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L’ivraie…De caisse d’épargne.

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de mes amis et du petit salé aux lentilles réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 22 juillet 2014 qui correspond au quatrième jour de Thermidor c’est à dire au jour consacré par le calendrier républicain à l’ivraie. Séparer le bon grain de l’ivraie… C’est quelque part dans les évangiles mais j’avoue que je ne me souviens pas à quel endroit l'ivraie(Matthieu peut-être). L’ivraie est une plante très commune de la famille des graminées, utilisée comme fourrage et autrement nommée « Ray-grass ». L’ivraie enivrante, Lolium temulentum, est la seule graminée dont les graines sont toxiques pour l’homme. Consommées en petite quantité, elles induisent des effets comparables à l’ivresse, d’où son nom populaire. C’est sans doute ce qui faisait dire à mon aïeule, toujours à l’affût d’un jeu de mots pourri: qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivraie… De caisse d’épargne évidemment ! Et puis tiens, histoire de vous permettre de vous présenter à « questions pour un champion ». Saviez vous que les terrains de tennis « gazonnés » sont semés d’ivraie; notamment celui de Wimbledon.

Oui c’est vrai, il faut séparer le bon grain de l’ivraie. C’est juste aussi en matière d’information car, comme le disait Malcom X:

malcom

 

 

 

 

Je dis cela pour ceux qui n’aurait pas remarqué que pendant les vacances, la tuerie continue. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Prise de tête…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’homélie et de l’omelette réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 21 juillet 2014 et, si on continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. C’est le 3è jour de thermidor dédié au melon. En Bretagne, il est dédié à sainte Triffin : conomorTrifina (ou Trivina) ce nom apparaît comme la forme féminime de Trivin, il pourrait dériver d’un terme apparenté au gallois triw, « vrai, exact,  fidèle ». Fille de Waroc, comte de Vannes au 6e siècle, elle épouse le tyran Conomor, comte du Poher et régent de la Domnonée. Ayant appris qu’elle attendait un enfant, il la décapite. Mais, on ne décapite pas une sainte comme on décapsule une Kronenbourg et, Ressuscitée par Gweltas (St Gildas de Rhuys), elle se réfugie à la cour de son père et  s’en ira fonder un monastère à Vannes où elle se retire.

Bon c’est vrai, Conomor c’était pas vraiment un marrant, il assassina toutes les femmes portant un enfant de lui car on lui avait prédit qu’il Vallée_des_Saints_18mourrait assassiné par son fils. Lorsque Trifin donna naissance à Tréveur, Conomor rechercha l’enfant et lui fit couper la tête. Tréveur aurait pris sa tête entre ses mains et l’aurait porté sur le tombeau de sa mère. Il y en a qui prennent leurs jambes à leur cou, lui prit sa tête dans les mains… Il a, depuis, bien entendu trouver sa place dans la vallée des saints de Carnoët. Quand à la maman, elle a laissé son nom à la charmante commune de Sainte-Tréphine, commune proche de St Nicolas-du-Pelem (22). Etonnant, non !

Allez, merci encore de passer par ici de temps en temps, portez vous bien et à demain peut-être.

Bouillon blanc et blanc bouillon…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’aposiopèse* et de l’huile de foie de morue réunies, bonjour ! *L’aposiopèse est une brusque interruption du récit qui se signale par une typographie et une ponctuation spécifique (comme l’usage trop fréquent des points de suspension dont votre serviteur se rend volontiers coupable).
Nous sommes le dimanche 20 juillet 2014, deuxième jour de thermidor dédié au bouillon-blanc. Une des plus anciennes plantes médicinales connues des apothicaires, herboristes et autres phytothérapeutes. Le bouillon-blanc porte d’autres noms populaires : herbe de saint Fiacre, Bouillon_blanccierge de Notre-Dame, fleur de grand chandelier, bonhomme, oreille de saint Cloud, queue de loup ou encore herba luminaria… La métaphore avec la queue du loup se retrouve dans l’espagnol gordolobo, mot à mot gros loup, en fait déformation du latin populaire coda lupi « queue de loup ». Au Québec, elle est aussi appelée tabac du diable et bonhomme. Les fleurs séchées de molène (rien à voir avec notre île du Ponant), c’est le nom de l’espèce, entrent dans la composition de la célèbre tisane des « quatre fleurs » utilisée de longue date et de nos jours encore en cas de refroidissement et de toux. Cette tisane n’a en fait des « quatre fleurs » que le nom car en réalité, elle en comprend 7 mélangées à parts égales : mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot, violette et bouillon-blanc. Le bouillon-blanc seul en infusion est également réputé pour résorber les petites irritations anales. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le 20 juillet c’est aussi l’anniversaire de mon ainé qui le fêtera là bas de l’autre côté de la Méditerranée et à qui j’adresse tous mes voeux, evel just… Il est né le même jour que Bonny B. célèbre joueur d’harmonica et chanteur de blues qui a vu le jour en 1974 sous un arbre sacrée le Bagnan. Il passe ses premières années sous le régime de Pol Pot. C’est pas de bol ! En 1978, poursuivi par les Khmers, lui et sa famille se Bonny Bréfugient dans la jungle près de la frontière thaïlandaise. Après trois jours et trois nuits de marche, sans manger, ils se retrouvent enfin en sécurité en Thaïlande. En mai 1998, autre point commun avec mon gars, Bonny décide de partir à Chicago à la quête du blues, « il fallait que je me rende sur place, comme en pélerinage ». Ne parlant pratiquement pas anglais, il ne se laisse pas impressionner pour autant et se retrouve « jammant » avec Louisiana Red, Buddy Guy, Jimmy Johnson, Kenny Neal, John Primer, Mc Kenzy ou Bernard Allison dans les clubs mythiques que sont le Blue Chicago, le Buddy Guy Legend’s ou le Koko Taylor. Ici en vidéo avec Dave Riley dans son club de Fribourg en 2010. Morceau que je dédicace à mon grand.

Le 28 février 2009, Bonny B. se lance dans un pari: devenir le seul harmoniciste au monde à jouer de l’harmonica pendant 24h non-stop pour le Guinness World Records. Tout cela afin de collecter des fonds pour son école au Cambodge. Bonny B. ouvre son premier Blues Club à Fribourg où il organise des concerts de Blues avec des artistes américains.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un paysan Bas-Breton…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’ornithologie et de l’ortolan braisé réunis, bonjour ! Nous sommes bien le samedi 19 juillet 2014 qui correspond au premier jour de Thermidor, dédié à l’épeautre. Comme disait mon aïeule, qui connaissait l’évangile de Matthieu sur le bout des doigts de pieds: regarde l’épeautre dans ton oeil avant la paille dans le mojito de ton voisin…                                                                                                             Dans la première mouture du calendrier républicain ce mois là avait été thermidor_onzieme_mois_de_republicain_posters-r01ba3a53ef9e49cbb6222a3fe075db13_wve_8byvr_512nommé fervidor, du latin fervidus, brûlant. Mais, allez savoir pourquoi, Fabre d’Eglantine décida de le débaptiser sans autre forme de procès et sans même en informer la Convention. Thermidor a l’inconvénient d’introduire une expression d’origine grecque dans une nomenclature dont tous les autres termes sont latins. Ça c’est pour les puristes. Néanmoins, je retiens que c’est thermidor qui a vu la fin de Robespierre et du même coup de la terreur. Encore deux verres d’absinthe et il l’aurait baptisé Therminador… La fièvre révolutionnaire eut-elle été moins sanguinaire si Fabre avait conservé le nom de fervidor ? Et si le nez de Cléopâtre… Et si ma tante, oui bon. En tous cas, vous, je ne sais pas mais, personnellement, ce que j’apprécie dans thermidor, c’est le homard…

Voici l’histoire d’un drôle de  paroissien qui nous a laissé des textes époustouflants sur la condition paysanne de ce 19ème siècle. Lorsque j’ai lu « mémoires d’un paysan bas-breton » publié aux éditions an here il y a une dizaine d’années, j’ai d’abord cru à une imposture tant la force du texte était présente.

Jean-Marie Déguignet, né le 19 juillet 1834 à Guengat (29), est issu d’une famille de condition très modeste. Son père était fermier à sa naissance, mais au bord de la ruine, il perdit son bail deux mois plus tard. Il dut louer un vieux taudis rue Vily à Quimper. Deux ans après, il emménagea avec sa famille dans un penn-ty au village de Guelenec à Memoires_paysan_bas_breton-DeguignetErgué-Gabéric où il vendit ses services chez des fermiers pour huit à douze sous par jour. Sa famille subit de plein fouet la misère engendrée par l’épidémie de mildiou des années 1845 et 46 – celle qui provoqua l’émigration des Irlandais. Il devint donc mendiant. Après cette crise, il parvint à se faire engager dans plusieurs fermes comme vacher, notamment à la ferme-école d’agriculture de Kermahonnet en Kerfeunteun. Récupérant des feuilles oubliées par des élèves, il apprend à écrire et lire le français par lui-même. En 1854, il s’engagea dans l’armée de Napoléon III. Il y restera 14 ans. Il participa à la guerre de Crimée, à la campagne d’Italie, à la soumission de la Kabylie en Algérie, ainsi qu’à l’expédition du Mexique. Lors de ces campagnes il apprit l’italien et l’espagnol, aidé en cela par ses connaissances en latin acquises au catéchisme.

Revenu en Bretagne, il se maria et devint fermier à Ergué-Armel pendant 15 ans. Il sera ensuite tenancier d’un débit de boisson, puis agent d’assurances. Sa femme mourut alors dans un delirium tremens, et il abandonna ce commerce. Il obtint ensuite une licence pour être 220px-Deguignetdébitant de tabac à Pluguffan. Mais en butte à l’opposition du curé qui incitait depuis sa chaire au boycott de son commerce, car Déguignet était ouvertement anticlérical, il dut quitter la commune au bout de quelques années. Retombé dans la misère, il passera ses dernières années à Quimper où il fréquentait la
bibliothèque municipale pour y lire les journaux républicains. Il rédigea même sa vie par deux fois, car il en avait vendu le premier manuscrit à Anatole Le Braz et cru que ce dernier avait voulu faire disparaître son témoignage. Il fut retrouvé mort à la porte de l’hospice de Quimper, le matin du 29 août 1905. Si l’occasion vous en est donnée, jetez vous sur un de ses textes, vous ne regretterez pas le voyage.Vous pouvez aussi voir le site grandterrier.net

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

Dans Plinn…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du petit patrimoine et du riz au lait réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 18 juillet 2014 c’est à dire le 30è et dernier jour de Messidor et c’est le jour de la chalemie. La chalemie est un instrument à Jossic chalemievent et anche double, de la famille de la bombarde et du hautbois, très répandu au Moyen-Âge et à la Renaissance, originaire de l’Espagne musulmane et cousin des Mizmars, Zurna, Rajtas et autre Ghaitas. C’est un instrument à tonalité haute, que l’on utilisait le plus souvent en plein-air, parfois accompagné d’une cornemuse, à l’image d’un couple bombarde et biniou. Au XVIe siècle, on commence à l’utiliser en consort (ensemble de plusieurs tailles du même instrument), mais aussi avec des saqueboutes ou des bassons. Aujourd’hui, cet instrument ne reste utilisé que par des instrumentistes abordant le répertoire spécifique du Moyen Âge et de la Renaissance; comme sur cette photo, le petit père Jossic des tri Yann.

Et puis tiens, à propos de biniouseries, heu pardon, de culture bretonne; ils ont fini par les couler dans le bronze… Qui ça ? Les sœurs Goadec pardi. Les voici statufiées en place publique dans la bonne ville statuede Carhaix, fief du marquis au bonnet rouge Troadec et des vieilles charrues réunies. Les statues à l’effigie de Maryvonne, Anastasie et Eugénie Goadec,  originaires de Treffrin (22), sont l’œuvre figurative de l’artiste rennaise Annick Leroy. J’ai maintes fois dansé le Plinn et le Fisel au rythme de leur fameux Kan ha diskan.

C‘est leur père, chanteur réputé, qui va transmettre naturellement sa passion à ses treize enfants. Aujourd’hui, c’est la fille d’Eugénie, Louise EBREL, qui perpétue la tradition (en vidéo avec Ifig Flatrès). En 1973, les soeurselles se produisent à Bobino, mythique temple du music-hall de Paris Montparnasse, pour un récital exceptionnel, Elles se produisent trois soirs de suite dans une salle plus habituée à recevoir Georges Brassens que Glenmor, et le succès est au rendez-vous, malgré le scepticisme de certains. Pour ma part, j’étais assez d’accord avec René Abjean qui, dans un article paru dans la revue Autrement en 1979, déclarait: « cette mis en spectacle du fest-noz touche à l’absurde et qu’en faisant venir à Paris « les trois vieilles paysannes de Carhaix [...] le folk est redevenu folklore ». Le temps a passé et nous, nous sommes passé dans le temps. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca sent le gaz… A Gaza !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 17 juillet 2013, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la Ste Charlotte ce qui m’auraitcharlotte autorisé à poster une vidéo de la célèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes le plaisir des dieux en 33t. Il en existe une vingtaine de galettes depuis le curé de Camaret jusqu’à La femme du vidangeur. J’avais une amie qui possédait la collection complète; ces disques furent enregistrés par des internes des hôpitaux de Paris. Sur le pourtour central du disque est inscrit : Collection privée et hors commerce éditée par souscription pour l’usage exclusif du corps médical. Ici  je veux parler de « La p’tite Charlotte » dont voici le premier couplet… Eloignez les enfants:

Dans son boudoir la petite Charlotte
chaude du con
faute d’avoir un vit
se masturbait avec une carotte
et jouissait sur le bord de son lit…              

Mais bon, j’entends déjà les commentaires des pisse-vinaigres, des peine-à-jouir, des tue l’amour et les admonestations des ligues de vertu. Je vous propose donc un billet relatif à la situation au Moyen-Orient.

Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes. Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de milliards de dollars. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie.

En 1999, avec un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne confie l’exploitation de Gaza Marine à un consortium formé de British Group et Consolidated Contractors (compagnie privée palestinienne), avec respectivement 60% et 30% des actions, dans lequel le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne a un gaza_gas_fields-400x272pourcentage de 10%. Deux puits sont creusés, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. Mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël , qui veut tout le gaz à des prix cassés. Par l’intermédiaire de l’ex Premier ministre Tony Blair, envoyé du « Quartet pour le Moyen Orient », est préparé un accord avec Israël qui enlève aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz, en versant la part qui leur revient sur un compte international contrôlé par Washington et Londres. Mais, immédiatement après avoir gagné les élections de 2006, le Hamas refuse l’accord, en le qualifiant de vol, et demande sa renégociation. En 2007, l’actuel ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon indique que «le gaz ne peut pas être extrait sans une opération militaire qui éradique le contrôle du Hamas à Gaza ».

En 2008, Israël lance l’opération « Plomb durci » contre Gaza. En septembre 2012 l’Autorité Palestinienne annonce que, malgré l’opposition du Hamas, elle a repris les négociations sur le gaz avec Israël. Deux mois après, l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’« Etat observateur non membre » renforce la position de l’Autorité palestinienne dans les négociations. Gaza Marine reste cependant bloqué, empêchant les Palestiniens d’exploiter la richesse naturelle dont ils disposent. En ce point l’Autorité palestinienne prend une autre voie. Le 23 janvier 2O14, lors de la rencontre du président palestinien Abbas avec le président russe Poutine, est discutée la possibilité de confier au russe Gazprom l’exploitation du gisement de gaz dans les eaux de Israel-GazGaza. C’est l’agence Itar-Tass qui l’annonce, en soulignant que Russie et Palestine entendent renforcer la coopération dans le secteur énergétique. Dans ce cadre, en plus de l’exploitation du gisement de gaz, on prévoit celle d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie. Dans la même zone, la société russe Technopromexport est prête à participer à la construction d’un site thermoélectrique d’une puissance de 200 MW. La formation du nouveau gouvernement palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, renforce la possibilité que l’accord entre Palestine et Russie parvienne à bon port. Dix jours après, le 12 juin, survient l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés tués le 30 juin : le ponctuel casus belli qui amorce l’opération « Barrière protectrice » contre Gaza. Opération qui entre dans la stratégie de Tel Aviv, visant à s’approprier aussi des réserves énergétiques de l’entier Bassin du Levant, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises, et dans celle de Washington qui, en soutenant Israël, vise le contrôle de tout le Moyen Orient, en empêchant que la Russie ne réacquière une influence dans la région. Un mélange explosif, dont les victimes sont une fois de plus les Palestiniens.

Manlio Dinucci – Edition de mardi 15 juillet 2014 de il manifesto
Traduit de l’italien par Maie-Ange Patrizio

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Je retourne ma vesce…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour ! Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui a fait la vicia_cracca_5réputation de ce blogue, commençons par une histoire de vesces. Eh oui, nous sommes le mercredi 16 juillet 2014, 28è jour de Messidor que Fabre d’Eglantine avait imaginé consacrer à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légumineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois. Étonnant, non !

Justement, à propos de rois, je constate qu’un fois de plus et, nonobstant la commémo de notre 14 juillet révolutionnaire, le consommateur est élu le roi des c… Car, enfin est sorti, dimanche, au Journal officiel, le décret (2014-797 du 11 juillet 2014 relatif à la mention «fait maison »…) visant à pousser les restaurants à indiquer si leurs plats sont « faits maison » ou pas. Dès mardi, les restaurateurs devront s’y conformer, en apposant un logo « fait maison » sur leur screen_shot_2014-07-14_at_6.41.58_pm_0carte. Un sacré progrès hein, madame Michu !  Et bien non.  Car se serait oublier que les lobbies de l’agroalimentaire sont passés par là. Et à lire le texte de ce décret, un restaurant pourra afficher fièrement le logo « fait maison » tout en servant des plats à base de sauces en poudre, de viande hachée industrielle ou de poissons surgelés. On peut y lire en effet: « Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel : épluchés, à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ; fumés, salés ; réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. » Résultat des courses, le bougnat qui «réceptionne» un failli morceau de Colin surgelé et qui le passe au four en compagnie d’une poignée de carottes déja préparées pourra arborer fièrement le fameux logo «fait maison»… A l’heure où les blogueurs se font condamner pour avoir critiquer la prestation d’un restaurant, il y a vraiment de quoi retourner sa vesce… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Athée souhaits !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la pataphysique et du riz créole réunis, bonjour ! J’évoque la pataphysique car en réalité dans leur calendrier, ce mardi15 juillet 2014 correspond au Lundi 2 Tatane 14 Commémoration du P. Ébé. Alors que pour les républicains, ce même jour correspond au 27 de messidor dédié à l’ail. Plante pour le moins miraculeuse qui faisait dire à mon aïeule:qui a de l’ail dans son jardin, n’a point besoin de médecin ! Ah non, ça c’était hier avec la sauge; bon ben, je n’sais plus…

Je pourrai vitupérer à l’encontre, où à l’endroit, de la communauté internationale qui pousse des cris d’orfraie quand un juif se fait arracher la kippa mais qui détourne pudiquement le regard lorsque des centaines de palestiniens se font assassiner par une armée d’occupation (au moins 170 morts et 1 120 blessés, tel est le bilan des victimes à Gaza, au septième jour de l’offensive israélienne selon le bureau de l’ONU chargé des affaires humanitaires) mais ce serait, je le crains, prêcher dans le désert… Fort heureusement je me délecte de quelques infos des plus réjouissantes glanées ici et là.

Un athéiste autrichien a gagné le droit d’être pris en photo sur son permis de conduire portant une passoire à spaghetti comme chapeau religieux. Nick Alm a demandé cette exemption après avoir lu qu’un nicochapeau était autorisé seulement pour des raisons religieuses. Il a donc expliqué que la passoire était une obligation dans sa religion, le pastarianisme, lui même étant un pastafariane, membre de l’Eglise du Spaghetti monstre volant ( si si , ça existe !!!) localisée aux USA, dont le seul dogme est le rejet de tout dogme.  L’église a été fondée au Kansas en réaction au fait que le créationnisme est maintenant enseigné dans les écoles . Les pastafarianes ont donc demandé à avoir leur propre version de l’évolution de la vie enseignée, justifiant que Jesus était un pastafariane selon leur genèse. Amusant non !

En 2005, Bobby Henderson, un diplômé en physique de l’ Université d’Etat de l’Orégon écrivit une lettre ouverte concernant le Flying pastafarismeSpaghetti Monster pour protester contre la décision du Comité d’Éducation de l’État du Kansas de permettre au dessein intelligent d’être enseigné dans les cours de science au même titre que la théorie de l’évolution. Dans sa lettre, Henderson parodie le concept de dessein intelligent en professant sa foi en un dieu créateur surnaturel dont l’apparence serait celle d’un plat de spaghettis et de boulettes de viande. Henderson demande à ce que le pastafarisme reçoive la même durée d’enseignement que le dessein intelligent et la théorie de l’évolution. Il y a des jours où l’actualité me réjouit.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le blues de la poisse…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du contrepet et du homard grillé réunis, bonjour ! Et bien voilà, nous sommes le lundi 14 juillet 2014, fête nationale mais bon, Par nature j’émets des réserves envers tout ce qui se réclame du National: Le drapeau national, l’équipe nationale, la gendarmerie nationale, le preview-300x229front national… et, inutile de vous préciser qu’à l’instar de Jacques Brel, j’ai horreur de tous les flon-flons, de la valse musette et de l’accordéon. Ou encore, comme le disait le grand Georges; le jour du quatorze juillet, je reste dans mon lit douillet… Je rêve d’une grande parade d’où l’on aurait remisé tous les blindés, les fusils et autres avions semeurs de mort. Ce serait un immense défilé peuplé de jeunes filles en fleur, de jardiniers joviaux, de poètes échevelés, de moissonneurs en bras de chemise, de papy gâteau et de lady gaga. Et tout ce beau monde entonnerait La Ravachole dans les dédales de Montmartre. La caricature est de Haitzinger.

Pour le calendrier républicain, c’est le jour de la Sauge. Dans le Mexique pré-hispanique, il existait une espèce appelée « Chia » et qui a donné son nom à l’Etat du Chiapas (saluons le Sous-commandant Marcos). D’ailleurs, mon aïeule, qui en connaissait un rayon, répétait à loisirs (et à nous aussi):qui a de la sauge en son jardin, n’a point besoin de médecin… MarcosNon vraiment si j’avais « le choix dans la date » pour commémorer quelque chose, ce serait le 14 juillet 1896, naissance de Buenaventura Durruti, anarchiste espagnol qui donna son nom à une fameuse colonne de combattants anti-franquistes ou bien 14 Juillet 1934 la naissance de Gotlieb pour son « Fluide glacial » mais encore le 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré pour « la mémoire et la mer » et pourquoi pas le 14 juillet 2003, le dernier chant de Compay Segundo et ses Montecristo N°5. Mais, j’ai une tendresse particulière pour le 14 juillet 1912 parce que c’est la naissance de Woody GUTHRIE. dont voici une version du Blues de la poisse par Roger MASON.

La version originale de Guthrie c’est celle-ci:

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Quelle basse-cour…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la métalinguistique et du catalogue de la Redoute réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 13 juillet 2014, 25è jour de 290px-Pintade_domestique1-150x150Messidor dédié à la pintade, décrite par Jules Renard comme la « bossue de la cour au crâne chauve et à la queue basse » qui « ne rêve que plaies à cause de sa bosse ». Cela vous évoque quelqu’un ? On dit que la pintade cacabe ou qu’elle criaille. Par contre, mon encyclopédie ne précise pas si elle fut secrétaire d’État …

Tout à fait autre chose.

Le 13 juillet 1949, naissance de Clifford HARPER à Chiswick (Ouest de Londres). Artiste illustrateur et militant anarchiste. Expulsé de l’école à 13 ans, il est placé à 14 ans et effectue divers travaux qu’il qualifie lui-même de serviles. Activiste dans les squatts de Londres durant les Cliffordannées soixante, il devient progressivement un artiste illustrateur autodidacte engagé qui va s’imposer par la qualité et la quantité de ses réalisations, qui vont illustrer la presse radicale alternative et en particulier la presse anarchiste anglaise et internationale. Il est alors fortement influencé par les dessinateurs et illustrateurs comme Eric Gill et Frans Masereel. En 1974, il publie l’anthologie d’affiches et dessins « Radical Technologie » puis en 1978, le livre « Class War Comix ». En 1984 est publié « The Education Of Desire » puis en 1987 « Anarchy, A Grafic Guide », ce qui ne l’empêche par de poursuivre son militantisme en travaillant à l’organisation du « Anarchist Bookfair » salon annuel du livre anarchiste.

Remarqué pour la qualité de son œuvre, il va alors travailler pour laarton3613 presse nationale et en particulier « The Guardian » et éditera en 2003 une anthologie des dessins parus « Country Diary ».                           A citer également « Visions of Poesy – an Anthology of Anarchist Poetry » édité par Dennis Gould et Freedom Press en 1990. Une exposition de ses dessins « Graphic Anarchy » a eu lieu au Newsroom Gallery de Londres en avril mai 2003. En avril 2006, il est victime d’une attaque cardiaque et depuis, il se ménage et apparaît moins souvent en public.

 

Tiens,je viens d’apprendre la disparition de Charlie Haden, immense contrebassiste de jazz:

 

Allez, bel été à tous, rendez-vous au bal des pompiers, portez vous bien et à demain peut-être.