Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Germaine MONTERO

    Germaine MONTERO

  • Image de l'artiste Jules Vallès

    Jules Vallès

  • Image de l'artiste Patachou

    Patachou

  • Image de l'artiste Tampa RED

    Tampa RED

  • Image de l'artiste Sylvain Maréchal

    Sylvain Maréchal

Tout va très bien, madame la marquise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la belle chanson d’expression française et du sirop d’érable réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 02 août 2015 et, dans le calendrier républicain, c’est le jour de la brebis; mais, bon, on va pas en faire un fromage.

Avez vous remarqué, amis fidèles, avec quelle rapidité nos prix sine-mensuel-03-zoomsont en train de s’envoler ? Oh,pas de quoi fouetter un ministre, on nous dit que l’inflation est maitrisée… Je ne sais pas chez vous mais très franchement je ne m’en suis pas rendu compte. Les tarifs du gaz vont augmenter ainsi que ceux de l’électricité. Le timbre va finir par se vendre au prix du caviar. Le prix du billet de train augmente lui aussi.  Et puis tiens, pendant qu’on y est, le gaz va augmenter, je l’ai déjà dit, la farine va augmenter, et donc le pain, les pâtes. Ajoutez à cela le café, le beurre, le chocolat, l’huile, le camenbert, les biscuits… Et nos amis de la FNSEA (allez donc jeter un œil sur cet article de BASTA) veulent augmenter le prix du beurre (salé), du lait (ribot), de la viande (kig sal), du yaourt, bref, la vie augmente sauf ma retraite.
Je ne peux m’empêcher de repenser à ce poème de Guillevic.

Quand on nous dit :
La vie augmente, ce n’est pasguillevicportrait
Que le corps des femmes
Devient plus vaste, que les arbres
Se sont mis à monter
Par-dessus les nuages,
Que l’on peut voyager
Dans la moindre des fleurs,
Que les amants
Peuvent des jours entiers rester à s’épouser.
Mais, c’est, tout simplement,
Qu’il devient difficile
De vivre simplement.

Allez, le bonjour vous va; portez vous bien et à demain peut-être.

Ce sont de drôles de types…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , ,

Amis de la tautologie et du bœuf miro(n)ton réunis, bonjour  Nous sommes le samedi 01 Août 2015, 14è jour de Thermidor dédié au basilic… C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un chansonnier libertaire qui fit les belles heures de La Muse rouge. En voici un court portrait qui va venir s’accrocher aux cimaises de notre galerie.

Fils d’un ferblantier et d’une giletière, François-Henri Jolivet travailla dans une imprimerie, dans un atelier puis comme livreur. Mais sa passion pour la chanson l’emportait : dès l’âge de dix-sept ans, il chanta ses compositions dans les cafés concerts du boulevard Sébastopol. Il participa à une association de chansonniers amateurs, La Bellevilloise, et fut la-muse-rougedès 1901 membre du Groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires avec notamment Sébastien Faure, F. Mouret, Le Père Lapurge, Paul Paillette, etc.. Jolivet qui fut longtemps livreur, tirant une voiture à bras, composait ses chansons en arpentant les rues de Paris et les écrivait pendant ses haltes. Pendant la Première Guerre mondiale, il entra dans le groupe La Muse rouge, dont j’ai souvent parlé ici, où, par dérision, il chantait habillé en poilu. Jolivet était un habitué des fêtes, des organisations et des journaux ouvriers, particulièrement de ceux qui maintenaient l’esprit pacifiste comme la Patrie humaine. En mai 1930 il fut nommé membre du Comité directeur de La Muse Rouge aux cotés notamment de J.P. Monteil, Robert Bernard Fredy, Guérard, Toziny , Thulerelle, Coladant et Jane Monteil.

En 1931, comme la majorité des chansonniers libertaires de la Muse rouge, il s’opposera à l’adhésion du groupe à la Fédération du théâtre ouvrier de France (FTOF) qui venait d’être fondée et était chansonnierscontrôlée par les communistes. Ce refus entraînera une censure et un boycott de la Muse par les organisations proches du P.C. Son œuvre comporte près de sept cents chansons ou monologues, parfois popularisés par les voix de Greyval, Musidora et Édith Piaf. Cette dernière le soutint pendant ses dernières années alors qu’il était devenu presque invalide et aida à la publication de son œuvre sous le titre : Chansons sociales et satiriques, Paris, 1956, avec une préface d’Henri Poulaille. Plusieurs de ces chansons avaient été publiées dans les revues Nos Chansons et La Muse Rouge (Paris, 25 fascicules de 1922 à 1934). Extrait :

PAPIERS A CUL

« Un jour souffrant et tout pâle
D’une colique autoritaire,
Je me suis servi de mon livret militaire.
N’allez pas m’accuser ici
De façon trop peu délicate,
Ils usent à peu près ainsi
De leurs traités, les diplomates. » (…)

Au début des années 1950, à près de 80 ans, il monta encore la-vache-enragéesur les planches à Montmartre pour y chanter dans une soirée organisée au « Tire-bouchon » par les amis du chansonnier libertaire Henri Chassin. (à qui j’avais consacré un billet dans ces mêmes colonnes) A sa mort, le 31 octobre 1955 à Paris, F.H. Jolivet était le doyen de La Muse rouge. Il a été incinéré au Père Lachaise le 04 novembre accompagné de nombreux amis libertaires. Sources: Ephémérides anarchistes. Dictionnaire international des militants anarchistes

 

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

31 juillet 1914. Ils ont tué Jaurès…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 31 juillet 2015, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

L’assassinat de Jean Jaurès a lieu le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris, au cœur de la République du Croissant, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité. Il est atteint par deux coups de feu. L’auteur est un certain Raoul Villain jeune admirateur de Maurras et fan de l’Action Française. Raoul Villain est incarcéré en attente de son procès Jaurès 2durant toute la Première guerre mondiale. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la cour d’assises de la Seine. Villain a la chance de n’être jugé qu’en 1919, à sa demande, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris (c’est lui qui créa Les brigades du Tigre), dans la nuit du 31 juillet 1914. Plus étonnant, parmi les témoins en sa faveur figure Marc Sangnier, venu défendre la « valeur morale » d’un ancien disciple.

Raoul Villain est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès). Le 14 mars 1919, soit quinze jours plus tôt, le 3e café-du-croissant-300x202conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamnait à la peine de mort Émile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent. Raoul Villain s’exile alors sur l’île d’Ibiza. Peu après le début de la guerre d’Espagne en juillet 1936, l’ile tombe aux mains des franquistes, puis est reconquise par les républicains, qui la quittent rapidement. Celle-ci est alors reprise par des groupes anarchistes, mais l’île est bombardée par l’aviation franquiste et dans le chaos, le 13 septembre 1936, les anarchistes l’exécutent pour espionnage au profit de l’armée franquiste, sans que l’on sache s’ils savaient qui il était. Étonnant non !

Allez, merci d’être passé par ici en plein été. Portez vous bien et à demain peut-être.

I wash my hands…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, , , ,

Amis de l’utilitarisme et du savon de Marseille réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 juillet 2015, douzième jour de Thermidor que nos amis républicains avaient dédié à la 290px-Salicornia_europaeasalicorne dans leur calendrier. Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre, mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

Cela m’évoque la mer et pour moi, la mer, c’est quelque part entre Le Flimiou et la baie des trépassés en passant par Beuzec-conq, Brézellec et la roche jaune… Pour les non-initiés, cela se situe dans le Finistère Sud entre Douarnenez et la pointe du Raz. En tous cas, c’est là que nous allions « cueillir » plutôt que pêcher, les fameux pouces-pieds qui aujourd’hui ont pouce piedquasiment disparus de nos assiettes sauf pour quelques espagnols chanceux et/ou roublards… Quand à la salicorne, on s’en sert encore aujourd’hui pour produire de la soude végétale, qui était autrefois utilisée pour la fabrication du savon et qui entre encore aujourd’hui dans la composition du fameux savon d’Alep.

Aujourd’hui à Alep, se sont les habitants qui sont en train de se faire passer un sévère savon par ce bon Bachar al Assad et ses sbires; et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’en lavent les mains au savon noir. Admirez l’enchaînement. savon noirEn effet, la soude végétale est aussi présente dans le non moins fameux savon noir Le Briochin, inventé au début du siècle dernier par un certain Raoul Renaud, marchand cirier en Côtes-du-Nord. Aujourd’hui on dit Côtes-d’Armor, ça fait plus chic… On dit encore que la soude servant à la production de verre, provenait de la combustion de la salicorne. Aussi, au 14e siècle, on raconte que les verriers déplaçaient leurs ateliers en fonction des zones de pousse de cette plante herbacée si étroitement liée à leur métier.

Et voilà pour aujourd’hui; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

A la St Gwilherm le cénobite reste à la ferme…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

, , ,

Amis de l’anticléricalisme respectueux et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 29 juillet 2015 et c’est toujours thermidor, précisément le 11è jour dédié à la Panic. Ou plutôt au Panic. Pas de quoi s’inquiéter outre mesure, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées comme céréale alors Panicqu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste… Et pourtant, cette plante pourrait constituer, selon une étude publiée en 2008, une source intéressante d’agrocarburant grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles » votre blog préféré qui reste ouvert tout l’été.

Tiens, par ici aujourd’hui, on célèbre les Gwilherm (Guillaume).
Guillaume Pichon ou Pinchon était né à St-Alban (22) vers 1180. Évêque de St-Brieuc, il vécut à une époque de conflits très durs entre le pouvoir ducal et le clergé, envers lequel d’anciens griefs avaient ressurgi lors de l’assemblée des vassaux tenue à Nantes en 1225. Au cours de cet affrontement entre le Duc Mauclerc et les prélats de Rennes, St-Brieuc et Tréguier, Guillaume acquiert la considération de fontaine-saint-guillaume-loudeacRome qui en fait un autre Thomas Beckett, persécuté en défendant les libertés de l’Église. Il faut dire que évêque de Saint-Brieuc, il vendit ses biens en 1225 pendant une famine, excommunia en 1226 le duc Pierre Mauclerc qui voulait déposséder le clergé, mais dut s’enfuir à Poitiers, rentra en 1230, entreprit la construction de la cathédrale Saint-Étienne, et mourut le 29 juillet 1234, il deviendra ainsi l’un des rares saints d’Armorique canonisés à Rome, le 15 avril 1247, par le pape Innocent IV. Le peuple breton l’a aussitôt intégré dans son corpus de croyances ; à Langueux (22) par exemple, une table de pierre en granit dans un champ de la Ville-Néant, sur laquelle on remarque des caractères indéchiffrables, était dite table de saint Guillaume et à Loudéac (22) on y trouve chapelle et fontaine qui lui sont dédiées.

Vous n’allez pas me croire mais, il pleut sur Brest… Allez merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Bretagne 1488, le début de la fin…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la physique nucléaire et du tour de France réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 28 juillet 2015, dixième jour de thermidor dédié à l’arrosoir. Inutile de préciser que depuis quelques jours, cet instrument est totalement inutile en Bretagne et tiens, puisque l’on en parle…

Le 28 juillet 1488 marque le début de la bataille de Saint-Aubin-du- Cormier considérée par les nationalistes bretons comme le début de la fin. Après avoir été défait par les troupes royales, François II, Duc de Bretagne, doit accepter le traité du verger signé le 19 août 1488.Par ce traité, le roi, ou plutôt sa sœur Anne de Beaujeu, met fin à la «Guerre folle» et prend un sérieux gage sur la Bretagne, jusque-là st-Aubinindépendante. Le Duc s’engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; St Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle.

Les mariages d’Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII résultent de ce traité. A droite au dessus, un dessin de Jeanne Malivel (1922). La bataille de Saint-Aubin du-Cormier met un coup d’arrêt à la révolte des princes : Louis d’Orléans, futur Louis XII, et le prince d’Orange sont capturés. Alain d’Albret et le sire des Rieux réussissent à s’échapper et jouent par la suite un rôle important dans le conflit qui a lieu en Bretagne. En effet, malgré cette victoire, et le traité du Verger, dès la fin mariage d'anne1488, la guerre reprend pour encore trois ans, jusqu’à ce qu’en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne. Cette bataille est considérée par les nationalistes bretons comme le moment où la Bretagne perd son indépendance, malgré les trois années de campagne qui suivent ; elle est donc considérée comme un moment fort de l’histoire de la Bretagne. Comme l’écrit Léon Le Meur, « La bataille de Saint-Aubin sonna le glas de l’indépendance bretonne ». Des nationalistes bretons, tel Célestin LAINÉ (triste sire peu fréquentable, créateur du Bezenn Perrot, milice bretonne de collaboration) , ont fait disperser leurs cendres sur le lieu de la bataille. Je hais tous les nationalismes.

Allez, merci d’être passé pendant les vacances; portez vous bien et à demain peut-être.

La main d’Angela dans la culotte d’un evzone…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

, , ,

Amis de la tradition druidique et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes lundi 27 juillet 2015 qui est normalement le 9ème jour de thermidor dédié à la mûre mais, en Bretagne on aime à se distinguer et donc, c’est le jour de St Henog. Ce saint est un diacre mentionné dans la Vie de Samzun comme son cousin et compagnon. Un saint Henog, val andrééponyme de Llanhenwg (Mynwy), est donné pour père de Taliésin, « le prince des poètes ». Henoc aurait laissé son nom à la paroisse de Pléneuf (22) à la suite de transformations que les linguistes connaissent bien. Le nom actuel, formé à partir du nom ploe, signifiant « paroisse » en vieux-breton, suggère des origines liées à une fondation religieuse. Mais comme nous sommes en pays Gallo; on ne dit pas plo mais ple… Dans un acte de 1167,  le nom apparaît sous la forme Pluenot, forme erronée de Pluenoc résultant d´une confusion entre t et c. Rapprochée des formes Pleneuc (1356) et Ploeneuc (1428), elle indiquerait que l´éponyme du lieu serait un saint breton dénommé Enoc ou Henoc. Aujourd’hui on dit Pléneuf Val-André; pas vraiment le genre prolo; c’est plutôt Plage, golf et casino.

Nos amis grecs, eux, se demandent à quel saint ils vont bien pouvoir se vouer. En témoignent ces révélations de la télévision allemande que je trouve sur le site Numérama:
Parmi les biens publics que la Grèce doit vendre, il y a les 14 aéroports régionaux les plus rentables du pays qui doivent être vendus à une firme allemande, Fraport.
Le maire de Corfou, Kostas Nikolouzos (120 000 habitants, 1 million de touristes par an, chiffre en augmentation) : « L’aéroport rapporte beaucoup d’argent, pourquoi devrait-on le céder ? Nous sommes en crise, n’est-ce pas ? Si on se prive Fraportdes moyens de produire de la richesse dans ce pays pour relancer l’économie, comment fera-t-on ensuite ? ».
Selon « l’accord » de colonisation européen, tout doit être bradé : la poste, les installations d’eau, les autoroutes, le réseau de gaz et d’électricité, les ports et les aéroports. Et donc, les 14 aéroports situés sur les îles les plus touristiques, Mykonos, Santorin, Kos, Corfou, etc.
La firme allemande doit donner 1, 23 milliard d’euros et une taxe annuelle de 22,9 millions pour récupérer les 14 aéroports.
Le ministre des infrastructures grec, Christos Spirtzis : « l’État grec doit vendre les 14 aéroports qui rapportent et les 30 autres aéroports qui ne font aucun profit doivent rester à sa charge. C’est un modèle qui ressemble à l’état des choses dans une colonie, pas dans un état membre de l’Union européenne ».
D’après les chiffres de l’administration grecque, le nombre de vols via les 14 aéroports l’an passé a augmenté de 13,8%, le color-greece-austerity-webnombre de passagers a connu une augmentation de 19%. Un expert de la Lufthansa qualifie la transaction de « économiquement lucrative ».
Mais on garde le meilleur pour la fin. S’agît-il vraiment d’une privatisation ? La société anonyme Fraport est une firme allemande mais surtout la majorité de ses parts est détenue par la ville de Francfort et la région de Hesse.
Prof. Rudolf Hickel de l’Université de Brême : « Ce qui va se produire est un changement de propriétaire – ce qui était propriété de l’État grec va pour ainsi dire devenir propriété de l’État allemand. Et à la fin, ce qui compte, c’est que les profits qui seront réalisés dans ces 14 aéroports financeront les services publics allemands ». Et que deviendra le petit milliard récolté pour la vente ? Il servira à rembourser la dette.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Semaine tragique…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , ,

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 26 juillet 2015 huitième jour de Thermidor dédié à la Carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux dont les graines sont utilisées pour carthameproduire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle. Les jeunes feuilles de carthame peuvent se manger crues, en salade. Ce sont les pistils qui sont utilisés en teinturerie ou comme mauvais substitut au safran.

Le 26 juillet 1909, à Barcelone, début de « La Setmana tràgica » ou « La Semana tragica » (La Semaine Tragique). Pour protester contre un décret (du 11 juillet) qui mobilise les réservistes, et contre l’envoi de troupes au Maroc, l’organisation « Solidaridad Obrera » lance un appel à la grève générale. Le mouvement se setmana_09transforme alors en émeutes, la loi martiale est proclamée, des barricades se dressent dans les rues et des affrontements ont lieu avec l’armée (104 civils, 4 soldats et 4 membres de la Croix Rouge trouveront la mort). L’Église, principal soutien de la réaction, est alors visée par les émeutiers; 18 églises, 49 couvents ou collèges religieux sont la proie des flammes. La monarchie cléricale se déchaîne alors contre les anarchistes, et le pédagogue libertaire Francisco Ferrer, victime d’une machination, sera fusillé le 13 octobre, après avoir été désigné comme responsable de ces événements. C’est-y pas malheureux ça, madame Michu ?

Allez, merci encore d’être passé par ici; portez vous bien et à demain peut-être.

Pas un jour sans une ligne…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du rêve éveillé et de la potée bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 25 juillet de l’an de grâce 2015. Ce jour correspond au 7è de thermidor dédié à l’armoise, plante de la famille des astéracées dites Artémisia du nom de la déesse (remarquez que je vous épargne le jeu de mots sur l’armoise à pharmacie). Les Aztèques et autres indiens des Amériques utilisaient l’armoise pour des rituels et la médecine. Depuis les époques reculées en Europe, l’herbe était un armoise chineremède contre la fatigue et pour protéger les voyageurs contre les mauvais esprits et les animaux sauvages. Les indiens utilisent l’armoise toujours comme sauge et l’herbe pour la purification spirituelle, pour chasser des mauvais esprits et des énergies négatives. En Chine, des faisceaux de feuilles de Calamus avec l’armoise sont toujours utilisés comme talisman pendant le festival des bateaux dragon. Mon aïeule, que décidément rien n’arrêtait, s’en faisait une ceinture avant de nous emmener caracoler autour du feu de la St Jean. Avant l’extinction du feu il fallait y jeter la ceinture afin de se protéger de tout un tas de tourments durant l’année à venir. D’où son nom d’herbe de la st Jean.
Si l’on en croit Albert le Grand, dans ses conseils aux pèlerins, il convient de s’en faire une ceinture en marchant et ensuite la faire cuire pour s’en laver les pieds. Ainsi on ne se fatigue ph-Armoise-biolandes-1229957978-300x199jamais; il reprend ainsi les conseils déjà prodigué par Pline l’ancien aux voyageurs… Ici à gauche: cueillette d’armoise au Maroc. On dit que les coureurs de marathons enduisaient les semelles de leurs sandales de suc d’armoise pour se donner « des ailes aux talons ».

Et puis tiens, puisqu’on en est aux confidences, savez vous que le nom de la ville de Tchernobyl (de sinistre mémoire) ou plutôt чорнобиль (tchornobylj) en ukrainien, désigne l’armoise, en particulier l’armoise ordinaire (Artemisia pétardvulgaris). Il vient de tchorno = noir et bylj = herbe. Ces « herbes noires » sont très communes dans les steppes, où elles finissent pas se casser et par rouler sur de longues distances. Étonnant, non ! On dit que l’armoise est utile pour l’induction de rêves lucides et du voyage astral. Fumer ou consommer de l’armoise sous forme de plante ou en solution avant de dormir pourrait intensifier les rêves ou leur contrôle et aider à s’en souvenir. Au Mexique, l’herbe est souvent fumée comme substitut de la marijuana.
Bon, et bien tout cela m’a l’air très sympathique… A vous d’expliquer aux pandores que vous avez une ordonnance.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Comme à Ostende…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’ornithologie et du nid d’hirondelle réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 24 juillet 2015, sixième jour de Thermidor dédié à la Prêle. C’est donc la prêle du 24 juillet qui, de toute évidence, ne peut être confondue avec la prêle 150px-Anches_bombardedu 18 juin. Je me souviens d’un compère musicien, sonneur de bombarde (talabarder en breton) du côté de Bolazec, qui s’en servait pour abraser ses anches. Entendons nous bien, il ne s’agissait pas de raboter sa cellulite, non, mais les anches en roseau de son instrument. Quand à mon aïeule, toujours à faire son intéressante, elle l’utilisait pour récurer ses casseroles et Dieu sait si elle en avait quelques unes des casseroles… D’ailleurs, le verbe prêler à longtemps été utilisé pour désigner l’action de poncer; notamment en ébénisterie. Étonnant, non !

En ce mois de juillet, je voulais rendre un petit hommage à cet Caussimonimmense poète qu’était Jean-Roger Caussimon au motif qu’il  était né un 24 juillet en 1918. Entre temps il nous a légué quelques unes des plus belles chansons de son temps reprises par les plus grands depuis Léo Ferré jusqu’à Arno, en passant par Catherine Sauvage, les frères jacques, Gainsbourg et tant d’autres. Il fut l’une des têtes d’affiche du cabaret le lapin agile pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontra Ferré et que naquit une amitié qui jamais ne se délia.

 

Les musiques de léo Ferré vont contribuer beaucoup à sa notoriété, on se souvient de Monsieur William et A la Seine. Marcel Carné lui offrira un rôle dans Juliette ou la clé des songes aux côtés de Gérard Philippe. On se souvient encore de sa participation dans le fameux film de Tavernier Le juge et l’assassin pour lequel il écrira plusieurs chansons dont La commune est en lutte et La complainte de bouvier l’étrangleur. Après sa mort, ses cendres furent répandues à la pointe des poulains à Belle-île-en-mer. J’avoue que j’ai une faiblesse pour Comme à Ostende quelque soit l’interprète.  

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.