Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Benny GOODMAN

    Benny GOODMAN

  • Image de l'artiste Elmore JAMES

    Elmore JAMES

  • Image de l'artiste Lightnin' HOPKINS

    Lightnin' HOPKINS

  • Image de l'artiste Stephen Mac Say

    Stephen Mac Say

  • Image de l'artiste Octave MIRBEAU

    Octave MIRBEAU

Un signe fort…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la liberté (sans adjectif) et de la réglisse (sans adjuvant) réunies, bonjour ! Oui, je vous rappelle que nous sommes le mardi 26 août 2014, neuvième jour de fructidor, journée consacrée à la réglisse qui est comme chacun le sait tout à fait indiquée dans la lutte contre le mauvais cholestérol. Ça c’est pour ceux qui aurait fait quelques excès durant l’été. Or donc, à l’heure ou vous lirez ces quelques lignes, je serai déjà sur la route des vacances. Cette année, je fais mon Mélenchon, je prends du recul en attendant la VIè République. A moins que, le Bardarbunga, volcan islandais (à ne pas confondre avec la Bunga bunga qui lui était italien) ne décide d’enfumer le Nord de l’Europe et de clouer au sol les aéronefs. J’envoie donc un signe fort (voir la photo) à tous les socialo-démo-Hollando et les prie instamment d’attendre mon retour pour parachever leur œuvre néfaste…

un signe fort
En attendant, portez vous bien et rendez-vous début septembre.

Monsieur William…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de l’underground et du cri de l’ormeau réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 25 août 2014, huitième jour de Fructidor dédié à l’Apocyn… Et comme dirait mon aïeule, qui aurait vendu sa mère pour un bon mot: à l’Apocyn, nul n’est tenu ! Les savants l’appellent l’asclépiade de Syrie et le petit peuple la nomme l’herbe aux perruches. C’est une plante toxique, consommée par la chenille du papillon Monarque qui devient lui-même toxique grâce à elle (chenille et adulte), ce qui lui permet d’échapper à de nombreux prédateurs.

Le 25 août 1861, naissance de Joseph (dit William) BARBOTIN à Ars-en-Ré (Île de Ré, Charente-maritime) Peintre et graveur libertaire lié au géographe anarchiste Elisée Reclus. Fils d’un marin pêcheur, il partage la vie simple et rude des habitants barbotin_williamrétais, mais il se fait remarquer, encore enfant, par ses dessins sur les murs de la mairie d’Ars et rencontre le peintre rochelais William Bouguereau qui l’introduira dans le milieu artistique. Admis au concours de l’école normale d’instituteurs, il est nommé instituteur suppléant en novembre 1880, à Paris, où il fréquente l’Atelier de Bouguereau, l’Académie Julian et l’Académie des Beaux-Arts. Dès 1881, il illustre un premier ouvrage. Encouragé par son mentor Bouguereau, il apprend la gravure au burin et obtient le premier grand prix au Concours de Rome en 1884, prix réconpensé par un séjour de deux ans (1885-1886) dans le cadre enchanteur de la Villa Médicis à Rome.

C‘est vraisemblablement vers la fin de l’année 1886 où, retournant à Paris, il fait un détour par la Suisse pour rendre visite à son concitoyen arsais, le communard Jules Perrier. C’est là qu’il fait la connaissance d’Elisée Reclus qui réside à Clarens. Il tombe alors amoureux de Sophie Guériteau, jeune fille qui est la protégée de la famille Reclus et en particulier d’Ermance Trigant (compagne d’Elisée). En 1889, Sophie Guériteau qui est d’origine charentaise se lie en union libre avec William Barbotin sous les bons auspices d’Elisée. Barbotin, devenu anarchiste sous son influence, commence à Elisée Reclusfréquenter le milieu anarchiste parisien et apporte son soutien et sa collaboration à « La Révolte » et aux « Temps Nouveaux » de Jean Grave . Il réalisera également les portraits de Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Carfiero, Pierre Leroux, Auguste Comte, et bien entendu d’Elisée Reclus (que l’on voit ci-contre), ainsi qu’un médaillon de ce dernier, en 1894 (qui sera primé). Il collaborera également à la « Géographie universelle » de Reclus. Le couple, qui aura trois enfants, vit à Paris où William poursuit sa carrière artistique collectionnant les prix et médailles, tout en séjournant régulièrement à Ars-en-Ré, où il achète en octobre 1890 une vaste maison « La Villa des Tilleuls » qui deviendra un lieu de villégiature pour les amis anarchistes, dont Elisée Reclus.

S‘étant enrichi, et peut-être pour mettre sa compagne à l’abri du besoin, il finit par légaliser officiellement sa relation avec Sophie en l’épousant le 15 mai 1901. Mais le mariage ne leur réussit pas, et le couple divorce en 1909. Consécration officielle (pourtant honnis des anarchistes), Barbotin est fait William_Barbotin_photochevalier de la Légion d’Honneur en avril 1903 (il sera promu officier en 1913). Désirant participer à l’éducation artistique de ses concitoyens rétais, il crée en 1903 un musée près du phare des Baleines (Île de Ré). En 1904, il est nommé inspecteur de l’enseignement du dessin pour les écoles primaires publiques de garçons de Sceaux. En 1906, il est choisi pour réaliser le portrait du nouveau président Fallières. Il est ensuite nommé inspecteur de l’éducation nationale. Après la première guerre mondiale, la photographie s’impose, la gravure au burin passe de mode, et Barbotin tombe peu à peu dans l’oubli. Il meurt à Paris le 12 novembre 1931. Sources:

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt. En effet, le cénobite abandonne son clavier pour quelques jours. Reprise des hostilités, début septembre.

Y’en a pas un sur cent…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mécanique des fluides et de la panse de brebis farcie réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 24 août 2014, septième jour de Fructidor dédié au sucrion. C’est assez étonnant car, le quatrième jour de fructidor est lui, dédié à l’escourgeon. Or, sucrion et escourgeon ne sont que deux 290px-Escourgeon-Hordeum_vulgare_subsp._vulgareappellations différentes pour désigner la même plante: l’orge d’hiver. La fine équipe réunie par Fabre d’Églantine pour réaliser le calendrier républicain avait du se laisser aller à quelques libations pour s’être ainsi mélangé les pinceaux. L’orge à six rangs est encore très présente dans les Orcades en Écosse. Dénommée Bere, elle y est consommée régulièrement sous forme de galettes épaisses (bannock), de pains ou de biscuits. Les grains transformés en malt sont utilisés surtout pour préparer des bières de fermentation haute. Présente sur l’île d’Islay, elle y sert à la fabrication du whisky.

Difficile pour « les cénobites » de ne pas saluer le jour anniversaire de la naissance du grand Léo. Le 24 août 1916, naissance de Léo FERRÉ à Monaco. Poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain. Il naît dans une famille aisée et, très jeune, se passionne pour la musique. A 9 ans, ses parents le placent en pension dans un collège léo ferréreligieux à Bodighera en Italie; il y passera 8 ans (lire « Benoît Misère ») et découvrira à 14 ans le mot « anarchie » dans les pages d’un dictionnaire. En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu’en août 40.

 

Début 1968, il collabore au « Monde libertaire » (qu’il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s’installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir « Le Monde libertaire », « Radio Libertaire » et le « Théâtre Libertaire de Paris ». Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

« Cette parole d’Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l’horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite NI DIEU NI MAITRE. »

Et bien, moi aussi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Braveheart…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

, ,

Amis du romantisme et du tournedos Rossini réunis, bonjour ! Et bien voilà, je n’ai pas vu le temps passer et nous sommes le samedi 23 août 2014, 6è jour de fructidor dédié à la tubéreuse. En Italie, on interdisait aux jeunes filles de se promener le soir dans les jardins où poussait la tubéreuse, car SONY DSCelles n’auraient pas su résister aux jeunes gens, eux-mêmes grisés par son parfum érotique. Quel dommage ! On dit que Madame de La Vallière, maîtresse de Louis XIV, faisait mettre dans sa chambre des bouquets de tubéreuses. En effet, la tubéreuse passait pour incommoder les femmes enceintes, et elle voulait prouver à la reine qu’elle ne l’était pas. Dans la BD « Les Schtroumpfs noirs », de Peyo, le pollen de Tubéreuse est utilisé comme remède contre l’épidémie causée par la mouche bzz, qui rend les schtroumpfs noirs et agressifs.

Tiens, en préparant ma petite escapade écossaise, je m’aperçois que c’est la date anniversaire de la mort de William Wallace.  Le lundi 23 août 1305 il est emmené en procession sur un cheval jusqu’à Westminster Hall et exécuté (Hanged, drawn and quartered) à l’âge de 33 ans. William Wallace est 220px-Braveheart_edinburghcastlemis à mort dans les conditions atroces réservées aux traîtres  : traîné par des chevaux par les pieds sur plusieurs kilomètres de Westminster à la Tour de Londres et de là à Aldgate moitié pendu, éventré et le feu mis à ses entrailles. Il est finalement décapité, puis découpé en morceaux. Pour « donner un exemple », Edouard Ier fait exposer les différentes parties du corps de William Wallace aux quatre coins du royaume d’Angleterre. Sa tête est placée sur le pont de Londres et les parties de son corps réparties entre Newcastle-upon-Tyne, Berwick-upon-Tweed, Stirling et Perth.

 

Mais au lieu de détruire l’esprit de liberté chez les Écossais, cette exécution va vivifier leur sentiment nationaliste, et referendumecossais-639x330d’autres hommes vont se dresser contre l’Angleterre. En 1314, les Écossais, sous le commandement de Robert Bruce, qui s’était rallié les nobles et proclamé roi d’Écosse, défont l’armée anglaise à la bataille de Bannockburn, et assurent, à la fin de la guerre, l’indépendance de l’Écosse en 1328. Près de sept siècles plus tard, le 18 septembre prochain, les écossais devront , par référendum, répondre à la question suivante:  Should Scotland be an independent country? On va suivre cela de près. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Cartier-Bresson, photographe et libertaire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’argentique et du mouton de prés salés réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 22 août 2014, 5è jour de Fructidor dédié au saumon dans notre fameux calendrier républicain. Pourquoi le saumon ? Je n’en sais fichtrement rien. Ils auraient pu choisir la truite vagabonde ou encore le gardon frétillant, l’ablette rigolote, ou la muette carpe; et bien non, ce fut le saumon…

Tout à fait autre chose.
On sait trop peu que le grand photographe Henri Cartier-Bresson ne cachait pas ses sympathies pour les idées libertaires. Rendons lui un petit hommage en ce jour anniversaire. En effet, le 22 août 1908, naissance de Henri CARTIER-BRESSON, à Chanteloup (Seine-et-Marne) France. L’un des plus grands photographes du siècle et aussi un anarchiste de coeur qui ne cesse d’invoquer le plus célèbre prisonnier_revolte-195x300révolté: Bakounine. Sa famille, propriétaire d’une manufacture de coton à Pantin, essaye sans succès de lui transmettre une éducation bourgeoise et chrétienne. « Jamais! jamais! je n’ai eu la foi. C’était impossible (…) » Très jeune révolté, il refuse l’esprit de compétition du sport et se passionne pour la peinture, ce qui l’amène à fréquenter les surréalistes. Mais il abandonne la peinture et part à la découverte du monde avec un « Leïca ». En 1932, ses premières photographies sont nées à New York. En 1934, il part un an au Mexique où il témoigne de la vie dans les quartiers pauvres de Mexico.( La photo de droite est prise dans la prison de Leesbury aux Etats-Unis en 1975 ). En 1935, il est aux Etats-Unis où il s’initie au cinéma. En 1936-39, il est de retour en France et travaille comme assistant de Jean Renoir. En 1937, il réalise durant la révolution espagnole un documentaire sur les hôpitaux républicains « Victoire de la vie ».

En 1940, il est emprisonné par les Allemands mais il parvient à s’évader en 1943 (après deux tentatives infructueuses), il prend alors part à une organisation clandestine d’aide aux prisonniers. Il photographie ensuite la libération de Paris puis retourne aux USA. En 1947, il fonde avec Robert Capa, David HCBSeymour et Georges Rodger l’agence coopérative « Magnum Photos » qui deviendra la prestigieuse agence que l’on sait. De 1948 à 50, il séjourne en Inde, en Birmanie, en Chine (durant les 6 premiers mois de la Chine populaire), puis en Indonésie (lors de l’indépendance). En 1954, il est le premier photographe occidental à se rendre en Russie. En 1960, il est à Cuba puis au Mexique, etc. En 1966, il quitte l’agence Magnum mais poursuit la photographie et les éditions. En 1974, il abandonne les reportages photos pour se consacrer au dessin. Le 1er mai 2000, il participe avec un recueil de photos « Vers un autre futur, un regard libertaire » aux manifestations de la CNT française. En mai 2003, est créée à Paris la Fondation HCB.

Le 3 août 2004, cet anarchiste empreint de philosophie bouddhiste et d’humanisme s’éteint chez lui à Céreste. « L’anarchie c’est une éthique avant tout. Une éthique d’homme libre. Relisez Bakounine ». «  Dans un monde qui s’écroule sous le poids de la rentabilité, envahi par les sirènes ravageuses de la Techno-science, la voracité du pouvoir, par la mondialisation -nouvel esclavage- au delà de tout cela, l’Amitié, l’Amour existent. » Sources:Ephéméride Anarchiste

Allez, en attendant la rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

L’escourgeon tranquille…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsycose et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 21 août 2014, quatrième jour de Fructidor dédié à l’escourgeon. Celui qui a dit « Orgel’escourgeon tranquille » copiera cent fois: le calembour est au mot d’esprit ce que la musique militaire est à la musique… Plus sérieusement, il s’agit d’une sous espèce d’orge que l’on trouve abondamment en Écosse et avec laquelle on fait le malt qui entre dans l’élaboration de ce divin breuvage qu’est le whisky. Or, devant me rendre incessamment en Écosse, je refais mes gammes histoire d’éviter les pièges à touristes.

On dit que les meilleurs orges de cette espèce sont sur l’île d’Islay; ceci explique peut-être cela. Tous leurs « Pure Malt » sont délicieux mais je vous conseille de vous laisser tenter à l’occasion par un magnifique Islay Connection 10 ans, une pure merveille. Contrairement à une idée répandue, on appelle « Pure Malt » le résultat d’un assemblage de malts provenant de diverses distilleries. La différence avec le « Single Malt » best-whiskiesqui lui est issu obligatoirement de la même distillerie; et  les « blend »  whiskies élaborés à partir de single malts mélangés avec des alcools de grain (orge non maltée, blé, maïs…). On appelle le Pure malt aussi souvent « Vatted Malt ». Si votre caviste n’en a pas, vous pouvez vous replier sur Lagavulin, Edradour ou Caol Ila. Certaines distilleries mettent en vente des bouteilles provenant d’un seul fût. Dans ce cas, la dénomination est Single cask et souvent le numéro du fût est mentionné. En général ce type de whisky n’est pas allongé d’eau et est embouteillé autour de 60° voire 65°. Pour le coup, c’est vous qui êtes rapidement allongé…  Avec cette pub, ils vont bien m’en adresser une caisse.

Bon allez, yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

L’épée flambloyante…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la carabistouille et de la bande dessinée réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 20 août 2014, troisième jour de Fructidor dédié à la vesse-de-loup. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hugo PRATT (1995). Étant victime d’une attaque sournoise de flemmingite aigüe, je rediffuse ce billet déjà paru ici même.

Il était né en 1927 à Rimini en Italie mais, dans ce que raconte Pratt de sa propre existence, on ne sait pas vraiment quelle Hugo Prattest la part d’exagération ou d’affabulation qu’il a introduite. « J’ai treize façons de raconter ma vie et je ne sais pas s’il y en a une de vraie, ou même si l’une est plus vraie que l’autre. »  Aventurier moderne, il a traversé les époques en dilettante ; ici touriste, ailleurs impliqué, sans doute jamais vraiment engagé. Il pourrait être l’un des multiples personnages de son œuvre, car il a mené une vie presque aussi mouvementée et cosmopolite que celle de son héros emblématique, Corto Maltese.

Hugo Pratt rencontre la maçonnerie dans les années 1970 et est initié le 19 novembre 1976 par la loge Hermès Trismégiste de Venise . S’épanouissant en loge, il y cultive son goût pour le symbolisme, l’érudition et les mystères du passé. Il exprime cela en 1981 dans La Fable de Venise où il met en scène les frères de sa loge dans un récit onirique. Cette histoire transpose, de façon romancée, l’initiation d’une femme dans une loge maçonnique en 1710. Son attachement à la fable de venisemaçonnerie s’exprime également avec l’anecdote de « l’Épée flamboyante ». Le père d’Hugo Pratt, fasciste et anti-maçon, avait participé en 1925 au pillage organisé des temples maçonniques sur ordre de Mussolini. Comme tribut de ses razzias, il avait rapporté chez lui une épée flamboyante, outil attaché à la fonction de Vénérable Maître. Marqué par ce souvenir, Hugo Pratt entreprend des recherches familiales et finit par la retrouver avant d’en faire don à sa loge. En 1989, Hugo Pratt accède au 4ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est élevé à ce grade dans une loge de Nice en présence des deux Souverains Commandeurs des Suprêmes Conseils du Grand Orient de France et de la Grande Loge d’Italie.

Je reste un inconditionnel de son œuvre et j’aime à m’y replonger de temps à autre. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

O tempora, o mores…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de l’humour noir et du lieu jaune réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça n’a pas manqué, nous sommes le mardi 19 août 2014. Dois-je préciser que c’est le deuxième jour de fructidor et que c’est le jour du millet… Pas une raison pour donner arsenall’angélus (humour). Bien évidemment il se trouvera toujours un adepte de la pataphysique pour vous affirmer qu’en réalité le 19 Août 2014 correspond au Lundi 9 Phalle 14 – St Godemiché, économ – fête suprême quarte – dans leur propre calendrier. Et puisque nous en sommes à l’éphéméride, j’ajoute, histoire de finir de vous surprendre, qu’il pleut sur Brest. Tiens, allez savoir pourquoi, il me revient cette blague typiquement brestoise. Deux commères discutent de leur nouvelle voisine:
-Et le mari, qu’est-qu’il fait ?
-Lui il est à l’arsenal.
-Et la femme alors ?
-Elle travaille pas non plus…

Ben, c’est vrai quoi, nous disent nos dirigeants droits dans leurs bottes: faudrait voir à bosser un peu plus, faut réduire la dette, faut converger vers les 3%. Donnez nous du temps, nous, on maintient le cap… Et, pour ceux qui s’imaginent que pacte stabilitéla politique de rigueur est une invention de nos dirigeants actuels, circule sur le Net une citation digne d’intérêt que chacun reprend allègrement de site en site de blog en blog:
« Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » et on rajoute:(Cicéron – 55 avant Jésus Christ).»

Seulement voilà, après moultes recherches, je n’ai trouvé aucune trace de cette citation chez notre ami Marcus Tullius Cicero à qui l’on doit le fameux: O tempora, o mores., et pour cause: En fait, la version originale, n’est pas en latin, mais en anglais et le bon Cicéron a pillar of ironn’y est pour rien. 
« The national budget must be balanced. The public debt must be reduced ; the arrogance of the authorities must be moderated and controlled. Payments to foreign governments must be reduced, if the nation doesn’t want to go bankrupt. People must again learn to work, instead of living on public assistance. » C’ est extrait d’un ouvrage paru en 1965 (je précise, après Jésus-Christ): A pillar of iron (une colonne de fer)  l’auteure est une Américaine: Taylor Caldwell. Ce livre est un roman dont l’action se déroule dans la Rome antique, et Cicéron, revu et corrigé, à la sauce « made in USA », a les mêmes idées que les libéraux pur jus. Cette citation est très répandue aux États-Unis, et sur la toile, mais peut-être que les américains pensent que Cicéron est un homme politique américain ? Hé oui, O tempora, o mores ! Quelle époque, quelles mœurs ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Mais, que s’est-il passé…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, ,

Amis du genre humain et de la gavotte des montagnes réunis, bonjour ! Nous sommes donc le lundi 18 août 2014, c’est le premier jour de fructidor, que nos amis républicains, dans leur grande sagesse et leur petit panier, avaient dédié à la prune.

Et puisque le mois d’août est considéré par certains comme le mois de Marie je m’en vais me confesser à vous… Oui, je l’avoue, il m’arrive de regarder du sport à la télévision. Tenez, actuellement se déroulent les championnats d’Europe d’athlétisme, en Helvétie sous un temps de chien. Spectacle grandiose et émouvant rythmé par les aboiements des Lievre-Tortuecommentateurs sportifs et la sempiternelle question de Nelson Montfort à l’issue de l’épreuve, deux points ouvrez les guillemets: mais, que s’est-il passé ? Tenez, par exemple, il y a une bande de gars qui courent après le temps sur une piste détrempée. L’un d’entre-eux mène la course, s’approche de la ligne d’arrivée et donc, ipso facto de la victoire et donc, re ipso facto de la médaille et donc, re-re ipso facto de la marseillaise, chant guerrier sans lequel le sport ne serait pas ce qu’il est. Oui mais voila, alors que derrière ont  se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure.
et, nonobstant le règlement, il entreprend de se déshabiller Monfort_Nelsonavant de passer la ligne d’arrivée… Infraction immédiatement sanctionné d’un carton jaune. Oui mais voila. C’était compter sans les Ibères et leur sens aigu de la sportivité, du fair-play et de la camaraderie qui animent ces joutes modernes. Ils s’en vont tout de go porter réclamation auprès des instances supérieures qui s’empressent de disqualifier notre coureur semi-nudiste. Adieu veau, vache, cochon, couvée, médaille d’or et marseillaise !
Nelson: – Mais, que s’est-il passé ?
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant. (Avec l’aimable participation de Jean de la Fontaine.)
Et puis tiens, puisque l’on parle de championnat d’Europe entre deux pastis au café du commerce, quelqu’un pourrait-il m’expliquer ce que Israël fait dans un championnat d’Europe !!! (ça c’est la petite phrase pour se faire des copains)
Allez, bonne vacances, portez vous bien et à demain peut-être.

Ces êtres-là sont adorables !

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du symbolisme décadent et du jambon de Bayonne réunis, bonjour! Nous sommes le dimanche 17 août 2014, laforgue2trentième et dernier jour de thermidor, dédié au moulin.  Pour l’heure je voulais vous inviter à profiter de cette période estivale pour délaisser un peu vos tablettes, vos téléviseurs, vos ordinateurs et autres écrans et vous plonger dans un beau recueil de poésie. J’ai opté pour Jules Laforgue dont la misogynie au 18è degré me comble d’aise à chaque fois.

Un couchant des Cosmogonies !
Ah ! que la Vie est quotidienne…
Et, du plus vrai qu’on se souvienne,
Comme on fut piètre et sans génie…
On voudrait s’avouer des choses,
Dont on s’étonnerait en route,
Qui feraient une fois pour toutes !
Qu’on s’entendrait à travers poses.
On voudrait saigner le Silence,
Secouer l’exil des causeries ;
Et non ! ces dames sont aigries
Par des questions de préséance.
Elles boudent là, l’air capable.
Et, sous le ciel, plus d’un s’explique,
Par quel gâchis suresthétique
Ces êtres-là sont adorables.
Justement, une nous appelle,
Pour l’aider à chercher sa bague,
Perdue (où dans ce terrain vague ?)
Un souvenir d’AMOUR, dit-elle !
Ces êtres-là sont adorables !

Au moment de la mort de son père, en 1881, il part pour Berlin, où il devient lecteur de la francophile et libérale Impératrice Allemande Augusta de Saxe-Weimar, grand-mère du futur Guillaume II. Son travail consiste à lire à l’impératrice, deux heures par jour, les meilleures pages des romans français. Il s’agit d’un emploi très rémunérateur qui lui jules laforguelaisse du temps libre et qui lui permet de voyager à travers l’Europe. Malgré cela, il éprouve ennui et mal de vivre. Ce n’est qu’en 1886 qu’il quitte ce poste ; dès le début de l’année, à Berlin, il rencontre une jeune Anglaise, Leah Lee, qu’il épouse le 31 décembre à Londres. Il rentre alors à Paris. Mais son état de santé se dégrade rapidement : atteint de phtisie, il meurt en août 1887 à son domicile; il venait d’avoir 27 ans ; sa femme, atteinte du même mal, succombera l’année suivante. Il rejoint le club 27 que j’évoquais hier à propos de Robert Johnson le bluesman.

Et voila, portez vous bien et à demain peut-être.