Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

  • Image de l'artiste Joséphin Peladan

    Joséphin Peladan

  • Image de l'artiste Pic de la Mirandole

    Pic de la Mirandole

  • Image de l'artiste Louise MICHEL

    Louise MICHEL

  • Image de l'artiste Hugo PRATT

    Hugo PRATT

On frise les moins zéro…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la marine à voiles et de la fondue de poireaux réunies, bonjour ! Le Dimanche 4 décembre 2016 correspond au 14è jour de frimaire que nos amis républicains avaient dédié au sapin. Bon d’accord, sur ce coup là, ils ne se sont pas donné beaucoup de mal. Le 04 décembre c’est aussi la sainte Barbe. Figurez vous que mon arrière grand-mère Barbematernelle portait le doux prénom de Barbe, patronne des pompiers (oubliez pas le calendrier). Alors, en son honneur, le dicton du jour: Pour la Ste Barbe, le cénobite se fait la barbe ! Selon les récits édifiants du Moyen-âge, Barbe fut enfermée par son père, un roi d’Orient, dans une tour éclairée de deux fenêtres afin qu’elle ne se convertisse pas à la religion chrétienne. Elle réussit malgré tout à se faire baptiser et fait percer une troisième fenêtre dans la tour (signe de la Trinité). Furieux, son père voulut la mettre à mort. Barbe s’enfuit et trouve refuge dans le creux d’un rocher qui s’ouvre miraculeusement pour l’abriter. Cependant, trahie par un berger, elle est capturée et doit subir plusieurs supplices. Finalement, son père l’amène au sommet d’une montagne et la décapite. Encore une bluette pour endormir les petits enfants de Raqqa et Mossoul.

Savez vous que c’est un 4 décembre (1875 à Prague) que vint au monde ce géantissime poète qu’était Rainer-Maria Rilke. En 1896, il rainer mariapart pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino. Deux personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un Flaubert ou d’un Dostoïesvky tant leurs vies sont romanesques. Je me suis promis de faire un billet sur chacun d’eux et de les accrocher à la galerie de portraits.

Allez, je m’en vais rentrer du bois car, pour le moment, je ressemble à un « pav kaol sornet » (pied de chou gelé) expression imagée qu’employait mon aïeule pour désigner les ceusses qu’elle ne portait pas dans son cœur; il est vrai qu’on frise les moins zéro comme dit l’autre.

Je sais une église au fond d’un hameau…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du grand architecte et du p’tit cordonnier réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 03 décembre 2016, 13è jour de Frimaire dédié au Cèdre.

En Bretagne on fête Envel qui a légué son nom à la magnifique petite commune de Loc-Envel en Côtes d’Armor. C’est la plus petite commune de ce département et qui compte aujourd’hui 80 habitants après en loc-envel_0-300x188avoir eu près de 400 à la fin du 19è siècle. Sans doute grâce aux mines de fer et de zinc qui existaient sur son territoire. C’est tout près de Belle-Isle-en-terre et du fameux château de Coat an noz dans la forêt du même nom. Envel lui, s’installa comme anachorète dans la forêt de Coat-an-noz (le bois de la nuit) et sa sœur Yuna en fit autant dans le bois de Coat-an-Hay (le bois du jour). La légende dit qu’ils ne se revirent jamais. Les deux forêts existent toujours et j’y ai fait de belles cueillettes de champignons.

Si vos pas vous mènent dans ces parages, jetez donc un œil sur cette petite église absolument épatante (gothique flambloyant). Les chimères et les gargouilles qui ornent l’église gardent une expression fort gargouillecurieuse, malgré la patine et l’usure du temps. Mais, je me suis souvent posé cette question: pourquoi tous ces singes sur les églises en Bretagne? Il semble bien que la plupart des bestiaires du moyen-âge dérivent du fameux Physiologus, ouvrage Grec du IIè siècle. Traduit en latin dès le IVème siècle, le « Physiologus » a exercé une influence déterminante sur toute la chrétienté. Par le biais des nombreux manuscrits, souvent illustrés, les monstres de l’Orient et de l’Antiquité gréco-romaine ont ainsi pénétré physiologusl’imaginaire des hommes du Moyen Age. Loc-Envel avait autrefois une léproserie et les seuls vestiges qui en restent sont les trois fenêtres qui donnent sur la chapelle des fonts baptismaux et par lesquelles les lépreux assistaient aux offices. La tradition raconte que les cloches, très recherchées à la révolution pour être refondues furent enlevées et enterrées dans un lieu secret. Si secret qu’elles ne furent jamais retrouvées le calme revenu.

Bon, et bien voilà une jolie promenade. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Vous en connaissez vous, des Tadeg ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’histoire ancienne et de la galette de Pleyben réunies, bonjour ! Nous somme le Vendredi 02 décembre 2016, 12è jour de frimaire inhalationdédié au Raifort. Mon aïeule, pour qui la pharmacopée n’avait aucun secret, en faisait une mixture qu’elle nous imposait en inhalation en cas de gros rhume. Le nez au dessus d’un bol de cette préparation improbable, un linge par dessus la tête…Je vous assure que ça vous dégageait les canalisations en deux temps trois mouvements.

Chez nous, on célèbre (ou pas) les Tadeg. On peut lire aussi, Tudeg, en tout cas, cela vient du vieux breton « tad » le père… Mon arrière grand-père se faisait appeler Tadig, petit-père. Tudeg a laissé son nom à la commune de Landudec en pays bigouden où il est invoqué contrestatue Tudeg la surdité (hein?). Mais l’histoire de ce saint, plus ou moins légendaire, se déroule plus haut en Cornouaille du côté du Faou. En effet, le seigneur du coin le fit assassiner en compagnie de son compagnon Jud alors qu’ils célébraient la messe.(à gauche une des rares statues de St Tudeg, ici à Poullaouen) Le seigneur du Faou donc, voyant sa cote diminuer dans les sondages, imaginât de mener campagne en stigmatisant ces étranges étrangers qui débarquaient avec leur religion sans oublier le bruit et l’odeur… Il se répandait dans tout le canton en haranguant la foule : avec tous ces immigrés, la délinquance augmente ! A cette allure là, bientôt l’Armorique sera chrétienne. L’Armorique aux gaulois. Halte aux flux migratoires… Bref, autant de slogans qui flattaient les bas instincts de la populace. (C’est pas aujourd’hui qu’on verrait des choses pareilles, madame Michu). Puis, in fine, de la parole aux actes, il décida d’en finir définitivement avec deux de ceux là…

Il faut reconnaître que le coin était propice aux immigrations grâce ou à cause de cette embouchure sur les voies maritimes. Aussi loin que abbayeremonte leur histoire, Daoulas et L’Hôpital-Camfrout ont été des lieux de passage : Légions romaines, pillards, colons, pèlerins, commerçants ont emprunté, au fil des siècles, les voies maritimes et terrestres qui se sont nouées ici. D’ailleurs, voici près de 2.000 ans, une voie romaine passait par le ruisseau du Camfrout qui se jette dans la rivière de L’Hôpital. Quelques siècles plus tard, les Bretons chassés de leur île par les Saxons sont venus en remontant les rivières comme les saumons. Parmi eux, Saint-Jaoua, fondateur légendaire de l’abbaye de Daoulas en 510 (photo de gauche).
- Euh, monsieur le cénobite, quel rapport avec Tadeg?
- Pas d’impatience, madame Michu, voici la suite.
C’est lui (Jaoua) qui fit rendre grâce au puissant seigneur du Faou qui avait massacré Tadec et Jud en le condamnant à ériger une abbaye qu’il devrait financer pour expier son double crime. D’où l’expression daou lazabbaye 2 (double meurtre en breton). Aujourd’hui, l’abbaye de Daoulas est devenue un haut lieu de l’expression culturelle en Bretagne. Mais si l’on en croit les experts de l’expertise, L’abbaye de Daoulas ne fut créée qu’au XIIè siècle soit cinq ou six cent ans après l’existence présumée de Tadeg. Personnellement je pense que Daoulas vient plutôt de Daou glaz que l’on pourrait traduire par deux ruisseaux, comme la « Mignonne » et le « Lézuzan » qui confluent sur cette commune.

Un millénaire s’est écoulé et, mêmes causes, mêmes effets… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tugdual nec mergitur…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la solidarité internationale et du Picon bière réunis, bonjour ! Et nous voici en décembre, kerzu en breton dans le texte, tout doucettement on se rapproche de l’hiver. Plus précisément, nous sommes le Jeudi 01 Décembre 2016, onzième jour de frimaire dédié à la cire.  Pour ma part, c’est jour anniversaire, huit ans déjà que j’ai quitté le navire de la vie « active » et que j’ai mis sac à terre en cet ermitage de Keramoal, accueilli en grande pompe par tous les lapins du canton. Après m’en être longuement entretenu avec moi même, la conclusion est tombée: Aucun regret. Selon certains calendriers, c’est la St Tugdual nom issu du breton « tud » (peuple) et « gwal » (valeur).

Il s’agirait de l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Et puis tiens, maintenant qu’on se connaît un peu, je vais vous (re)raconter une anecdote personnelle. Dans les années soixante, un cousin (à la mode de Bretagne) s’était mis en tête de se convertir à la religion orthodoxe celte (si, si, ça existe). Apprenant que je devais effectuer un voyage dans ce qu’on st tugdualappelait encore la Tchécoslovaquie, il me demanda de lui rapporter un ouvrage d’art ayant trait aux icônes. Quelques mois plus tard, m’étant acquitté de cette tâche, je retrouvais mon cousin pope en compagnie d’un anachorète qu’il me présentât comme son « évêque ». Celui-ci s’était semble t-il installé dans les années 50, dans le bois Juhel sur la commune de Saint Dolay (dans le Morbihan – près de La Roche-Bernard). De son vrai nom Jean-Pierre Danyel,il voulait restaurer la spiritualité du monachisme celtique et la tradition des évêques-abbés. C’est dans ce but qu’il fut sacré évêque de l’église orthodoxe celtique et prit le nom de Tugdual. (A droite, une icone réalisée à partir de la photo de Tugdual que l’on voit à gauche ci-dessous.)

Cette consécration fut célébrée par Mgr Irénée d’Eschevannes, évêque et fuJP Danyeltur patriarche de l’Église Gallicane. Le brave homme devait décéder quelques semaines après notre rencontre en août 1968, à l’âge de 51 ans. Avant de mourir il prophétisa que dix ans après sa mort des moines viendraient relever son ermitage. Et en effet, une communauté de moines d’esprit celtique a reconstruit la chapelle qui est maintenant une superbe église en bois. Les adeptes de cette église, devant les bienfaits réalisés par le bonhomme, en on fait un saint. Je peux donc dire que j’ai rencontré Saint Tugdual… Étonnant non !

 

Allez le bonjour vous va, portez vous bien, ne vous prenez pas au sérieux et à demain peut-être.

Un drôle de paroissien…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 novembre 2016, dixième jour de Frimaire, officiellement dénommé, jour de la pioche, dans le calendrier républicain français.

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de l’auteur célébrissime des Voyages de Gulliver à Dublin (30 Novembre 1667), en Irlande, dans une famille anglicane d’origine anglaise. Il entre au service d’un diplomate prestigieux, Sir WiJonathanSwiftlliam Temple, avant d’être nommé pasteur d’une paroisse proche de Belfast. Il met son talent de satiriste au service de ses opinions politiques libérales. En 1704, Le conte du tonneau  a l’heur de déplaire à la reine Anne et son auteur doit dès lors se cantonner en Irlande. Là, il ne tarde pas à souffrir des discriminations qui frappent les habitants de l’île, tant catholiques qu’anglicans. Il est l’un des premiers Irlandais à se révolter contre cet état de fait. C’est ainsi qu’il publie en 1720 un Appel pour la consommation exclusive de produits irlandais d’où est tiré l’ironique formule : «Brûlez tout ce qui vient d’Angleterre, hors le charbon».

En 1729, quelques années après la publication de son chef-d’œuvre, Les voyages de Gulliver (à la fois conte d’enfant et satire de la société moderne), il récidive avec une Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. Dans ce pamphlet inspiré par la géant attachéprofonde misère qui sévit en Irlande, il propose rien moins que de rôtir et manger les enfants en surnombre : «Quand à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir»… En 1721, il commence « Les Voyages de Gulliver ». Cette œuvre, écrite à la première personne et divisée en quatre parties, marque un sommet de la satire sociale et politique au travers d’éléments mêlant, sur le mode du pamphlet ou de la description narrative, de la philosophie, de la logique, du fantastique et de la science-fiction.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’eau ferrugineuse, oui !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’oxymoron et du pudding aux carottes réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 29 novembre 2016, 9è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à genièvrebase d’alcool de grain était très consommée au siècle dernier notamment dans le Nord de la France. Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.» Au Québec cette boisson est appelée gros gin…d’où l’expression gros gin comme devin; mais naaaan, j’rigole!

A l’instar du gin, du whisky et de la vodka, le genièvre est une eau-de-vie de grains. Les baies de genévrier ne sont utilisées qu’en fin de fabrication au cours de la dernière distillation pour aromatiser le genièvre et lui donner son nom. Une fois mélangées en proportion, les céréales sont moulues pour en faire de la farine et libérer l’amidon du grain. Cette farine est ensuite mélangée à de l’eau chaude dans laquelle les enzymes naturelles du malt d’orge vont dégrader l’amidon en sucres : c’est le brassage, qui va durer plusieurs heures. À la fin de cette opération, on obtient un jus sucré appelé moût. Ce moût est alors 220px-Jielbeaumadier_genievre_loos_2010ensemencé avec des levures  qui vont pouvoir fermenter les sucres. On parle de fermentation alcoolique durant laquelle les sucres sont transformés en alcool par les levures. La dernière étape de la fabrication du genièvre est la distillation, qui se fait en deux ou trois passages en alambic selon les distilleries et permet non seulement de séparer le moût de l’alcool, mais également de concentrer ce dernier. Puis enfin, c’est au cours de la dernière distillation que l’on ajoute des baies de genévrier qui infusent dans l’alambic et parfument ce que l’on peut désormais appeler le genièvre. Très longtemps, la consommation du genièvre était fortement liée à la bistouille, ou « bistoulle » en patois du Nord. Le café du matin était agrémenté de genièvre chez les cafetiers où l’on se retrouvait avant d’aller au travail.
Qu’à cela ne tienne, je continue à préférer le single malt et j’ai décidé de nommer le Ardbeg Galiléo meilleur whisky du monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La poule et le frelon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de l’ésotérisme et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 28 novembre 2016, huitième jour de Frimaire dédié au Miel. Je dis cela en sachant pertinemment que le 28 Novembre 2016 est en réalité le Jeudi 26 As 144 St Mensonger, évêque dans le calendrier de pataphysique. Je pourrai rajouter que pour les bretons c’est la saint Eodez dont je vous ai conté les aventures dans un récent billet. Maintenant, c’est vous qui voyez…

En attendant, la production de miel agonise. Une étude vient d’annoncer que la France affichait les plus grosses pertes du continent : 13,6 % de taux de mortalité des colonies d’abeilles en saison apicole, et plus de 27 % sur l’ensemble de l’année. A ce rythme, les ouvrières survivantes peuvent toujours usiner : leur butinage ne suffira pas. Ni à enduire nos tartines, ni à polliniser le tiers des cultures qui en ont besoin pour se reproduire. C’est la disette. Dès le mois de septembre, l’ Union nationale de l’apiculture française (Unaf) avait tiré la sonnette d’alarme. Avec moins de 9.000 tonnes estimées cette année, laRuches pres de la Balme-de-Thuy, Haute-Savoie, France. production française de miel a atteint un plancher historique. Dans certaines régions de France – en Provence Alpes Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon – ce sont de 60 à 80 % de récoltes en moins pour les professionnels. Dans toutes les régions, les récoltes sont en baisse de 60 à 80 % par rapport à 2015. La Bretagne est la seule à s’en sortir un peu mieux, avec tout de même des récoltes en baisse de 50 % par rapport à l’année dernière pour les miels toutes fleurs. En outre, les abeilles risquent aussi d’avoir du mal à passer l’hiver à cause des attaques de frelons, qui frappent maintenant les trois quarts du territoire français, mais surtout à cause de la dégradation de leur environnement : « Aujourd’hui, le taux de mortalité dans les ruches est d’environ 40 % alors que dans les années 1990 il n’était que de 5 % ».

Introduit par erreur en 2004 dans le sud-ouest de la France, le frelon asiatique n’a cessé depuis de se répandre dans l’Hexagone, dont il colonise désormais les deux tiers du territoire. Cette espèce très invasive raffole des abeilles, dont elle décime les colonies. Christophe Bitauld, qui possède une vingtaine d’hectares de pommiers à cidre bio et une quinzaine de ruches près de Janzé, en Ille-et-Vilaine, a pu s’en rendre compte. « L’année dernière, nous avons perdu 20 % de nos ruches à cause des frelons. Or les abeilles sont essentielles pour polliniser les vergers », observe l’agriculteur. Il pense néanmoins avoir poule noiretrouvé l’arme fatale pour lutter naturellement contre l’agresseur : la poule noire de Janzé, une race locale en voie de disparition. Dans un premier temps, grâce à l’Ecomusée du pays de Rennes, Christophe Bitauld avait introduit le gallinacé dans ses vergers pour venir à bout des anthonomes, des coléoptères qui s’en prennent aux pommiers. C’est là qu’il a découvert que les petites poules noires de Janzé avaient plus d’une corde à leur arc et s’attaquaient aussi aux redoutables frelons asiatiques. « Elles les attrapent d’un coup de bec quand ils sont en vol stationnaire devant les ruches. Puis elles les décapitent pour ne manger que le corps qui est plein de protéines. » D’un côté les néonicotinoïdes s’attaquent au système nerveux des abeilles, causant une augmentation terrible de la mortalité : de 5% en 1995 à 30% en 2015, une véritable hécatombe. Parmi les autres causes possibles, on retrouve la dégradation de l’habitat des abeilles, la prolifération de parasites (varroa destructor) et de prédateurs (frelon asiatique) ainsi que la pollution atmosphérique. Et dans mes crêpes, qu’est-ce que je mets dans mes crêpes ?

Allez, faut pas que ça vous coupe l’appétit. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Kropotkine, un sacré Pierrot…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 27 novembre 2016 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord). Choux Cabu, Chou-fleur, Chou de Milan , Chou à grosses côtes, petit Chou cœur de bœuf, etc. Cette crucifère comporte pas moins de deux cent variétés, certaines locales, toutes cependant FILLE-D-OUVIER-AGRICOLE-JAMES-GUTRIE-1859-1930-ÉCOSSAIS-253x300étaient travaillées en cuisine, car ce légume a permis depuis la plus haute antiquité aux citoyens de ce monde de manger et quelques fois survivre aux famines, facile à cultiver dans pratiquement tous les types de terres, et dans les climats les plus rudes , se conservant longtemps après la cueillette, il fut presque déifié par les Égyptiens et par les peuples de toutes les religions et origines du bassin méditerranéen. Chanté par Caton, couronné de toutes les vertus, il n’y a qu’Apicius pour lui trouver des défauts. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et la Dedion-Bouton à la bande à Bonnot (joli tableau de James Guthrie – peintre écossais)

Le 27 novembre 1842 (du calendrier Julien) c’est la naissance de Kropotkine. J’ai souvent évoqué la figure de ce personnage dans mes billets car il a eu une importance singulière dans l’histoire de l’anarchisme. Il était pourtant issu de la noblesse, descendant du grand prince de Kiev, Vladimir II Monomaque. C’était par ailleurs un savant et on lui doit kropotkinenombre de publications notamment de géographie. En 1883, à la suite des grèves des canuts dont je vous ai parlé ici, il est arrêté. Il ne sera amnistié que grâce à l’intervention de Victor Hugo. Il va dès lors s’installer en Angleterre et collaborer à la rédaction de la géographie Universelle d’Elisée Reclus. Il retournera en Russie en 1917 et refusera le poste de ministre que lui propose Kerenski. Ses critiques vis à vis du pouvoir bolchevique se feront de plus en plus virulentes. On considère généralement, qu’après Fourier, Proudhon et Bakounine, c’est Kropotkine qui va donner à l’anarchisme la consistance idéologique qui lui manquait. Il va décéder le 8 février 1921 à Moscou. Son enterrement va constituer la dernière grande manifestation anarchiste qui sera tolérée à Moscou.

Allez, merci encore de vos visites, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La paresse…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du jardinage et du droit à la paresse réunis, bonjour ! Nous voici plein le dosen ce Samedi 26 novembre 2016, 6è jour de Frimaire dédié à la mâche. Pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Ici, sur la pointe du Finistère, il souffle depuis samedi un Suroit à décorner les bœufs. C’est pas demain que je vais m’occuper du potager: météo et lumbago… Le cénobite en a plein l’dos.

Tiens, il parait que huit millions de personnes ont suivi le débat télévisé entre Tif et Tondu qui nous promettent tous deux, du sang et des larmes… Moins de fonctionnaires, donc, moins de services publics, mais, il faudra travailler plus et plus longtemps et si cela te rends malade, tu prendras une assurance privée. Personnellement cela m’a donné envie de relire «le droit à la paresse».  Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, la paressesaluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse Laura, la fille de Karl Marx. « Pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique… il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit. » A droite, magnifique gravure que l’on doit à Félix Vallotton. Tiens, écoutons Juliette qui a reçu, jeudi, le Prix d’honneur de la chanson décerné par l’Académie Charles-Cros.

 

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

When a man loves a woman…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et du Graves de Vayre réunis, bonjour ! Nous voici donc le Vendredi 25 novembre 2016, cinquième jour de Frimaire dédié au cochon et, entre les Catherine, les Kate , les Cathy et autres Katharina, elles devraient être nombreuses à porter le chapeau.chapeau Personnellement, je ne leur en veux pas d’autant plus que s’il est vrai qu’elles sont l’avenir de l’homme, mieux vaut s’en faire des alliées. Oui, c’est la sainte Catherine, même si par ici on dit Katell, Il sont comme cela les bretons, il faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine… Ma doue benniget !

Allez tiens, petit retour en arrière et tant pis si de généreux commentaires viennent encore me traiter de soixantehuitard attardé. Mieux vaut soixantehuitard que jamais (bon d’accord, elle est pas terrible). Que celui qui n’a jamais dansé un slow sur cette musique lève le doigt. Alors, ça vous rappelle quelque chose hein ! Comment percy sledges’appelait-elle déjà ? Pas la fille, la chanson. Cette chanson à fait plusieurs fois le tour du monde et a été interprétée aussi bien par son créateur, Percy Sledge que par Marvin Gaye, Otis Redding ou Joe Cocker. When a man loves a woman, tout un programme. Percy Sledge est né un 25 novembre à Leighton en Alabama et, il faut bien le reconnaitre, il est devenu chanteur par le plus grand des hasards. Occupé qu’il était à exercer mille petits boulots pour subvenir aux besoins de sa grande famille (5 enfants), il est repéré par un agent alors qu’il se livre à une improvisation de la chanson qui allait devenir N° 1 en 1966 et que les « cénobites tranquilles » ont retiré du scopitone de l’ermitage pour vous l’offrir.

Quand bien même il ne retrouvera jamais un tel succès quasi planétaire, il sera représenté de nombreuses fois encore dans le hit américain et sera même nommé aux Grammy awards en 96 pour son album Blue night. grand chanteur de Soul qui nous permet de nous offrir cette petite madeleine. Personnellement, je me rappelle très bien de la fille mais par égard pour sa famille je tairais son nom. C’était une brunette aux yeux vert et, sur la plage abandonnée… Mais qu’est-ce que je raconte !

Allez, je le répète, c’est un plaisir chaque jour renouvelé que de vous savoir de l’autre côté de l’écran de plus en plus nombreux (méthode Coué), alors n’hésitez pas à revenir, invitez des amis, je sais que vous en avez une tonne sur Facebook. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.