C’ est extrait d’un ouvrage paru en 1965 (je précise, après Jésus-Christ): A pillar of iron (une colonne de fer)  l’auteure est une Américaine: Taylor Caldwell. Ce livre est un roman dont l’action se déroule dans la Rome antique, et Cicéron, revu et corrigé, à la sauce « made in USA », a les mêmes idées que les libéraux pur jus. Cette citation est très répandue aux États-Unis, et sur la toile, mais peut-être que les américains pensent que Cicéron est un homme politique américain ? Hé oui, O tempora, o mores ! Quelle époque, quelles mœurs ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Mais, que s’est-il passé…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du genre humain et de la gavotte des montagnes réunis, bonjour ! Nous sommes donc le lundi 18 août 2014, c’est le premier jour de fructidor, que nos amis républicains, dans leur grande sagesse et leur petit panier, avaient dédié à la prune.

Et puisque le mois d’août est considéré par certains comme le mois de Marie je m’en vais me confesser à vous… Oui, je l’avoue, il m’arrive de regarder du sport à la télévision. Tenez, actuellement se déroulent les championnats d’Europe d’athlétisme, en Helvétie sous un temps de chien. Spectacle grandiose et émouvant rythmé par les aboiements des Lievre-Tortuecommentateurs sportifs et la sempiternelle question de Nelson Montfort à l’issue de l’épreuve, deux points ouvrez les guillemets: mais, que s’est-il passé ? Tenez, par exemple, il y a une bande de gars qui courent après le temps sur une piste détrempée. L’un d’entre-eux mène la course, s’approche de la ligne d’arrivée et donc, ipso facto de la victoire et donc, re ipso facto de la médaille et donc, re-re ipso facto de la marseillaise, chant guerrier sans lequel le sport ne serait pas ce qu’il est. Oui mais voila, alors que derrière ont  se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure.
et, nonobstant le règlement, il entreprend de se déshabiller Monfort_Nelsonavant de passer la ligne d’arrivée… Infraction immédiatement sanctionné d’un carton jaune. Oui mais voila. C’était compter sans les Ibères et leur sens aigu de la sportivité, du fair-play et de la camaraderie qui animent ces joutes modernes. Ils s’en vont tout de go porter réclamation auprès des instances supérieures qui s’empressent de disqualifier notre coureur semi-nudiste. Adieu veau, vache, cochon, couvée, médaille d’or et marseillaise !
Nelson: – Mais, que s’est-il passé ?
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant. (Avec l’aimable participation de Jean de la Fontaine.)
Et puis tiens, puisque l’on parle de championnat d’Europe entre deux pastis au café du commerce, quelqu’un pourrait-il m’expliquer ce que Israël fait dans un championnat d’Europe !!! (ça c’est la petite phrase pour se faire des copains)
Allez, bonne vacances, portez vous bien et à demain peut-être.

Ces êtres-là sont adorables !

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du symbolisme décadent et du jambon de Bayonne réunis, bonjour! Nous sommes le dimanche 17 août 2014, laforgue2trentième et dernier jour de thermidor, dédié au moulin.  Pour l’heure je voulais vous inviter à profiter de cette période estivale pour délaisser un peu vos tablettes, vos téléviseurs, vos ordinateurs et autres écrans et vous plonger dans un beau recueil de poésie. J’ai opté pour Jules Laforgue dont la misogynie au 18è degré me comble d’aise à chaque fois.

Un couchant des Cosmogonies !
Ah ! que la Vie est quotidienne…
Et, du plus vrai qu’on se souvienne,
Comme on fut piètre et sans génie…
On voudrait s’avouer des choses,
Dont on s’étonnerait en route,
Qui feraient une fois pour toutes !
Qu’on s’entendrait à travers poses.
On voudrait saigner le Silence,
Secouer l’exil des causeries ;
Et non ! ces dames sont aigries
Par des questions de préséance.
Elles boudent là, l’air capable.
Et, sous le ciel, plus d’un s’explique,
Par quel gâchis suresthétique
Ces êtres-là sont adorables.
Justement, une nous appelle,
Pour l’aider à chercher sa bague,
Perdue (où dans ce terrain vague ?)
Un souvenir d’AMOUR, dit-elle !
Ces êtres-là sont adorables !

Au moment de la mort de son père, en 1881, il part pour Berlin, où il devient lecteur de la francophile et libérale Impératrice Allemande Augusta de Saxe-Weimar, grand-mère du futur Guillaume II. Son travail consiste à lire à l’impératrice, deux heures par jour, les meilleures pages des romans français. Il s’agit d’un emploi très rémunérateur qui lui jules laforguelaisse du temps libre et qui lui permet de voyager à travers l’Europe. Malgré cela, il éprouve ennui et mal de vivre. Ce n’est qu’en 1886 qu’il quitte ce poste ; dès le début de l’année, à Berlin, il rencontre une jeune Anglaise, Leah Lee, qu’il épouse le 31 décembre à Londres. Il rentre alors à Paris. Mais son état de santé se dégrade rapidement : atteint de phtisie, il meurt en août 1887 à son domicile; il venait d’avoir 27 ans ; sa femme, atteinte du même mal, succombera l’année suivante. Il rejoint le club 27 que j’évoquais hier à propos de Robert Johnson le bluesman.

Et voila, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’analyse concrète d’une situation concrète et du Fernet-Branca réunis, bonjour ! Cela devait finir par arriver, nous sommes le samedi 16 août 2014, 29è jour du mois de thermidor habituellement consacré au coton. Justement, à propos de coton; de ses champs et de ses chants, célébrons un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu: Robert JOHNSON.

Son œuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues. Né dans le Delta il s’est très tôt intéressé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la 220px-Robert_Johnsonguitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads) c’est le titre du morceau sur la vidéo.

Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. En réalité, cette légende provient d’un autre bluesman, Tommy Johnson, qui prétendait avoir vendu son âme au diable, un soir, à un carrefour, pour obtenir sa virtuosité à la RobertJohnsonguitare. Robert Johnson aurait donc repris cette histoire à son compte, à moins que – Tommy et lui portant le même nom (Johnson) – elle ne lui ait été attribuée à tort. Cette légende et le personnage de Tommy Johnson apparaissent dans le film des frères Coen, O’Brother. Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Durant sa courte carrière, il aura laissé 29 titres enregistrés, 3 photos et 3 tombes. Faut-il préciser qu’il appartient au « club 27″ en brillante compagnie: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain ou, plus récemment Amy Winehouse.  Sa vie, sa musique et sa mort en ont fait une légende pour plusieurs générations de bluesmen et de rockers. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres. Un très grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Suivez ce Lupin blanc…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voila, nous y sommes au 15 août… Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses apéro lupingraines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse.  Au Portugal, le lupin (Tremoços) est très apprécié aux apéritifs accompagné de chorizo, jambon fumé, fromage et bien entendu d’une bière bien fraîche. En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déjà cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll: Suivez ce lupin blanc…

Tiens, en voici un qui est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va Oscary grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon. Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Hollywood-Plomodiern…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de l’antilogie* et de l’apple pudding réunis, bonjour! *exemple d’antilogie:Mon Dieu, mon Dieu, délivrez nous de toutes les religions! Nous sommes le jeudi 14 août 2014, il pleut surgelee--10- Brest Barbara, et pour corser le tout, c’est le 27 de thermidor, jour du colza…Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Je le sais, vous venez de terminer la relecture de la collection complète de la bibliothèque rose et vous vous posez la question: qu’est-ce que je pourrai bien lire en attendant l’heure de l’apéro? Si vous voulez vous régaler comme je l’ai fait, plongez vous dans le premier roman de Stéphane Grangier: Hollywood-Plomodiern. Je cède la parole à Thomas Fleitour: «Le retour des beaux jours influe considérablement Hollysur le moral. Notamment parce qu’on peut passer des nombreuses heures à glandouiller au soleil avec de la bonne littérature. Et si on n’est pas trop absorbé par sa prose, un rapide coup d’œil à droite et à gauche de sa serviette devrait vous amener à vous poser cette question cruciale et essentielle. « Où sont donc mes contemporains ? ».

Et oui, le retour des douces journées printanières est aussi le moment où les masses exploitables en profitent, non pas pour s’avachir au soleil, mais pour s’enfermer à l’ombre et s’abreuver, au mieux de boissons houblonnées, au pire, sgrangier_1401697127_38d’exploits soit disant sportifs, voire footballistiques… Il est donc logique dans une telle conjoncture de parler d’un livre qui fait la part belle, au plus délicieux des divertissements de la majorité non-silencieuse, le foot. Hollywood-Plomodiern est un road-book, qui va jeter le lecteur dans les tréfonds de tous ces beaux métiers qui se nourrissent des sudations des héros de stades et ceux du stade Rennais en particulier. Cette symbiose particulière est du même niveau que celle qui lie le patient fraichement amputé à ses sangsues qui grâce à leur salive, guérissent les tissus abimés.» Hollywood Plomodiern – Stéphane Grangier – Editions Goater (Goater Noir) – Voilà, j’aurai pas trouvé mieux. Bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est pas ça qu’Anne à voulu, koc’h ki gwen…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la française des jeux et de Freddy Krueger réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 13 août 2014 c’est à dire le 26ème jour de Thermidor généralement consacré à la myrtheMyrte. Jolie plante du bassin Méditerranéen et que, dans l’antiquité, portaient les prêtresses du temple de Démeter lors des mystères d’Eleusis. La Myrte est surtout utilisée en Corse, en Sardaigne et en Sicile pour aromatiser le gibier et les viandes grasses. Le gout de ses baies rappelle celui du Genièvre et elles sont utilisées pour entrer dans la composition de liqueur. On dit que les infusions de Myrte sont très efficaces contre la diarrhée enfantine. D’où une expression devenue célèbre: « …Et bien, on est pas dans la myrte ».
Et la Bretagne devint française…

C‘est le 13 août 1532 que fut signé le fameux traité qui mit fin définitivement à l’indépendance du Duché de Bretagne. Anne de Bretagne refuse tout mariage avec les princes et demande que cela soit le roi lui même qui l’épousât. Ce sera le 6 Blason_Bretagne 2décembre 1491 à Langeais. Elle est successivement l’épouse de deux rois de France Charles VIII et Louis XII . Le Duc d’ Orléans, Louis XII, ami de longue date d’Anne, sera un mari aimant. Anne maintiendra les impôts seulement à destination des états de Bretagne, les octrois et jugements aux pays. Ici à droite, le blason des Ducs de Bretagne. »Kentoc’h mervel eget bezan saotred » plutôt la mort que la souillure ou quelque chose comme cela… D’où l’hermine symbolisant la pureté.

Les héritiers du Duché de Bretagne sont par contrat de mariage les descendants masculins d’Anne de Bretagne ou par défaut ses descendants de sexe féminin. L’administration du Duché est attribuée au roi de France. Sans descendant mâle, c’est donc sa fille Claude, épouse de François 1er, qui devient duchesse de Bretagne. Le mariage n’aura pas lieu durant le drapeau BZHvivant d’Anne qui y était opposée (préférant voir sa fille mariée à l’héritier espagnol Charles) : une clause avait été prévue au cas où Anne pourrait encore avoir un fils. Elle mourut à 37 ans et Claude fut mariée 4 mois après sa mort. Le fils de celle-ci, dauphin de France, est couronné sous le nom de François III duc de Bretagne (1518-1536), mais il décède à l’âge de 18 ans. C’est alors son frère, le futur Henri II, qui devient le duc de Bretagne. A gauche, le « drapeau Breton » inventé en 1925. Et voila pourquoi nous ne sommes pas aujourd’hui résidents du grand Duché de Bretagne comme nos cousins du Luxembourg ou du Liechtenstein. Je voyais bien le Trégor où le pays Bigouden transformés en paradis fiscaux.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.