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Ca vient de là, ça vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 octobre 2018, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait partie des fondateurs du Delta blues il commença Son-House-by-Dick-Waterman-236x300par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walkin blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folson-house-pochette-212x300k boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tout augmente…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la blogosphère et du baeckeoffe réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi18 octobre 2018, et c’est le 27è jour de vendémiaire. Nos aïeux Républicains avaient consacré ce jour au piment. ctober festEssayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme un rêve…

Aujourd’hui encore, le prix du tabac augmente, le gaz-oil augmente, le prix du gaz augmente, les mutuelles augmentent bref c’est la chienlit… Relisez ce poème de Guillevic:(C’est vrai qu’il ressemblait à Robert Hue…)

Quand on nous dit :
La vie augmente, ce n’est pas
Que le corps des femmesguillevic
Devient plus vaste, que les arbres
Se sont mis à monter
Par-dessus les nuages,
Que l’on peut voyager
Dans la moindre des fleurs,
Que les amants
Peuvent des jours entiers rester à s’épouser.
Mais, c’est, tout simplement,
Qu’il devient difficile
De vivre simplement.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Noyés par balle…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des chinoiseries et du thé noir réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 octobre 2018, 26è jour de vendémiaire dédié à l’aubergine. Tiens, commençons cette semaine par un peu d’humour: celui-ci est glané dans les colonnes du Canard enchainé: « Ten years ago we have Steve Jobs, Bob Hope and Johnny Cash, now we have no jobs, no hope and no cash. » Amusant non!

Triste anniversaire que ce 17 Octobre mais la montée nauséabonde du sentiment raciste et les percées électorales des divers populismes nous obligent à y revenir. 17 Octobre 1961 : à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour réclamer l’indépendance de leur pays. Selon Réné Rémond, notre siècle manif FLN G1918-1968, Paris, Fayard, « la soirée est tragique : des dizaines, peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. » le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing.

Jean-Luc Einaudi a recueilli nombre de témoignages d’appelés du contingent affectés au service sanitaire, d’assistantes sociales et même de certains policiers décrivant la « vision d’horreur » qui les a saisis à l’entrée du Palais des sports ou du Stade de Coubertin. Les sévices sur les détenus se poursuivent jusqu’au 20 octobre où la salle de spectacle doit être libérée pour un concert de Ray Charles. Des centaines de manifestants Etienblessés ont été dirigés sur des hôpitaux. Dans cinq hôpitaux seulement, on compte 260 blessés hospitalisés. Jean-Paul Brunet note que sur ces 260 blessés, 88 sont entrés entre le 19 et le 21, ce qui témoignerait de la persistance des brutalités policières bien au-delà de la nuit du 17 octobre.
Parmi les policiers, une dizaine a été conduite à la Maison de santé des gardiens de la paix pour des blessures légères]. Certains des blessés hospitalisés viennent du Palais des sports où les 150 policiers qui assurent la garde des détenus se livrent à des brutalités dont le syndicaliste policier Gérard Monatte dira dans les semaines suivantes « …d’après ce que nous savons, il y a eu une trentaine de cas absolument indéfendables ».

Cela relève peut-être de l’imprécation mais comment ne pas crier: Plus jamais ça ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un dandy de grands chemins.

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi16 octobre 2018, ce jour correspond au 25 de vendémiaire, aimablement dédié au bœuf.

C‘est aussi l’anniversaire de la naissance de Oscar Fingal O’Flaherty Wills Wilde, plus connu sous le nom de Oscar WILDE et j’en profite pour évoquer cette figure de l’anticonformisme libertaire. Oscar Wilde est né à Dublin en 1854. Il est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale. Sa mère, Jane Oscar DFrancesa Elgee, est une poétesse pleine de ferveur nationaliste, qui dans les années 1840, soutient la cause irlandaise face à l’Angleterre. Après des études classiques au Trinity College à Dublin, où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants par l’extravagance des ses vêtements, Oscar Wilde est admis à l’université d’Oxford. Il a notamment comme professeur John Ruskin, l’un des porte-paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale. Oscar Wilde est un élève brillant et distingué. Il a les cheveux longs, porte des cravates lavallière et orne les boutonnières de ses costumes d’un œillet, d’un lis ou d’un chrysanthème.

Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance, sa célébrité devient grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers Poèmes (1881). Il devient très vite l’un des théoriciens de « l’art pour l’art », et le chef de file des « esthètes ». Il est ainsi invité à donner une série de conférences aux Etats-Unis sur l’esthétisme. De retour en Europe, il s’installe à Paris, où il écrit oscar dublin Gdeux pièces de théâtre (la Duchesse de Padoue, 1883), Véra ou les Nihilistes, 1883) . Il rencontre les principaux écrivains français de l’époque : Verlaine, Mallarmé, Zola, Daudet, et Hugo. De retour à Londres (1884), il épouse l’une de ses admiratrices, Constance Lloyd. Ils auront deux enfants. Il s’emploie également à défendre la cause féministe. Il est à noter qu’il fut Franc-Maçon et, ce fut donc le 16 février 1875 qu’Oscar Wilde fut proposé à l’Appolo University Lodge par Sinclair Franklin Hood et John Edward Courtenay Bodley. Wilde dut bénéficier d’une dérogation car il avait moins de 21 ans. Il fut initié la semaine suivante. Il atteind le 2e Degré le 24 avril 1875 et fut élevé à la Maîtrise le 25 mai de la même année. Il rejoignit la Churchill Lodge en novembre 1875. Membre également de l’Oxford University Chapter n°40 (Rite Ecossais), il y atteint le Grade de Rose Croix (18e). A gauche, la célèbre statue de Merrion square à Dublin.

Pour ses enfants, il organise des bals costumés et écrit des contes. Il publie également des nouvelles (le Crime de lord Arthur Saville et autres histoires, 1891), un essai (Intentions, 1891) et aussi son seul roman (le Portrait de Dorian Gray, 1891). On lui doit aussi la célèbre pièce Salomé, créée par Sarah Bernhardt. Le portrait de DORIAN GRAY lui vaut une très grande notoriété, mais le public anglais, choqué, lui reproche l’immoralité de certains personnages. En 1895, Oscar Wilde décide de porter plainte en diffamation contre le Marquis de Queensberry, le père d’Alfred Douglas, son amant. Ce procès tourne mal. Finalement c’est le Marquis de Queensberry qui porte l’affaire devant les tribunaux, accusant Wilde de pervertir son fils . Oscar Wilde est condamné pour délit d’homosexualité à 2 ans de travaux forcés le 27 mai 1895. Il purgera cette peine dans la très répressive prison de Reading, au sud de tompe oscarl’Angleterre. Il sort de prison le 19 mai 1897, et s’exile en France, à Berneval, près de Dieppe. C’est un homme brisé et ruiné. Il prend pour pseudonyme le nom de Sebastian Melmoth. Il publie en 1898, la ballade de la geôle de Reading, un témoignage émouvant sur sa douleur de prisonnier. Il meurt à Paris, en 1900 dans la misère et la solitude. Il est enterré au Père Lachaise a Paris, où il repose sous un étrange sphinx aîlé de l’américain Jacob Epstein (photo de droite). Le visage, vu de face, évoque les traits de l’écrivain à la fin de sa vie. Cette sculpture fut « interdite de séjour » durant six ans par le préfet de Seine en raison du sexe masculin apposé à cet ange, sexe mutilé en 1961 par un prude ou un collectionneur. On raconte qu’il servit un temps de presse-papiers au conservateur du cimetière. et sa tombe est célèbre parce qu’elle est pleine des empreintes des baisers de toutes ses admiratrices.

Voilà, c’est un peu long non ! maintenant, quand on aime on ne compte pas, allez, portez vous bien et à bientôt peut-être

Conogan or Konogan.

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la prétérition et du veau marengo réunis, amaryllis_4bonjour ! Nous sommes le Lundi 15 Octobre 2018, 24è jour de vendémiaire dédié à l’amaryllis, magnifique fleur qui a donné son nom à un bistro rennais des plus sympas. Enfin, je vous parle de cela il y a très, très longtemps. C’était dans le bas de la place des Lices, pour ceux qui connaissent Rennes, et j’y ai passé quelques soirées mémorables; et en Bretagne armoricaine on célèbre les Konogan.

Originaire d’Irlande, il s’en fut à l’abbaye de Landevennec dans le Finistère. Il succéda à saint Corentin sur le siège épiscopal de Quimper. « Débarquant du Pays de Galles, et faisant probablement partie du groupe des compagnons de Pol, Konogan établit son monastère non loin de Landerneau, sur les bords de l’Elorn, à Beuzit-Conogan. La tradition nous apprend qu’il se mit à l’école de saint Gwénolé, et c’est par Landévennec que son culte s’est propagé. Il vécut StKonoganau temps de Childebert (dans la première moitié du VIe siècle). »  Il a une chapelle à Beuzec-Cap-Sizun (29) ici en photo. Cette chapelle de forme rectangulaire et qui date du 17è siècle est dédiée à  » Santez spe « , Sainte Espérance en breton. Le pardon a lieu tous les ans le premier dimanche d’Août. Récemment restaurée, elle est entretenue par l’association  » Mignoned de Sanspez « . Derrière la chapelle se trouve la fontaine de Saint Konogan. Elle a été déplacée en 1999 car précédemment elle se trouvait 50 m plus loin le long du talus. La légende raconte que Saint Konogan soignait la fièvre, et pour obtenir guérison il fallait vider la fontaine. Malgré mes recherches, je n’ai pas encore trouver un saint qui se soit investit dans la lutte contre les conséquences de l’AVC; j’avoue que cela m’aurait bien arrangé…

Allez, je fais court car je suis attendu par le kiné. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Art Tatum…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’économie de marché et du saucisson à l’ail réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 13 0ctobre 2018 qui correspond, si je ne me trompe au 22 de vendémiaire, jour qui était dédié à la pêche et, un qui l’avait, la pêche, c’est bien ce pianiste là.

Il s’appelait en vérité Arthur Jr Tatum et il avait vu le jour le 13 octobre 1909 à Toledo dans l’Ohio. Art Tatum est quasiment aveugle et autodidacte. Il utilise le braille et reproduit la musique qu’il entend sur les disques. Il débute véritablement en 1926 et est déjà très influencé par Fats Waller qui le lui rendra bien. La légende veut art tatumqu’un jour quand il entre dans un club où Fats Waller donne un concert, ce dernier déclara: « C’est moi qui joue ce soir, mais Dieu est avec nous dans la salle. » Ses premiers enregistrements datent de 1933 et il affirme déjà un style très personnel. Il devient très rapidement une figure majeure du jazz et forme avec le guitariste Tiny Grimes et le bassiste Slam Stewart un trio extrêmement populaire. Il va jouer avec Lionel Hampton, Buddy Rich, Benny Carter notamment. Art Tatum est décédé le 5 novembre 1956. Dans son fameux livre « Je me souviens », Georges Perec écrit ceci: « Je me souviens qu’Art Tatum avait appelé un morceau Sweet Lorraine parce qu’il avait été en Lorraine pendant la guerre de 14/18″.

A l’heure où j’écris ces lignes, il y a un coup de tabac se suroit qui balaie la pointe bretonne et, ça bastonne comme disait qui vous savez. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De St Quay à Marseille…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la démondialisation et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 octobre 2018, 21è jour chanvrede vendémiaire dédié au chanvre, Cannabis Sativa, comme disait mon aïeule qui connaissait toutes les plantes par leur petit nom. Tiens, à propos de mot, saviez vous que le mot Canebière, cher aux marseillais, vient du mot chenevière qui désignait un champ de chanvre. La Canebière vient du provençal canebe, qui provient lui-même du latin cannabis, signifiant le chanvre. En effet Marseille était l’un des plus grands comptoirs de chanvre au monde pour la fabrication des cordages. En provençal une canebiera est une plantation de chanvre, ou « chenevière », en français. Faut pas s’étonner que l’O.M. ait un peu de mal ces temps ci. Étonnant, non !

Par ici on célèbre les Ké. Sant Ke, saint Quay, Saint Kea, est un ermite breton, originaire de Bretagne insulaire ou d’Irlande, autrefois très populaire et auquel on dédiait sous des noms variés, nombre d’églises et de chapelles, de villages et de places. D’après de nombreux hagiographes, « Ké » et « Colledoc » sont un seul et même personnage du fait de l’alliance des deux prénoms dans les noms de paroisses médiévaux, tel « Kécoledoci » formé à partir de Ké et de Colledoc.(à  droite la 300px-Fontaine-saint-ke-clederfontaine St Ké à Cléder.) Selon Albert Le Grand, qui rapporte sa Vita dans les Vies des Saints de Bretagne, Collodoc naquit au début du VIe siècle au nord du Pays de Galles. Son père s’appelait Ludun, et sa mère Tagu. Certains le relient à la ville de Landkey dans le Devon qui lui devrait son nom.  Ke traversa la manche dans une auge de pierre (c’était avant la Brittany ferries et le tunnel) sans vivres, en provenance de Cambrie (sud du Pays de Galles) A cette époque là, les migrants tentaient leur chance dans l’autre sens…. Il atteignit l’anse de Kertugal (que l’on pourrait traduire par: village des Gaulois – Ker tud Gal – photo ci-dessous.

Notre malheureux saint homme fut brutalement accueilli par des lavandières effrayées, qui le prirent pour un démon. Elles le battirent avec des branches de genêt et le laissèrent pour mort. Il pria et supplia la Vierge de lui venir en aide. Elle répondit à son kertugal1vœu, lui apparut et fit jaillir une source sous ses pas qui soigna ses blessures. Elle le guida ensuite jusqu’à un buisson afin qu’il reprenne des forces; c’est pas magnifique ça mes body boys ? Le lendemain, les femmes, regrettant leur méprise, implorèrent son pardon. La Fontaine Saint-Quay se situe depuis à l’emplacement d’où jaillit la source. Et le nom de la ville « Saint-Quay-Portrieux » doit son origine à cette légende. On dit que depuis lors, le genêt ne pousse plus sur la commune. Longtemps, St Quay fut le seul port en eau profonde entre Cherbourg et Brest et c’est dans son casino que Joséphine Baker engloutit sa fortune…

Bon allez, je dis ça, je dis rien et j’ajoute: portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mes cahiers rouges…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la mémoire en chantant et du cassoulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 11 octobre 2018, 20è jour de original.99076vendémiaire dédié au pressoir. Les soirées risquant d’être quelque peu ennuyeuses, je vous conseille un livre que viennent de re-publier les éditions La découverte. (2011) Il s’agit des fameux Mes cahiers rouges que Maxime Vuillaume, cofondateur du Père Duchesne, écrivit au début du XXè siècle et qui représentent ses mémoires de communard; bon, d’accord, c’est un pavé. Une bonne occasion pour se rappeler, si besoin était, que la Commune n’est pas morte…

A l’heure où l’on s’interroge sur la meilleure façon de mettre à mal ce système qui étrangle les peuples un peu plus chaque jour, il est salutaire de se replonger dans de saines lectures. Ici restitués pour la première fois dans leur intégralité, Mes Cahiers rouges – parus entre 1908 et 1914 dans les célèbres Cahiers de Vuillaumela Quinzaine de Charles Péguy – constituent un classique de la littérature communarde. Durant l’Année terrible, leur auteur, Maxime Vuillaume (1844-1925), fut constamment aux premières loges, tantôt comme spectateur, le plus souvent comme protagoniste. Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. À compter du mois de mars, c’est par la plume qu’il poursuit son combat, en fondant l’un des journaux les plus lus – et certainement le plus populaire – de la révolution communaliste : Le Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n’hésite pas à prendre les armes pour résister à l’assaillant versaillais.

Rédigés dans un style franc et direct, Mes Cahiers rouges ressuscitent tout un pan de l’histoire de France, trop souvent négligé : l’opposition tumultueuse au Second Empire décadent, le siège de Paris, cette fraternelle utopie que fut la Commune de 1871, avec ses joies, son allégresse, ses déboires et ses cahiers rougesdésillusions. Des pages plus sombres également : la brutalité et la férocité de la répression, la proscription et son lot de souffrances, le retour des exilés et la nostalgie d’un espoir assassiné. Aux antipodes de la solennité et du ton compassé qui caractérisent les traditionnels Mémoires, l’écriture incisive et alerte de Vuillaume conduit le lecteur à travers la ville révoltée, le fait sursauter quand claque un coup de feu, l’emplit d’effroi lorsqu’un communard est exécuté. Un livre vivant. Bien vivant. À (re)découvrir avec délectation. Pour mémoire, 900 morts du côté des versaillais, vainqueurs et 20 000 fusillés et 20 000 déportés du côté des vaincus… La chanson d’Eugène Pottier est interprétée par Francesca Solleville.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De Nantes à Montaigu…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la côte des légendes et de la côte de bœuf réunies, bonjour ! Nous voici donc le Mercredi 10 tournesol_004octobre 2018, 19è jour de vendémiaire dédié au tournesol. J’évoque aujourd’hui la vie de saint Kler célébré le 10 octobre en Bretagne armoricaine. On ne sait pas grand chose de ce brave saint, sauf qu’il fut sans doute le premier évêque de Nantes. La possession de ses reliques a donné lieu à de rudes batailles entre Nantes et Réguiny petit village du Morbihan. Evidemment, les nantais disent saint Clair, histoire de se démarquer des bas-bretons…

Ah oui, Réguiny (commune du canton de Rohan, entre Pontivy et Josselin) on y trouve le tombeau et la fontaine de saint Kler ; le village de Kerbellec (mot à mot : la maison du prêtre) est encore indiqué comme le lieu où il résida. C’est donc le moment de laisser la place à la légende: il y aurait eu, à une époque non désignée, un combat acharné entre les Nantais et les habitants de Réguiny, pour la possession du corps de l’abbé. De telsfontaine Kler faits se sont souvent produit , aux siècles de foi, ainsi que les vols de reliques ; et Convoyon a bien soustrait, au neuvième siècle, pour l’emporter à son abbaye de Redon, le corps de saint Apothème, évêque d’Angers, comme les moines de Vertou enlevèrent à leurs frères de Durivum celui de leur père commun, saint Martin. (Ici, la fontaine st Kler à Réguiny) c’est ainsi qu’après un combat homérique et sans issue,  de guerre lasse, les Nantais coupèrent l’index de la main droite du saint et regagnèrent leur pays. l’anneau se retrouva à Nantes et le chef à Réguiny; étonnant, non !

Si l’on en croit Albert Le Grand, dominicain de Morlaix, albert-le-grandsaint Kler disparu aux environs de l’an 96. C’est ce que l’on peut lire dans sa « vie des saints » dont la première édition date de 1636. Mais notre Albert, dans sa volonté d’éclairer les pauvres âmes bretonnes, a écrit tellement de contes et sornettes qu’il est difficile de lui accorder crédit…

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sister Rosetta…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la critique de la raison pure et du pain aux raisins réunis, bonjour ! Le dix huitième jour de vendémiaire, 9 octobre donc, était généralement dédié au sarrasin, mais pas aux maures !!! Chez nous on l’appelle le blé noir ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée et se particularise en étant dépourvu de gluten ce qui, j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe. J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin quichamp sarrasin portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du finistère. Ici, un champ de sarrasin en fleur de chez Hellégouet à Guipavas un des producteurs qui fournit régulièrement le restaurant brestois Le Ruffé dont je vous parle de temps à autre. Ici on pratique l’agriculture de conservation des sols, en valorisant au maximum les processus naturels qui permettent de nourrir la plante. Pour cela, il faut éviter de perturber mécaniquement le sol qui bénéficie en permanence de couverts végétaux (moutarde, phacélie, navette, tournesol, niger, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, vesce…). Les rotations de cultures sont plus longues, mais le rendement augmente après plusieurs cycles. Bigre, on se croirait chez Paul de La feuille charbinoise

Je voulais aujourd’hui évoquer Sister Rosetta Tharpe. Voici ce qu’en disait le magazine Afropolitain:  » Sister Rosetta Tharpe, afropolitain-magazine-sister-rosetta-tharpeplus qu’une chanteuse de Gospel, un “Évangile” synonyme d’inspiration pour de grands noms de la musique tels que Little Richard, Johnny Cash, Chuck Berry et Jerry Lee Lewis. Mais aussi une voix et un talent inné pour la guitare enviés par “The King” Elvis Presley lui-même. Voix qui, accompagnée de cette fameuse Gibson SG, fût l’une des premières à avoir traversée avec succès cet immense gouffre séparant le gospel du show business. »

C’est donc en 1938 que Sister Rosetta Tharpe, alors âgé de 23 ans, décide de sauter le pas et troquer, pour un temps, les chorales pour celles du show business. Cette décision va alors donner naissance à une polémique sans précédent. La jeune Rosetta Tharpe va au cours de cette période chanter desafropolitain-magazine-sister-rosetta-tharpe-performing-in-cafe-society-in-1940-photo-by-charles-peterson chansons à connotations sexuelles dans les night clubs New Yorkais dont le Café Society et Cotton Club, où elle devient rapidement la favorite de deux célèbres leaders de JazzBand Cab Calloway et Duke Ellington, ouvrant la voie 10 ans plus tard au jeune prodige Ray Charles. Le 9 Octobre 1973, âgée de 57 ans, Sister Rosetta Tharpe nous quitte pour un autre monde. « The Godmother Of Rock and Roll » pour qui le public arpentait les États-Unis afin d’assister à ses représentations ne trouva le jour de ses funérailles un cortège tout juste suffisant pour remplir la moitié d’une église. Et, celle qui fût un jour la reine des scènes, radios et télévisions, se vit offrir comme dernier lieu de représentation une tombe anonyme. Désolant non !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.