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Bis repetita placent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’ésotérisme et de la lessive St Marc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 25 avril 2017, sixième jour de Floréal dédié à l’ancolie dans le calendrier républicain. Néanmoins soyez indulgent envers ceux qui vous diront qu’en réaliArcane-Arcana-21-monde-worldté nous sommes le vendredi 6 Palotin 144 – Ste Oneille, gourgandine; ce sont des pataphysiciens. Quand aux bretons bretonnants de Cornouaille et de Léon, ils sont persuadés qu’aujourd’hui marque la St Gourloez… Mais, le calendrier du facteur lui, indique bien St Marc. Il faisait partie de la bande des quatre évangélistes et on le trouve représenté par le lion sur l’arcane 21 du tarot: Le Monde. En fait, on devrait dire la carte 22, considérant qu’il existe une carte non numérotée dans le jeu. Ce bestiaire ( l’ange pour Matthieu, l’aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc.) entoure aussi le fameux carré magique  dit du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent… Mais que tous pensent, trouvent… mais se taisent !

Ainsi donc, les français se sont exprimés et ils nous proposent un match retour entre Le Pen et Macron ! Après Chirac Le Pen, bis repetita placent. Pensez vous que les électeurs (soi disant de gauche) qui avait voté Chirac à l’époque, pour faire barrage au FN… se souviennentMacron GAD comment ils se sont fait envaseliner ? Que nenni, l’histoire va se répéter et Macron 1er va s’installer sous les ors de la République et sous les applaudissements d’une foule En Marche. En marche peut-être mais, en marche arrière assurément. Comment faire confiance à un type qui baptise son mouvement de ses propres initiales EM. Comment confier les clés de la maison France à un type soutenu à la fois par Robert Hue, Bayrou et BHL ?

Allez, vous en r’prendrez bien pour cinq ans…

Au retour du chat noir…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la tradition et du café-cognac sans café, bonjour ! Nous sommes le Lundi 24 avril 2017, lendemain d’élection; c’est vous dire que les choses ne traînent pas et c’est le cinquième jour de Floréal dédié au rossignol. Ah, Luis Mariano ! Vous vous souvenez: il était une fois, une fille de roi, au cœur plein de tristesse…Il y a quelques temps j’avaisnawak-le-pen-e1492099037398-810x759 utilisé une litho de STEINLEN pour illustrer un billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. 683491-minute-silence-geluckMais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat ou encore Siné pour ces célèbres séries.

Allez, gardez l’espoir, portez vous bien et à bientôt peut-être.

An douar so kozh me n’eo ket sod…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la phylogénétique et du rougail saucisses réunis, bonjour ! Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le Dimanche 23 avril 2017 et néanmoins jour d’élection, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine.

Ah l’aubépine, outre le fait qu’elle vient souvent au secours du contrepèteur de base, c’est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif…Son bois était parait-il le mieux adapté pour fabriquer les pieux qui convenaient pour se débarrasser des vampires. Je ne sais si cela serait efficace contre quelques démagogues populistes qui entendent sucer nos voix comme le Comte Dracula le résiné. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il pro800px-Soulcoudus_dans_l'ouest_de_la_franceduisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente. Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose qui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer quelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) et qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » (en haut à droite) des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre.

Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans «  A la recherche du temps perdu »: « je revenais devant bonsailes aubépines comme devant ces chefs-d’oeuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ». Et puis, si le cœur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen ! M’enfin, comme le disait mon aïeule:  » An douar so kozh med n’eo ket sod :La terre est vieille mais elle n’est pas folle « . Sur ce, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la musique baroque et du coco paimpolais réunis, bonjour ! En ce troisième jour de floréal, dédié à la fougère, j’en connais qui ne manqueront pas de souhaiter une bonne fête aux Gonvarc’h. Cynfarch Oer (ou Cunomarcus ou Cynfarch ap Meirchion ) était un roi de Rheged, au VIe siècle. On sait peu de choses sur lui. Il serait le fils de Meirchion Gul et père du roi Urien de Rheged. Sa lignée est connue sous le nom de ‘Cynferchyn’ . Selon le professeur H.M. Chadwick, Senyllt ap Dingat roi de Galloway était exilé dans l’île de Man vers 550, et David Nash 300px-RhegedFord suggère que Cynfarch était son ennemi. D’où le nom ‘Rheged’ à Dunragit près de Stranraer et les contes de Mark ap Meirchion (ou Cun-mark ap Meirchion) dans la même région. Il aurait participé à la bataille d’Arfderydd en 573. Le Rheged était l’un des royaumes bretons qui s’étaient constitués, vers le Ve siècle, après le départ des troupes romaines, au nord de l’île de Bretagne, dans une zone qui est aujourd’hui le nord-ouest de l’Angleterre et le sud-ouest de l’Écosse. La généalogie des rois de Rheged remonte jusqu’à Coel Hen (dont les anglais feront Old King Cole) qui régna au tout début du Ve siècle. On connaît aussi les victoires remportées par ses rois, Urien de Rheged, et son fils Owain mab Urien, sur les rois de Bernicie dans la seconde moitié du VIe siècle, car elles ont été chantées par le barde Taliesin.

Ecoutons ce qu’en dit Albert Deshayes:

Konvarc’h ['kõnvarx] : prénom masculin ; fêté le 22 avril ; gallois Cynfarch ['kenvarx] ; fêté le 8 septembre. Ce saint est l’éponyme de Saint-Gonvarc’h en Landunvez (29) non loin de mon ermitage et dont on voit ici le fameux menhir de St Gonvarc’h, et du village disparu de stgonvarch2Langonmarc’h en Berrien (29), mentionné en 1638. Au pays de Galles, deux saints ont porté le nom de Cynfarch. Le premier est le mari de Nyfain, fille de Bruchan, et le père d’Urien Rheged, chef d’un petit royaume au nord de la Bretagne insulaire. Il serait l’éponyme de Llangynfarch dans le Clwyd. Le second était un disciple de Dyfrig et l’éponyme de St. Kinmark, près de Chepstow, anciennement Llangynfarch. Attesté sous la forme Conmarch, comme témoins de plusieurs chartes de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, le nom se compose des termes vieux bretons con « guerrier » et march « cheval ».

Allez, passez une bonne fin de semaine électorale et à bientôt peut-être.

Les amours de Cassandre…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 21 avril 2017 et, que les dieux m’tripotent si j’mens, nous serions le  deuxième jour de Floréal dédié au chêne. J’ai pourtant rencontré un fieffé pataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 144 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent benoitement la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans Cavanna mignonne allons voir si la rosesoins; (Mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec, si j’ose dire). Enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité, poil au nez. Tiens, à propos de poésie, saviez vous que Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, avait 20 ans quand il rencontra, le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien  Salviatti. La belle a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552, il en existe une réédition illustrée par Dali) il existe aussi un fameux bouquin de Cavanna portant sur ses amours pour la langue française.

«Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil… »

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Entends tu les clochettes tintinnabuler…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 20 Avril 2017, premier jour de Floréal dédié à la rose. Hier au soir, à la fraîche, j’écoutais sur Radio Neptune, un enregistrement de Lionel Hampton datant du début des années cinquante. Du coup, ce matin, je ne peux faire autrement qu’évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse et qui a eu la bonne idée de venir au monde un 20 avril. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinnabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Lionel HAMPTON, surnommé  «Hamp» , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une Lionel-Hampton-face-227x300virtuosité époustouflante. En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie. Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big band de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus.

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer… « Je ne peux pas décrocher…  » dit Hamp qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car Hamp aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris. Lionel-1«Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ça ne s’oublie pas.» D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  Cassoulet Blues ? Car   Hamp est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés… Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  Hey-ba-be-re-bop. Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car Hamp s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  «J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir.»

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Denmark: twelve points…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la peinture à l’eau et de la sardine à l’huile réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 19 avril 2017, trentième et dernier jour de Germinal dédié au greffoir.tapisserie En effet nous allons entrer dans Floréal qui devrait permettre aux jardins de Keramoal de se parer de toutes ses couleurs. Déjà, le cerisier du Japon en rosit de bonheur, les camellias avaient pris de l’avance et les « roz-kaouled » (hortensias en bas breton) s’apprêtent à ceinturer le parc de leur bleu Iroise. Le forsythia apporte son flamboyant jaune d’or au milieu d’une pelouse fraichement tondue et toutes les petites primevères, pensées, jonquilles et autres dont j’ignore le nom offrent au regard du visiteur une vision enchanteresse comme ces tapisseries « millefleurs » qui firent le renom des ateliers d’Aubusson. Ici, la licorne captive symbole de la pureté prisonnière du temps… Les initiés sauront y reconnaitre nombre de symboles très prisés en cette période médiévale.

J‘ai souvent évoqué ici les bluesmen que j’aime, ils sont souvent noirs, issus du Mississippi ou du Kentucky et ont fait leurs classes dans les clubs de jazz de Chicago. Celui-ci a un nom imprononçable et un talent immense mais il est né de ce côté ci de l’Atlantique, tout là haut dans ce beau pays du Danemark. Niels-Henning Ørsted Pedersen, jazzm220px-NHØPan et contrebassiste danois est né le 27 mai 1946 à Osted, sur l’île de Zélande au Danemark. Il est décédé le 19 avril 2005 à Copenhague d’une crise cardiaque. Réputé pour sa technique impressionnante, son approche instrumentale peut être considérée comme une prolongation du travail innovateur de Scott LaFaro. Pedersen, le « grand Danois avec un nom interminable », était plus simplement connu sous l’acronyme de NHØP parmi les fans de jazz. Enfant, Pedersen commence par apprendre le piano. À l’adolescence, il se tourne vers la contrebasse. Dès l’âge de 14 ans, tout en poursuivant ses études, il entame une carrière professionnelle de musicien de jazz et fonde son premier groupe, Jazzkvintet 60. À 17 ans, il se produit au sein l’orchestre de Count Basie, excusez du peu.

https://youtu.be/raqM3A4YCVw

Pendant les années soixante, Pedersen se produit aux côtés de jazzmen américains importants en tournées au Danemark: Chet Baker, Bill Evans, Brew Moore, Bud Powell, Count Basie, Dexter Gordon, Dizzy Niels & OscarGillespie, Oscar Peterson, Sonny Rollins, Miles Davis et la chanteuse Ella Fitzgerald, que du beau monde. La vidéo le montre en compagnie de Dizzie et Oscar Peterson… Dans les années 1970, il joue en duo avec le pianiste Kenny Drew, puis fait une tournée avec le trio de Oscar Peterson (photo de gauche) dans toute l’Europe ainsi qu’en Amérique du Nord. Ensemble, ils ont enregistré plus de 50 albums. Il a également travaillé avec le violoniste français Stéphane Grappelli et le pianiste catalan Tete Montoliu. Pedersen est resté un musicien très actif jusqu’à sa mort soudaine à Copenhague en 2005 à l’âge de 58 ans.

Allez, merci encore d’être passé par ici; portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand je pense à fernande…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la poésie et de la tarte aux myrtilles réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 18 Avril 2017, 29è jour de germinal dédié à la myrtille, ceci explique cela. Allez savoir pourquoi, je me suis réveillé avec en tête cette chanson du grand Georges: Fernande. Vous savez: Quand je pense à Fernande, je bande, je bande…  Et du coup, je me surprends à laisser mon esprit vagabonder sur le thème de la bande.

Au début était la bande à Bonnot et leur fameuse De Dion-Bouton. Ils étaient anarchistes comme Lupin était gentleman, c’est à dire surtoutdedion cambrioleurs. En 1935 il y eut la Bandera, film de Duvivier d’après le roman de Mac Orlan dont j’ai déjà parlé ici. Quarante plus tard, en Chine, place à ( 四人帮 )la bande des quatre, emmenée par la veuve de Mao et que le petit Deng Xiaoping s’empressa de faire condamner. Meunier quand à lui, réalisa son film  la bande du Rex en 1980 avec, notamment Jacques Higelin qui enregistrera un album portant le même nom.

Et Godard me direz vous ! Et bien lui, il tourna  Bande à part en 1964 avec Brasseur et Sami Frey. Un siècle plus tôt, Alfred Louis Armand Marie Velpeau, invente le fameux bandage qui porte son nom: radio libla bande Velpeau. En 1948, Georges de Mestral, ingénieur Suisse, inventa une bande beaucoup plus attachante: la bande Velcro, acronyme de velours et crochets sensés reproduire les fleurs de Bardane qui s’accrochent aux vêtements. Le début des années 80 vit la libéralisation de la bande FM et L’explosion des radios libres ( ah, Radio Kaosette…). Hélas ces bons souvenirs ne nous font pas oublier qu’aujourd’hui à la radio, il faut subir (ou pas)  la bande à Ruquier.

Hélas encore, l’actualité m’a souvent entrainé à vous parler de la bande de Gaza, cette étroite bande de terre de 40 kilomètres qui a la particularité d’être sans doute le territoire le plus peuplé au monde en densité, 1,6 millions Palestiniens vivent dans cette prison à ciel ouvert. A partir du milieu des années 60, en Allemagne, émerge la fraction RAFarmée rouge, appelée aussi la bande à Baader du nom d’un de ses fondateurs souvent associé à celui de Ulrike Meinhof. Plusieurs leaders de la première génération moururent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim. Fort heureusement, à peu près à la même époque, la bande à Basile était capable de nous péter une ambiance d’enfer. Quand à nos amis Belges et leur humour inimitable ils ont inventé la bande des six nez !

Amusant, non ! Après un tel effort intellectuel vous comprendrez que j’en reste là. En attendant la prochaine saillie, portez vous bien et à demain peut-être.

BIZEAU, anarchiste, athée, pacifiste, jardinier, apiculteur, vigneron et poète.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du carré d’agneau et du carré Hermès réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 17 Avril 2017, 28è jour de germinal qui était généralement dédié à la pensée (la fleur). J’en aurai donc une (de pensée) pour un bonhomme qui nous a quitté un 17 avril justement, après avoir traversé le siècle.

Le 17 avril 1989 Eugène BIZEAU, anarchiste, athée, pacifiste, jardinier, apiculteur, vigneron et poète, nous quittait à près de 106 ans, à VeBizeau Dretz (là bas ils disent Verett), non loin de Vouvray. 15 ans plus tôt, j’avais accompagné un ami, poète et journaliste au « Courrier de l’Ouest », pour une interview du vieil anarchiste. Je me souviens de la petite maison aux volets vert et de la bouteille de Vouvray qu’il avait des difficultés à ouvrir. N’eut été sa fraicheur d’esprit et sa liberté de langage, il avait un côté professeur Tournesol indéniablement. Issue d’une famille de vignerons socialistes et anticléricaux, il découvre très tôt les idées libertaires. Abonné dès 14 ans à la presse anarchiste, c’est tout naturellement qu’il y donnera ses premiers poèmes, qui seront publiés dans le journal « L’anarchie » fondé par Libertad.

Sa poésie sociale et révolutionnaire fera les beaux jours des chansonniers de « La Muse Rouge ». En 1914, Eugène est réformé pour « faiblesse de constitution », il n’en poursuivra pas moins sa dénonciation du militarisme, rusant avec la censure et collaborant à la presse anarchiste dont « La Mêlée ». En 1921 pour sauver Sacco et Vanzetti, il Bizeau Gexhorte dans « Le Libertaire » : « Il faut que notre voix, grondant vers l’Amérique , aille exiger pour eux justice et liberté ». En 1929 puis 1934 ses poèmes sont mis en musique et enregistrés, ils passeront même, durant la révolution espagnole, sur les ondes de Radio Barcelone. En Auvergne, Bizeau assistera au conflit mondial et à ses ultimes violences. En 1980-81 le cinéaste libertaire Bernard Baissat lui à consacré un film émouvant : « Ecoutez Eugène Bizeau ». On peut par ailleurs trouver certains de ses textes sur un disque de 1985 « Les Cent Printemps des Poètes » Gérard Pierron, Alain Meilland et Michel Grange sont les interprètes des textes et chansons des Cent Printemps des Poètes, spectacle créé le 30 mars 1985 au Printemps de Bourges.
Extrait du poème : Lutter (1979)

« Lutter contre le joug des maîtres de la terre
Masquant leur dictature en tapageurs discours;
Contre les trublions, les criminels de guerre,
Aigles noirs de haut vol et répugnants vautours…« 

Et celui-ci que j’aime beaucoup:

« J’ai rêvé de toute mon âme,
Rêvé comme on rêve à vingt ans,
Devant les beaux yeux d’une femme,
À l’éternité du printemps.
J’ai rêvé d’étreintes moins brèves
Et d’amour jamais achevé ;
Je ne sais plus où sont mes rêves…
Mais je sens bien que j’ai rêvé ! »

Allez, restons en là pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Les faucheurs de marguerites…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du tarot de Marseille et de la flute enchantée réunis, bonjour ! Nous voici le Dimanche16 avril 2017, 27è jour de GerminalBoby dédié à l’Anémone… C’est le dimanche de pâques quoi ! Anémones, Pâques, pâquerette, les petites fleurs, le printemps, cela me fait à chaque fois penser à cette fameuse pochette de disque de Boby LAPOINTE, pull marin, le nez dans les pâquerettes ; dessin naïf que l’on doit à l’artiste Maurice Green. Souvenez vous de: Ta Katie t’as quitté – La maman des poissons – Marcelle – Framboise… Plus tard on le retrouvera au cinéma dans « Max et les ferrailleurs » ou « Les choses de la vie ».

Pendant que les petites fleurs s’épanouissent, les grands de ce monde continuent à jouer à: «kicékalaplusgrosse». C’est ainsi que samedi dernier, à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, le fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), une gigantesque parade militaire organisée à Pyongyang missile coréeréunissait des dizaines de milliers de soldats des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, devant le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-Un. Dans le même temps  le président américain a déjà annoncé qu’il avait envoyé une « armada très puissante » de navires vers les côtes de la péninsule coréenne. Un groupe d’attaque de la marine américaine comprenant le porte-avions Carl Vinson va se rendre de Singapour vers la partie ouest du Pacifique pour assurer une présence au large de la péninsule coréenne.

 

Histoire de montrer ses muscles, oncle Donald avait Bombinetteauparavant larguer sur l’Aghanistan une bombinette de dix tonnes considérée comme «la mère de toutes les bombes». Cette bombe est dite à «effet de souffle». Les USA la développe depuis la guerre du Viêt-Nam. Les Américains avaient alors appelé cette bombe la «coupeuse de marguerites». Initialement, elle était destinée à la déforestation. Son fonctionnement est simple : la bombe libère dans un premier temps un combustible dans les 150 mètres à la ronde. Puis une seconde explosion y met le feu. Dès qu’il s’agit de détruire, l’imagination humaine est sans limite… Combien de temps encore ces grands malades vont-ils jouer les docteurs Folamour avant de tout faire péter .

Allez, encore un œuf tiens, joyeuses Pâques, portez vous bien et à bientôt peut-être?